Tanah Rata (Cameron Highlands) – km 25970


Carnet de route > Malaisie

18 avril 2014

Après revoir rejoint le continent, on s’éloigne de la mer pour rejoindre l’intérieur des terres. Après Ipoh (où nous avions passé la nuit à l’aller), nous nous engageons sur la route qui monte dans la montagne. Au fur et à mesure que l’on monte, la température devient de plus en plus fraiche, les nuages de plus en plus proches et Rosa de plus en plus blême. Si la route était très belle jusqu’à présent et quasiment déserte, en arrivant à l’intersection de la route menant aux Cameron Highlands, changement d’ambiance : la route que l’on emprunte est bordée de serres et d’exploitations agricoles.

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En arrivant dans le centre touristique de la région, il y a toujours autant de serres mais avec en plus des barres d’immeubles et des boutiques pour touristes pour la plupart dédiées aux fraises la spécialité de la région.
En débarquant sous l’orage quotidien de rigueur en cette fin d’après midi, on n’est pas vraiment sous le charme. Il faut dire qu’on s’attendait plutôt à un coin de montagne tranquille au milieu des plantations de thé mais c’est vrai qu’on en est plutôt loin…
Si les malais n’ont pas de stations de sport d’hiver, ils ont les Cameron Highlands. La fraicheur du climat (autour de 25°C toute l’année) et la proximité de Kuala Lumpur en font un spot prisé des locaux qui débarquent en force notamment le week-end pour partir à l’assaut des magasins de souvenirs, des plantations de thé et de fraises et accessoirement profiter de la montagne. Les trois principaux villages de la région situés le long de la route principale ont donc été bétonnés comme il se doit pour accueillir tout ce beau monde avec beaucoup d’immeubles de résidences secondaires.20140412_034_039En arrivant, on se gare sur le parking du principal village, Tanah Rata, et Olivier part sous la pluie faire le tour des options disponibles. La barre d’immeuble devant laquelle on s’est garée est constituée d’un rez de chaussé de commerces et les 3 étages au dessus sont pour la plupart des hôtels. Olivier monte donc un des escaliers (au hasard) et la réceptionniste lui propose un petit appart’ avec deux chambres et un petit coin cuisine pour le prix d’une chambre dans une guesthouse ! Certes, la déco n’est pas très sexy, les lits un peu défoncés et une belle vue sur la station d’épuration et la barre d’immeuble en face mais c’est idéal pour faire l’école. On pourra en plus se faire à manger sur le réchaud et ça, c’est une sacré bonne nouvelle pour tout le monde.
On s’installe donc dans notre petit chez nous et on y reste au final un peu plus d’une semaine :  on prolonge de jour en jour car on veut finir l’année scolaire en avance et se débarrasser des cours du CNED qui pèsent si lourd avant notre départ prévu d’ici une dizaine de jours. C’est donc bachotage intensif pour les filles qui s’y mettent de bon cœur et abattent un super boulot durant cette grosse semaine.

On se ménage quand même quelques sorties et on découvre, en s’éloignant un peu de la route principale, ces si belles plantations de thé dans ces paysages perdus dans les nuages. La culture du thé a été implantée dans la région au début du XXème siècle par les anglais et on retrouve d’ailleurs quelques unes de leurs élégantes maisons coloniales autour des plantations.20140411_083_085


Le site que nous visitons (Boh Tea vers Ringit) produit 1250 tonnes de thé par an (soit 1,7 millions de tasses) pour une surface de 465 ha. L’usine et la chaine de production datent du début du siècle dernier mais c’est la dernière de cette époque encore en activité, les autres plantations utilisant des machines plus récentes…
On suit donc le chemin emprunté par les feuilles cueillies (à la main ou à la machine selon l’accessibilité). Elles sont tout d’abord introduites dans une soufflerie qui permet d’éliminer une partie de l’eau contenue dans la feuille. Ensuite, les feuilles sont roulées permettant de briser les cellules de la feuille et permettre la fermentation. Celle-ci est ensuite stoppée par un passage à l’air chaud et les feuilles arrivent ensuite sur des tamis où les différentes composantes sont triées.
On en profite ensuite pour boire un thé (très bon) en terrasse puis on monte au sommet de la colline au dessus de l’usine pour admirer la vue sur la vallée et accessoirement faire une prochaine photo cache-cache. On redescend précipitamment délogés par la pluie et on rentre au camion… trempés !

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Après cette semaine studieuse mais agréable grâce aux repas « maison » (orgie de pâtes, patates, carottes, tomates, pommes, etc.), aux quelques sorties et au confort de disposer d’un chez soi. Finalement, la région assez décevante au premier abord nous aura quand même bien plu. Au delà du tourisme asiatique assez kitsch qui vampirise l’espace autour de la route, la montagne est très belle.
Demain, on reprend la route car il va falloir organiser le renvoi du camion en France avant de décoller pour Los Angeles à la fin du mois.

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