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Ban Mae Ha (Chiang Maï) – km 16547


Carnet de route > Thaïlande

28 décembre 2013

Après une courte session d’école, nous quittons donc Sukhothaï pour rejoindre Chiang Mai ou plus exactement Ban Mae Ha, un petit village situé sur la montagne au dessus de Chiang Mai. Le GPS a un peu de mal à trouver le chemin : nous atterrissons d’abord dans un lotissement à la périphérie de Chiang Mai. Un peu perplexes, nous vérifions sur le site d’agoda.com où nous avions réservé la semaine puis on navigue à vue avec leur carte. On finit par trouver mais il fait déjà nuit et il n’y a personne. On commence à se dire que la promo agoda était trop belle pour être vraie mais en passant un coup de fil au numéro noté sur le portail, quelqu’un arrive en moto quelques minutes après pour nous ouvrir. C’est bel et bien un bon plan : un beau bungalow avec une grande pièce avec une cuisine, une table et deux larges matelas au sol et une salle de bains. Le tout dans un superbe jardin en pente avec vue sur les montagnes et au pied d’un arbre immense avec un tronc magnifique.20131224_036_041La maison est extra, le seul hic est la température : il ne fait pas très chaud en ce moment, en tout cas moins chaud qu’habituellement à cette saison et il n’y a pas de vitres aux fenêtres (simplement des moustiquaires). A grands renforts de couettes et couvertures, on arrive à ne pas avoir trop froid la nuit mais c’est dur de se lever le matin.

On est en pleine campagne et après les courses d’hier soir à l’épicerie du village où on a trouvé des pâtes de riz, une boite de thon à l’huile et un paquet de chips pour diner, il nous faut, ce matin, descendre à la ville faire de vraies courses pour manger la semaine. On va donc dans un  supermarché à Chiang Mai où on a vite marre du monde et des bouchons et on remonte dans notre paisible village. Il y a une demi-heure de route avec des virages comme Rosalie les aime et qui les fête comme il se doit.20131228_004_010 Les parents d’Olivier nous rejoignent le lundi et dorment dans une chambre juste à côté de notre bungalow. Nous fêtons Noël ensemble avec au menu : Ritz, carottes rapées, tomates farcies et crêpes au dessert. Nous profitons de cette semaine pour nous poser : les enfants jouent avec leurs cadeaux (réassort de Playmo et livres principalement) et sont ravis de manger autre chose que du riz.

Ils passent même une journée au zoo avec les grands parents, tandis que les parents vont boire un coup en tête à tête et étudient la suite du voyage. On profite même de nos baby-sitters de luxe pour se faire une après midi/soirée sans enfants. On se rate complètement en essayant de rejoindre Chiang Mai pour y passer la nuit : après une belle boucle autour du parc national, nous passons plus d’une heure pour rejoindre Chiang Mai. Une fois en ville, on passe une heure à tenter notre chance dans toutes les guest-houses pour trouver une chambre pour la nuit – sans succès. Tout est complet jusqu’à début janvier dans plein d’adresses. Si on est un peu furieux de gâcher notre temps libre sans enfants, au moins cela nous fait prendre conscience qu’il va falloir s’organiser dans les jours qui arrivent pour se loger car à 6 et pleine période de fêtes et de vacances, c’est un peu compliqué : même les sites Booking.com et Agoda.com peinent à nous trouver des solutions (abordables).

Finalement, on retourne dans notre cambrousse pour trouver un bungalow à quelques kilomètres de Ban Mae Ha où il reste de la place. On profite donc quand même de la soirée (petit resto en tête à tête) avant de retrouver tout le monde le lendemain matin pour reprendre la route. On dépose les parents d’Olivier à Chiang Maï et nous continuons vers Phayao où il y aurait, selon Agoda.com, une chambre familiale pas très chère disponible dans un hôtel de la ville. Nous verrons dans le prochain post si cela était ou non un bon plan…

Ayutthaya – km 15270


Carnet de route > Thaïlande

18 décembre 2013

Nous arrivons en début de soirée à Ayutthaya. Nous trouvons de la place dans la première guesthouse que nous avions pré-sélectionnée. Nous posons nos affaires dans nos chambres (on a pris deux doubles) et nous repartons tout de suite car les proprios nous ont signalé un spectacle « son et lumière » qui a lieu dans les ruines et qu’il ne faut surtout pas rater.
Ayutthaya est l’ancienne capitale d’un royaume thaï qui s’étendait sur la quasi totalité de la Thaïlande actuelle entre 1350 et 1767 date à laquelle la cité fut détruite par les Birmans voisins. Les ruines, nombreuses et assez bien conservées, sont concentrées pour la plupart sur l’île transformée en parc historique. Nous logeons dans le centre et nous nous rendons donc à pied sur le lieu de ce qui se révèle être un festival (le World Heritage Fair du 13 au 22 décembre qui célèbre le classement de la ville à l’UNESCO). festival AyutthayaDès notre arrivée, nous nous retrouvons face à face avec des éléphants (ceux du spectacle) et nous passons un long moment à les observer. Il y a donc ce fameux spectacle mais également une scène où se produisent chanteurs, orchestres et danseurs traditionnels et une foule de stands où on peut manger des plats locaux et/ou typiques. On déguste un superbe mélange de pousses de soja, de poulet et de pâte à crêpes (le tout ayant généreusement frit ensemble dans une grande poêle). On se régale (même si c’est un peu gras) et on enchaine tout de suite avec le spectacle qui commence (juste après l’hymne national de 20h). C’est un super spectacle qui retrace l’histoire de la ville depuis sa création jusqu’à sa destruction. Les commentaires sont en thaï donc on se contente de suivre ce qui se passe sur scène mais personne en perd une miette : à grands renforts de figurants (villageois, guerriers, princes), d’éléphants et de chevaux, de pétard et d’explosions, du plus petit au plus grand, nous savourons !

Le lendemain (après une bonne sieste – de rigueur après la soirée de la veille), nous découvrons, de jour, le parc historique. Nous décidons d’y revenir plus longuement le lendemain et de s’y balader en vélo. Nous nous rendons dans un temple où siège l’un des plus grands bouddha de bronze de Thaïlande (plus de 12m de haut) puis visitons le Wat Phra Sri Samphet (le plus grand temple de la ville) situé juste à côté. Une fois le quota visite épuisé, nous reprenons les vélos et nous baladons au hasard des routes en croisant, pour la plus grande joie des enfants, les éléphants qui promènent les touristes sur leurs dos.

On retourne au festival pour y manger une déclinaison de la dernière fois : soja, moules et pâtes à crêpes (ou beignet). C’est tout aussi gras mais/et tout aussi bon. On teste également des beignets de poissons (le « no spicy » thaïlandais est parfois traitre) ainsi que des maïs grillés (les mêmes qu’à Chateau Rouge – chaque enfant a eu le sien et, ravi, l’a dévoré instantanément). On clôture ainsi en beauté ce séjour à Ayutthaya qui nous aura séduit par son mélange culturel, populaire, artistique et sportif !

Pak Song – km 14158


Carnet de route > Thaïlande

11 décembre 2013

En quittant l’autoroute qui continue sur Bangkok, on emprunte une belle route secondaire qui s’enfonce dans la forêt et nous atteignons le petit village isolé de Pak Song en fin de journée. Nous sommes accueillis par Geetha qui est bénévole au sein de la fondation depuis 3 mois et qui assure les cours de yoga. Le principe de TCDF Eco-Logic est simple : quelques logements (3 bungalows, 4 chambres et un dortoir) pour héberger les hôtes et dont les revenus sont intégralement reversés à la fondation TCDF qui oeuvre pour les enfants en difficulté de la région. Les volontaires qui viennent travailler pour quelques semaines ou quelques mois logent gratuitement dans le dortoir. Nous nous joignons à leur groupe pour les repas (pris en commun) et nous participons donc aux taches ménagères (en gros la vaisselle !).

L’ambiance est familiale car la structure est petite, artisanale et à vocation humanitaire. On se sent tout de suite à l’aise même si on est les seuls à ne pas être branché yoga ! Notre petit groupe d’une dizaine de personnes est composés de gens d’horizons et de nationalités différentes (un couple franco-hollandais, une américaine, une autrichienne, une espagnole, une hollandaise et une malaisienne). Le fait de prendre ses repas en commun et faire la vaisselle ensemble permet de rapidement faire connaissance. Nous participons même à une sortie organisée en commun pour aller aux sources d’eau chaude d’un parc naturel voisin. La journée est fériée et plein de familles en profitent pour venir se baigner et pique niquer. Nous nous délassons dans les différents bassins dont les températures de tiède à très chaud varient selon les sources. Nous profitons également de la rivière pour nager et pour profiter d’une séance sauvage de fish-therapy : des poissons qui viennent s’attaquer aux pieds pour manger les peaux mortes. Assez particulier comme sensation !

Pour en revenir à la structure TCDF, nous apprécions vraiment le cadre (au calme en pleine forêt) et le principe général de fonctionnement. La cuisine est faite quasi exclusivement avec les ressources locales gérés conjointement avec l’école : un jardin potager (bio), un poulailler et une ferme de champignons ! Les repas sont donc particulièrement bons et légers (cela nous change des dernières semaines). La structure est également impliqué dans un programme de gestion des déchets particulièrement efficace (tri sélectif, compost, recyclage, etc.).20131210_097_101
Nous avons passé quelques jours très agréables ici : les enfants ont pu profiter d’une salle avec plein de jeux et de livres et ont été adoptés par les autres hôtes qui leur ont lu des histoires et joués avec eux. Seul le crapaud qui squattait devant le frigo (ou parfois dans la salle de jeux) les a gênés (surtout le premier soir !). Nous, nous avons pu discuter tranquillement avec les autres invités (quelle bonne idée cette salle de jeux) et découvrir tous les projets gérés par les deux fondatrices de TCDF (et il y en a plein !). Nous devons partir car les parents d’Olivier arrivent bientôt à Bangkok et nous voulons passer le week end avec eux avant de les retrouver pour Noël dans le nord de la Thaïlande. Mais, nous sommes bien décidés à revenir ici, plus longtemps, à la fin de notre boucle.

Koh Lanta Yai – km 13725


Carnet de route > Thaïlande

7 décembre 2013

Emilien a bien dormi cette nuit et ne fait plus de fièvre. On décide donc d’abandonner la visite chez le médecin aujourd’hui et de quitter Trang pour rejoindre Krabi ou ses environs : nous voulons quand même voir ces fameuses plages de Thailande du Sud qui attirent tous les touristes avant de continuer vers le nord de la Thailande.
En chemin, on voit une pancarte qui flèche Koh Lanta à 35km avec un panneau ferry. Après une brève période d’hésitation, on fait demi-tour et on prend la route indiquée. Koh Lanta fait partie de ces iles très belles et donc touristiques et fréquentées mais qui a la réputation d’être plus familiale et moins fêtarde que ces voisines…
En arrivant au bout de la route, on s’arrête à une petite guérite où on achète un ticket de ferry pour rejoindre l’île. Assez rapidement, une grande barge arrive et nous voilà en route pour Koh Lanta. On est étonné de la facilité avec laquelle tout ça s’enchaine. Même si le coin est très touristique (et la Thailande en général), on ne s’attendait pas à ce que les choses se passent si facilement…20131206_032
La traversée pour rejoindre Kho Lanta dure une vingtaine de minutes mais en débarquant, nous sommes surpris de ne croiser qu’un simple village au milieu de la campagne (à douter que l’on soit arrivé au bon endroit). On décide de suivre les autres véhicules pour se rendre compte, quelques kilomètres plus tard, que nous sommes en fait sur une ile (Koh Lanta Noi) qui sert de passerelle avant de rejoindre Koh Lanta Yai (la grande), celle qui a les plus belles plages et qui accueille des touristes. Nous prenons donc un second bac pour arriver 10 minutes plus tard à destination.
En arrivant, on rejoint rapidement la route qui longe la côte ouest de l’ile où sont implantés tous les hôtels et restaurants. Après une pause déjeuner, on part en quête d’un logement pour la nuit. On traverse l’île pour rejoindre la côte est qui est plus sauvage et où l’on croise quelques villages et beaucoup de motos chevauchées par les touristes qui logent de l’autre côté de l’île.

Nous finirons par les rejoindre car nous ne trouvons pas d’hébergement de ce côté de l’ile. On finit dans un hôtel où nous trouvons deux bungalows simples (lit double + ventilo) à un prix basse saison (une semaine plus tard, on aurait payé le double !). Le resto de l’hôtel donne sur la plage et l’ambiance est vraiment sympa. L’endroit est magnifique et encore, ce n’est pas la plus belle plage de l’île car la notre est parsemée de rochers. Nous n’aurons pas le temps d’aller voir les autres plages, on reviendra hors saison quand nous redescendrons vers la Malaisie dans quelques semaines ou quelques mois.

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Ces deux jours à Koh Lanta nous permettent en tous cas de nous poser un peu après ces derniers jours où nous avons beaucoup roulé et les enfants apprécient vraiment la plage et la piscine.
La prochaine étape promet, elle aussi, d’être agréable même si c’est dans un tout autre style : on a trouvé un hébergement écolo dans une fondation pour enfants située en pleine forêt !

Trang – km 13517


Carnet de route > Thaïlande

6 décembre 2013

Arrivés à Changlun – la dernière ville malaisienne avant la frontière – on s’arrête au hasard dans une des nombreuses enseignes d’assurances. En 5 minutes chrono, on repart avec une assurance valable 6 mois pour rouler avec le camion en Thailande. On en profite pour acheter nos 6 formulaires pour l’immigration que Carine remplit pendant qu’on roule pour rejoindre la frontière.
Les formalités côté Malaisie sont expédiées assez rapidement : Olivier passe dans 5 minutes dans le bureau des douanes pour le Carnet du camion (où l’officier des douanes, très sympa, lui offre même à boire) et c’est tout.
Idem côté Thailande où tout est expédié en une vingtaine de minutes. Un passage de frontière éclair sans fouille du véhicule, ni aucune autre vérification particulière. On obtient bien une autorisation de séjour (sans visa) de 30 jours pour nous et pour le camion. Tout va bien donc, excepté Emilien qui recommence à faire de la fièvre et qui, en plus, nous fait une performance gastrique au milieu du poste frontière…
Mais ça y est, nous sommes en Thailande. Un bref arrêt au distributeur pour retirer des Baths et on reprend la route. Le paysage a l’air plus aéré et avec plus de relief que de l’autre côté de la frontière. On sent que le pays est un peu plus pauvre que son voisin malaisien. La différence est peut être qu’en Malaisie il y a certains bâtiments ou certaines infrastructures qui sont très modernes au milieu d’un environnement proche de celui que l’on traverse. Il y a en Thaïlande un côté village et artisanal que l’on ressent pas en Malaisie. L’exemple le plus immédiat et parlant est celui des fils électriques le long des routes qui ont tendance à se multiplier (dans un joyeux méli mélo) en Thaïlande alors qu’on ne les remarque pas en Malaisie.
Il est grand temps de manger mais il pleut énormément et nous laissons tomber l’option resto. On s’arrête donc dans un villlage et Carine brave la pluie battante pour ramener de quoi faire un pique nique dans le camion. On déjeune donc sur le bord de la route puis on repart car, avec cette pluie qui tombe, on ne pourra rien faire d’autre aujourd’hui : nous en profitons donc pour rouler…

Nous arrivons à Trang qui est une assez grande ville dans laquelle nous trouvons assez facilement deux belles chambres doubles dans un hôtel à côté de la gare. Il pleut toujours mais le repas du soir dans un petit resto à côté nous met du baume au coeur. On se régale de Pad Thai, de riz frit et d’une belle assiette de fruits frais. Le coût de la vie est meilleur marché qu’en Malaisie, ce qui est également une bonne nouvelle pour le budget.
Emilien a l’air d’aller mieux, on verra comment se passe la nuit…

Jitra – km 13275


Carnet de route > Malaisie

5 décembre 2013

On reprend l’autoroute de bon matin toujours plein nord direction Jitra. Il fait toujours un temps très couvert et l’option piscine de la promo « booking.com » risque, sans mauvais jeu de mot, de tomber à l’eau…
On arrive en milieu d’après midi à Jitra et on cherche un petit moment l’hôtel dans une zone semi-urbaine où des résidences ont été construites autour d’un grand parc et d’un terrain de golf. Ce type d’aménagement « à l’américaine » (on pénètre dans chaque résidence par un portail surveillé) n’est donc pas exclusif à Kuala Lumpur.
En fait, on réalise que l’hôtel réservé se trouve dans l’enceinte du terrain de golf ! On débarque donc avec nos sacs à dos et toute la smala dans l’hôtel un peu classe du golf de Jitra. En fait, l’hôtel est juste ce qu’il faut défraichi pour qu’on se sente quand même à l’aise. Il est d’ailleurs quasiment désert (d’où la promo) et même si on ne pourra même pas profiter de la piscine (dommage, elle est super) à cause du temps, on profite d’un mini appart’ avec deux chambres et deux lits doubles.
On ne mange pas au pool house (faut pas exagérer quand même) et on se trouve un resto au hasard sur la route. C’est encore une fois très épicé et c’est encore Olivier qui termine les assiettes de tout le monde. Une petite photo souvenir avec l’équipe du resto et on repart se coucher à l’hôtel. Le lendemain matin, petit déj’ au pool house (compris dans la promo) où tout le monde se rattrape du diner d’hier. Il faut dire que c’est un buffet bien garni et on en profite pour manger corn-flakes et tartines à gogo. Et maintenant, en route pour la Thailande…

Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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Melaka – km 12637


Carnet de route > Malaisie

2 décembre 2013


Après une dizaine de jours passés à KL, il est temps de reprendre la route et partir voir du pays. Une capitale est rarement représentative du reste d’un pays et nous sommes impatients de voir un autre visage de la Malaisie. Après un bref arrêt à Port Klang pour régler un dernier papier chez 1$, nous prenons l’autoroute direction Melaka : c’est une 2×2 voies un peu monotone qui traverse des plantations de palmiers – la culture principale ici au détriment d’ailleurs de la biodiversité – et quelques zones de forêt.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Melaka et là, c’est un peu une surprise. Nous savions que la ville était très touristique avec ses vieux quartiers mais nous ne nous attendions pas à voir autant de monde et une telle ambiance. Il faut dire aussi que nous en sommes en plein week-end et de plus ce sont les grandes vacances en Malaisie. Impossible de circuler dans le quartier chinois où sont concentrées la plupart des guest houses bon marché car les soirs de week-end, le quartier est fermé à la circulation et le marché de nuit très populaire s’installe dans la rue principale (junker street). Nous nous garons et partons à la recherche d’une chambre familiale. Nous atterrissons dans une pension très correcte où nous logeons le premier soir. Le lendemain, toutes les chambres sont réservées et nous partons en quête d’une nouvelle chambre que nous trouvons assez facilement un peu plus loin dans la même rue.

20131203_005Nous profitons de ce grand week end pour nous mêler aux touristes malaisiens et singapouriens pour la plupart (ces derniers viennent en nombre ici car les prix sont beaucoup plus intéressants qu’à Singapour) : le soir, nous déambulons dans le marché de nuit où se succèdent différents stands en tout genre : nourritures, babioles Made in China, vêtements, artisanat (plus ou moins local), etc.  et la journée, nous nous baladons dans le quartier chinois et vers le port où se concentrent les monuments principaux, vestiges du passé colonial portugais et hollandais de la ville qui fut un port important dans le commerce avec l’Asie.

Le plus marquant reste quand même les tuk-tuks qui sillonnent la ville : tous plus décorés les uns que les autres, ils sont partout dans le quartier touristique de Melaka. Certains sont équipés d’un haut parleur qui diffuse de la musique hyper fort. On les entend jusque tard dans la nuit quand l’un deux passe sous notre fenêtre (et le matin, c’est plutôt le bruit du forgeron qui nous réveille !).

Samedi soir, nous allons manger dans un petit resto très sympa et nous sympathisons avec Antoinette la serveuse qui est aux petits soins pour les enfants. Elle va leur acheter des baguettes pour enfants au magasin à côté car elle a remarqué qu’ils aimaient essayer de manger à la chinoise (elle-même est d’origine chinoise). Le lendemain, on la retrouve en début d’après midi et on se ballade ensemble en ville (sans Emilien fiévreux qui reste avec Carine à l’hôtel). La fièvre d’Emilien ne passant pas, nous décidons de rester le lundi à Melaka mais malheureusement, il pleut toute la journée sans discontinuer. Nous décidons donc de reprendre la route le lendemain car Emilien va mieux et de rejoindre au plus vite la Thailande. Nous reviendrons profiter de la Malaisie à la fin de la saison des pluies au printemps prochain…

 

Kuala Lumpur


Carnet de route > Malaisie

28 novembre 2013

Arrivés en début de soirée à l’aéroport de Kuala Lumpur, nous sautons dans un taxi direction la capitale. L’aéroport est assez excentré et nous mettons plus d’une heure à atteindre notre pied à terre que le taxi a d’ailleurs un peu de mal à trouver. Il faut dire que l’adresse est sommaire : Desa Pendan (un quartier de KL) J3-7-6 Kuala Lumpur. J c’est pour le nom du bloc correspondant aux 6 barres d’immeubles J1 J2 J3 J4 J5 J6. Ensuite le 3 correspond à l’étage et 6 au logement. La logique est un peu compliquée à saisir (surtout vers 22h après un voyage en avion et une heure de taxi).

Nous finissons donc par retrouver la famille qui sous-loue l’appartement de leur fille qui vit à l’étranger et nous nous installons dans un sommaire mais confortable 3 pièces situé dans cette fameuse résidence J, une barre de 4 étages un peu décrépie où chaque porte d’entrée est doublé d’une grille métallique. Le proprio nous recommande d’ailleurs de bien la fermer avec son cadenas même quand nous sommes à l’intérieur. Déjà, depuis l’aéroport, le contraste avec Bali était saisissant : l’autoroute qui mène à KL, la vue sur les tours du centre ville, tout est à une autre échelle. Autant, à Bali, nous nous posions même pas la question de la sécurité autant ici, cela a l’air d’être différent. C’est vrai que c’est une grande ville et que, comme partout dans le monde, cela entraîne une certaine délinquance. Ceci dit, au bout de quelques jours, nous sommes parfaitement à l’aise même si on fait particulièrement attention à nos sacs quand on se balade en ville et qu’on laisse le verrou sur la porte de l’appart’.20131128_008_009_auto

L’appartement est situé à une dizaine de minutes à pied du centre de Desa Pendan : deux rangées de blocs en long où se succèdent différentes boutiques : pas mal de garages, de magasins de pièces auto, une épicerie chinoise, un 7/11, une cantine Indienne, un McDo, un KFC, etc. Le soir, une rue entière est occupée par les chaises et tables en plastique de jardin des stands de nourriture situés tout le long du trottoir. Chouette ambiance.

Pas de transport en commun à proximité mais de toutes façons, hors certains longs trajets, il est beaucoup simple et rapide (et aussi bon marché à 6) de prendre un taxi. On les attrape dans la rue (c’est moins cher que de les réserver ou de les prendre aux stations officielles) sans difficultés.
Pendant cette semaine à Kuala Lumpur, nous sommes invités à déjeuner et passer l’après midi chez des français vivant ici Laure et Patrick en compagnie des petites Emma et Jade et d’un papi Jacques (import temporaire de Cournonsec). Nous passons une super journée où nous profitons d’un bon repas (avec vin rouge et vrai café !!!) et d’une bonne séance de piscine où les enfants se régalent. Merci pour l’invitation !29131117_053_057

Le lendemain, nous allons visiter les Batu Caves : il s’agit d’immenses grottes (jusqu’à 100m de haut) dans lesquelles sont installés différents temples hindous. On y accède par un long escalier (272 marches!) peuplé de touristes et de macaques (les mêmes qu’à la MonkeyForest d’Ubud) et au pied duquel veille une statue dorée de 42m de haut représentant Murugan dieu hindou tamoul.

On se ballade également dans le Chinatown de KL, dans quelques centres commerciaux plus grands les uns que les autres (tous ornés de décorations de Noël) et les derniers jours dans KLCC (Kuala Lumpur City Center) au pied des tours Petronas (les fameuses tours jumelles les plus grandes au monde 450m et 5ème au classement des plus hauts gratte-ciels). L’endroit est assez incroyable : un grand parc ceinturé de grattes ciels avec une grande pataugeoire publique où les enfants peuvent aller se baigner !

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La ville et la vie ici nous a beaucoup plu : beaucoup de choses à voir, de coins où flâner, des quartiers hypermodernes mais, à quelques rues de là, des quartiers populaires et animés, plein d’activités possibles notamment avec les enfants mais dont les prix sont assez élevés (en tout cas dans un budget tour du monde). Nous retrouvons la même ambiance qu’à Sharjah : plein de nationalités différentes (indiens et chinois notamment), un essor économique perceptible, une langue commune l’anglais que l’on entend beaucoup dans les conversations entre les gens et qui nous facilite la tache pour communiquer. Nous reviendrons donc avec plaisir d’ici quelques mois remettre le camion dans son container pour le renvoyer en France (ou ailleurs) et continuer de découvrir cette ville étonnante.

Le camion que nous récupérons d’ailleurs en pleine nuit à Port Klang grâce au légendaire 1$. De son vrai nom Haji Mohamed Assir Bin Haji A.Mohamed Ariff, 1$ est responsable d’une agence maritime (Aseantex), organisateur de voyages (moto et 4×4) et voyageur lui-même particulièrement apprécié – à juste titre – dans le milieu pour son professionnalisme et sa gentillesse). Il nous d’ailleurs donne plein de bons tuyaux pour la suite du voyage et nous convainc d’acquérir un GPS pour la suite du voyage. Autant dire qu’il a eu raison, car à 1 heure du mat’, au milieu des autoroutes de Kuala Lumpur, Olivier aurait pu passer une bonne partie de la nuit à chercher son chemin sans son nouveau co-pilote…

Sidemen / Bali


Carnet de route > Indonésie

17 novembre 2013

La route qui mène à Sidemen est beaucoup plus intéressante que celle entre Denpasar et Ubud. On a vraiment le sentiment de rentrer dans le pays. Même si la densité d’échoppes (de plus en plus sommaires) et d’habitations reste élevée, on traverse quelques paysages un peu dégagés la plupart du temps utilisé pour la culture du riz. 20131114_129La route se dégrade un peu en rejoignant Sidemen car de nombreux camions l’empruntent pour ramener le sable du volcan qui sert pour les constructions de Denpasar. On grimpe un peu en altitude et nous arrivons enfin à Sidemen. Un petit tour sans succès auprès de différentes guesthouses (fermées ou trop chères) et on finit à la Little Sawa guesthouse où nous négocions gentiment le rez de chaussée d’un grand bugalow. Au fur et à mesure de nos logements, c’est de plus en plus sympa mais là, on devrait avoir atteint le summum pour ce séjour ! Une chambre pour les parents avec lit à baldaquin, 3 matelas pour les enfants dans la pièce d’entrée et le top : la salle de bain en extérieur ! La salle de bain, c’est surtout les parents qui ont appréciée. Les enfants flippaient à cause du crapaud et de l’araignée géante qui trainaient toujours un peu par là.20131116_P1_17_20

Cette fois, on est vraiment à la campagne, au milieu des rizières avec une vue magnifique sur le volcan Agung (quand il arrive – assez rarement – à sortir des nuages). Nous passons deux jours incroyables à apprécier le paysage avec en fond sonore les chants et musiques des cortèges et cérémonies : un des temples est juste en dessous de la guesthouse et les cérémonies qui célèbrent la pleine lune durent plusieurs jours. En nous baladant, nous passons devant le temple en admirant les fidèles qui amènent leurs offrandes à pied ou en moto habillés pour l’occasion.
Il fait chaud, il pleut surtout pas mal et ces deux petites journées passent très vite. Il faudra revenir avec les enfants un peu plus grands pour pouvoir vraiment se balader car le coin s’y prête vraiment. L’ascension de la montagne vers un temple haut perché ou voire même du volcan doit être magique. En attendant, on profite de ces deux jours pour admirer et ressentir ce Bali qui nous plait beaucoup plus que ce que nous en avions vu jusqu’à présent.

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