Eceabat – km 4493


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20 septembre 2013

Départ de bon matin d’Alexandroupolis et nous arrivons vers midi au poste frontière. On écoule nos pièces en euros (dont nous n’aurons plus l’utilité pendant les prochains mois) dans la zone duty free entre les deux frontières où nous dégustons nos paninis (payés à grand renfort de pièces de centimes).
Une fois le no man’s land entre les deux gardes-frontières traversé, nous voici enfin en Turquie !
Nous roulons jusqu’à Koycegiz où nous nous baladons un bon moment dans le centre ville pour trouver un distributeur pour retirer des lires turques ! Après quelques courses pour le soir et un goûter, nous repartons pour Eceabat dans le détroit des Dardanelles, au bout de la pointe européenne de la Turquie.
Nous trouvons un camping quasi désert mais avec une super cuisine commune !
Le lendemain, nous parcourons en voiture les champs de bataille de la première guerre mondiale où les turcs (ottomans) ont résisté vaillamment et avec réussite au débarquement allié (français, anglais, néo zélandais et australien). Plein de cimetières militaires et de monuments commémoratifs parsèment la zone qui est désormais un parc naturel. Il faut dire qu’il y eut beaucoup de morts et que, pendant cette bataille des Dardanelles, s’est illustré, Atatürk le fondateur de la Turquie moderne et particulièrement vénéré par les turcs. L’endroit est donc très visité même si à cette période là de l’année nous ne croisons pas grand monde…
C’était donc notre dernier jour en Europe avant un petit bout de temps car demain nous prévoyons de passer en Asie !

plage du débarquement Cap Helles

plage du débarquement Cap Helles

Selçuk – km 4911


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21 septembre 2013

Départ sur les chapeau de roues ce matin !
On avait prévu de partir tôt car il commence à faire frais et si on veut encore continuer en mode camping, il faut qu’on tire vers le sud et le soleil ! Check time à 10h37 où on est quasi prêt. Le ferry part d’Eceabat à 11h et il faut compter un quart d’heure pour rejoindre la ville. On réfléchit une dizaine de secondes, Carine court à la réception payer, Olivier embarque tout ce qui traine encore, ceinture les enfants et zou, on le tente.
On roule un peu sec sans non plus faire n’importe quoi (il y a un ferry qui part toutes les heures) mais bon, ça serait râlant… Ça a l’air jouable jusqu’à l’arrivée sur la route principale où on se retrouve derrière une voiture de police qui roule à 70km/h. On ne va pas prendre de risque, on ne la double pas et on reste derrière (en râlant !).
On arrive finalement à l’entrée de la ville à 10h57 et à l’entrée du port à 10h59 !!!
La grille est à moitié fermée mais les gars sont sympas et nous la rouvrent tandis qu’on paye à toute vitesse le billet. Ouf. On est les derniers rentrés et à peine garés, le ferry est déjà en route pour l’Asie !!!
La traversée du détroit des Dardanelles se passe rapidement et nous débarquons donc à Canakkale (où nous étions déjà passé il y a qqs années en faisant le même chemin en sens inverse). On continue plein sud en s’arrêtant quand même pour manger dans un resto où les guêpes mènent la vie dure à Rosalie nous obligeant à nous replier à l’intérieur.


Nous reprenons la route, traversons Izmir (par l’autoroute !) et continuons toujours plein sud en traversant de longues plaines.
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Il commence à se faire tard et décidons de faire une halte du côté de Selçuk où il semble y avoir un camping sympa.
Il est maintenant 18h, la nuit commence à tomber, les enfants commencent (!) à en avoir marre et là, c’est le drame. Olivier s’arrête en voyant un pancarte camping avec le logo d’une tente. Il marmonne à Carine le nom du camping en question. Carine maugrée une réponse du style « si tu veux ». Olivier pensant que Carine valide le fait qu’il s’agit du camping recherché, fait marche arrière et rentre dans l’enceinte du dit-camping.

En fait, ce n’est plus un camping depuis belle lurette. Le patron qui s’avance vers nous ne nous le dit pas tout de suite mais nous annonce après discussion un prix imbattable pour la nuit. Top là, on va se refaire après le resto de ce midi. Et c’est installant qu’on se rend compte qu’il n’y a que des WC (en dans quel état). Le bâtiment des sanitaires est à l’abandon. On galère pour planter la tente car le sol est dur comme de la pierre. Le voisin, qui vit dans la caravane à côté avec toute sa famille, vient nous aider avec une pioche !
On mange notre traditionnel plat de pâtes au thon à la lampe frontale quand le patron vient nous voir en nous disant qu’il va nous bricoler un truc. Hop, il tire une rallonge depuis la prise des WC, deux fils dénudés et une ampoule et le tour est joué (il y avait quand même quelques faux contacts mais avec un peu de salive et en bricolant les fils, ça marche !).
Bon, c’est sympa à faire une fois mais c’est déjà décidé : demain matin, on part et on trouve un vrai camping !

 

Kaş – km 5345


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23 septembre 2013

Comme prévu, on se lance dès le réveil dans le démontage du campement. On salue au petit déj’ les chiens qui ont veillés devant notre tente et on décolle. Cette fois, on fait les choses bien : on choisit sur le guide du Lonely Planet un camping à côté de la plage pour faire plaisir aux enfants qui ont été particulièrement cools.
On s’arrête en chemin à Köyceğiz pour aller manger dans un restaurant sur la place du village. La devanture est toute petite et ressemble à celle d’un kebab standard mais en rentrant dans le resto, il y a une cour intérieure et une salle supplémentaire avec aquariums où nous nous installons.


Un petit tour près du lac pour digérer et on repart ! Arrivés à côté de Fethiye, où se trouve le fameux camping, on n’est pas très emballé par l’ambiance hyper touristique du coin (les traditionnelles pancartes avec les horaires de diffusion des matches de foot du championnat anglais, le prix de la bière en happy hour, etc. sont de bons indicateurs). Mais bon, les enfants ont quand même mérités un plan moins roots que celui d’hier. On arrive enfin au camping : le coin tente est tout petit et il n’y a pas moyen de garer le camion ailleurs que sur un parking assez loin, il n’y a pas de douches avec eau chaude et pas de possibilité de se faire à manger.
Hop, demi-tour avec un arrêt à la station service où on achète la paix sociale dans le camion à coup de glaces et on reprend la route…
L’idée initiale est de rejoindre Çıralı où nous avions passé un super moment il y a deux ans mais cela fait beaucoup trop loin. On s’arrête donc à Kaş où on trouve un petit camping sympa juste à la tombée de la nuit.
Le lendemain matin, école dans la paillote à côté de la plage où les enfants vont ensuite jouer avant de reprendre la route direction Çıralı pour enfin se poser un petit peu.
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Çıralı – km 5485


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25 septembre 2013

Départ donc de Kaş en fin de matinée. On profite que les deux petits dorment pour pousser jusqu’à Demre. La ville s’étend le long de la nationale qui sépare la plage (peu exploitée touristiquement parlant) et d’immenses superficies de serres (en arrivant par le haut de la montagne, la vue est saisissante). Bref, c’est donc ici que les enfants se réveillent et qu’il faut organiser le pique nique minute. On s’arrête sur le bord de la plage. Les photos sont flatteuses mais la réalité l’est un peu moins (souvent le cas !). Les ordures qui trainent, le soleil qui tape et le vieux chien qui vient nous tenir compagnie ne nous encouragent pas à nous attarder outre mesure et nous reprenons la route rapidement pour enfin rejoindre Çıralı.
pique nique à Demre

pique nique à Demre (une carte postale à gagner pour le premier qui trouve le chien)


Un petit aller-retour dans la rue où s’aligne une multitude de pensions et nous finissons par opter (un peu au pif) pour le camping Elfi qui est ouvert (même s’il n’y a presque personne) et qui a l’air sympa. En fait, il s’agit plus ou moins d’un camping mode communautaire / yoga / baba / bouddha très sympa. La déco mode recyclage et les installations mode bricolo donnent une ambiance particulière mais agréable ! Les jeunes qui tiennent le camping ont tous 20-30 ans et prennent la vie calmement en souriant. On s’y pose deux nuits où nous profitons de cette si belle plage (déserte) et de l’ambiance détendue qui règne là.
camping Elfi à Çirali

camping Elfi à Çirali



Nous nous rendons le mardi soir, à la nuit tombée, voire le site de Yanartaş (considéré comme le mont Chimère). Après une montée de marches sur un kilomètre dans la montagne à la lampe frontale, nous atteignons le site lui-même : il s’agit d’orifices dans la roche d’où sort du gaz (principalement du méthane) qui une fois allumé forme une flamme continue. On passe un petit moment à admirer ces différents foyers puis on redescend rejoindre le camion au parking.
La descente (plus fatigante que la montée) n’altère pas le moral des filles (qui ont été particulièrement vaillantes : seule Rosalie a du passer quelques tronçons de la descente dans les bras). Mais le retour au camping dans le camion se finit dans les ronflements de la moitié de l’équipage. Tant mieux pour les parents qui profitent des Gözleme (crêpes locales) au chocolat qu’on avait prévu de leur donner pour les récompenser de leur effort. De toutes façons, qui dort dine…

Beyşehir – km 5825


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26 septembre 2013

La saison avance et on ne voudrait pas arriver trop tard en Cappadoce pour profiter d’un temps clément. On reprend donc la route de bon matin.
On atteint Antalya en fin de matinée et on pousse jusqu’à Serik pour la pause déjeuner. On se trouve (péniblement) un petit resto de brochettes (très bon). On ne tarde pas pour repartir car il est déjà 15h et la route est encore longue…

Après avoir longé la côté méditerranéenne, il est temps de rentrer dans les terres et remonter vers le nord. La route est magnifique notamment le dernier tronçon, une départementale déserte qui rejoint le lac de Beyşehir où se trouve l’hôtel-camping que nous avions repéré.
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Nous arrivons donc à la tombée de la nuit et malgré la fraicheur (relative bien sûr), on décide de camper (on sait que ce sont nos dernières nuit de camping et en plus, cela fait du bien au budget). Le patron nous rouvre le camping qui est un espace qui sert aussi au pique nique l’été des habitants de la ville. Il faut dire que l’on est à côté du lac mais à 12km de la ville. Le camping étant en plus désert, nous sommes un peu seuls au monde ! Le temps de monter la tente, il est l’heure de manger. Vu le prix modique de l’emplacement camping, on fait claquer le second resto à l’hôtel (on est en train de prendre de mauvaises habitudes !).
La nuit est courte et un peu froide. Pour se réchauffer, on démonte la tente et on repart : direction la Cappadoce…

Göreme – km 6560


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2 octobre 2013

Après la longue traversée de la steppe anatolienne, nous retrouvons la Cappadoce où nous avions déjà séjourné il y a une dizaine d’années. L’endroit est toujours aussi magique. D’autant plus que nous avons finalement choisi l’option camping et que le camping en question (Kaya) est particulièrement sympa : la vue est magnifique, il y a de super douches avec eau chaude, une grande cuisine commune et de l’espace pour les enfants.
Les nuits sont particulièrement fraiches : on dort habillés et on sort les manteaux pour prendre le petit déj’. Nous alternons école et ballades avec notamment la visite de la cité souterraine de Kaymakli. Il s’agit d’un réseau de galeries creusées distribuant différentes pièces l’ensemble s’étendant sur plusieurs étages sous terre. Le côté ludique n’échappe pas aux enfants : on en oublie la claustrophobie et on suit le chemin (balisé) qui nous mène plusieurs mètres sous terre à travers des chatières où nous (les adultes – parfois les deux grandes) sommes obligés de nous accroupir pour passer.

On profite de ce long séjour (6 jours !) pour rattraper notre retard de lessives. On va également une journée à Kayseri où on débarque comme des fleurs à 11h chez le concessionnaire VW pour savoir s’il peut nous prendre le camion pour une vidange. Le planning est complet et il reste au mieux une place pour le lendemain. Avec la gentillesse qui caractérise tant les turcs, notre interlocuteur finit par nous emmener voir le chef d’atelier qui nous arrange le coup et s’occupera du camion dans le journée. Ni une, ni deux, il faut dégager du camion pour le laisser à l’atelier et surtout monter dans la navette du garage qui nous attend pour nous déposer, avec les autres clients, dans le centre ville. Il est donc 11h et il faut nous occuper jusqu’à 17h – heure où nous pouvons récupérer le camion. Nous passons un moment au nouveau centre commercial, fierté de la ville, qui ressemble désespérément à tous les centres commerciaux. Puis nous passons une grande partie de l’après midi dans le parc avant de retourner en tramway au garage. On récupère notre camion avec moult porte-clés et bonbons. Petit épisode pour souligner cette gentillesse turque dont nous bénéficions chaque jour et qui nous permet de toujours retomber sur nos pattes !
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Le plus magique reste quand même les montgolfières qui rythment nos petits déjeuners. Un matin, on descend même assister au gonflage et décollage (lever à 5h !).
Le clou du séjour restera le cadeau d’anniversaire de Carine : un vol en montgolfière accompagnée de Félicie et Sidonie (merci au responsable du camping Kaya de nous avoir si bien négocié le coup (et le coût !)). Une heure à flotter au dessus du paysage incroyable de cette région où l’érosion a formé un paysage si particulier (cheminées de fée, canyons, pitons, etc.).

L’endroit et l’ambiance nous ont autant plu que la dernière fois. Pour un endroit si touristique, nous nous y retrouvons quand même et nous y reviendrons sûrement notamment pour un tour en montgolfière pour Rosalie, Emilien et Olivier et pour pouvoir randonner dans ces paysages si magiques.

Ünye – km 7027


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Départ précipité de Göreme (où nous avions initialement prévu de passer encore 2-3 jours) en images :

Il s’agissait donc bien de nos dernières nuits de camping ! Ce départ de dernière minute bouleverse un peu nos plans par rapport à l’obtention de nos visas pour l’Iran. Nous avions initialement prévu de récupérer nos visas à Erzurum en passant via une agence iranienne. La dite agence nous a prévenu que la visite de l’Iran avec son propre véhicule nécessitait depuis peu l’accompagnement d’un guide (présence soit disant vérifiée scrupuleusement par la police).
Nous avons donc changé de tactique et décidé d’aller tenter notre chance en début de semaine prochaine à Trabzon où le consulat est connu pour son incroyable capacité à délivrer des visas en 24-48h (il faut en général compter une semaine ailleurs) et sans autorisation de séjour ! La route est longue jusqu’à Trabzon (2 ou 3 étapes minimum) et cela risque de nous bloquer le week end là-bas. Nous n’avons eu pour l’instant que des échos négatifs sur cette ville. Bref, on verra ça quand on y sera…
Pause pique nique le midi dans un parc au bord de la nationale. Des élèves collège à côté prennent leur pause. Quelques uns viennent nous aborder en anglais en rigolant ! Le gardien du square insiste pour nous offrir un thé ou un café. Olivier passe donc un petit moment assis sur une chaise dans la guérite à boire un Nescafé avec le gardien qui a vécu 8 ans en Allemagne. On parle un mélange de turc et d’allemand mais on arrive à se comprendre.


On repart ensuite et on attaque la montagne qu’il faut franchir avant de redescendre sur la mer Noire. Les paysages sont magnifiques depuis longtemps mais en fin d’après midi, la traversée de ces villages de montagne au milieu des nuages, c’est vraiment magique. En redescendant vers la mer, c’est une pluie de plus en plus violente qui nous attend. A Unye, c’est sous l’orage que l’on cherche un endroit où dormir. Le plan bungalow qu’on avait vu sur le Lonely Planet est fermé (vu le temps, c’est évident que la saison est belle et bien terminée). On se trouve un hôtel au pif dans lequel on négocie deux doubles communicantes : le top ! L’hôtel est un peu hors d’usage (la pluie s’infiltre un peu partout) et un peu limite question propreté mais pour un soir d’orage à 7 heures du soir en pleine nuit, ça ira bien ! On se bricole discrètement un pique nique de fortune dans la chambre et zou, au lit. On y verra plus clair demain !

Trabzon – km 7372


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5 octobre 2013

Départ toujours sous la pluie d’Unye et de l’hôtel Ankara que l’on quitte sans regret. Il pleut toujours et on reprend donc la route direction Trabzon que l’on atteint vers 13h.
On file directement tenter notre chance à l’ambassade d’Iran. Le policier qui monte la garde nous fait comprendre qu’il faut revenir à 14h. On en profite pour aller faire des photos d’identité pour Carine et Félicie avec le voile chez le photographe du coin. Retour à 14h à l’ambassade où le consul nous reçoit, vérifie les tampons dans nos passeports et… nous demande de revenir demain matin !
On s’y attendait un peu : il est conseillé de se présenter le matin. La bonne nouvelle c’est que c’est donc ouvert demain (vendredi – jour de fermeture en Iran). On part en quête d’un hôtel et après quelques tentatives infructueuses (faut dire qu’avec notre budget et nos enfants, ça facilite pas les choses). On se trouve un hôtel où le gars conciliant accepte de nous installer un matelas supplémentaire par terre dans une chambre triple avec un prix négocié. La chambre n’a pas de fenêtre, l’hôtel est sur le bord de la nationale mais bon, ça nous suffit amplement.
Vendredi matin, nous nous présentons donc au consulat à l’ouverture. Nous remplissons tous les papiers (et ça en fait à 6 !), prises d’empreintes digitales, entretien avec le consul et on nous donne enfin le fameux petit papier où figure le numéro de compte en banque sur lequel aller faire le virement pour les visas. Virement que l’on s’empresse d’aller faire à la banque puis on va manger pour fêter la bonne nouvelle !
L’après midi, on va au bazar pour acheter foulards, robe longue et divers vêtements (Trabzon est réputé pour ses prix intéressants pour les fringues). On passe un moment sympa dans le bazar : les prix se négocient en douceur et les vendeurs sont amusés de nous voir débarquer là. Bonne ambiance.
On récupère sans encombres nos visas à 16h pétantes et on décide de rester un jour de plus dans cette ville que nous trouvons finalement plutôt sympathique. Il faut dire qu’il pleut un peu moins !
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Le lendemain, on essaie de faire un peu d’école et on sort en ville acheter un manteau pour Olivier (indispensable désormais). Pique nique dans un parc avec jeux pour enfants puis on va changer les pneus du camion. Super accueil encore une fois au garage où tout le monde est aux petits soins. On fait beaucoup sourire les turcs avec nos 4 enfants. Emilien remporte systématiquement tous les suffrages avec ses grosses joues que tout le monde s’empresse de pincer ! On veut souvent le prendre dans les bras et Emilien a maintenant l’habitude et se réfugie dans nos jambes dès qu’il sent qu’il va se faire soulever !

Dernier repas en ville dans une petite lokantası à côté de l’hôtel et on enchaine même par de petits gateaux (délicieux) dans une patisserie à côté. C’est décidé demain on quitte Trabzon pour rejoindre l’est du pays et la frontière iranienne.

Bayburt – km 7599


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6 octobre 2013

On quitte finalement Trabzon de bon matin sous un ciel toujours couvert et on retraverse dans l’autre sens la chaine de montagnes. On s’arrête en chemin voir le monastère de Sumela. On grimpe une petite route de montagne escarpée pour atteindre finalement la falaise surlaquelle s’accroche le monastère. Le paysage environnant est beau mais on voit de l’extérieur qu’une petite partie du monastère. Il pleut et les enfants ne sont pas motivés, on rentre donc au camion sans entrer visiter l’intérieur. On enchaine avec une pause pique nique dans le camion car il pleut toujours et on repart !
En remontant dans les montagnes, la pluie cesse et la route devient particulièrement belle. Nous voyons pour la première fois de notre voyage de la neige ! Le haut des montagnes est enneigé et sur certains tronçons, il y a encore un peu de neige dans les talus.20131007_P1_005_012
Il commence à se faire tard et nous ne pourrons pas coucher à Erzurum sauf à rouler de nuit. Nous décidons donc de tenter notre chance dans les villes moyennes que nous traversons (et il y en a peu !). Après une première tentative et une fausse joie : Olivier croit comprendre que la gentille dame de l’accueil nous fait le prix de deux chambres doubles pour le prix d’une seule (en fait, elle facture la seconde double comme la première : sans compter les enfants supp.). Heureusement, Olivier se fait confirmer le prix car cela paraît un peu trop beau… effectivement.
On continue jusqu’à la ville suivante Bayburt et où on essaie sans succès de négocier dans un premier hôtel. On en trouve un second dans nos prix où on peut prendre deux doubles pour un prix raisonnable. L’hôtel est tenu par deux jeunes religieux avec une longue barbe et l’ambiance n’est pas très… conviviale. Il faut dire que l’on a atterri dans une petite ville de montagne et tout le monde se demande ce que l’on fait perdu ici ! Il n’y a pratiquement que des hommes dehors et quand on cherche un endroit où manger on se demande si on va trouver un endroit où l’on soit un tant soit peu à l’aise. Heureusement, on trouve un petit restau où la patron est surpris de nous voir arriver mais nous accueille avec plaisir.
On rentre à l’hôtel et une chose est sûre, demain matin, on reprend la route !

Doğubayazıt – km 8047


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8 octobre 2013

Après un petit déj’ dans une ambiance lugubre, nous quittons Bayburt après quelques caprices du camion pour démarrer (il n’apprécie pas le froid).
Le route est toujours aussi belle : travers des paysages magnifiques. Une grande plaine au milieu de montagnes où nous roulons d’ailleurs un peu trop vite et où on se fait prendre au radar sur la 2×2 voies au niveau d’Erzurum. Les policiers nous arrêtent : 122km/h mesurés au lieu des 110 réglementaires. Ils nous dressent une contravention et au moment où l’on s’apprête à payer, le policier nous fait signe de laisser tomber. Il nous donne la contravention mais nous dit de ne pas la payer et de filer vers l’Iran. On espère avoir bien compris et qu’il nous a pas fait signe de continuer pour aller la payer dans je ne sais quelle administration turque à Doguyabazit. Entre cette contravention et le péage qu’on n’a pas payé deux fois de suite du côté d’Izmir, on va finir par être fiché en Turquie. On verra à la frontière si on nous réclame quelque chose !
Avant d’arriver à Dogubayazit, on s’arrête au milieu de nulle part pour un pique nique express (il fait assez froid et il y a du vent) mais surtout pour essayer de ranger un peu la camion. On voudrait passer la frontière avec le camion le plus clean (!!!) possible.
La grande décision est donc prise : on va se séparer de la tente. C’était prévu mais après plusieurs années de bons et loyaux services, la décision était dure à prendre. Elle nous a été fidèle jusqu’au bout en nous laissant finir notre dernière nuit de camping tranquille mais on sait pertinemment que l’on ait pas près d’en avoir à nouveau besoin (de toutes façons, vu son état…).
Arrivée à Dogubayazit en milieu d’après midi. La ville est effectivement poussiéreuse et très encombrée mais on arrive à trouver l’hôtel. Accueil sympa, on s’installe dans une double et une triple à côté l’une de l’autre. La chambre des enfants et celles des adultes !
On sort le soir pour aller manger sans trouver le resto recommandé par le Lonely Planet d’autant plus dur à chercher qu’il y a une coupure d’électricité dans une grande partie de la ville et qu’on y voit pas grand chose. On trouve finalement un resto sympa où on se régale de brochettes de poulet, moussaka et de riz.
Le lendemain, après une matinée d’école, on se ballade dans la ville qui se concentre autour d’une rue piétonnière marchande où l’on retrouve boutiques de fringues, de chaussures de sport, de téléphones portables, etc puis de différentes rues autour où on retrouve les échoppes plus artisanales avec des vendeurs ambulants qui poussent chacun leurs charrettes avec des légumes, des chaussures ou encore de la lessive. On croise également des moutons en liberté qui attendent d’être vendus et au milieu de tout ça, des voitures qui essaient de se frayer un passage. Cerise sur la gâteau, la rue de notre hôtel est en travaux et un tractopelle creuse chaque jour des tranchées vers chacune des habitations.
Ceci dit, la ville nous plait beaucoup et on décide de passer une journée de plus que prévu. On en profite pour faire les lessives et aller visiter le palais d’Itzak Pacha qui surplombe la ville. En arrivant, une partie des enfants est en train de piquer un roupillon et Olivier en profite pour sortir aller faire une photo sur un monticule à côté du palais. A ce moment là, un blindé arrive et se gare sur le parking. La tourelle se tourne et se fixe un instant sur Olivier qui revient illico sur le parking (il y a des installations militaires en bas à la sortie de la ville et les turcs sont assez tatillons là dessus – surtout dans cette partie du pays). En fait, les militaires profitent de la vue et font eux aussi leur photo souvenir !20131017-154455.jpg
Une fois la sieste terminée, on visite le palais : il a été construit entre le 18ème et 19ème siècle pour héberger le sultan et son harem (c’est d’ailleurs le fils d’Itzak Pacha qui verra le palais fini). Une des particularités de ce palais est d’intégrer un système de chauffage central (inédit à l’époque). Nous apprécions notamment les chambres et la salle de réception du harem et la mosquée qui sont des pièces très belles. Le reste est beau aussi mais il s’agit de grandes pièces en pierres nues et moins « parlantes ».
La vue sur la plaine avec la ville qui s’étend est extraordinaire mais il commence à faire nuit : nous redescendons retrouver la ville et l’hôtel. Derniers préparatifs et demain, on essaie de passer en Iran.