Archives du mot-clé famille

Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


Cambodge > Carnet de route

19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Phayao – km 16752


Carnet de route > Thaïlande

29 décembre 2013

Nous quittons péniblement Chiang Mai et ses bouchons pour rejoindre par une très belle route au milieu des montagnes Phayao en fin d’après midi. Nous débarquons donc dans l’hôtel avec la chambre familiale repérée dans agoda mais à l’accueil, c’est sans appel : tout est complet en jusqu’à début janvier. Voilà que ça recommence…

On commence la tournée des quelques hôtels de la ville et on trouve deux chambres avec lits jumeaux dans un premier hôtel. Ce n’est pas très clean et pas spécialement sympa mais bon à défaut d’autre chose… On met une option et on se dit qu’on va quand même aller voir, sans trop y croire, un dernier hôtel celui le plus classe de la ville et là, c’est bonne pioche. Il ne reste plus beaucoup de chambres dispos mais on négocie de tous dormir dans une grande chambre double dans laquelle on nous ajoute un lit d’appoint. On sera un peu serrés mais pour quasiment le même prix que l’hôtel précédent, on ne perd pas au change ! On sort manger au bord du lac poisson grillé, soupe et riz et hop, au lit : demain, c’est dimanche et on aura la journée pour profiter de la ville.

Après l’école et un déjeuner à l’hôtel où le personnel se relayait pour nous regarder manger (!), nous commençons l’après midi en se rendant au temple Wat Sri Khom Kham. On fait un tour rapide dans le temple pour admirer son buddah assis de 17m de haut et on profite surtout de l’ambiance : il y a une sorte de kermesse organisée dans l’enceinte du temple : on observe les gens remplir des récipients en métal avec des pièces de monnaie qui sont ensuite régulièrement retournés et vidés dans la grande caisse en bois surlesquels ils reposent. Des moines font des bénédictions dans la cour et un speaker parle en continue dans son micro. Bref, un joyeux brouhaha et notre présence qui ne semble pas gêner le moins du monde tout ce beau monde : étonnant ! On continue dans l’étonnant en visitant jardin du temple qui rassemble des statues toutes plus incroyables les unes que les autres et qui représentent le bien (un peu) et le mal (beaucoup). On écarte à la fin les enfants car au fond du jardin, cela devient un peu trash !!!

Phayao est une ville moyenne située au bord d’un lac qui est son principal attrait touristique. Il y a une dizaine de petits restaurants de poissons et de cafés le long de la berge et un parc dans lequel a lieu un marché à l’occasion des fêtes de fin d’année. Nous y faisons un tour et nous achetons ces fameux bonnets-déguisements que nous voyons souvent depuis plusieurs semaines sans pouvoir trouver à les acheter.

20131229_080_081Après manger, nous nous arrêtons observer l’envol de lanternes célestes. Un jeune homme nous a fait signe de nous approcher et nous offre une lanterne qu’il nous allume. Nous la tenons tous ensemble avant de la laisser s’envoyer. Magique.

Ayutthaya – km 15270


Carnet de route > Thaïlande

18 décembre 2013

Nous arrivons en début de soirée à Ayutthaya. Nous trouvons de la place dans la première guesthouse que nous avions pré-sélectionnée. Nous posons nos affaires dans nos chambres (on a pris deux doubles) et nous repartons tout de suite car les proprios nous ont signalé un spectacle « son et lumière » qui a lieu dans les ruines et qu’il ne faut surtout pas rater.
Ayutthaya est l’ancienne capitale d’un royaume thaï qui s’étendait sur la quasi totalité de la Thaïlande actuelle entre 1350 et 1767 date à laquelle la cité fut détruite par les Birmans voisins. Les ruines, nombreuses et assez bien conservées, sont concentrées pour la plupart sur l’île transformée en parc historique. Nous logeons dans le centre et nous nous rendons donc à pied sur le lieu de ce qui se révèle être un festival (le World Heritage Fair du 13 au 22 décembre qui célèbre le classement de la ville à l’UNESCO). festival AyutthayaDès notre arrivée, nous nous retrouvons face à face avec des éléphants (ceux du spectacle) et nous passons un long moment à les observer. Il y a donc ce fameux spectacle mais également une scène où se produisent chanteurs, orchestres et danseurs traditionnels et une foule de stands où on peut manger des plats locaux et/ou typiques. On déguste un superbe mélange de pousses de soja, de poulet et de pâte à crêpes (le tout ayant généreusement frit ensemble dans une grande poêle). On se régale (même si c’est un peu gras) et on enchaine tout de suite avec le spectacle qui commence (juste après l’hymne national de 20h). C’est un super spectacle qui retrace l’histoire de la ville depuis sa création jusqu’à sa destruction. Les commentaires sont en thaï donc on se contente de suivre ce qui se passe sur scène mais personne en perd une miette : à grands renforts de figurants (villageois, guerriers, princes), d’éléphants et de chevaux, de pétard et d’explosions, du plus petit au plus grand, nous savourons !

Le lendemain (après une bonne sieste – de rigueur après la soirée de la veille), nous découvrons, de jour, le parc historique. Nous décidons d’y revenir plus longuement le lendemain et de s’y balader en vélo. Nous nous rendons dans un temple où siège l’un des plus grands bouddha de bronze de Thaïlande (plus de 12m de haut) puis visitons le Wat Phra Sri Samphet (le plus grand temple de la ville) situé juste à côté. Une fois le quota visite épuisé, nous reprenons les vélos et nous baladons au hasard des routes en croisant, pour la plus grande joie des enfants, les éléphants qui promènent les touristes sur leurs dos.

On retourne au festival pour y manger une déclinaison de la dernière fois : soja, moules et pâtes à crêpes (ou beignet). C’est tout aussi gras mais/et tout aussi bon. On teste également des beignets de poissons (le « no spicy » thaïlandais est parfois traitre) ainsi que des maïs grillés (les mêmes qu’à Chateau Rouge – chaque enfant a eu le sien et, ravi, l’a dévoré instantanément). On clôture ainsi en beauté ce séjour à Ayutthaya qui nous aura séduit par son mélange culturel, populaire, artistique et sportif !

Cha-am – km 15007


Carnet de route > Thaïlande

16 décembre 2013

Changement d’ambiance après le calme de la forêt, nous retrouvons la mer (le golfe de Thaïlande cette fois) et l’agitation de la ville balnéaire de Cha-am. Située à 2-3 heures de route au sud de Bangkok, c’est une destination prisée des citadins qui y viennent passer leur week-end. 20131216_108_117On se trouve facilement une grande chambre familiale avec deux lits doubles et une petite terrasse que l’on privatise rapidement ! Le vendredi matin, on part accueillir les parents d’Olivier à l’aéroport de Bangkok et on rentre tous ensemble à Cha-am pour y passer le week-end. Les grands bus décorés à deux étages arrivent régulièrement de Bangkok et on sent la ville commencer à s’animer à l’approche du week-end. Dans certains bus, la musique est à fond et les jeunes (en uniforme) sont debout à l’intérieur en train de danser : une sortie scolaire ?!

Finalement, le week-end n’est pas si agité que ça : quelques pétards et feux d’artifices mais passé 22h-23h c’est relativement calme. En revanche, le matin, la ville s’anime tôt : dès 7h, tout le monde est sur le pont. Les familles ou groupes d’amis s’installent sous des parasols dans des transats et passent l’après midi ou la journée à manger (des vendeurs ambulants assurent le réapprovisionnement) et à boire (coca et/ou whisky). Côté plage, c’est surtout en mer que ça se passe : beaucoup de Jet-Ski dont la plupart tractent de grandes bouées surlesquelles sont installés les passagers. Autre variante, une large bouée avec un seul passager qui s’envole avec la vitesse !

Après ces quelques jours de retrouvailles, on dépose les parents d’Olivier à la gare et on reprend la route chacun de notre côté avant de se retrouver pour Noël à Chiang Mai.

Pak Song – km 14158


Carnet de route > Thaïlande

11 décembre 2013

En quittant l’autoroute qui continue sur Bangkok, on emprunte une belle route secondaire qui s’enfonce dans la forêt et nous atteignons le petit village isolé de Pak Song en fin de journée. Nous sommes accueillis par Geetha qui est bénévole au sein de la fondation depuis 3 mois et qui assure les cours de yoga. Le principe de TCDF Eco-Logic est simple : quelques logements (3 bungalows, 4 chambres et un dortoir) pour héberger les hôtes et dont les revenus sont intégralement reversés à la fondation TCDF qui oeuvre pour les enfants en difficulté de la région. Les volontaires qui viennent travailler pour quelques semaines ou quelques mois logent gratuitement dans le dortoir. Nous nous joignons à leur groupe pour les repas (pris en commun) et nous participons donc aux taches ménagères (en gros la vaisselle !).

L’ambiance est familiale car la structure est petite, artisanale et à vocation humanitaire. On se sent tout de suite à l’aise même si on est les seuls à ne pas être branché yoga ! Notre petit groupe d’une dizaine de personnes est composés de gens d’horizons et de nationalités différentes (un couple franco-hollandais, une américaine, une autrichienne, une espagnole, une hollandaise et une malaisienne). Le fait de prendre ses repas en commun et faire la vaisselle ensemble permet de rapidement faire connaissance. Nous participons même à une sortie organisée en commun pour aller aux sources d’eau chaude d’un parc naturel voisin. La journée est fériée et plein de familles en profitent pour venir se baigner et pique niquer. Nous nous délassons dans les différents bassins dont les températures de tiède à très chaud varient selon les sources. Nous profitons également de la rivière pour nager et pour profiter d’une séance sauvage de fish-therapy : des poissons qui viennent s’attaquer aux pieds pour manger les peaux mortes. Assez particulier comme sensation !

Pour en revenir à la structure TCDF, nous apprécions vraiment le cadre (au calme en pleine forêt) et le principe général de fonctionnement. La cuisine est faite quasi exclusivement avec les ressources locales gérés conjointement avec l’école : un jardin potager (bio), un poulailler et une ferme de champignons ! Les repas sont donc particulièrement bons et légers (cela nous change des dernières semaines). La structure est également impliqué dans un programme de gestion des déchets particulièrement efficace (tri sélectif, compost, recyclage, etc.).20131210_097_101
Nous avons passé quelques jours très agréables ici : les enfants ont pu profiter d’une salle avec plein de jeux et de livres et ont été adoptés par les autres hôtes qui leur ont lu des histoires et joués avec eux. Seul le crapaud qui squattait devant le frigo (ou parfois dans la salle de jeux) les a gênés (surtout le premier soir !). Nous, nous avons pu discuter tranquillement avec les autres invités (quelle bonne idée cette salle de jeux) et découvrir tous les projets gérés par les deux fondatrices de TCDF (et il y en a plein !). Nous devons partir car les parents d’Olivier arrivent bientôt à Bangkok et nous voulons passer le week end avec eux avant de les retrouver pour Noël dans le nord de la Thaïlande. Mais, nous sommes bien décidés à revenir ici, plus longtemps, à la fin de notre boucle.

Koh Lanta Yai – km 13725


Carnet de route > Thaïlande

7 décembre 2013

Emilien a bien dormi cette nuit et ne fait plus de fièvre. On décide donc d’abandonner la visite chez le médecin aujourd’hui et de quitter Trang pour rejoindre Krabi ou ses environs : nous voulons quand même voir ces fameuses plages de Thailande du Sud qui attirent tous les touristes avant de continuer vers le nord de la Thailande.
En chemin, on voit une pancarte qui flèche Koh Lanta à 35km avec un panneau ferry. Après une brève période d’hésitation, on fait demi-tour et on prend la route indiquée. Koh Lanta fait partie de ces iles très belles et donc touristiques et fréquentées mais qui a la réputation d’être plus familiale et moins fêtarde que ces voisines…
En arrivant au bout de la route, on s’arrête à une petite guérite où on achète un ticket de ferry pour rejoindre l’île. Assez rapidement, une grande barge arrive et nous voilà en route pour Koh Lanta. On est étonné de la facilité avec laquelle tout ça s’enchaine. Même si le coin est très touristique (et la Thailande en général), on ne s’attendait pas à ce que les choses se passent si facilement…20131206_032
La traversée pour rejoindre Kho Lanta dure une vingtaine de minutes mais en débarquant, nous sommes surpris de ne croiser qu’un simple village au milieu de la campagne (à douter que l’on soit arrivé au bon endroit). On décide de suivre les autres véhicules pour se rendre compte, quelques kilomètres plus tard, que nous sommes en fait sur une ile (Koh Lanta Noi) qui sert de passerelle avant de rejoindre Koh Lanta Yai (la grande), celle qui a les plus belles plages et qui accueille des touristes. Nous prenons donc un second bac pour arriver 10 minutes plus tard à destination.
En arrivant, on rejoint rapidement la route qui longe la côte ouest de l’ile où sont implantés tous les hôtels et restaurants. Après une pause déjeuner, on part en quête d’un logement pour la nuit. On traverse l’île pour rejoindre la côte est qui est plus sauvage et où l’on croise quelques villages et beaucoup de motos chevauchées par les touristes qui logent de l’autre côté de l’île.

Nous finirons par les rejoindre car nous ne trouvons pas d’hébergement de ce côté de l’ile. On finit dans un hôtel où nous trouvons deux bungalows simples (lit double + ventilo) à un prix basse saison (une semaine plus tard, on aurait payé le double !). Le resto de l’hôtel donne sur la plage et l’ambiance est vraiment sympa. L’endroit est magnifique et encore, ce n’est pas la plus belle plage de l’île car la notre est parsemée de rochers. Nous n’aurons pas le temps d’aller voir les autres plages, on reviendra hors saison quand nous redescendrons vers la Malaisie dans quelques semaines ou quelques mois.

20131207_037_041
Ces deux jours à Koh Lanta nous permettent en tous cas de nous poser un peu après ces derniers jours où nous avons beaucoup roulé et les enfants apprécient vraiment la plage et la piscine.
La prochaine étape promet, elle aussi, d’être agréable même si c’est dans un tout autre style : on a trouvé un hébergement écolo dans une fondation pour enfants située en pleine forêt !

Ipoh – km 12985


Carnet de route > Malaisie

4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

20131204_056_061

Sanur / Bali


Carnet de route > Indonésie

19 novembre 2013

Changement d’ambiance : nous avons quitté Sidemen et ses magnifiques paysages pour Sanur ville côtière familiale (comme on dit dans les guides). On arrive à trouver deux chambres doubles côte à côte dans une guesthouse en ville et avec la plage au bout de la rue. 20131116_19A peine installés, on y va bien sûr faire un tour pour repérer les lieux. On entame une longue balade le long de la plage qui traverse tous les hôtels / resorts qui donnent sur la mer. Il y a peu de monde (beaucoup de retraités) mais surtout peu de vagues. Déception pour les enfants à qui on avait promis une dernière séance de surf avant le départ et pour les adultes, car le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’ambiance. On passe finalement la journée à attendre la fin de la pluie avant d’aller faire un petit tour à la plage et assister brièvement à une dernière cérémonie (un enterrement).

Le lendemain, on retourne en taxi à la fameuse plage double six (de l’autre côté de l’île) où nous avions commencé notre séjour balinais. Il y a moins de monde que la semaine dernière mais les vagues, elles, sont belles et biens présentes et les enfants profitent de leurs planches de BodyBoard. La lumière de fin de journée est super belle et après un coucher de soleil avorté pour cause de nuages, on remballe tout car la nuit tombe !

On rentre épuisé pour aller passer notre dernière soirée à Sanur. Demain, on change encore d’ambiance : on prend l’avion pour rejoindre Kuala Lumpur et s’y installer en attendant de retrouver le camion…

Tabriz – km 8577


Carnet de route > Iran

12 octobre 2013

Ce matin, on quitte Maku avec pour premier objectif de trouver du gasoil. Heureusement, on ne tarde pas trop à croiser une station service avec un poids lourd à la pompe. On s’approche et le chauffeur nous fait signe de venir nous garer à côté de lui. On confirme qu’on veut bien du gasoil et il s’arrange avec le gars de la station service pour qu’on se serve sur sa carte. Même pas eu le temps de le remercier qu’il a déjà démarré. Olivier lui court après pour le remercier et lui proposer un billet de dédommagement mais il refuse plusieurs fois et repart. Le sens légendaire de l’hospitalité iranienne n’a pas l’air si légendaire que ça…
On repart donc de bonne humeur d’autant qu’on fait le plein de gasoil pour quelques euros. On roule à travers des paysages qui ressemblent à ceux qu’on vient de traverser en Turquie mais en plus sec. On sent que le pays est moins riche que la Turquie. Les routes, même si elles sont en plutôt bon état, ne sont pas celles que l’on vient de quitter. Les stations services beaucoup moins nombreuses n’ont rien à voir avec celles des turcs (en même temps, les turcs sont des furieux de ce point de vue là) et peu d’échoppes ou de restos le long de la route pour manger. On finit quand même par trouver un resto pour routiers à côté d’une station service. Un peu surpris, les deux gars nous installent et nous commandons trois brochettes de poulet. Le resto est désert (il faut dire qu’il est 14h) et nous avons comme seule compagnie une télé noir et blanc dans un coin qui diffuse un match de catch. Un vrai resto de routier quoi.
On repart ensuite direction Tabriz que nous aimerions rejoindre avant la nuit. La route passe à travers plusieurs villages qui commencent à être de plus en plus importants. Les seuls pièges sont ces ralentisseurs qui surgissent de nulle part et sans indications à l’entrée de ces agglomérations. L’habitude est vite prise et la vigilance est de mise car ces ralentisseurs sont drôlement efficaces.
Au bout d’une heure de trajet, on s’aperçoit que notre sac à dos est resté sous la table au resto. A l’intérieur, nos cartes d’identités, tous les euros retirés pour l’Iran, l’ordinateur, l’iPad, bref tout ce qui est important et que l’on ne laisse pas dans le camion quand on sort ! On fait demi tour en croisant les doigts ! Quand on arrive enfin au resto, le gars sourit, sort le sac à dos du frigo (qui ne fonctionnait pas) et nous le tend. On a envie de l’embrasser. On ne parle qu’avec les gestes mais il comprend qu’on est drôlement content. Il refuse obstinément le billet qu’on voulait lui offrir pour le remercier. Welcome to Iran !
Soulagés, on repart pour Tabriz que l’on atteint en début de soirée en pleine nuit et au milieu des bouchons. Et là, on vérifie que la conduite au volant des iraniens n’est pas si légendaire que ça. Les années Cameroun ont été un bon entraînement mais là, il faut passer la vitesse supérieure car il y a beaucoup de voitures, des feux qu’il ne faut pas respecter, des piétons dont il ne faut pas tenir compte. Le principe est de ne pas se dégonfler. Il faut forcer le passage et qqs cms avant l’impact, le moins courageux freine et l’autre passe. Tout ça, après une après-midi de route, un petit coup de stress, des pancartes en arabe, avec comme seul plan celui du guide, un jeudi soir (équivalent du samedi soir en France), autant vous dire que l’on a passé une bonne heure à naviguer à la boussole (Carine a pu savourer sa revanche vu le nombre de fois où Olivier l’a chambré avec ça) en demandant notre route régulièrement. On finit par trouver le centre ville et se garer un peu à l’arrache sur une avenue. Olivier part à la recherche de l’hôtel avec Félicie et heureusement, la chambre-dortoir (bon plan de la famille Faure) est dispo.

On passe les deux jours suivants à se balader dans Tabriz, principalement dans le bazar qui est particulièrement agréable. On en profite pour changer de l’argent, se familiariser avec les rials, les tomans et les zéros qui vont avec. On essaie différents restos : du fast food dégueu au resto un peu sympa ambiance 60´s. Bref, on prend nos marques !

Maku – km 8175


Carnet de route > Iran

10 octobre 2013

Après un départ un peu tardif de Dogubayazit, on finit par arriver au poste frontière vers 12h30. C’est l’heure de la pause déjeuner et on patiente jusqu’à 13h30. A partir de ce moment là, les choses sérieuses commencent : Carine et les enfants partent de leur côté avec les passagers des bus et dolmuş et Olivier reste avec les chauffeurs et leurs véhicules.

Le passage de frontière vu par Carine :
Nous passons donc avec les enfants la frontière turque sans encombre : le policier vérifie nos passeports et tamponne la date de sortie et nous fait signe de continuer. Nous traversons un couloir extérieur jusqu’à une grande porte avec IRAN placardé au dessus. Plusieurs hommes avec des paquets attendent devant ; ils me font signe de leur donner les passeports mais je les garde bien avec moi et les contourne pour me diriger vers le soldat en faction tout en vérifiant que je n’oublie aucun des petits en route ; il me demande également les passeports – cette fois ci, je lui les tends ; les photos des enfants le font sourire. Il me les rend et me fait signe de continuer dans le hall plus loin. Nous faisons la queue (tout le monde se pousse un peu et essaye de se passer devant) pour le contrôle des passeports. Le policier me demande de patienter à coté, un policier en uniforme arrive un quart d’heure plus tard et repart avec nos 5 passeports. Nous patientons environ 1 heure assis sur les bancs en regardant la télévision diffusant une émission française doublé en iranien (c’et pas sorcier) et en grignotant du pain, un peu de fromage et des gâteaux. Le policier finit par revenir, me pose des questions (immatriculation du véhicule, destinations en Iran) et finit par me redonner les passeports puis me fait signe de passer de l’autre côté pour la vérification des bagages. Ici, je retrouve l’ambiance des douanes africaines avec les paquets plein de chaussures neuves éventrés, les engueulades entre les douaniers et les passeurs… On nous fait signe de passer et nous sortons du poste frontière attendre Oliv dehors. Ca y est, on est en Iran.

Le passage de frontière vu par Olivier :
Je tape la discute (avec les mains) avec les chauffeurs de dolmuş et quand l’officier arrive, tout le monde se bouscule pour aller se faire tamponner ses papiers. Mes nouveaux potes m’arrangent le coup en poussant un peu les chauffeurs de bus arrivés après moi et en faisant passer mes papiers au préposé. Ensuite, c’est chacun pour soi : tout le monde court vers son véhicule prêt à s’engouffrer dès que la barrière s’ouvre. L’ordre d’arrivée des véhicules a été noté par un officiel turc mais les négociations vont bon train et l’ordre est quelque peu chamboulé ;-) . Les deux portails turcs et iranien s’ouvrent et laissent passer quelques bus et quelques voitures avant de se refermer. J’arrive à passer en faisant un peu le forcing dans le second voyage. Je cours vers la guérite pour déposer mon passeport à l’officier. Je suis dans les premiers mais il semble y a voir un problème. Il n’arrive pas à m’enregistrer et s’énerve sur son ordinateur en maugréant. Derrière moi, ça commence à s’impatienter mais personne ne moufte. Finalement, il met mon passeport de côté et enregistre les autres chauffeurs. Il me fait ensuite signe de le suivre et m’emmène à l’intérieur du poste et demande à son collègue de passer manuellement mon passeport. Son collègue râle parce qu’il a tous les passagers des bus à scanner et quelques autres passeports à passer à la main. Je ne comprends pas tout mais ça s’engueule un peu. Bref, j’attends un petit moment puis je re-remplis la fiche interpol avec empreintes des deux mains (la même que celle du visa) et j’ai finalement mon tampon sur mon passeport. Maintenant, il faut s’attaquer au plus difficile, le passage du camion avec le carnet de passage en douane à se faire tamponner. Je vous passe les détails mais après près de deux heures de paperasses en navigant à l’aveuglette entre officiels et parasites qui essaient de t’accompagner pour faire les démarches avec toi. Je finis avec l’aide d’un officiel qui se révèle ne pas en être un (mais qui passe derrière les bureaux, remplit et tamponne mes papiers !) à récupérer mon carnet de passage en douane tamponné ! Une fois, mon « accompagnateur » rétribué, je retrouve enfin Carine et les filles de l’autre côté de la grille !
Il est 16h30, on ne s’est pas si mal débrouillé que ça mais je suis un peu épuisé nerveusement. Ca y est, on est en Iran !


Une fois cette fameuse frontière traversée, on s’emballe un peu : euphoriques, on part bille en tête direction Tabriz. Au bout de quelques dizaines de kms, on redescend un peu : on n’a pas un rial en poche, presque plus de gasoil dans le réservoir et on est à plus deux heures de route de Tabriz que l’on atteindrait à la nuit. On fait donc demi tour et on décide de se poser à Maku, première ville après la frontière.
Vu le temps qu’on passe à trouver l’hôtel, c’était définitivement la bonne solution. Il faut dire aussi dire que l’on tourne en rond un bon bout de temps dans la banlieue de Maku pensant être en pleine ville. Une fois le centre ville atteint, on trouve l’hôtel assez facilement. Il s’agit d’un hôtel assez classe géré par l’état. Le réceptionniste nous dégote un petite suite et nous installe des matelas par terre pour les petits. C’est le grand luxe après les derniers hôtels que l’on vient d’enchaîner. On mange dans la chambre car il y a une réception privée dans le resto de l’hôtel : un grand plat de riz, des cuisses de poulet et du yaourt salé assis sur le tapis autour de la table basse.
Une nuit de soleil salvatrice et on attaque par un petit déj´ iranien sur le même modèle que le turc (tomate-concombre-œufs-tartines au miel et thé pour tout le monde). Olivier repart ensuite essayer changer de l’argent. Après son échec hier soir au marche noir, on va commencer par changer de quoi payer l’hôtel et le plein de gasoil à la banque et on changera le reste au marche noir a Tabriz a un taux sûrement beaucoup plus intéressant. La réceptionniste nous indique la banque ou aller faire le change : la banque Mellat (il y a un grand nombre de banques en Iran mais peu proposent le change – pour rappel, les sanctions imposées à l’Iran l’isole du réseau bancaire mondial donc pas de cb étrangères et impossibilité de se procurer de rials hors de l’Iran). On rentre faire la queue à la banque Melli (en se disant que Melli et Mellat, c’est kifkif). Et bien pas du tout, le préposé nous assure que ce n’est pas possible et qu’il faut retourner à Bazargan. On trouve finalement la banque Mellat et on arrive à récupérer enfin nos premiers rials (avec un chewing-gum offert par le banquier !).
On règle nos dettes et on part direction Tabriz.