Archives du mot-clé voyage en famille

Kankakee / Chicago, IL – km 35335


Carnet de route > USA

15 juin 2014

On quitte St Louis sous la pluie et on continue notre route vers Chicago. Là encore, la météo ne prévoie pas d’amélioration mais on continue sur l’option camping car même si le temps est couvert, pour l’instant, il ne pleut pas. On s’arrête donc planter la tente dans la petite bourgade de Kankakee où on se trouve un petit camping et pour une fois, pas trop près de l’autoroute…
20140612_021On passe la journée à Kankakee où, il faut l’avouer, il n’y a pas grand chose à faire. On se trouve un parc où on pique-nique (à moitié sous la pluie) et juste à côté, un espace public avec des jeux d’eau où on laisse les enfants jouer un peu malgré le temps. On rejoint ensuite Chicago où on a prévu de passer le week-end chez Cécile et Christophe, un couple de français installé depuis peu ici. Venant du sud, on aperçoit de loin puis on traverse la sky-line (la ligne de gratte-ciels) en longeant le lac Michigan qui borde la ville avant d’arriver chez nos hôtes. On est étonné de découvrir en pleine ville les berges du lac si bien aménagées : promenade verte où courent plein de joggers, quelques plages où bronzent de nombreux citadins, un terrain de golf, des marinas, etc. On se croirait en Californie ! Il faut dire qu’il fait beau et que c’est le week-end mais quand même, ce n’était pas l’idée qu’on se faisait de Chicago !
On s’installe donc chez nos hôtes où on est accueillis comme des rois. Après ces quelques semaines de camping, retrouver le confort d’un appartement (et quel appartement !) nous fait bien plaisir : quel régal un petit déj’ avec pain grillé et beurre assis à une table ! Il faut dire qu’en plus, la vue n’est pas celle que nous allons retrouver dans quelques semaines en rentrant à Paris. Ici, nous sommes au 19ème étage (d’une tour qui en fait 47) avec une vue de toute beauté sur le loop au loin (pas si loin que ça d’ailleurs) et sur le lac qui se trouve lui quasiment au pied de l’immeuble ! 20140613_077_079
On passe la journée du samedi à se balader dans la ville. Après avoir pris le bus jusqu’au centre, on remonte Michigan Avenue (la grande rue commerçante de la ville). On déambule au milieu de gratte-ciels dans des rues fleuries et super propres. On atteint ensuite la rivière qui traverse la ville et sur laquelle naviguent bateaux de touristes, bateaux de plaisance des riches locaux qui vont se balader sur le lac le week-end mais aussi des sportifs en canoë ! 20140614_052_060
Après un bon hamburger chez Weber (le même Weber des barbecue à la mode : ils viennent d’ici), on reprend la balade à travers le Millennium Park au milieu des mariées et leur cortège qui viennent prendre leurs photos souvenirs et des touristes. On continue ensuite sur le Navy Pier, un quai avec bars, restos et excursions en bateaux qui fait penser à celui de San Francisco.
En une journée on n’a pas tout vu de Chicago (loin s’en faut) mais on a pu réaliser combien l’image industrielle qui colle à la ville n’est pas (ou plus) d’actualité.
Il faut aussi dire qu’on a d’autant plus profité de la ville qu’on a été super bien reçus (merci encore à Cécile et Christophe pour l’accueil !). D’ailleurs pour finir, une dernière photo : la vue du 47ème et dernier étage !20140613_122_126

Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


Cambodge > Carnet de route

19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Ban Mae Ha (Chiang Maï) – km 16547


Carnet de route > Thaïlande

28 décembre 2013

Après une courte session d’école, nous quittons donc Sukhothaï pour rejoindre Chiang Mai ou plus exactement Ban Mae Ha, un petit village situé sur la montagne au dessus de Chiang Mai. Le GPS a un peu de mal à trouver le chemin : nous atterrissons d’abord dans un lotissement à la périphérie de Chiang Mai. Un peu perplexes, nous vérifions sur le site d’agoda.com où nous avions réservé la semaine puis on navigue à vue avec leur carte. On finit par trouver mais il fait déjà nuit et il n’y a personne. On commence à se dire que la promo agoda était trop belle pour être vraie mais en passant un coup de fil au numéro noté sur le portail, quelqu’un arrive en moto quelques minutes après pour nous ouvrir. C’est bel et bien un bon plan : un beau bungalow avec une grande pièce avec une cuisine, une table et deux larges matelas au sol et une salle de bains. Le tout dans un superbe jardin en pente avec vue sur les montagnes et au pied d’un arbre immense avec un tronc magnifique.20131224_036_041La maison est extra, le seul hic est la température : il ne fait pas très chaud en ce moment, en tout cas moins chaud qu’habituellement à cette saison et il n’y a pas de vitres aux fenêtres (simplement des moustiquaires). A grands renforts de couettes et couvertures, on arrive à ne pas avoir trop froid la nuit mais c’est dur de se lever le matin.

On est en pleine campagne et après les courses d’hier soir à l’épicerie du village où on a trouvé des pâtes de riz, une boite de thon à l’huile et un paquet de chips pour diner, il nous faut, ce matin, descendre à la ville faire de vraies courses pour manger la semaine. On va donc dans un  supermarché à Chiang Mai où on a vite marre du monde et des bouchons et on remonte dans notre paisible village. Il y a une demi-heure de route avec des virages comme Rosalie les aime et qui les fête comme il se doit.20131228_004_010 Les parents d’Olivier nous rejoignent le lundi et dorment dans une chambre juste à côté de notre bungalow. Nous fêtons Noël ensemble avec au menu : Ritz, carottes rapées, tomates farcies et crêpes au dessert. Nous profitons de cette semaine pour nous poser : les enfants jouent avec leurs cadeaux (réassort de Playmo et livres principalement) et sont ravis de manger autre chose que du riz.

Ils passent même une journée au zoo avec les grands parents, tandis que les parents vont boire un coup en tête à tête et étudient la suite du voyage. On profite même de nos baby-sitters de luxe pour se faire une après midi/soirée sans enfants. On se rate complètement en essayant de rejoindre Chiang Mai pour y passer la nuit : après une belle boucle autour du parc national, nous passons plus d’une heure pour rejoindre Chiang Mai. Une fois en ville, on passe une heure à tenter notre chance dans toutes les guest-houses pour trouver une chambre pour la nuit – sans succès. Tout est complet jusqu’à début janvier dans plein d’adresses. Si on est un peu furieux de gâcher notre temps libre sans enfants, au moins cela nous fait prendre conscience qu’il va falloir s’organiser dans les jours qui arrivent pour se loger car à 6 et pleine période de fêtes et de vacances, c’est un peu compliqué : même les sites Booking.com et Agoda.com peinent à nous trouver des solutions (abordables).

Finalement, on retourne dans notre cambrousse pour trouver un bungalow à quelques kilomètres de Ban Mae Ha où il reste de la place. On profite donc quand même de la soirée (petit resto en tête à tête) avant de retrouver tout le monde le lendemain matin pour reprendre la route. On dépose les parents d’Olivier à Chiang Maï et nous continuons vers Phayao où il y aurait, selon Agoda.com, une chambre familiale pas très chère disponible dans un hôtel de la ville. Nous verrons dans le prochain post si cela était ou non un bon plan…

Sukhothaï – km 15763


Carnet de route > Thaïlande

20 décembre 2013

Après une belle journée de route, on décide en arrivant vers Tak de bifurquer pour aller à Sukhothaï. On a bien apprécié Ayutthaya et on décide donc de poursuivre notre visite des anciennes capitales thaï. Sukhothaï est d’ailleurs elle aussi classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Nous arrivons donc en fin d’après midi et on trouve directement 2 chambres doubles vraiment pas chères dans la première guesthouse que l’on visite. On s’installe rapidement et on va se balader dans la nouvelle ville (l’ancienne ville est située à une dizaine de kms). On trouve un jardin d’enfants où on laisser se défouler les enfants un long moment.
Le lendemain après midi, nous nous rendons sur le site de la vieille ville où nous louons des vélos pour nous balader dans le grand parc où sont concentrés les principaux monuments. Sukhothaï fut la première capitale du royaume de Siam. Fondée en 1238, la puissance du royaume de Sukhathaï déclina cependant rapidement au profit de celui d’Ayutthaya (dont dépendit Sukhothaï à partir de 1378). 20131220_P1_028_033
Nous passons l’après midi à pédaler au milieu des arbres et des ruines où il n’y a quasiment personne. Le site est grand et super bien entretenu : contrairement à Ayutthaya où les monuments sont au milieu des habitations et de la ville, ici, le site est complètement isolé dans un grand parc. En sortant, il y a un petit village et encore d’autres monuments toujours dans un environnement impeccable (les jardiniers ne doivent pas chômer par ici).

Après cette belle après midi, retour à la civilisation et la nouvelle ville de Sukhothaï pour notre dernière nuit ici. Demain, direction Chiang Mai pour notre fameuse semaine sédentaire de Noël !

Jitra – km 13275


Carnet de route > Malaisie

5 décembre 2013

On reprend l’autoroute de bon matin toujours plein nord direction Jitra. Il fait toujours un temps très couvert et l’option piscine de la promo « booking.com » risque, sans mauvais jeu de mot, de tomber à l’eau…
On arrive en milieu d’après midi à Jitra et on cherche un petit moment l’hôtel dans une zone semi-urbaine où des résidences ont été construites autour d’un grand parc et d’un terrain de golf. Ce type d’aménagement « à l’américaine » (on pénètre dans chaque résidence par un portail surveillé) n’est donc pas exclusif à Kuala Lumpur.
En fait, on réalise que l’hôtel réservé se trouve dans l’enceinte du terrain de golf ! On débarque donc avec nos sacs à dos et toute la smala dans l’hôtel un peu classe du golf de Jitra. En fait, l’hôtel est juste ce qu’il faut défraichi pour qu’on se sente quand même à l’aise. Il est d’ailleurs quasiment désert (d’où la promo) et même si on ne pourra même pas profiter de la piscine (dommage, elle est super) à cause du temps, on profite d’un mini appart’ avec deux chambres et deux lits doubles.
On ne mange pas au pool house (faut pas exagérer quand même) et on se trouve un resto au hasard sur la route. C’est encore une fois très épicé et c’est encore Olivier qui termine les assiettes de tout le monde. Une petite photo souvenir avec l’équipe du resto et on repart se coucher à l’hôtel. Le lendemain matin, petit déj’ au pool house (compris dans la promo) où tout le monde se rattrape du diner d’hier. Il faut dire que c’est un buffet bien garni et on en profite pour manger corn-flakes et tartines à gogo. Et maintenant, en route pour la Thailande…

Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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Melaka – km 12637


Carnet de route > Malaisie

2 décembre 2013


Après une dizaine de jours passés à KL, il est temps de reprendre la route et partir voir du pays. Une capitale est rarement représentative du reste d’un pays et nous sommes impatients de voir un autre visage de la Malaisie. Après un bref arrêt à Port Klang pour régler un dernier papier chez 1$, nous prenons l’autoroute direction Melaka : c’est une 2×2 voies un peu monotone qui traverse des plantations de palmiers – la culture principale ici au détriment d’ailleurs de la biodiversité – et quelques zones de forêt.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Melaka et là, c’est un peu une surprise. Nous savions que la ville était très touristique avec ses vieux quartiers mais nous ne nous attendions pas à voir autant de monde et une telle ambiance. Il faut dire aussi que nous en sommes en plein week-end et de plus ce sont les grandes vacances en Malaisie. Impossible de circuler dans le quartier chinois où sont concentrées la plupart des guest houses bon marché car les soirs de week-end, le quartier est fermé à la circulation et le marché de nuit très populaire s’installe dans la rue principale (junker street). Nous nous garons et partons à la recherche d’une chambre familiale. Nous atterrissons dans une pension très correcte où nous logeons le premier soir. Le lendemain, toutes les chambres sont réservées et nous partons en quête d’une nouvelle chambre que nous trouvons assez facilement un peu plus loin dans la même rue.

20131203_005Nous profitons de ce grand week end pour nous mêler aux touristes malaisiens et singapouriens pour la plupart (ces derniers viennent en nombre ici car les prix sont beaucoup plus intéressants qu’à Singapour) : le soir, nous déambulons dans le marché de nuit où se succèdent différents stands en tout genre : nourritures, babioles Made in China, vêtements, artisanat (plus ou moins local), etc.  et la journée, nous nous baladons dans le quartier chinois et vers le port où se concentrent les monuments principaux, vestiges du passé colonial portugais et hollandais de la ville qui fut un port important dans le commerce avec l’Asie.

Le plus marquant reste quand même les tuk-tuks qui sillonnent la ville : tous plus décorés les uns que les autres, ils sont partout dans le quartier touristique de Melaka. Certains sont équipés d’un haut parleur qui diffuse de la musique hyper fort. On les entend jusque tard dans la nuit quand l’un deux passe sous notre fenêtre (et le matin, c’est plutôt le bruit du forgeron qui nous réveille !).

Samedi soir, nous allons manger dans un petit resto très sympa et nous sympathisons avec Antoinette la serveuse qui est aux petits soins pour les enfants. Elle va leur acheter des baguettes pour enfants au magasin à côté car elle a remarqué qu’ils aimaient essayer de manger à la chinoise (elle-même est d’origine chinoise). Le lendemain, on la retrouve en début d’après midi et on se ballade ensemble en ville (sans Emilien fiévreux qui reste avec Carine à l’hôtel). La fièvre d’Emilien ne passant pas, nous décidons de rester le lundi à Melaka mais malheureusement, il pleut toute la journée sans discontinuer. Nous décidons donc de reprendre la route le lendemain car Emilien va mieux et de rejoindre au plus vite la Thailande. Nous reviendrons profiter de la Malaisie à la fin de la saison des pluies au printemps prochain…

 

Kuala Lumpur


Carnet de route > Malaisie

28 novembre 2013

Arrivés en début de soirée à l’aéroport de Kuala Lumpur, nous sautons dans un taxi direction la capitale. L’aéroport est assez excentré et nous mettons plus d’une heure à atteindre notre pied à terre que le taxi a d’ailleurs un peu de mal à trouver. Il faut dire que l’adresse est sommaire : Desa Pendan (un quartier de KL) J3-7-6 Kuala Lumpur. J c’est pour le nom du bloc correspondant aux 6 barres d’immeubles J1 J2 J3 J4 J5 J6. Ensuite le 3 correspond à l’étage et 6 au logement. La logique est un peu compliquée à saisir (surtout vers 22h après un voyage en avion et une heure de taxi).

Nous finissons donc par retrouver la famille qui sous-loue l’appartement de leur fille qui vit à l’étranger et nous nous installons dans un sommaire mais confortable 3 pièces situé dans cette fameuse résidence J, une barre de 4 étages un peu décrépie où chaque porte d’entrée est doublé d’une grille métallique. Le proprio nous recommande d’ailleurs de bien la fermer avec son cadenas même quand nous sommes à l’intérieur. Déjà, depuis l’aéroport, le contraste avec Bali était saisissant : l’autoroute qui mène à KL, la vue sur les tours du centre ville, tout est à une autre échelle. Autant, à Bali, nous nous posions même pas la question de la sécurité autant ici, cela a l’air d’être différent. C’est vrai que c’est une grande ville et que, comme partout dans le monde, cela entraîne une certaine délinquance. Ceci dit, au bout de quelques jours, nous sommes parfaitement à l’aise même si on fait particulièrement attention à nos sacs quand on se balade en ville et qu’on laisse le verrou sur la porte de l’appart’.20131128_008_009_auto

L’appartement est situé à une dizaine de minutes à pied du centre de Desa Pendan : deux rangées de blocs en long où se succèdent différentes boutiques : pas mal de garages, de magasins de pièces auto, une épicerie chinoise, un 7/11, une cantine Indienne, un McDo, un KFC, etc. Le soir, une rue entière est occupée par les chaises et tables en plastique de jardin des stands de nourriture situés tout le long du trottoir. Chouette ambiance.

Pas de transport en commun à proximité mais de toutes façons, hors certains longs trajets, il est beaucoup simple et rapide (et aussi bon marché à 6) de prendre un taxi. On les attrape dans la rue (c’est moins cher que de les réserver ou de les prendre aux stations officielles) sans difficultés.
Pendant cette semaine à Kuala Lumpur, nous sommes invités à déjeuner et passer l’après midi chez des français vivant ici Laure et Patrick en compagnie des petites Emma et Jade et d’un papi Jacques (import temporaire de Cournonsec). Nous passons une super journée où nous profitons d’un bon repas (avec vin rouge et vrai café !!!) et d’une bonne séance de piscine où les enfants se régalent. Merci pour l’invitation !29131117_053_057

Le lendemain, nous allons visiter les Batu Caves : il s’agit d’immenses grottes (jusqu’à 100m de haut) dans lesquelles sont installés différents temples hindous. On y accède par un long escalier (272 marches!) peuplé de touristes et de macaques (les mêmes qu’à la MonkeyForest d’Ubud) et au pied duquel veille une statue dorée de 42m de haut représentant Murugan dieu hindou tamoul.

On se ballade également dans le Chinatown de KL, dans quelques centres commerciaux plus grands les uns que les autres (tous ornés de décorations de Noël) et les derniers jours dans KLCC (Kuala Lumpur City Center) au pied des tours Petronas (les fameuses tours jumelles les plus grandes au monde 450m et 5ème au classement des plus hauts gratte-ciels). L’endroit est assez incroyable : un grand parc ceinturé de grattes ciels avec une grande pataugeoire publique où les enfants peuvent aller se baigner !

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La ville et la vie ici nous a beaucoup plu : beaucoup de choses à voir, de coins où flâner, des quartiers hypermodernes mais, à quelques rues de là, des quartiers populaires et animés, plein d’activités possibles notamment avec les enfants mais dont les prix sont assez élevés (en tout cas dans un budget tour du monde). Nous retrouvons la même ambiance qu’à Sharjah : plein de nationalités différentes (indiens et chinois notamment), un essor économique perceptible, une langue commune l’anglais que l’on entend beaucoup dans les conversations entre les gens et qui nous facilite la tache pour communiquer. Nous reviendrons donc avec plaisir d’ici quelques mois remettre le camion dans son container pour le renvoyer en France (ou ailleurs) et continuer de découvrir cette ville étonnante.

Le camion que nous récupérons d’ailleurs en pleine nuit à Port Klang grâce au légendaire 1$. De son vrai nom Haji Mohamed Assir Bin Haji A.Mohamed Ariff, 1$ est responsable d’une agence maritime (Aseantex), organisateur de voyages (moto et 4×4) et voyageur lui-même particulièrement apprécié – à juste titre – dans le milieu pour son professionnalisme et sa gentillesse). Il nous d’ailleurs donne plein de bons tuyaux pour la suite du voyage et nous convainc d’acquérir un GPS pour la suite du voyage. Autant dire qu’il a eu raison, car à 1 heure du mat’, au milieu des autoroutes de Kuala Lumpur, Olivier aurait pu passer une bonne partie de la nuit à chercher son chemin sans son nouveau co-pilote…

Kashan – km 9676


Carnet de route > Iran

18 octobre 2013

Départ sans petit déj’ ce matin : la petite épicerie où nous avions pris l’habitude d’aller acheter notre litron de lait quotidien et les petits gâteaux du petit déj’ est fermée. En fait, la quasi totalité des magasins est fermée et pourtant nous ne sommes pas vendredi, mais ce jeudi est un jour férié et tout le monde profite de ce long week end pour partir ou se retrouver en famille. On quitte donc un Qazvin quasi désert pour retrouver l’autoroute qui est en revanche un peu plus fréquentée que d’habitude quand on s’approche de Téhéran. Pour éviter de se trouver coincer les bouchons à Téhéran, on tente un audacieux contournement par les routes secondaires. On finit par retomber (après quelques sondages auprès des passants et quelques demi-tours) sur une route qui n’était pas celle que l’on comptait prendre mais qui part dans la même direction.

Les iraniens sont de fervents adeptes du pique-nique. On trouve souvent dans des villes ou villages des lieux spécialement emménagés pour pique-niquer : des petites cabanes dans des parcs. Sinon, les familles s’installent sur le bord de la route (ou de l’autoroute), dans les parcs ou les parkings sur un tapis ou une couverture avec un mini barbecue. Bref partout, sauf sur les aires d’autoroutes (ou en tous cas, celles qu’on a essayées). Ce jour de grand week-end, on voit des voitures se rejoindre pour pique-niquer ensemble. Nous, on se contente d’acheter de misérables chips et gâteaux (pas vraiment le choix) dans la petite boutique prise d’assaut par les iraniens qui viennent majoritairement y acheter des glaces. On s’installe à l’ombre d’un panneau publicitaire et on mange dans le camion car il faut chaud dehors et il n’y a pas d’endroit où s’installer.

On hésite à continuer directement vers Esfahan (Ispahan) car la route y mène directement mais on décide quand même de s’arrêter à Kashan qui avait l’air d’être une ville sympa. On quitte donc l’autoroute et on rejoint Kashan par une route secondaire difficile à trouver mais super belle. Ce grand week end de vacances a du bon car on arrive en ville très facilement mais en contre partie, il y a beaucoup de touristes (surtout iraniens). Il existe en ville deux maisons traditionnelles transformées en hôtels/chambres d’hôtes. La première affiche complet et heureusement dans la seconde, les proprios nous trouvent une chambre triple disponible uniquement pour le soir. On s’y installe avec d’autant plus de plaisir que l’endroit est très beau et que personne n’était motivé pour reprendre la route. Beaucoup d’Iraniens se retrouvent là en famille et on en profite pour discuter pas mal avec eux. Une famille vient de Téhéran et passe le grand week-end ici et ira se promener le lendemain dans le désert. On rencontre également un jeune couple d’Iraniens qui vivent en Australie et qui reviennent au pays pour les vacances avec leur bébé. Ce sont d’ailleurs eux qui se démènent pour nous trouver un endroit où dormir pour le lendemain car nous avions bien envie de passer un peu plus de temps dans cette ville sympa. Après quelques coups de fils et grâce à un cousin qui habite là, ils arrivent à nous dégoter une chambre dans l’autre pension pour le lendemain.

Nous avons donc le temps de nous balader dans Kashan le vendredi. Nous visitons notamment la Maison des Tabatabaei, une des très belles maisons historiques de la ville. Il s’agit d’une maison construite autour de 1840 pour la famille des Tabātabāei, fameux marchands de tapis. Nous retournons à la Noghli Historical House pour un déjeuner traditionnel (et c’est autre chose que le poulet grillé du fast food d’hier soir – même si nous avons passé un moment sympa avec les jeunes là bas) puis on transfère nos affaires à l’Ehsan Guest House où nous prenons nos nouveaux quartiers. Là encore, l’endroit est magnifique. Une grande cour avec un bassin autour de laquelle les chambres sont disposées. Nous nous installons dans une chambre souterraine voutée qui communique avec une autre chambre grâce à un petit couloir d’un mètre de hauteur environ. Inutile de préciser que les enfants ont adorés ! Les chambres sont traditionnelles : un tapis par terre pour tout mobilier et on déplie un fin matelas sur le sol et des couvertures pour dormir.

Ces trois jours à Kashan nous ont réconciliés avec les villes touristiques. Certes il ne s’agit pas d’une grande ville mais les quelques attractions (les maisons historiques notamment) attirent du monde (beaucoup d’Iraniens d’ailleurs durant ce long week end) et les quelques guides (officiels ou non) que nous avons rencontrés ont tous été très sympas et pas du tout insistants. A tel point, qu’on est retourné voir l’un d’entre eux pour voir comment on pourrait organiser un tour dans le désert qui est juste aux portes de la ville. Il nous met en contact avec un guide francophone Ali qui viendra nous rejoindre demain matin pour nous emmener dans le désert et aller dormir dans un caravansérail (on a bien fait de ne pas se séparer de nos duvets avec la tente !).

Tabriz – km 8577


Carnet de route > Iran

12 octobre 2013

Ce matin, on quitte Maku avec pour premier objectif de trouver du gasoil. Heureusement, on ne tarde pas trop à croiser une station service avec un poids lourd à la pompe. On s’approche et le chauffeur nous fait signe de venir nous garer à côté de lui. On confirme qu’on veut bien du gasoil et il s’arrange avec le gars de la station service pour qu’on se serve sur sa carte. Même pas eu le temps de le remercier qu’il a déjà démarré. Olivier lui court après pour le remercier et lui proposer un billet de dédommagement mais il refuse plusieurs fois et repart. Le sens légendaire de l’hospitalité iranienne n’a pas l’air si légendaire que ça…
On repart donc de bonne humeur d’autant qu’on fait le plein de gasoil pour quelques euros. On roule à travers des paysages qui ressemblent à ceux qu’on vient de traverser en Turquie mais en plus sec. On sent que le pays est moins riche que la Turquie. Les routes, même si elles sont en plutôt bon état, ne sont pas celles que l’on vient de quitter. Les stations services beaucoup moins nombreuses n’ont rien à voir avec celles des turcs (en même temps, les turcs sont des furieux de ce point de vue là) et peu d’échoppes ou de restos le long de la route pour manger. On finit quand même par trouver un resto pour routiers à côté d’une station service. Un peu surpris, les deux gars nous installent et nous commandons trois brochettes de poulet. Le resto est désert (il faut dire qu’il est 14h) et nous avons comme seule compagnie une télé noir et blanc dans un coin qui diffuse un match de catch. Un vrai resto de routier quoi.
On repart ensuite direction Tabriz que nous aimerions rejoindre avant la nuit. La route passe à travers plusieurs villages qui commencent à être de plus en plus importants. Les seuls pièges sont ces ralentisseurs qui surgissent de nulle part et sans indications à l’entrée de ces agglomérations. L’habitude est vite prise et la vigilance est de mise car ces ralentisseurs sont drôlement efficaces.
Au bout d’une heure de trajet, on s’aperçoit que notre sac à dos est resté sous la table au resto. A l’intérieur, nos cartes d’identités, tous les euros retirés pour l’Iran, l’ordinateur, l’iPad, bref tout ce qui est important et que l’on ne laisse pas dans le camion quand on sort ! On fait demi tour en croisant les doigts ! Quand on arrive enfin au resto, le gars sourit, sort le sac à dos du frigo (qui ne fonctionnait pas) et nous le tend. On a envie de l’embrasser. On ne parle qu’avec les gestes mais il comprend qu’on est drôlement content. Il refuse obstinément le billet qu’on voulait lui offrir pour le remercier. Welcome to Iran !
Soulagés, on repart pour Tabriz que l’on atteint en début de soirée en pleine nuit et au milieu des bouchons. Et là, on vérifie que la conduite au volant des iraniens n’est pas si légendaire que ça. Les années Cameroun ont été un bon entraînement mais là, il faut passer la vitesse supérieure car il y a beaucoup de voitures, des feux qu’il ne faut pas respecter, des piétons dont il ne faut pas tenir compte. Le principe est de ne pas se dégonfler. Il faut forcer le passage et qqs cms avant l’impact, le moins courageux freine et l’autre passe. Tout ça, après une après-midi de route, un petit coup de stress, des pancartes en arabe, avec comme seul plan celui du guide, un jeudi soir (équivalent du samedi soir en France), autant vous dire que l’on a passé une bonne heure à naviguer à la boussole (Carine a pu savourer sa revanche vu le nombre de fois où Olivier l’a chambré avec ça) en demandant notre route régulièrement. On finit par trouver le centre ville et se garer un peu à l’arrache sur une avenue. Olivier part à la recherche de l’hôtel avec Félicie et heureusement, la chambre-dortoir (bon plan de la famille Faure) est dispo.

On passe les deux jours suivants à se balader dans Tabriz, principalement dans le bazar qui est particulièrement agréable. On en profite pour changer de l’argent, se familiariser avec les rials, les tomans et les zéros qui vont avec. On essaie différents restos : du fast food dégueu au resto un peu sympa ambiance 60´s. Bref, on prend nos marques !