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Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


Cambodge > Carnet de route

19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Kratie – km 19722


Cambodge > Carnet de route

13 février 2014

Après un passage de frontière plutôt bien géré (toutes les infos pratiques ici) et sans trop bakchicher, nous sommes enfin au Cambodge. Nous nous éloignons rapidement de la frontière pour aller regonfler tranquillement notre pneu au bord de la route déserte et on repart direction Stung Treng la première ville après la frontière. On s’arrête vers la gare routière manger un morceau et en profiter pour faire réparer notre pneu crevé en même temps. 20140211_082_086Ensuite, toujours pour repartir d’un bon pied, on décide de laver le camion. On pensait en avoir fini avec les routes défoncées et les pistes de certains coins du Laos et on voulait fêter ça en remettant au propre notre camion qui en avait drôlement besoin.

En reprenant la route pour rejoindre Kratie, on réalise que notre beau camion ne va pas rester propre très longtemps ! La route est défoncée tout le long du trajet. Parfois des trous au milieu du goudron (souvent un peu de goudron autour des trous), parfois de la piste, parfois des travaux, bref, l’après midi est longue pour le conducteur et les passagers. On arrive finalement à Kratie à la tombée de la nuit (tiens, c’est nouveau ça) et on cherche une guesthouse. Premier essai raté : « c’est complet » et quand on trouve finalement une chambre double dispo, on ne fait pas la fine bouche : on la prend. On déménage rapidement le lendemain matin dans un hôtel juste à côté pour une chambre propre !

Kratie est une petite ville sympa qui s’étend le long du Mékong. On fait le tour du marché et de ses alentours où les magasins sont plus nombreux et plus achalandés qu’au Laos. Des enseignes peintes à la main, des cambodgiennes en pyjama en flanelle à toute heure de la journée et en tous lieux, des chargements improbables tirés par les motos (pile de matelas, meubles, cochons vivants, etc.) : il est toujours étonnant de voir qu’à quelques dizaines de kilomètres d’écart, une frontière peut modifier autant de choses. Les balades se terminent sur la promenade le long du Mekong où le soleil vient se coucher tous les soirs. Cela commence à faire un bout de temps que l’on suit le Mekong et nul doute que sa présence nous manquera quand il faudra s’en éloigner…20140212_016_018 20140213_033_035

Nous n’allons quand même pas quitter Kratie sans aller voir l’attraction touristique de la ville : les dauphins ! Il existe quelques dizaines de dauphins d’eau douce (ou dauphins de l’Irrawaddy) qui vivent dans le Mékong au nord de Kratie. C’est une espèce protégée qui a beaucoup été chassée (pour l’huile) et qui est désormais menacée par la pollution.
Nous empruntons donc une belle route qui remonte le long du Mékong et qui nous mène à l’endroit où vivent les fameux dauphins. Pas de spectacle à la Flipper le Dauphin : nous prenons simplement une barque pour rejoindre le centre du fleuve et nous nous laissons dériver sans faire de bruit en les observant de loin. Nous apercevons leurs nageoires de temps à autre mais surtout, nous les entendons respirer. Magique.

Après avoir autant apprécié le Laos, nous étions un peu inquiet à l’idée d’être déçu par le Cambodge mais pour l’instant, ce n’est pas du tout le cas. Même si l’ambiance est différente, nous nous sentons à l’aise et nous avons hâte de continuer de découvrir ce pays.