Archives du mot-clé creuvaison

Kashan / 2 – km 9739


Carnet de route > Iran

19 octobre 2013

Ce matin, Ali, notre guide pour la journée, nous rejoint comme prévu en début de matinée. On commence par un petit tour dans Aran situé juste au nord de Kashan pour aller visiter une cité souterraine et un réservoir d’eau. La cité souterraine n’a été découverte que récemment (une dizaine d’années) et permettait à près de 2000 habitants de se réfugier en cas d’attaque. On enchaine par la visite du mausolée d’un descendant de Mahommet. On passe un petit moment dans la mosquée et on part déjeuner.
L’après midi, direction le désert (qui est aux portes de la ville) : on emprunte une piste mi-tôle ondulée, mi-sable. On ne roule pas assez vite au goût d’Ali mais on ménage notre camion : on a encore quelques kilomètres à faire avec !
Après une vingtaine de kilomètres dans le désert, nous atteignons les dunes de sables. On part s’y balader et on y passe un long moment. Les enfants sont ravis (les parents aussi). C’est toujours aussi magique de se retrouver en haut d’une dune et de pouvoir admirer l’horizon désert sur 360°. Le temps tourne et Ali veut nous emmener voir le coucher de soleil sur le lac salé qui est encore à une vingtaine de kms.20131019_P1_073_pano

En arrivant au camion, on découvre un des pneus (pourtant quasi neuf) est crevé. C’est la première fois qu’on crève avec notre camion et faut que ça arrive ici !
Après avoir passé une vingtaine de minutes à décrocher la roue de secours et avoir vidé tout le camion pour accéder au cric, on passe encore autant de temps à débloquer les boulons de la roue pour finalement ne pas réussir à l’enlever ! On redescend le camion, on remonte les boulons et on se dit qu’on va avoir l’occasion d’utiliser le gonfleur 12v acheté quelques jours avant le départ (c’est le match retour de la boussole de Carine pour ceux qui suivent). Le gonfleur marche à merveille et regonfle la roue mais la crevaison est si importante que le pneu se dégonfle à vue d’oeil. La nuit commence à tomber et toujours personne à l’horizon.
Et c’est là qu’Olivier pense à l’autre Olivier qui lui a confié le jour du départ un jeu de mèches (pour réparer les crevaisons). On retrouve les mèches assez facilement (un camion bien rangé !), on étudie le mode d’emploi et puisqu’il n’y a pas d’autres solutions, Olivier se résout à planter l’espèce d’outil dans le trou (l’agrandissant au passage et faisant blémir tout le monde) pour insérer la mèche. Impressionnant à faire (en tout cas la première fois) mais le résultat est là : ça tient (du miracle !?) et le pneu n’a pas trop l’air de se dégonfler. On remballe tout rapidement, on rebrousse chemin pour rejoindre (de nuit) la ville. Une fois à Aran, on s’arrête chez un réparateur de pneu qui nous dit que la réparation tiendra et effectivement, le pneu ne se dégonfle pas.
La nuit dans le désert, ça sera pour une prochaine fois et on rentre à Kashan manger avec Ali à la pension. Au final, on aura passé une super journée autant à discuter avec Ali dans un français impeccable où on apprend plein de choses sur la vie d’un jeune de 26 ans en Iran qu’à se balader dans le désert et jouer dans les dunes. Demain, on continue vers Ispahan car l’échéance du visa nous oblige à ne pas trop tarder en route…