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Kankakee / Chicago, IL – km 35335


Carnet de route > USA

15 juin 2014

On quitte St Louis sous la pluie et on continue notre route vers Chicago. Là encore, la météo ne prévoie pas d’amélioration mais on continue sur l’option camping car même si le temps est couvert, pour l’instant, il ne pleut pas. On s’arrête donc planter la tente dans la petite bourgade de Kankakee où on se trouve un petit camping et pour une fois, pas trop près de l’autoroute…
20140612_021On passe la journée à Kankakee où, il faut l’avouer, il n’y a pas grand chose à faire. On se trouve un parc où on pique-nique (à moitié sous la pluie) et juste à côté, un espace public avec des jeux d’eau où on laisse les enfants jouer un peu malgré le temps. On rejoint ensuite Chicago où on a prévu de passer le week-end chez Cécile et Christophe, un couple de français installé depuis peu ici. Venant du sud, on aperçoit de loin puis on traverse la sky-line (la ligne de gratte-ciels) en longeant le lac Michigan qui borde la ville avant d’arriver chez nos hôtes. On est étonné de découvrir en pleine ville les berges du lac si bien aménagées : promenade verte où courent plein de joggers, quelques plages où bronzent de nombreux citadins, un terrain de golf, des marinas, etc. On se croirait en Californie ! Il faut dire qu’il fait beau et que c’est le week-end mais quand même, ce n’était pas l’idée qu’on se faisait de Chicago !
On s’installe donc chez nos hôtes où on est accueillis comme des rois. Après ces quelques semaines de camping, retrouver le confort d’un appartement (et quel appartement !) nous fait bien plaisir : quel régal un petit déj’ avec pain grillé et beurre assis à une table ! Il faut dire qu’en plus, la vue n’est pas celle que nous allons retrouver dans quelques semaines en rentrant à Paris. Ici, nous sommes au 19ème étage (d’une tour qui en fait 47) avec une vue de toute beauté sur le loop au loin (pas si loin que ça d’ailleurs) et sur le lac qui se trouve lui quasiment au pied de l’immeuble ! 20140613_077_079
On passe la journée du samedi à se balader dans la ville. Après avoir pris le bus jusqu’au centre, on remonte Michigan Avenue (la grande rue commerçante de la ville). On déambule au milieu de gratte-ciels dans des rues fleuries et super propres. On atteint ensuite la rivière qui traverse la ville et sur laquelle naviguent bateaux de touristes, bateaux de plaisance des riches locaux qui vont se balader sur le lac le week-end mais aussi des sportifs en canoë ! 20140614_052_060
Après un bon hamburger chez Weber (le même Weber des barbecue à la mode : ils viennent d’ici), on reprend la balade à travers le Millennium Park au milieu des mariées et leur cortège qui viennent prendre leurs photos souvenirs et des touristes. On continue ensuite sur le Navy Pier, un quai avec bars, restos et excursions en bateaux qui fait penser à celui de San Francisco.
En une journée on n’a pas tout vu de Chicago (loin s’en faut) mais on a pu réaliser combien l’image industrielle qui colle à la ville n’est pas (ou plus) d’actualité.
Il faut aussi dire qu’on a d’autant plus profité de la ville qu’on a été super bien reçus (merci encore à Cécile et Christophe pour l’accueil !). D’ailleurs pour finir, une dernière photo : la vue du 47ème et dernier étage !20140613_122_126

Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


Cambodge > Carnet de route

19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Kratie – km 19722


Cambodge > Carnet de route

13 février 2014

Après un passage de frontière plutôt bien géré (toutes les infos pratiques ici) et sans trop bakchicher, nous sommes enfin au Cambodge. Nous nous éloignons rapidement de la frontière pour aller regonfler tranquillement notre pneu au bord de la route déserte et on repart direction Stung Treng la première ville après la frontière. On s’arrête vers la gare routière manger un morceau et en profiter pour faire réparer notre pneu crevé en même temps. 20140211_082_086Ensuite, toujours pour repartir d’un bon pied, on décide de laver le camion. On pensait en avoir fini avec les routes défoncées et les pistes de certains coins du Laos et on voulait fêter ça en remettant au propre notre camion qui en avait drôlement besoin.

En reprenant la route pour rejoindre Kratie, on réalise que notre beau camion ne va pas rester propre très longtemps ! La route est défoncée tout le long du trajet. Parfois des trous au milieu du goudron (souvent un peu de goudron autour des trous), parfois de la piste, parfois des travaux, bref, l’après midi est longue pour le conducteur et les passagers. On arrive finalement à Kratie à la tombée de la nuit (tiens, c’est nouveau ça) et on cherche une guesthouse. Premier essai raté : « c’est complet » et quand on trouve finalement une chambre double dispo, on ne fait pas la fine bouche : on la prend. On déménage rapidement le lendemain matin dans un hôtel juste à côté pour une chambre propre !

Kratie est une petite ville sympa qui s’étend le long du Mékong. On fait le tour du marché et de ses alentours où les magasins sont plus nombreux et plus achalandés qu’au Laos. Des enseignes peintes à la main, des cambodgiennes en pyjama en flanelle à toute heure de la journée et en tous lieux, des chargements improbables tirés par les motos (pile de matelas, meubles, cochons vivants, etc.) : il est toujours étonnant de voir qu’à quelques dizaines de kilomètres d’écart, une frontière peut modifier autant de choses. Les balades se terminent sur la promenade le long du Mekong où le soleil vient se coucher tous les soirs. Cela commence à faire un bout de temps que l’on suit le Mekong et nul doute que sa présence nous manquera quand il faudra s’en éloigner…20140212_016_018 20140213_033_035

Nous n’allons quand même pas quitter Kratie sans aller voir l’attraction touristique de la ville : les dauphins ! Il existe quelques dizaines de dauphins d’eau douce (ou dauphins de l’Irrawaddy) qui vivent dans le Mékong au nord de Kratie. C’est une espèce protégée qui a beaucoup été chassée (pour l’huile) et qui est désormais menacée par la pollution.
Nous empruntons donc une belle route qui remonte le long du Mékong et qui nous mène à l’endroit où vivent les fameux dauphins. Pas de spectacle à la Flipper le Dauphin : nous prenons simplement une barque pour rejoindre le centre du fleuve et nous nous laissons dériver sans faire de bruit en les observant de loin. Nous apercevons leurs nageoires de temps à autre mais surtout, nous les entendons respirer. Magique.

Après avoir autant apprécié le Laos, nous étions un peu inquiet à l’idée d’être déçu par le Cambodge mais pour l’instant, ce n’est pas du tout le cas. Même si l’ambiance est différente, nous nous sentons à l’aise et nous avons hâte de continuer de découvrir ce pays.

Phayao – km 16752


Carnet de route > Thaïlande

29 décembre 2013

Nous quittons péniblement Chiang Mai et ses bouchons pour rejoindre par une très belle route au milieu des montagnes Phayao en fin d’après midi. Nous débarquons donc dans l’hôtel avec la chambre familiale repérée dans agoda mais à l’accueil, c’est sans appel : tout est complet en jusqu’à début janvier. Voilà que ça recommence…

On commence la tournée des quelques hôtels de la ville et on trouve deux chambres avec lits jumeaux dans un premier hôtel. Ce n’est pas très clean et pas spécialement sympa mais bon à défaut d’autre chose… On met une option et on se dit qu’on va quand même aller voir, sans trop y croire, un dernier hôtel celui le plus classe de la ville et là, c’est bonne pioche. Il ne reste plus beaucoup de chambres dispos mais on négocie de tous dormir dans une grande chambre double dans laquelle on nous ajoute un lit d’appoint. On sera un peu serrés mais pour quasiment le même prix que l’hôtel précédent, on ne perd pas au change ! On sort manger au bord du lac poisson grillé, soupe et riz et hop, au lit : demain, c’est dimanche et on aura la journée pour profiter de la ville.

Après l’école et un déjeuner à l’hôtel où le personnel se relayait pour nous regarder manger (!), nous commençons l’après midi en se rendant au temple Wat Sri Khom Kham. On fait un tour rapide dans le temple pour admirer son buddah assis de 17m de haut et on profite surtout de l’ambiance : il y a une sorte de kermesse organisée dans l’enceinte du temple : on observe les gens remplir des récipients en métal avec des pièces de monnaie qui sont ensuite régulièrement retournés et vidés dans la grande caisse en bois surlesquels ils reposent. Des moines font des bénédictions dans la cour et un speaker parle en continue dans son micro. Bref, un joyeux brouhaha et notre présence qui ne semble pas gêner le moins du monde tout ce beau monde : étonnant ! On continue dans l’étonnant en visitant jardin du temple qui rassemble des statues toutes plus incroyables les unes que les autres et qui représentent le bien (un peu) et le mal (beaucoup). On écarte à la fin les enfants car au fond du jardin, cela devient un peu trash !!!

Phayao est une ville moyenne située au bord d’un lac qui est son principal attrait touristique. Il y a une dizaine de petits restaurants de poissons et de cafés le long de la berge et un parc dans lequel a lieu un marché à l’occasion des fêtes de fin d’année. Nous y faisons un tour et nous achetons ces fameux bonnets-déguisements que nous voyons souvent depuis plusieurs semaines sans pouvoir trouver à les acheter.

20131229_080_081Après manger, nous nous arrêtons observer l’envol de lanternes célestes. Un jeune homme nous a fait signe de nous approcher et nous offre une lanterne qu’il nous allume. Nous la tenons tous ensemble avant de la laisser s’envoyer. Magique.

Ban Mae Ha (Chiang Maï) – km 16547


Carnet de route > Thaïlande

28 décembre 2013

Après une courte session d’école, nous quittons donc Sukhothaï pour rejoindre Chiang Mai ou plus exactement Ban Mae Ha, un petit village situé sur la montagne au dessus de Chiang Mai. Le GPS a un peu de mal à trouver le chemin : nous atterrissons d’abord dans un lotissement à la périphérie de Chiang Mai. Un peu perplexes, nous vérifions sur le site d’agoda.com où nous avions réservé la semaine puis on navigue à vue avec leur carte. On finit par trouver mais il fait déjà nuit et il n’y a personne. On commence à se dire que la promo agoda était trop belle pour être vraie mais en passant un coup de fil au numéro noté sur le portail, quelqu’un arrive en moto quelques minutes après pour nous ouvrir. C’est bel et bien un bon plan : un beau bungalow avec une grande pièce avec une cuisine, une table et deux larges matelas au sol et une salle de bains. Le tout dans un superbe jardin en pente avec vue sur les montagnes et au pied d’un arbre immense avec un tronc magnifique.20131224_036_041La maison est extra, le seul hic est la température : il ne fait pas très chaud en ce moment, en tout cas moins chaud qu’habituellement à cette saison et il n’y a pas de vitres aux fenêtres (simplement des moustiquaires). A grands renforts de couettes et couvertures, on arrive à ne pas avoir trop froid la nuit mais c’est dur de se lever le matin.

On est en pleine campagne et après les courses d’hier soir à l’épicerie du village où on a trouvé des pâtes de riz, une boite de thon à l’huile et un paquet de chips pour diner, il nous faut, ce matin, descendre à la ville faire de vraies courses pour manger la semaine. On va donc dans un  supermarché à Chiang Mai où on a vite marre du monde et des bouchons et on remonte dans notre paisible village. Il y a une demi-heure de route avec des virages comme Rosalie les aime et qui les fête comme il se doit.20131228_004_010 Les parents d’Olivier nous rejoignent le lundi et dorment dans une chambre juste à côté de notre bungalow. Nous fêtons Noël ensemble avec au menu : Ritz, carottes rapées, tomates farcies et crêpes au dessert. Nous profitons de cette semaine pour nous poser : les enfants jouent avec leurs cadeaux (réassort de Playmo et livres principalement) et sont ravis de manger autre chose que du riz.

Ils passent même une journée au zoo avec les grands parents, tandis que les parents vont boire un coup en tête à tête et étudient la suite du voyage. On profite même de nos baby-sitters de luxe pour se faire une après midi/soirée sans enfants. On se rate complètement en essayant de rejoindre Chiang Mai pour y passer la nuit : après une belle boucle autour du parc national, nous passons plus d’une heure pour rejoindre Chiang Mai. Une fois en ville, on passe une heure à tenter notre chance dans toutes les guest-houses pour trouver une chambre pour la nuit – sans succès. Tout est complet jusqu’à début janvier dans plein d’adresses. Si on est un peu furieux de gâcher notre temps libre sans enfants, au moins cela nous fait prendre conscience qu’il va falloir s’organiser dans les jours qui arrivent pour se loger car à 6 et pleine période de fêtes et de vacances, c’est un peu compliqué : même les sites Booking.com et Agoda.com peinent à nous trouver des solutions (abordables).

Finalement, on retourne dans notre cambrousse pour trouver un bungalow à quelques kilomètres de Ban Mae Ha où il reste de la place. On profite donc quand même de la soirée (petit resto en tête à tête) avant de retrouver tout le monde le lendemain matin pour reprendre la route. On dépose les parents d’Olivier à Chiang Maï et nous continuons vers Phayao où il y aurait, selon Agoda.com, une chambre familiale pas très chère disponible dans un hôtel de la ville. Nous verrons dans le prochain post si cela était ou non un bon plan…

Koh Lanta Yai – km 13725


Carnet de route > Thaïlande

7 décembre 2013

Emilien a bien dormi cette nuit et ne fait plus de fièvre. On décide donc d’abandonner la visite chez le médecin aujourd’hui et de quitter Trang pour rejoindre Krabi ou ses environs : nous voulons quand même voir ces fameuses plages de Thailande du Sud qui attirent tous les touristes avant de continuer vers le nord de la Thailande.
En chemin, on voit une pancarte qui flèche Koh Lanta à 35km avec un panneau ferry. Après une brève période d’hésitation, on fait demi-tour et on prend la route indiquée. Koh Lanta fait partie de ces iles très belles et donc touristiques et fréquentées mais qui a la réputation d’être plus familiale et moins fêtarde que ces voisines…
En arrivant au bout de la route, on s’arrête à une petite guérite où on achète un ticket de ferry pour rejoindre l’île. Assez rapidement, une grande barge arrive et nous voilà en route pour Koh Lanta. On est étonné de la facilité avec laquelle tout ça s’enchaine. Même si le coin est très touristique (et la Thailande en général), on ne s’attendait pas à ce que les choses se passent si facilement…20131206_032
La traversée pour rejoindre Kho Lanta dure une vingtaine de minutes mais en débarquant, nous sommes surpris de ne croiser qu’un simple village au milieu de la campagne (à douter que l’on soit arrivé au bon endroit). On décide de suivre les autres véhicules pour se rendre compte, quelques kilomètres plus tard, que nous sommes en fait sur une ile (Koh Lanta Noi) qui sert de passerelle avant de rejoindre Koh Lanta Yai (la grande), celle qui a les plus belles plages et qui accueille des touristes. Nous prenons donc un second bac pour arriver 10 minutes plus tard à destination.
En arrivant, on rejoint rapidement la route qui longe la côte ouest de l’ile où sont implantés tous les hôtels et restaurants. Après une pause déjeuner, on part en quête d’un logement pour la nuit. On traverse l’île pour rejoindre la côte est qui est plus sauvage et où l’on croise quelques villages et beaucoup de motos chevauchées par les touristes qui logent de l’autre côté de l’île.

Nous finirons par les rejoindre car nous ne trouvons pas d’hébergement de ce côté de l’ile. On finit dans un hôtel où nous trouvons deux bungalows simples (lit double + ventilo) à un prix basse saison (une semaine plus tard, on aurait payé le double !). Le resto de l’hôtel donne sur la plage et l’ambiance est vraiment sympa. L’endroit est magnifique et encore, ce n’est pas la plus belle plage de l’île car la notre est parsemée de rochers. Nous n’aurons pas le temps d’aller voir les autres plages, on reviendra hors saison quand nous redescendrons vers la Malaisie dans quelques semaines ou quelques mois.

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Ces deux jours à Koh Lanta nous permettent en tous cas de nous poser un peu après ces derniers jours où nous avons beaucoup roulé et les enfants apprécient vraiment la plage et la piscine.
La prochaine étape promet, elle aussi, d’être agréable même si c’est dans un tout autre style : on a trouvé un hébergement écolo dans une fondation pour enfants située en pleine forêt !

Trang – km 13517


Carnet de route > Thaïlande

6 décembre 2013

Arrivés à Changlun – la dernière ville malaisienne avant la frontière – on s’arrête au hasard dans une des nombreuses enseignes d’assurances. En 5 minutes chrono, on repart avec une assurance valable 6 mois pour rouler avec le camion en Thailande. On en profite pour acheter nos 6 formulaires pour l’immigration que Carine remplit pendant qu’on roule pour rejoindre la frontière.
Les formalités côté Malaisie sont expédiées assez rapidement : Olivier passe dans 5 minutes dans le bureau des douanes pour le Carnet du camion (où l’officier des douanes, très sympa, lui offre même à boire) et c’est tout.
Idem côté Thailande où tout est expédié en une vingtaine de minutes. Un passage de frontière éclair sans fouille du véhicule, ni aucune autre vérification particulière. On obtient bien une autorisation de séjour (sans visa) de 30 jours pour nous et pour le camion. Tout va bien donc, excepté Emilien qui recommence à faire de la fièvre et qui, en plus, nous fait une performance gastrique au milieu du poste frontière…
Mais ça y est, nous sommes en Thailande. Un bref arrêt au distributeur pour retirer des Baths et on reprend la route. Le paysage a l’air plus aéré et avec plus de relief que de l’autre côté de la frontière. On sent que le pays est un peu plus pauvre que son voisin malaisien. La différence est peut être qu’en Malaisie il y a certains bâtiments ou certaines infrastructures qui sont très modernes au milieu d’un environnement proche de celui que l’on traverse. Il y a en Thaïlande un côté village et artisanal que l’on ressent pas en Malaisie. L’exemple le plus immédiat et parlant est celui des fils électriques le long des routes qui ont tendance à se multiplier (dans un joyeux méli mélo) en Thaïlande alors qu’on ne les remarque pas en Malaisie.
Il est grand temps de manger mais il pleut énormément et nous laissons tomber l’option resto. On s’arrête donc dans un villlage et Carine brave la pluie battante pour ramener de quoi faire un pique nique dans le camion. On déjeune donc sur le bord de la route puis on repart car, avec cette pluie qui tombe, on ne pourra rien faire d’autre aujourd’hui : nous en profitons donc pour rouler…

Nous arrivons à Trang qui est une assez grande ville dans laquelle nous trouvons assez facilement deux belles chambres doubles dans un hôtel à côté de la gare. Il pleut toujours mais le repas du soir dans un petit resto à côté nous met du baume au coeur. On se régale de Pad Thai, de riz frit et d’une belle assiette de fruits frais. Le coût de la vie est meilleur marché qu’en Malaisie, ce qui est également une bonne nouvelle pour le budget.
Emilien a l’air d’aller mieux, on verra comment se passe la nuit…

Jitra – km 13275


Carnet de route > Malaisie

5 décembre 2013

On reprend l’autoroute de bon matin toujours plein nord direction Jitra. Il fait toujours un temps très couvert et l’option piscine de la promo « booking.com » risque, sans mauvais jeu de mot, de tomber à l’eau…
On arrive en milieu d’après midi à Jitra et on cherche un petit moment l’hôtel dans une zone semi-urbaine où des résidences ont été construites autour d’un grand parc et d’un terrain de golf. Ce type d’aménagement « à l’américaine » (on pénètre dans chaque résidence par un portail surveillé) n’est donc pas exclusif à Kuala Lumpur.
En fait, on réalise que l’hôtel réservé se trouve dans l’enceinte du terrain de golf ! On débarque donc avec nos sacs à dos et toute la smala dans l’hôtel un peu classe du golf de Jitra. En fait, l’hôtel est juste ce qu’il faut défraichi pour qu’on se sente quand même à l’aise. Il est d’ailleurs quasiment désert (d’où la promo) et même si on ne pourra même pas profiter de la piscine (dommage, elle est super) à cause du temps, on profite d’un mini appart’ avec deux chambres et deux lits doubles.
On ne mange pas au pool house (faut pas exagérer quand même) et on se trouve un resto au hasard sur la route. C’est encore une fois très épicé et c’est encore Olivier qui termine les assiettes de tout le monde. Une petite photo souvenir avec l’équipe du resto et on repart se coucher à l’hôtel. Le lendemain matin, petit déj’ au pool house (compris dans la promo) où tout le monde se rattrape du diner d’hier. Il faut dire que c’est un buffet bien garni et on en profite pour manger corn-flakes et tartines à gogo. Et maintenant, en route pour la Thailande…

Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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Melaka – km 12637


Carnet de route > Malaisie

2 décembre 2013


Après une dizaine de jours passés à KL, il est temps de reprendre la route et partir voir du pays. Une capitale est rarement représentative du reste d’un pays et nous sommes impatients de voir un autre visage de la Malaisie. Après un bref arrêt à Port Klang pour régler un dernier papier chez 1$, nous prenons l’autoroute direction Melaka : c’est une 2×2 voies un peu monotone qui traverse des plantations de palmiers – la culture principale ici au détriment d’ailleurs de la biodiversité – et quelques zones de forêt.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Melaka et là, c’est un peu une surprise. Nous savions que la ville était très touristique avec ses vieux quartiers mais nous ne nous attendions pas à voir autant de monde et une telle ambiance. Il faut dire aussi que nous en sommes en plein week-end et de plus ce sont les grandes vacances en Malaisie. Impossible de circuler dans le quartier chinois où sont concentrées la plupart des guest houses bon marché car les soirs de week-end, le quartier est fermé à la circulation et le marché de nuit très populaire s’installe dans la rue principale (junker street). Nous nous garons et partons à la recherche d’une chambre familiale. Nous atterrissons dans une pension très correcte où nous logeons le premier soir. Le lendemain, toutes les chambres sont réservées et nous partons en quête d’une nouvelle chambre que nous trouvons assez facilement un peu plus loin dans la même rue.

20131203_005Nous profitons de ce grand week end pour nous mêler aux touristes malaisiens et singapouriens pour la plupart (ces derniers viennent en nombre ici car les prix sont beaucoup plus intéressants qu’à Singapour) : le soir, nous déambulons dans le marché de nuit où se succèdent différents stands en tout genre : nourritures, babioles Made in China, vêtements, artisanat (plus ou moins local), etc.  et la journée, nous nous baladons dans le quartier chinois et vers le port où se concentrent les monuments principaux, vestiges du passé colonial portugais et hollandais de la ville qui fut un port important dans le commerce avec l’Asie.

Le plus marquant reste quand même les tuk-tuks qui sillonnent la ville : tous plus décorés les uns que les autres, ils sont partout dans le quartier touristique de Melaka. Certains sont équipés d’un haut parleur qui diffuse de la musique hyper fort. On les entend jusque tard dans la nuit quand l’un deux passe sous notre fenêtre (et le matin, c’est plutôt le bruit du forgeron qui nous réveille !).

Samedi soir, nous allons manger dans un petit resto très sympa et nous sympathisons avec Antoinette la serveuse qui est aux petits soins pour les enfants. Elle va leur acheter des baguettes pour enfants au magasin à côté car elle a remarqué qu’ils aimaient essayer de manger à la chinoise (elle-même est d’origine chinoise). Le lendemain, on la retrouve en début d’après midi et on se ballade ensemble en ville (sans Emilien fiévreux qui reste avec Carine à l’hôtel). La fièvre d’Emilien ne passant pas, nous décidons de rester le lundi à Melaka mais malheureusement, il pleut toute la journée sans discontinuer. Nous décidons donc de reprendre la route le lendemain car Emilien va mieux et de rejoindre au plus vite la Thailande. Nous reviendrons profiter de la Malaisie à la fin de la saison des pluies au printemps prochain…