Huay Xai – km 16993


Carnet de route > Laos > Thaïlande

30 décembre 2013

Après avoir, sans succès, cherché une banque pour changer des dollars en prévision de notre passage au Laos demain, nous quittons Phayao pour rejoindre Chiang Kong la ville frontière le long du Mékong. Il existe de belles routes secondaires pour faire le chemin mais nous préférons ménager les enfants (et surtout Rosalie) et prendre la route principale qui mène à Chiang Rai avant de rejoindre Chiang Kong par les petites routes. Nous arrivons vers le fameux temple Wat Rong Khun, « le temple blanc de Chiang Rai », dont l’entrée crée un bouchon sur la route. On n’avait pas prévu d’y aller mais puisque l’on passe juste devant, on ne peut que s’arrêter.

Créé il y a quelques années par un artiste thaï en hommage à l’actuel roi de Thaïlande, ce temple a la particularité d’être blanc, tout blanc avec des éclats de miroir pour réfléchir encore plus la lumière ! Il y a énormément de monde (quasiment que des touristes Thaïlandais) mais on s’engage quand même dans la file pour visiter l’intérieur du temple (en marchant sans s’arrêter). On ne serait pas venu spécialement pour ça mais c’est vrai que c’est assez étonnant.

Nous repartons ensuite pour nous arrêter dans un centre commercial de la banlieue de Chiang Rai où nous déjeunons et allons changer nos euros en dollars pour nos visas laotiens. Emilien nous fait une performance dont il a le secret : une belle gamelle avec éclatage de nez sur l’arête d’un bac à fleurs en béton. Ce n’est pas joli mais à priori rien de trop grave – on espère juste qu’il ne gardera pas de cicatrice souvenir… Au moment de reprendre la voiture pour partir, une voiture est garée au milieu de l’allée nous empêchant de repartir. Après la gamelle d’Emilien, les 2 heures passées à changer nos euros et maintenant, cette voiture, on se dit qu’aujourd’hui est décidément une journée « sans ». Une famille qui passe par là tente de nous filer un coup de main sans succès. Finalement, les gars de la sécurité arrivent avec des roulettes pour soulever et déplacer la voiture ! Il est 15h et on quitte enfin Chiang Rai (toujours dans les bouchons).

Après quelques kilomètres, on se retrouve dans la campagne et on réalise que l’on a pas fait le plein. La jauge étant au mini et vu la route que l’on s’apprête à prendre, il est plus sage de faire demi-tour pour faire le plein même si on doit (et cela ne manque pas) retourner dans les bouchons. Il est 16h et on se remet (une fois de plus) en route !20131230_070

La route est très belle et traverse la campagne : principalement des rizières entourées de montagnes avec des villages de plus en petits. Nous arrivons finalement à l’entrée de Chiang Kong vers 17h30 et on voit la pancarte : Friendship bridge / Laos border à droite. On hésite une demi-seconde puis on se dit qu’on va y faire un tour cela permettra de faire un repérage pour demain matin. On arrive directement à l’entrée du poste frontière qui est quasiment désert. On demande au garde posté à l’entrée s’il est possible de passer la frontière ce soir. Il nous fait signe de prendre la voie réservée aux véhicules particuliers et nous voilà parti pour le Laos. A l’arrache comme d’habitude (on ne se refait pas), on rassemble tous les papiers nécessaires pour le camion et on va se faire tamponner nos passeports. L’officier nous demande un papier pour le camion que l’on aurait du recevoir à notre entrée en Thaïlande. Son chef, très sympa, nous refait le papier manquant et tout est désormais en règle : nous empruntons donc le pont pour traverser le Mékong et rejoindre le Laos. Il fait nuit et on ne profite malheureusement pas de la vue.

En arrivant au poste frontière Laotien, on remplit nos fiches d’immigration et ce n’est pas une mince affaire : à chaque passage de frontière, remplir en 6 exemplaires les différentes fiches immigration, c’est toujours une corvée. Une fois notre visa en règle, il nous reste à régler celui du camion et là, c’est sans appel : il manque (encore) un papier que les Thailandais étaient censés nous donner. C’est des moments comme on les aime et au final nos meilleurs souvenirs de voyage : on fait demi tour, on reprend le pont dans l’autre sens et on revient au poste thailandais pour récupérer ce fameux papier. Au départ, l’officier pense que l’on a juste fait un visa run (pratique qui consiste à se rendre dans un pays limitrophe et re-rentrer immédiatement en Thailande pour avoir de fait une prolongation d’autorisation de séjour). On passe un peu de temps à lui expliquer que les laotiens nous renvoient ici car il a oublié de nous rendre un papier. Avec l’aide de d’un de ces collègues qui parle un peu anglais, on arrive enfin à se comprendre et il revient, en se faisant chambrer par ses potes, avec le fameux papier.

Entre Thaïlande et Laos, au dessus du Mékong

Entre Thaïlande et Laos, au dessus du Mékong

On reprend le pont pour la 3ème fois et cette fois, tout est bon : on est autorisé à rentrer et à rouler au Laos. Il est 20h30, il fait nuit noire, le GPS n’a pas réalisé que nous avions traversé le Mékong, les enfants sont fatigués (nous aussi) et commencent à avoir faim (nous aussi) : tout va bien ! On roule tout de suite en direction de la ville pour trouver gite et couvert pour la nuit. Nous réalisons tout de suite que nous avons changé de pays : la conduite à droite, les routes, les habitations, il fait nuit mais on sent déjà les différences. On trouve difficilement la rue principale de la ville qui fait face à l’embarcadère du Mékong, point de passage des bateaux qui viennent de la Thaïlande en face. On descend au pif dans un hôtel qui a plutôt bonne tête et qui jouxte un restaurant qui est encore ouvert. On prend deux doubles pour la nuit et on essaie, sans succès, d’aller manger dans le resto à côté. On remonte la rue et la vieille dame qui tient une guesthouse à côté accepte de nous faire à manger malgré l’heure tardive. Elle nous amène sa soeur (une mamie elle aussi) qui parle un peu français (on apprenait le français à l’école à l’époque). On apprend nos premiers mots de laotien, on commande des sandwiches pour le lendemain et on va se coucher !

2 réflexions au sujet de « Huay Xai – km 16993 »

  1. Odile Boccard

    merci pour vos voeux. Je suis en retard. C’est un comble. J’ ai pensé bien fort à vous pendant tous ces jours. Personellement je profite des Australiens. je vous souhaite une tres belle année aventureuse et joyeuse. De nombreuses et affectueuses bises à vous partager!!Odile du clos des oliviers. Vous êtes bien sur invités pour le retour!!

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