Las Vegas, NV – km 30687


Carnet de route > USA

22 mai 2014

Après avoir passé une partie de la matinée à quitter Los Angeles, on se fait une pause pique-nique sur le parking d’un Target (supermarché style Walmart). On reprend ensuite la longue route qui traverse le désert avant d’arriver à Vegas.
On rejoint directement le motel qu’on a réservé sur internet qui est situé à l’extrémité du strip, le boulevard où sont concentrés les grands hôtels-casinos. On essaie de pas se faire remarquer car on a réservé pour 4 personnes. Tout le monde reste dans la voiture et la personne à la réception ne nous pose aucune question. Ouf ! On file se garer devant notre chambre et tout le monde sort en catimini…
On passe deux jours à se balader sur le strip. On se gare à chaque fois dans un hôtel différent puis on se promène autour. On « visite » les différents casinos et hôtels dont chacun a sa thématique.
Le Circus Circus est particulièrement adapté aux enfants : il y a une fête foraine installée dans un chapiteau dans l’hôtel. On profite des spectacles gratuits (acrobate et jongleurs) et on se fait une partie de « Camel Chase » (il faut lancer une balle et selon le trou dans lequel elle redescend, le chameau avance du nombre de case indiqué). Au grand désespoir de Rosalie, aucun d’entre nous n’est le plus rapide et on repart sans la peluche (ouf).
On se balade aussi dans le Venetian où les gondoles naviguent sur les canaux qui traversent un centre commercial. Un petit tour sur la place Saint Marc où on profite d’un spectacle de commedia dell’arte. Après Venise, on va aussi à Paris où sous la tour Eiffel s’alignent les machines à sous tandis que les rues pavées alentour concentrent les boutiques.
On profite des beaux spectacles de jet d’eau devant le Bellagio (l’hôtel-casino des Ocean Eleven et Twelve) différents selon la chanson diffusée. Un petit tour au magasin M&M’s où on profite d’une projection ciné en 3D à la gloire des Treet’s. Le magasin s’étend sur 4 étages avec un nombre incroyable de produits dérivés en vente. Nous, on se contente d’un petit paquet de M&M’s en libre-service !
Pour le dernier soir, on s’est trouvé une promo terrible sur internet et on se prend deux chambres doubles dans un hôtel-casino situé dans le quartier historique de Vegas : Downtown (tout ça pour presque la moitié de la nuit de camping à San Francisco !?). L’hôtel, Main Street Station, n’est pas tout récent mais très bien entretenu. Le hall de réception est un hall de gare avec banc en bois et guichet style début XX. La réceptionniste nous trouve deux chambres communicantes, le tout au 17ème et dernier étage avec une vue incroyable sur la ville !

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A côté de l’hôtel, on va faire un tour dans la Fremont Street, la rue qui concentre tous les casinos de l’époque. L’ambiance est plus festive et populaire que sur le strip. Question d’échelle sûrement car la rue est piétonne et les bâtiments moins pharaoniques que sur le strip. Il y a quelques concerts (plutôt hard-rock ou rock FM) en live dans la rue, beaucoup de lumières, beaucoup de monde, bref, une vraie ambiance…

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Après ce séjour un peu surréaliste dans la ville du péché, il est temps de nous extirper de cette ville si délirante mais en même temps attachante. Malgré le décor « carton-pâte » des grands hôtels-casinos du strip, Las Vegas reste une ville et pas seulement un simple parc d’attraction. Il y a bien sûr une ambiance incroyable à l’intérieur de ces casinos : les machines à sous alignées, la moquette épaisse, la lumière tamisée, le bruit et la lumière des machines, l’odeur de cigarette (un des rares endroits publics où on peut fumer aux usa), les mamies et papis vissés sur leurs sièges, les serveuses en tenue légère, les tables de jeux de cartes ou de roulette… Seule déception, pas ou peu de bruit de pièces qui dégringolent, quasiment tous les joueurs jouent avec des cartes magnétiques !
Mais il suffit de s’éloigner du boulevard et d’aller manger dans un Burger King un soir : les quelques rares clients attablés ont l’air complètement paumés ou camés. Un panneau stipule qu’il n’est interdit de rester plus de 30 mn par consommation. La déco des années 70 est dans son jus (la cuisine aussi !). Déjà ressentie à Los Angeles, la pauvreté est bien présente et de façon plus criante qu’en Asie par exemple.


On pensait ne pas apprécier cette ville qui a, à priori pour nous, tout pour se faire détester mais au final, on y a trouvé un côté attachant. Bref, on repart aussi surpris qu’en y arrivant la première fois en la découvrant après plusieurs heures de désert…

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