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Ubud / Bali


Carnet de route > Indonésie

14 novembre 2013

Le taxi avec lequel nous avions pris rendez vous hier soir est ponctuel. Pas nous. A peine réveillés, nous faisons nos sacs en catastrophe et nous engouffrons dans le taxi. Pour rejoindre Ubud, nous avons l’impression de ne pas quitter la ville. Tout le long de la route, des échoppes, des temples et des habitations en continu. Une cérémonie bloque la route et le chauffeur doit improviser une déviation. Il s’arrête ensuite plusieurs fois demander sa route : il n’y a quasiment aucun panneau indicateur de direction à Bali. Nous arrivons enfin à Ubud où après quelques tentatives infructueuses, nous trouvons à nous loger dans un bungalow en plein centre ville mais au calme dans le jardin d’une propriété familiale. L’endroit est très beau : un temple à l’entrée, une série de bungalows dans un jardin très bien entretenu et des offrandes disposées un peu partout dans la propriété.20131114_023
On s’installe pendant quelques jours dans nos nouveaux quartiers et nous nous baladons dans la ville qui est hyper touristique. La rue principale (et les rues adjacentes) sont une succession de boutiques de souvenirs, de fringues, d’hôtels et de restaurants. Les taxis et les masseuses hèlent les passants pour leur proposer leurs services. Pas vraiment le style d’ambiance dans lequel nous étions amenés à évoluer jusqu’à présent. Nous avons un peu de mal à nous y faire mais tout doucement, on s’immerge dans ce nouvel environnement.

Il est surprenant de noter l’omniprésence de la religion. Des offrandes disposées quotidiennement un peu partout devant les portes des magasins, sur des statues, sur les scooters ou dans les voitures : il s’agit souvent de petits paniers en feuille de palmier dans lequel on peut voir du riz, des fleurs, des bonbons, un billet de banque, etc. On rencontre beaucoup de cortèges liées aux cérémonies (enterrement, anniversaire de temple) où tous les participants sont habillés de façon très élégante et identique. On croise également régulièrement des femmes endimanchées tenant une grande corbeille d’offrande de fruits et de fleurs à l’arrière d’une moto pour se rendre au temple.

On tourne un peu en rond dans la ville car pour sortir du centre, il nous faut marcher une grosse demi-heure et entre la chaleur, la pluie et l’école, c’est dur d’organiser un planning cohérent. On arrive quand même à faire une petite ballade juste à la sortie de la ville. C’est étonnant, la rupture entre la ville et la campagne qui est assez tranchée : dès que la ville s’arrête, on se retrouve au beau milieu de rizières sur un petit chemin tout juste bétonné pour permettre aux motos d’accéder aux champs. Dommage que la route pour venir se ressourcer jusqu’ici soit un peu longue pour les enfants… La bonne nouvelle, c’est que l’on a trouvé un restaurant qui non seulement est excellent mais en plus, et ce qui ne gâche rien, est le moins cher de toute la rue ! Ce sera notre cantine pour quasiment tous les repas !


Nous allons un matin nous balader dans la forêt des singes (Monkey Forest dans le texte) : il s’agit d’une réserve naturelle où des singes (macaques crabiers très exactement) évoluent en liberté dans une forêt sacrée. Les enfants ne sont pas trop rassurés mais finalement, nous ne nous faisons pas trop taquiner par les singes. En même temps, nous n’avons rien à leur donner à manger…
Le dernier jour, on décide de prendre un taxi pour l’après midi pour au moins voir à quoi ressemblent les environs. On décide d’aller à Tegallalang réputé pour son paysage de rizières en terrasses.20131114_075_79bOn ne s’attarde pas et on continue à l’étape suivante : une plantation de café. Il s’agit en fait de présenter de façon bien faite, la production de café (et notamment le café Kopi Luwak le plus cher au monde dont les grains sont d’abord ingérés par une mangouste avant d’être récupérés et torréfiés) et les différentes cultures vivrières de l’île. Petite dégustation là encore face à un beau paysage et on continue. On fait l’impasse sur les artistes sculpteurs, peintre et bijoutiers et on demande au taxi de nous mener directement au temple Tirta Empul choisi au hasard sur la carte mais pour nous permettre d’apprécier le paysage en quittant la zone d’Ubud. La route devient plus belle car on quitte l’agglomération urbaine. C’est un peu plus sauvage et les habitations et magasins classiques remplacent les boutiques de souvenir et autres hôtels restaurant. Arrivés au temple, on observe les fidèles venus se purifier à la source sacrée et on visite le temple.

Le chauffeur est sympa et nous ramène à Ubud en passant par les petites routes qui traversent la campagne. C’est beaucoup plus joli et agréable qu’à l’aller et cela nous conforte dans l’idée que pour vraiment profiter de ce coin, il faut louer un scooter et se balader. Dans notre cas, ce sera pas pour cette fois ci mais on verra demain ce que Sidemen nous réserve : c’est un village en pleine campagne au milieu des rizières avec simplement quelques guesthouses pour accueillir les touristes.