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Ispahan – km 10017


Carnet de route > Iran

25 octobre 2013

Nous rejoignons facilement Ispahan (Esfahan) le vendredi en début d’après midi. C’est le week-end et la ville est très tranquille : idéal pour trouver sans trop de difficultés l’appart’hotel du Lonely Planet et recommandé par les Faure. Manque de bol, c’est complet. Par chance, on aperçoit une enseigne hotel pas loin et il reste de la place. De plus, il s’agit également d’un appart’hotel – idéal pour se poser quelques jours. Ce n’est pas aussi clean que celui prévu mais cela fera parfaitement l’affaire et en plus, c’est moins cher et aussi bien voir mieux placé !
Le fait de pouvoir profiter d’une cuisine, d’un espace où les enfants puissent jouer et travailler, où l’on puisse faire tranquillement nos lessives et où Carine ne soit pas toujours obligé de se voiler est drôlement confortable.
On se (re)pose donc pendant ces 5 jours à Espahan tout en profitant de la ville qui est très agréable à découvrir à pied. On est situé en plein centre et on ne sortira pas une seule fois en voiture. On alterne ballades dans le bazar, visites de mosquées et autres ballades au hasard des rues environnantes. On prend nos petites habitudes chez le primeur et l’épicier du coin qui se montrent de plus en plus loquaces au fil des visites.
20131024_119Nous sommes aussi particulièrement sollicités pour des photos souvenirs : dès que l’on passe sur la place centrale d’Ispahan, cela ne rate pas : on nous arrête pour nous souhaiter la bienvenue, nous demander d’où on vient, si ces 4 enfants sont bien tous les nôtres et quel âge a t on. Les familles iraniennes que l’on a rencontrées ont souvent 1 ou 2 enfants et les ont plutôt vers 35 – 40 ans. Ils sont donc surpris par notre âge et par le fait qu’on ait 4 enfants (« ce n’est pas commun en France, si ? »). Ici, c’est plutôt dans les villages qu’on rencontre des familles nombreuses mais rarement en ville. Les difficultés financières et les incertitudes quant à l’avenir semblent être un frein pour avoir des enfants chez les jeunes couples que l’on a rencontré.
La guerre Iran-Irak (encore très présente notamment à travers les portraits des martyrs que l’on retrouve affichés dans toutes les villes), l’embargo, le mouvement de révolte avorté de 2009 sont autant de frein à l’optimisme chez les jeunes que l’on a rencontrés. Même les élections de juin dernier qui ont donné la majorité aux modérés ne semblent pas être un signe très positif (« les mollahs sont toujours là et freinent tout »)…
Quoiqu’il en soit, les gens sont adorables et à part quelques fois où on est un peu les animaux de cirque avec lesquels on veut poser, on se prête de bonne grâce aux photos souvenir. C’est un moyen simple de remercier les gens pour leur accueil et leur générosité.
Pour en revenir à la ville en elle-même, nous n’avons pas eu le sentiment d’en avoir profité autant que l’on aurait souhaité par rapport aux visites car nous avons passé pas mal de temps dans l’appart’ à alterner école, cuisine, lessive et autres réjouissances d’une vie à nouveau sédentaire (sédentaire pendant 5 jours !). La mosquée du shah et le palais étaient en plus en pleine rénovation et encombrés d’échaffaudages. Bref, il faudra qu’on revienne car l’heure est maintenant au départ car notre l’échéance de notre visa continue à se rapprocher…