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Qazvin – km 9242


Carnet de route > Iran

15 octobre 2013


Quitter Tabriz nous prend moins de temps que d’y arriver même si l’on ne peut pas s’empêcher de se perdre un peu en essayant de rejoindre le périphérique local. Une fois la route principale trouvée, on se laisse guider à travers des paysages désertiques au pied de grandes montagnes de roche. On mange le midi dans un resto pour routiers avec toujours le même menu : brochettes de poulet / riz pour tout le monde !

Arrivée – encore une fois – à la nuit tombante et au beau milieu des bouchons à Qazvin ! Là encore, grand moment de conduite quand il s’agit de se mettre dans la bonne file quand on roule à 4 de front sur une route à 3 voies pare-chocs contre pare-chocs et quand les panneaux (souvent sous titrés en anglais mais en plus petit) ne sont visibles qu’au dernier moment. On commence à maîtriser la conduite à l’iranienne et on arrive en moins d’une heure à trouver le centre ville. On réitère la solution testée à Tabriz : on se gare quand on peut et on part chercher l’hôtel à pied. Là encore, c’est la bonne option d’autant que le parking choisi au hasard se révèle être juste à côté de l’hôtel. En fait, ce n’est pas tout à fait un hôtel mais une mosaferkhaneh, c’est à dire un hôtel pour voyageurs peu fortunés. En fait, il s’agit de chambres disposées sur les paliers des 2ème et 3ème étages d’un immeuble classique avec salle de bains et toilettes communes. Le plus dur est de trouver l’entrée signalée en caractères arabes uniquement. Le vendeur du magasin au rez de chaussée nous fait signe dans sa vitrine que c’est à côté et sort même de son magasin pour nous indiquer précisément la porte. Le gérant, très sympa, nous installe dans une grande chambre avec 6 lits – idéal pour caser tout le monde.
La ville est plus petite que Tabriz et moins touristique aussi. On est encore plus souvent accosté qu’à Tabriz et là encore, ces petites rencontres, ces « welcome to iran », ces quelques phrases en anglais hésitant émaillent nos ballades dans la ville. Un peu de shopping pour Carine qui s’achète un trench coat comme les jeunes iraniennes à la mode. Il faut dire qu’il fait chaud et qu’avec le port du foulard, le fait de devoir en plus être couverte de la tête aux pieds est contraignant. L’avantage du trench coat est qu’il permet de tout cacher sans trop tenir chaud…
On galère un peu pour trouver des endroits où manger à part un resto sympa où on va manger tous les soirs (et où on invite un soir à notre table, la fille du patron qui à 10 ans parle super bien anglais – elle est dans une école spéciale – et nous raconte un peu sa vie). Le midi, on teste sans succès différents fast food où on teste les pizzas iraniennes, différentes fritures de poulets et autres déceptions culinaires.

Mais, la chambre est pratique pour se poser, pour faire l’école et surtout peu chère. On décide donc de prolonger d’une journée notre séjour pour aller se balader dans la vallée d’Alamut (la vallée où se trouve les ruines des châteaux des Assassins).
On décolle en fin de matinée après l’école et après s’être engagé sur la petite route qui mène à la vallée, on rebrousse chemin : on n’a plus beaucoup de gasoil et, vu la route qu’on s’apprête à suivre, peu de chance de croiser une station service. On rejoint donc l’autoroute direction Téhéran où au bout de quelques dizaines de kms, on finit par trouver une station où des semi-remorques font la queue. Après quelques palabres en langages des signes, on finit par réussir à faire le plein. On en profite pour acheter quelques vivres pour le pique-nique que l’on improvise sur la route escarpée qui mène à la fameuse vallée. Une fois l’ascension achevée, nous entamons une longue descente vers la vallée. La vue est bien sûr imprenable mais soumet à rude épreuve l’estomac de notre pauvre Rosalie. On remonte ensuite la vallée, encaissée dans d’immenses montagnes, vers le nord à travers des champs et des rizières.


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On achève ensuite Rosalie avec la remontée des montagnes qui bordent la vallée (faut bien rentrer à la maison) et la redescente vers Qazvin. Il faut dire aussi que l’on n’a pas pris la route principale (jamais vu de panneau l’indiquant) et que si la route était belle, elle était aussi particulièrement sinueuse…
On réconforte Rosalie (qui ne perd jamais sa bonne humeur) : demain, on reprend la route mais avec l’autoroute, ça tournera moins !