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Koh Lanta Yai – km 13725


Carnet de route > Thaïlande

7 décembre 2013

Emilien a bien dormi cette nuit et ne fait plus de fièvre. On décide donc d’abandonner la visite chez le médecin aujourd’hui et de quitter Trang pour rejoindre Krabi ou ses environs : nous voulons quand même voir ces fameuses plages de Thailande du Sud qui attirent tous les touristes avant de continuer vers le nord de la Thailande.
En chemin, on voit une pancarte qui flèche Koh Lanta à 35km avec un panneau ferry. Après une brève période d’hésitation, on fait demi-tour et on prend la route indiquée. Koh Lanta fait partie de ces iles très belles et donc touristiques et fréquentées mais qui a la réputation d’être plus familiale et moins fêtarde que ces voisines…
En arrivant au bout de la route, on s’arrête à une petite guérite où on achète un ticket de ferry pour rejoindre l’île. Assez rapidement, une grande barge arrive et nous voilà en route pour Koh Lanta. On est étonné de la facilité avec laquelle tout ça s’enchaine. Même si le coin est très touristique (et la Thailande en général), on ne s’attendait pas à ce que les choses se passent si facilement…20131206_032
La traversée pour rejoindre Kho Lanta dure une vingtaine de minutes mais en débarquant, nous sommes surpris de ne croiser qu’un simple village au milieu de la campagne (à douter que l’on soit arrivé au bon endroit). On décide de suivre les autres véhicules pour se rendre compte, quelques kilomètres plus tard, que nous sommes en fait sur une ile (Koh Lanta Noi) qui sert de passerelle avant de rejoindre Koh Lanta Yai (la grande), celle qui a les plus belles plages et qui accueille des touristes. Nous prenons donc un second bac pour arriver 10 minutes plus tard à destination.
En arrivant, on rejoint rapidement la route qui longe la côte ouest de l’ile où sont implantés tous les hôtels et restaurants. Après une pause déjeuner, on part en quête d’un logement pour la nuit. On traverse l’île pour rejoindre la côte est qui est plus sauvage et où l’on croise quelques villages et beaucoup de motos chevauchées par les touristes qui logent de l’autre côté de l’île.

Nous finirons par les rejoindre car nous ne trouvons pas d’hébergement de ce côté de l’ile. On finit dans un hôtel où nous trouvons deux bungalows simples (lit double + ventilo) à un prix basse saison (une semaine plus tard, on aurait payé le double !). Le resto de l’hôtel donne sur la plage et l’ambiance est vraiment sympa. L’endroit est magnifique et encore, ce n’est pas la plus belle plage de l’île car la notre est parsemée de rochers. Nous n’aurons pas le temps d’aller voir les autres plages, on reviendra hors saison quand nous redescendrons vers la Malaisie dans quelques semaines ou quelques mois.

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Ces deux jours à Koh Lanta nous permettent en tous cas de nous poser un peu après ces derniers jours où nous avons beaucoup roulé et les enfants apprécient vraiment la plage et la piscine.
La prochaine étape promet, elle aussi, d’être agréable même si c’est dans un tout autre style : on a trouvé un hébergement écolo dans une fondation pour enfants située en pleine forêt !

Sharjah – km 12296


Carnet de route > Emirats Arabes Unis

9 novembre 2013

Une fois, enfin débarrassés des tracasseries administratives, il nous reste à trouver à nous loger à un prix abordable. Nous décidons de ne pas tenter notre chance à Dubaï situé à quelques kilomètres de là (les deux villes et états se touchent) car les prix y sont plus élevés. Sharjah est un émirat plus strict que celui de Dubaï (pas d’alcool, pas de vêtement au dessus du genou, etc.) et étant moins cher, il permet à tous ceux qui travaillent à Dubaï de se loger ici. On s’éloigne du front de mer et on va tenter notre chance en plein centre ville. Beaucoup de magasins mais peu d’hôtels dans ce coin là. On finit par dégoter un hôtel basique deux étoiles pas vraiment classe mais on est hors budget. On repart en chasse en tablant sur un hôtel 1 étoile (ou sans, si ça existe) et au détour d’un bloc, donnant dans une rue intérieure, on aperçoit une enseigne City Hotel. C’est justement un hôtel une étoile tenu par des indiens où on négocie (tout est possible !) deux doubles côte à côte pour moins de la moitié du prix du premier ! C’est un peu vieillot, ça sent la bouffe indienne un peu partout mais ça fera parfaitement l’affaire.

On se sent rapidement à l’aise dans le quartier. C’est agréable d’être dans cette partie de la ville qui concentre des habitations et des petits magasins : c’est animé à toute heure de la journée et on sent que l’on est dans la vraie vie, à des années lumières d’un hôtel-ressort situé sur la plage à quelques centaines de mètres de là. La population est cosmopolite et vient d’un peu partout autour : Inde, Afghanistan, Pakistan, Bangladesh, Philippines, etc. Le centre ville est composée de blocs de grands immeubles. Les rez de chaussée sont occupés par des magasins et les étages supérieurs sont des logements. Autour des blocs, des trottoirs, des magasins et des restaurants, des routes goudronnées souvent encombrées. A l’intérieur des blocs, des terrains vagues en terre et sable qui servent de parking le soir et dans lesquels parfois se contruisent de nouvelles tours, des portions de routes qui ressemblent à des pistes du désert et des petites échoppes plus artisanales que celles donnant sur les rues principales.

20131105_019Notre hôtel est situé à l’intérieur d’un de ces blocs. Il abrite une population à l’image de celle du pays : cosmopolite et principalement business (pas vraiment de touristes). Des africains qui ramènent différents colis de marchandises (dont un lot d’amortisseurs qui ont passé qqs jours à l’entrée), de jeunes russes qui attendent des virements de leurs commanditaires et se trimbalent une fois avec une grosse liasse de billets, des indiens, des émiratis, bref toute une faune intéressante à côtoyer : l’accès WiFi est situé dans une pièce à l’entrée et on y passe suffisamment de temps pour observer les allées venues de tout ce petit monde.

Durant ces quelques jours, on organise l’envoi de notre camion (le but de notre venue ici !), réglé en 48h grâce à notre contact sur place qui est plus efficace chez lui qu’en Iran ! On se fait quand même une dernière ballade (Dubaï by night) avant de le quitter. On passe en fait beaucoup de temps dans les embouteillages ou à essayer de trouver notre route. On parcourt la ville un peu dans tous les sens et on finit la soirée au bord de la mer. On trouve une petite portion de plage publique où on laisse les enfants se dégourdir mes jambes ! Le lendemain, la cérémonie des adieux au camion ont lieu dans un terrain vague dans une zone industrielle de Dubaï. On rentre le camion dans un container sur une remorque qui sera amené par camion au port de Jebel Ali pour partir normalement samedi pour Kuala Lumpur.20131106_035

Une fois le shipping finalisé, on peut enfin prendre ces fameux billets d’avion et on se décide pour Bali. La dizaine de jours dont on dispose ne permet pas d’aller en Inde, au Sri-Lanka mais convient pour Bali même si c’est très court ! On apprend en plus que la famille Faure qui voyage comme nous est encore là-bas. On pourra donc les croiser ! Les billets sont donc pris pour le samedi et il nous reste encore deux jours pour profiter de Sharjah car, on est pas aussi pressé de partir qu’on aurait pu le penser en arrivant. On teste plein de petits restos (souvent indiens), on a nos petites habitudes chez l’épicier du coin, Olivier va tenter le coiffeur bangadleshi en face, etc. Le vendredi, on prend le bus pour aller se promener vers le front de mer. Mais le vendredi à Sharjah tout est fermé (magasins, restaurants, parcs) jusqu’à 15h. On erre donc sur les avenues croisant les hommes qui se rendent à la mosquée leur tapis sous le bras, les familles endimanchées qui se retrouvent en attendant de pouvoir trouver un endroit où manger !

En cherchant une activité pour les enfants, on a trouvé sur Internet sur un article vantant les mérites d’un nouveau parc municipal créé récemment vers le front de mer. On y va donc et tout est nickel, tiré au cordeau comme dans tous les quartiers touristiques et d’affaires du pays : pelouses vertes, palmiers, etc. Et pour accéder au parc avec quelques jeux (l’équivalent d’un beau jardin public français), bienvenue dans au pays du business : il faut payer  ! On hésite car c’est exagéré pour profiter de quelques balançoires et toboggans mais il faut savoir parfois acheter la paix sociale et là, on n’a pas d’autres solutions de repli !

En résumé, c’est le pays du business et en discutant pas mal avec les différentes personnes que l’on a rencontrées, c’est ce point là qui revient. C’est un peu l’eldorado pour eux comparé à leur pays d’origine mais ici tout se paye. Les visas ne sont désormais valables que deux ans et même au bout de 14 ans passés ici, le renouvellement du visa reste la règle. D’autres immigrés ne sont ici que pour un temps défini (7 ans par exemple pour le responsable d’un resto indien où l’on a mangé) histoire de mettre de l’argent de côté et rentrer au pays. On a pu sentir auprès des différentes personnes avec qui on a un peu discuté un attachement profond à leur pays d’origine. Étonnante cette facilité à discuter avec les gens, probablement lié à l’anglais, la langue commune à tous même si les dialectes ou langues locales reprennent le dessus quand deux interlocuteurs sont de la même origine.

Le samedi midi, en attendant le taxi pirate que le gars de l’hôtel nous a dégotté pour aller à l’aéroport (un pote à lui qui nous charge dans son vieux 4×4), on se dit qu’on a passé de bons moments ici et que l’envers du décor est souvent le plus intéressant !

 

Sharjah (arrivée au port) – km 12094


Carnet de route > Emirats Arabes Unis

5 novembre 2013

Nos deux nouveaux potes routiers turcs nous font signe de les rejoindre. Nous avons tous les 8 un traitement de faveur : nous serons les premiers à quitter le ferry dans nos véhicules. Après quelques mètres dans les Émirats Arabes Unis, nous nous arrêtons net en abandonnant nos véhicules pour rejoindre les autres passages dans un bus qui nous amène au bureau de l’immigration. Le traitement VIP aura été de courte durée…
Après une fouille en bonne et due forme du sac à main de Carine et un peu d’attente, nous ressortons avec nos passeports tamponnés mais le plus dur n’est pas encore fait. Nous rejoignons le camion et commence alors le marathon. Olivier part à pied retirer des dirhams au distributeur qui se trouve à la sortie du port tandis que Carine et les enfants attendent dans le préfabriqué climatisé de l’agent de la compagnie de transport. Une fois payé le transport, il s’agit d’aller tamponner et faire faire différents formulaires à différents bureaux dans le port. Tout s’enchaine à peu près bien jusqu’au moment où on attend l’inspecteur des douanes qui n’arrive pas. Olivier revient à la charge plusieurs fois dans le bureau pour être sûr de bien avoir compris. Mais toujours personne. Il fait 40° et pas un bout d’ombre. Les enfants cuisent à l’étouffée dans le camion (on laisse quand même les portes ouvertes !) et commencent à en avoir ras le bol (nous aussi). On a faim et on est pressé d’en finir alors on sort l’arme ultime : on met les enfants dehors (en face du bureau des douaniers) en leur demandant de faire du bruit et de râler (on n’a pas vraiment besoin de leur demander d’ailleurs).
L’accueil des émiratis dans les différents bureaux a pour l’instant été plutôt sympa (sauf un mauvais coucheur qui a mis Olivier de mauvaise humeur pendant un bon moment) mais là, on commence à craquer. Heureusement, l’inspecteur se pointe et s’excuse de son retard. Il regarde à peine ce qu’il y a dans le coffre et nous tamponne notre fameux bordereau. Olivier retourne pour la énième fois au bureau central où le chef de service commence à demander 120 dirhams supplémentaires sinon il faut revenir demain matin. Olivier explique que cela fait plus d’une heure que l’on attend les douanes et le gars de répliquer qu’il s’en fiche, lui c’est l’autorité portuaire. L’employé émirati (le chef de service était indien) au comptoir et qui m’avait offert les photocopies un peu plus tôt dans la matinée, m’arrange le coup en amadouant son chef et en me sortant le fameux sésame pour quitter le port (qu’il faut encore faire valider dans un autre bureau à l’autre bout du port). L’autre bureau est vide (c’est la pause) mais heureusement, en faisant le forcing auprès du gars de l’agence, on arrive à le faire revenir pour tamponner notre fichu bon de sortie.
Ouf, il est 15h, on est crevé mais ça y est, on a réussi : Sharjah, nous voilà !

Bandar Abbas / Sharjah – Ferry


Carnet de route > Iran

Samedi matin, opérationnels de bon matin, tout le monde est sur le pont pour le grand jour. Le camion est rapidement chargé et on attend les nouvelles du transporteur. On les attend un bon moment et on commence en fin de matinée à entamer les relances par email puis en début d’après midi, par téléphone. Nous n’arrivons pas à joindre le bureau iranien du transporteur, on se venge donc sur le standard de notre interlocuteur basé à Dubaï et qui fait l’intermédiaire. Il y a une panne d’électricité au bureau iranien et ils n’ont pas reçu nos mails. On arrive finalement à les joindre vers la fin d’après midi sur le portable d’une commerciale qui nous assure que tout va bien se passer et qu’elle a juste besoin de l’adresse d’enlèvement. Elle restera ensuite injoignable et nous n’aurons pas plus de nouvelles de la journée.
Le lendemain dimanche, on attaque de bonne heure car, si on a un problème de dernière minute, notre plan B est de prendre avec notre camion le ferry pour Sharjah (à côté de Dubaï) le lendemain soir (mais il faut prendre les billets la veille donc aujourd’hui). En fait, on a reçu pendant la nuit un mail de notre interlocuteur à Dubai qui nous conseille de passer directement à l’agence et nous envoie l’adresse et un plan. Après avoir passé un petit bout de temps à chercher sur le plan, on se rend compte qu’il s’agit d’une adresse à Téhéran ! On commence à monter dans les tours et on les prévient que nous sommes à Bandar Abbas et que s’il y a personne ici, on annule tout et on se débrouille de notre côté. « Mais non, pas de problèmes, on va vous trouver quelqu’un qui gère ça ici. Nous avons un représentant sur place, etc. ». On sent que notre contact à Dubaï commence lui aussi à s’échauffer et met dans la boucle le patron de l’agence iranienne mais à Téhéran, on se veut rassurant : demain matin, première heure, quelqu’un prend contact avec vous et c’est réglé dans la journée.
Effectivement lundi matin vers 8h30, premier mail où on nous demande si notre camion est immatriculé en Iran et s’il s’agit bien d’une exportation et non pas d’un transit. Ce n’est bien sûr pas le cas et là, on nous annonce au minimum 3 jours de délai et là, on craque. Nos visas expirent et il est hors de question que l’on quitte l’Iran en abandonnant notre camion. On envoie un mail en annonçant qu’après les 3 jours passés à échanger des dizaines de mail (sans compter les mails précédents de préparation) et les coups de fils à rallonges passés, on annule finalement tout et que l’on va se débrouiller tout seul.
On plie bagages en 10 minutes chrono, on saute dans le camion et on file vers l’agence qui vend les billets pour le ferry au milieu d’une tempête de sable pour couronner le tout. Grâce aux précieuses infos de Vanessa et Romain (www.vanetroamoto.com), on arrive directement dans le bon bureau où le gars de la compagnie nous dit que c’est vraiment juste pour faire les papiers pour un départ ce soir (il est presque 11 heures). Mais, il est drôlement sympa (et son chef aussi, qui me prie de l’excuser car j’ai assisté à une engueulade tandis qu’on attendait dans son bureau) et ils nous font une attestation précisant que les billets seront émis plus tard. Ils nous disent de nous rendre immédiatement au port pour faire toutes les démarches pour le camion au plus vite (tout ferme à 14h). Quelqu’un de la compagnie viendra nous amener les billets le soir au port à l’embarquement.
On file au port où on enchaine au pas de course toutes les démarches. Autant cela avait été pénible à Bazargan, autant à Bandar Abbas, les différents interlocuteurs sont sympas et compréhensifs. On arrive à faire tous les papiers administratifs (une dizaine de bureaux différents) dans le temps imparti (à 1/4 d’heure près). Soulagés, on repart en ville changer de l’argent pour payer les billets au gars de la compagnie (on a laissé un acompte, on avait pas assez sur nous) et acheter de quoi manger. Retour au port pour une après midi d’attente dans le hall avant de finalement embarquer et s’installer dans le ferry vers 19h. On devait partir vers 21h, ce sera finalement 23h.
Après une petite nuit confortablement installés sur les banquettes, on est réveillé par la télé allumée à 6h30 avec un programme de la télé officielle iranienne où l’on subit pendant une heure le monologue de l’Imam Khameni qui s’adresse à une assemblée d’hommes assis en tailleur qui l’écoutent religieusement en hochant la tête. On sort prendre l’air sur le pont et rejoindre les deux cyclos irlandais (www.toycompasseast.tumblr.com) rencontrés la veille et en route depuis Londres vers le Népal. Il est bientôt 9h et on aperçoit les tours de Sharjah et Dubaï au loin.

20131105_026Le séjour iranien nous aura vraiment beaucoup plu malgré les deux derniers jours d’attente inutile et maintenant, il nous reste à affronter les douanes et la police des Émirats Arabes Unis !!!

Bandar Abbas – km 12094


Carnet de route > Iran

1 novembre 2013

Après s’être débarbouillés le visage au robinet, nous quittons rapidement notre gite de la nuit pour reprendre la route. Il n’y avait déjà pas grand monde hier mais là, on est quasiment tout seul car c’est vendredi matin. On roule longtemps dans le désert en ne traversant que de temps en temps quelques villages. Il fait toujours aussi chaud (35°) et la route est toujours aussi belle. On voit désormais beaucoup de greniers de forme conique et on a parfois le sentiment que l’on pourrait être au Mali !20131101_095
L’indicateur de jauge de gasoil continue de descendre et toujours pas de station service en vue (les seules rencontrées ne distribuaient que de l’essence). Massoud nous avait pourtant prévenu : bien faire le plein avant d’arriver à Bandar Abbas, car les stations services sont rares et mal approvisionnées.
En arrivant à Bandar Lenghe, on retente notre chance sans succès dans une station où il n’y a plus de gasoil et dans une autre avec plein de camions et où tout le monde est en train de gesticuler dans tous les sens. En fait, on comprend au bout de 10mn que c’est la fin de la cuve et qu’il n’y aura plus rien avant 17h le soir.
On décide de continuer car, à quelques litres près, on devrait pouvoir arriver à Bandar Abbas mais c’est plus que tendu. De toutes façons, on se dit que si on tombe en panne sèche, on trouver bien un camion pour nous dépanner de qqs litres. Mais, à la sortie de la ville, on retombe sur une station service avec encore une longue file de camions. En faisant le tour (on a enfin compris que l’on a le droit de passer devant tous les camions quand on a un petit réservoir), on se rend compte qu’il y a bien du gasoil. Comme d’habitude, on est un peu l’attraction quand on débarque et rapidement, un jeune camionneur nous fait signe de se garer à côté de lui et il nous remplit le réservoir sur sa carte !
On repart soulagés et le réservoir plein pour les derniers kms de notre dernière étape iranienne. Sur la fin du parcours, on longe enfin le golfe où on l’on admire la mer d’un bleu incroyable mais où le bord de mer n’incite pas vraiment à la baignade. Nous longeons ensuite le fameux port de Bandar Abbas (le principal port iranien) au milieu des semi-remorques chargés de containers et entrons dans le centre-ville désert (on est toujours vendredi !). Après avoir hésité entre les deux hôtels du guide, on choisit le moins cher (et à priori moins bien) mais, bonne surprise, on nous dégote un mini appart’ avec deux chambres et une mini cuisine comme à Ispahan. Le prix est en plus super intéressant, on est ravis ! Après la nuit et la route que l’on vient de faire et vu les quelques jours que l’on va devoir passer ici, c’est une véritable aubaine.
On vide quasiment tout le camion dans l’appart’ pour faire les lessives et préparer les sacs avec lesquels on va désormais voyager et ceux qui resteront dans le camion pendant la traversée. Le soir, on se ballade dans Bandar Abbas qui nous surprend agréablement comme on a pu l’être à Trabzon en Turquie. Effectivement, il n’y a rien à voir de particulier mais l’ambiance est particulière : peut-être est ce le côté arabe (et non plus perse) mais on penche plutôt pour le côté ville portuaire qui ont une ambiance qui les différencie des autres. Effectivement, il y a beaucoup de trafic (!?) de marchandises : plein de petites boutiques où s’empilent des cartons d’écrans plats, d’électroménager et divers produits. Des camionnettes Zanjan qui chargent et déchargent les dit cartons. En se baladant dans le bazar qui n’a en lui même aucun charme (rien à voir avec ceux de Tabriz ou Ispahan), on est frappé par la quantité des produits et leur côté « occidental » (importé ?!). On rentre même dans un immeuble où sont rassemblés plein de boutiques comme on en trouve beaucoup en Iran mais là, on a vraiment l’impression d’être dans un centre commercial occidental. Étonnant.
Bon, maintenant (vendredi soir) tout est quasiment prêt. Demain matin, on descend les sacs qui restent dans le camion et on l’emmène au port. On va bientôt le quitter mais aussi quitter l’Iran. Dès que l’on a confirmation du départ, il faudra que l’on s’occupe des billets d’avion : on hésite encore sur la destination où aller durant la dizaine de jours de traversée du camion mais Bali arrive en bonne position. Les comparateurs de prix de billets d’avion auront le dernier mot mais avant tout cela, il faut qu’on règle notre histoire de camion !