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Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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Melaka – km 12637


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2 décembre 2013


Après une dizaine de jours passés à KL, il est temps de reprendre la route et partir voir du pays. Une capitale est rarement représentative du reste d’un pays et nous sommes impatients de voir un autre visage de la Malaisie. Après un bref arrêt à Port Klang pour régler un dernier papier chez 1$, nous prenons l’autoroute direction Melaka : c’est une 2×2 voies un peu monotone qui traverse des plantations de palmiers – la culture principale ici au détriment d’ailleurs de la biodiversité – et quelques zones de forêt.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Melaka et là, c’est un peu une surprise. Nous savions que la ville était très touristique avec ses vieux quartiers mais nous ne nous attendions pas à voir autant de monde et une telle ambiance. Il faut dire aussi que nous en sommes en plein week-end et de plus ce sont les grandes vacances en Malaisie. Impossible de circuler dans le quartier chinois où sont concentrées la plupart des guest houses bon marché car les soirs de week-end, le quartier est fermé à la circulation et le marché de nuit très populaire s’installe dans la rue principale (junker street). Nous nous garons et partons à la recherche d’une chambre familiale. Nous atterrissons dans une pension très correcte où nous logeons le premier soir. Le lendemain, toutes les chambres sont réservées et nous partons en quête d’une nouvelle chambre que nous trouvons assez facilement un peu plus loin dans la même rue.

20131203_005Nous profitons de ce grand week end pour nous mêler aux touristes malaisiens et singapouriens pour la plupart (ces derniers viennent en nombre ici car les prix sont beaucoup plus intéressants qu’à Singapour) : le soir, nous déambulons dans le marché de nuit où se succèdent différents stands en tout genre : nourritures, babioles Made in China, vêtements, artisanat (plus ou moins local), etc.  et la journée, nous nous baladons dans le quartier chinois et vers le port où se concentrent les monuments principaux, vestiges du passé colonial portugais et hollandais de la ville qui fut un port important dans le commerce avec l’Asie.

Le plus marquant reste quand même les tuk-tuks qui sillonnent la ville : tous plus décorés les uns que les autres, ils sont partout dans le quartier touristique de Melaka. Certains sont équipés d’un haut parleur qui diffuse de la musique hyper fort. On les entend jusque tard dans la nuit quand l’un deux passe sous notre fenêtre (et le matin, c’est plutôt le bruit du forgeron qui nous réveille !).

Samedi soir, nous allons manger dans un petit resto très sympa et nous sympathisons avec Antoinette la serveuse qui est aux petits soins pour les enfants. Elle va leur acheter des baguettes pour enfants au magasin à côté car elle a remarqué qu’ils aimaient essayer de manger à la chinoise (elle-même est d’origine chinoise). Le lendemain, on la retrouve en début d’après midi et on se ballade ensemble en ville (sans Emilien fiévreux qui reste avec Carine à l’hôtel). La fièvre d’Emilien ne passant pas, nous décidons de rester le lundi à Melaka mais malheureusement, il pleut toute la journée sans discontinuer. Nous décidons donc de reprendre la route le lendemain car Emilien va mieux et de rejoindre au plus vite la Thailande. Nous reviendrons profiter de la Malaisie à la fin de la saison des pluies au printemps prochain…

 

Kuala Lumpur


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28 novembre 2013

Arrivés en début de soirée à l’aéroport de Kuala Lumpur, nous sautons dans un taxi direction la capitale. L’aéroport est assez excentré et nous mettons plus d’une heure à atteindre notre pied à terre que le taxi a d’ailleurs un peu de mal à trouver. Il faut dire que l’adresse est sommaire : Desa Pendan (un quartier de KL) J3-7-6 Kuala Lumpur. J c’est pour le nom du bloc correspondant aux 6 barres d’immeubles J1 J2 J3 J4 J5 J6. Ensuite le 3 correspond à l’étage et 6 au logement. La logique est un peu compliquée à saisir (surtout vers 22h après un voyage en avion et une heure de taxi).

Nous finissons donc par retrouver la famille qui sous-loue l’appartement de leur fille qui vit à l’étranger et nous nous installons dans un sommaire mais confortable 3 pièces situé dans cette fameuse résidence J, une barre de 4 étages un peu décrépie où chaque porte d’entrée est doublé d’une grille métallique. Le proprio nous recommande d’ailleurs de bien la fermer avec son cadenas même quand nous sommes à l’intérieur. Déjà, depuis l’aéroport, le contraste avec Bali était saisissant : l’autoroute qui mène à KL, la vue sur les tours du centre ville, tout est à une autre échelle. Autant, à Bali, nous nous posions même pas la question de la sécurité autant ici, cela a l’air d’être différent. C’est vrai que c’est une grande ville et que, comme partout dans le monde, cela entraîne une certaine délinquance. Ceci dit, au bout de quelques jours, nous sommes parfaitement à l’aise même si on fait particulièrement attention à nos sacs quand on se balade en ville et qu’on laisse le verrou sur la porte de l’appart’.20131128_008_009_auto

L’appartement est situé à une dizaine de minutes à pied du centre de Desa Pendan : deux rangées de blocs en long où se succèdent différentes boutiques : pas mal de garages, de magasins de pièces auto, une épicerie chinoise, un 7/11, une cantine Indienne, un McDo, un KFC, etc. Le soir, une rue entière est occupée par les chaises et tables en plastique de jardin des stands de nourriture situés tout le long du trottoir. Chouette ambiance.

Pas de transport en commun à proximité mais de toutes façons, hors certains longs trajets, il est beaucoup simple et rapide (et aussi bon marché à 6) de prendre un taxi. On les attrape dans la rue (c’est moins cher que de les réserver ou de les prendre aux stations officielles) sans difficultés.
Pendant cette semaine à Kuala Lumpur, nous sommes invités à déjeuner et passer l’après midi chez des français vivant ici Laure et Patrick en compagnie des petites Emma et Jade et d’un papi Jacques (import temporaire de Cournonsec). Nous passons une super journée où nous profitons d’un bon repas (avec vin rouge et vrai café !!!) et d’une bonne séance de piscine où les enfants se régalent. Merci pour l’invitation !29131117_053_057

Le lendemain, nous allons visiter les Batu Caves : il s’agit d’immenses grottes (jusqu’à 100m de haut) dans lesquelles sont installés différents temples hindous. On y accède par un long escalier (272 marches!) peuplé de touristes et de macaques (les mêmes qu’à la MonkeyForest d’Ubud) et au pied duquel veille une statue dorée de 42m de haut représentant Murugan dieu hindou tamoul.

On se ballade également dans le Chinatown de KL, dans quelques centres commerciaux plus grands les uns que les autres (tous ornés de décorations de Noël) et les derniers jours dans KLCC (Kuala Lumpur City Center) au pied des tours Petronas (les fameuses tours jumelles les plus grandes au monde 450m et 5ème au classement des plus hauts gratte-ciels). L’endroit est assez incroyable : un grand parc ceinturé de grattes ciels avec une grande pataugeoire publique où les enfants peuvent aller se baigner !

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La ville et la vie ici nous a beaucoup plu : beaucoup de choses à voir, de coins où flâner, des quartiers hypermodernes mais, à quelques rues de là, des quartiers populaires et animés, plein d’activités possibles notamment avec les enfants mais dont les prix sont assez élevés (en tout cas dans un budget tour du monde). Nous retrouvons la même ambiance qu’à Sharjah : plein de nationalités différentes (indiens et chinois notamment), un essor économique perceptible, une langue commune l’anglais que l’on entend beaucoup dans les conversations entre les gens et qui nous facilite la tache pour communiquer. Nous reviendrons donc avec plaisir d’ici quelques mois remettre le camion dans son container pour le renvoyer en France (ou ailleurs) et continuer de découvrir cette ville étonnante.

Le camion que nous récupérons d’ailleurs en pleine nuit à Port Klang grâce au légendaire 1$. De son vrai nom Haji Mohamed Assir Bin Haji A.Mohamed Ariff, 1$ est responsable d’une agence maritime (Aseantex), organisateur de voyages (moto et 4×4) et voyageur lui-même particulièrement apprécié – à juste titre – dans le milieu pour son professionnalisme et sa gentillesse). Il nous d’ailleurs donne plein de bons tuyaux pour la suite du voyage et nous convainc d’acquérir un GPS pour la suite du voyage. Autant dire qu’il a eu raison, car à 1 heure du mat’, au milieu des autoroutes de Kuala Lumpur, Olivier aurait pu passer une bonne partie de la nuit à chercher son chemin sans son nouveau co-pilote…