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Trang – km 13517


Carnet de route > Thaïlande

6 décembre 2013

Arrivés à Changlun – la dernière ville malaisienne avant la frontière – on s’arrête au hasard dans une des nombreuses enseignes d’assurances. En 5 minutes chrono, on repart avec une assurance valable 6 mois pour rouler avec le camion en Thailande. On en profite pour acheter nos 6 formulaires pour l’immigration que Carine remplit pendant qu’on roule pour rejoindre la frontière.
Les formalités côté Malaisie sont expédiées assez rapidement : Olivier passe dans 5 minutes dans le bureau des douanes pour le Carnet du camion (où l’officier des douanes, très sympa, lui offre même à boire) et c’est tout.
Idem côté Thailande où tout est expédié en une vingtaine de minutes. Un passage de frontière éclair sans fouille du véhicule, ni aucune autre vérification particulière. On obtient bien une autorisation de séjour (sans visa) de 30 jours pour nous et pour le camion. Tout va bien donc, excepté Emilien qui recommence à faire de la fièvre et qui, en plus, nous fait une performance gastrique au milieu du poste frontière…
Mais ça y est, nous sommes en Thailande. Un bref arrêt au distributeur pour retirer des Baths et on reprend la route. Le paysage a l’air plus aéré et avec plus de relief que de l’autre côté de la frontière. On sent que le pays est un peu plus pauvre que son voisin malaisien. La différence est peut être qu’en Malaisie il y a certains bâtiments ou certaines infrastructures qui sont très modernes au milieu d’un environnement proche de celui que l’on traverse. Il y a en Thaïlande un côté village et artisanal que l’on ressent pas en Malaisie. L’exemple le plus immédiat et parlant est celui des fils électriques le long des routes qui ont tendance à se multiplier (dans un joyeux méli mélo) en Thaïlande alors qu’on ne les remarque pas en Malaisie.
Il est grand temps de manger mais il pleut énormément et nous laissons tomber l’option resto. On s’arrête donc dans un villlage et Carine brave la pluie battante pour ramener de quoi faire un pique nique dans le camion. On déjeune donc sur le bord de la route puis on repart car, avec cette pluie qui tombe, on ne pourra rien faire d’autre aujourd’hui : nous en profitons donc pour rouler…

Nous arrivons à Trang qui est une assez grande ville dans laquelle nous trouvons assez facilement deux belles chambres doubles dans un hôtel à côté de la gare. Il pleut toujours mais le repas du soir dans un petit resto à côté nous met du baume au coeur. On se régale de Pad Thai, de riz frit et d’une belle assiette de fruits frais. Le coût de la vie est meilleur marché qu’en Malaisie, ce qui est également une bonne nouvelle pour le budget.
Emilien a l’air d’aller mieux, on verra comment se passe la nuit…

Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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