Kuala Lumpur


Carnet de route > Malaisie

28 novembre 2013

Arrivés en début de soirée à l’aéroport de Kuala Lumpur, nous sautons dans un taxi direction la capitale. L’aéroport est assez excentré et nous mettons plus d’une heure à atteindre notre pied à terre que le taxi a d’ailleurs un peu de mal à trouver. Il faut dire que l’adresse est sommaire : Desa Pendan (un quartier de KL) J3-7-6 Kuala Lumpur. J c’est pour le nom du bloc correspondant aux 6 barres d’immeubles J1 J2 J3 J4 J5 J6. Ensuite le 3 correspond à l’étage et 6 au logement. La logique est un peu compliquée à saisir (surtout vers 22h après un voyage en avion et une heure de taxi).

Nous finissons donc par retrouver la famille qui sous-loue l’appartement de leur fille qui vit à l’étranger et nous nous installons dans un sommaire mais confortable 3 pièces situé dans cette fameuse résidence J, une barre de 4 étages un peu décrépie où chaque porte d’entrée est doublé d’une grille métallique. Le proprio nous recommande d’ailleurs de bien la fermer avec son cadenas même quand nous sommes à l’intérieur. Déjà, depuis l’aéroport, le contraste avec Bali était saisissant : l’autoroute qui mène à KL, la vue sur les tours du centre ville, tout est à une autre échelle. Autant, à Bali, nous nous posions même pas la question de la sécurité autant ici, cela a l’air d’être différent. C’est vrai que c’est une grande ville et que, comme partout dans le monde, cela entraîne une certaine délinquance. Ceci dit, au bout de quelques jours, nous sommes parfaitement à l’aise même si on fait particulièrement attention à nos sacs quand on se balade en ville et qu’on laisse le verrou sur la porte de l’appart’.20131128_008_009_auto

L’appartement est situé à une dizaine de minutes à pied du centre de Desa Pendan : deux rangées de blocs en long où se succèdent différentes boutiques : pas mal de garages, de magasins de pièces auto, une épicerie chinoise, un 7/11, une cantine Indienne, un McDo, un KFC, etc. Le soir, une rue entière est occupée par les chaises et tables en plastique de jardin des stands de nourriture situés tout le long du trottoir. Chouette ambiance.

Pas de transport en commun à proximité mais de toutes façons, hors certains longs trajets, il est beaucoup simple et rapide (et aussi bon marché à 6) de prendre un taxi. On les attrape dans la rue (c’est moins cher que de les réserver ou de les prendre aux stations officielles) sans difficultés.
Pendant cette semaine à Kuala Lumpur, nous sommes invités à déjeuner et passer l’après midi chez des français vivant ici Laure et Patrick en compagnie des petites Emma et Jade et d’un papi Jacques (import temporaire de Cournonsec). Nous passons une super journée où nous profitons d’un bon repas (avec vin rouge et vrai café !!!) et d’une bonne séance de piscine où les enfants se régalent. Merci pour l’invitation !29131117_053_057

Le lendemain, nous allons visiter les Batu Caves : il s’agit d’immenses grottes (jusqu’à 100m de haut) dans lesquelles sont installés différents temples hindous. On y accède par un long escalier (272 marches!) peuplé de touristes et de macaques (les mêmes qu’à la MonkeyForest d’Ubud) et au pied duquel veille une statue dorée de 42m de haut représentant Murugan dieu hindou tamoul.

On se ballade également dans le Chinatown de KL, dans quelques centres commerciaux plus grands les uns que les autres (tous ornés de décorations de Noël) et les derniers jours dans KLCC (Kuala Lumpur City Center) au pied des tours Petronas (les fameuses tours jumelles les plus grandes au monde 450m et 5ème au classement des plus hauts gratte-ciels). L’endroit est assez incroyable : un grand parc ceinturé de grattes ciels avec une grande pataugeoire publique où les enfants peuvent aller se baigner !

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La ville et la vie ici nous a beaucoup plu : beaucoup de choses à voir, de coins où flâner, des quartiers hypermodernes mais, à quelques rues de là, des quartiers populaires et animés, plein d’activités possibles notamment avec les enfants mais dont les prix sont assez élevés (en tout cas dans un budget tour du monde). Nous retrouvons la même ambiance qu’à Sharjah : plein de nationalités différentes (indiens et chinois notamment), un essor économique perceptible, une langue commune l’anglais que l’on entend beaucoup dans les conversations entre les gens et qui nous facilite la tache pour communiquer. Nous reviendrons donc avec plaisir d’ici quelques mois remettre le camion dans son container pour le renvoyer en France (ou ailleurs) et continuer de découvrir cette ville étonnante.

Le camion que nous récupérons d’ailleurs en pleine nuit à Port Klang grâce au légendaire 1$. De son vrai nom Haji Mohamed Assir Bin Haji A.Mohamed Ariff, 1$ est responsable d’une agence maritime (Aseantex), organisateur de voyages (moto et 4×4) et voyageur lui-même particulièrement apprécié – à juste titre – dans le milieu pour son professionnalisme et sa gentillesse). Il nous d’ailleurs donne plein de bons tuyaux pour la suite du voyage et nous convainc d’acquérir un GPS pour la suite du voyage. Autant dire qu’il a eu raison, car à 1 heure du mat’, au milieu des autoroutes de Kuala Lumpur, Olivier aurait pu passer une bonne partie de la nuit à chercher son chemin sans son nouveau co-pilote…

Melaka – km 12637


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2 décembre 2013


Après une dizaine de jours passés à KL, il est temps de reprendre la route et partir voir du pays. Une capitale est rarement représentative du reste d’un pays et nous sommes impatients de voir un autre visage de la Malaisie. Après un bref arrêt à Port Klang pour régler un dernier papier chez 1$, nous prenons l’autoroute direction Melaka : c’est une 2×2 voies un peu monotone qui traverse des plantations de palmiers – la culture principale ici au détriment d’ailleurs de la biodiversité – et quelques zones de forêt.

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Melaka et là, c’est un peu une surprise. Nous savions que la ville était très touristique avec ses vieux quartiers mais nous ne nous attendions pas à voir autant de monde et une telle ambiance. Il faut dire aussi que nous en sommes en plein week-end et de plus ce sont les grandes vacances en Malaisie. Impossible de circuler dans le quartier chinois où sont concentrées la plupart des guest houses bon marché car les soirs de week-end, le quartier est fermé à la circulation et le marché de nuit très populaire s’installe dans la rue principale (junker street). Nous nous garons et partons à la recherche d’une chambre familiale. Nous atterrissons dans une pension très correcte où nous logeons le premier soir. Le lendemain, toutes les chambres sont réservées et nous partons en quête d’une nouvelle chambre que nous trouvons assez facilement un peu plus loin dans la même rue.

20131203_005Nous profitons de ce grand week end pour nous mêler aux touristes malaisiens et singapouriens pour la plupart (ces derniers viennent en nombre ici car les prix sont beaucoup plus intéressants qu’à Singapour) : le soir, nous déambulons dans le marché de nuit où se succèdent différents stands en tout genre : nourritures, babioles Made in China, vêtements, artisanat (plus ou moins local), etc.  et la journée, nous nous baladons dans le quartier chinois et vers le port où se concentrent les monuments principaux, vestiges du passé colonial portugais et hollandais de la ville qui fut un port important dans le commerce avec l’Asie.

Le plus marquant reste quand même les tuk-tuks qui sillonnent la ville : tous plus décorés les uns que les autres, ils sont partout dans le quartier touristique de Melaka. Certains sont équipés d’un haut parleur qui diffuse de la musique hyper fort. On les entend jusque tard dans la nuit quand l’un deux passe sous notre fenêtre (et le matin, c’est plutôt le bruit du forgeron qui nous réveille !).

Samedi soir, nous allons manger dans un petit resto très sympa et nous sympathisons avec Antoinette la serveuse qui est aux petits soins pour les enfants. Elle va leur acheter des baguettes pour enfants au magasin à côté car elle a remarqué qu’ils aimaient essayer de manger à la chinoise (elle-même est d’origine chinoise). Le lendemain, on la retrouve en début d’après midi et on se ballade ensemble en ville (sans Emilien fiévreux qui reste avec Carine à l’hôtel). La fièvre d’Emilien ne passant pas, nous décidons de rester le lundi à Melaka mais malheureusement, il pleut toute la journée sans discontinuer. Nous décidons donc de reprendre la route le lendemain car Emilien va mieux et de rejoindre au plus vite la Thailande. Nous reviendrons profiter de la Malaisie à la fin de la saison des pluies au printemps prochain…

 

Ipoh – km 12985


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4 décembre 2013

Départ donc de Melaka en début de matinée pour rejoindre Ipoh que l’on atteint en fin d’après midi. On se gare dans le centre-ville et Olivier part à la recherche d’un toit pour la nuit. Les différents hôtels bon marchés (la plupart tenus par des chinois) ne sont pas très glamours.

Le quartier n’étant pas spécialement sympa, nous décidons de rejoindre la banlieue d’Ipoh où on dégote avec l’aide de TripAdvisor un petit hôtel super bien tenu à côté d’une boite de nuit au milieu d’une zone commerciale. Ce n’est pas beaucoup plus sympa que le centre ville mais ça ira pour une nuit. On va manger au Mall (centre commercial) qui se trouve pas très loin car nous devons trouver un distributeur pour payer l’hôtel (on n’a plus assez de liquide sur nous). C’est une mauvaise option : l’ambiance de ces centres commerciaux commence à nous peser (on a eu notre dose ces derniers temps) et en cherchant à manger des légumes, on atterrit dans un restaurant (franchise typique d’un centre commercial) où ce n’est pas très bon.

Actuellement, on rêve d’un plat d’haricots verts ou de brocolis bouillis, c’est dire. On est un peu lassé du sempiternel poulet-riz d’autant que la nourriture est souvent assez grasse (souvent en friture) et les sauces et épices utilisées peu à notre goût. On décide d’un commun accord de laisser tomber ce style de restaurant et de rester sur les restaurants de quartier (si ce n’est pas à notre goût, au moins ce n’est pas cher).

Pour une fois, on se décide à réserver à l’avance notre nuit suivante (une promo sur internet et la galère de chercher un hôtel avec les enfants fatigués qui s’impatientent en voiture a eu raison de nous). On dormira donc à Jitra demain dans un hôtel avec une piscine pour les enfants. Le seul problème c’est qu’en préparant notre passage en Thaïlande, on se rend compte qu’en arrivant par la route, on n’est autorisé à ne passer que 15 jours dans le pays sans visa (30 jours en arrivant par les airs). Cela complique nos plans d’autant que la prolongation serait ensuite que de 7 jours. Il faudrait donc que l’on aille faire un visa en bonne et due forme (pas prévu au budget) et surtout pas compatible avec l’hôtel que l’on vient de réserver. En cherchant un peu plus, on finit par découvrir que la législation a changé au 1er novembre 2013 et que la durée d’un séjour sans visa est possible jusqu’à 30 jours par la route ! A un mois près, on est sauvé !

Le lendemain matin, on descend prendre le petit déjeuner à côté de l’hôtel dans un de ces endroits typiques : des tables et des chaises en plastique et autour des mini guérites où on peut aller commander son plat de nouilles ou de riz, chinois ou indien selon le stand. On se contente de quelques beignets (très bon), d’une omelette et d’un thé. Nos voisins de table sont autrement plus sérieux en s’enfilant de belles assiettes de riz ou nouilles…

Une petite photo souvenir avec nos voisines de table (qui nous ont aidé à traduire quand on cherchait à commander une omelette) et nous quittons Ipoh non sans avoir fait une petite halte devant la gare (très belle) qui a servi de décor au film « Indochine » de Regis Warnier.

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Jitra – km 13275


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5 décembre 2013

On reprend l’autoroute de bon matin toujours plein nord direction Jitra. Il fait toujours un temps très couvert et l’option piscine de la promo « booking.com » risque, sans mauvais jeu de mot, de tomber à l’eau…
On arrive en milieu d’après midi à Jitra et on cherche un petit moment l’hôtel dans une zone semi-urbaine où des résidences ont été construites autour d’un grand parc et d’un terrain de golf. Ce type d’aménagement « à l’américaine » (on pénètre dans chaque résidence par un portail surveillé) n’est donc pas exclusif à Kuala Lumpur.
En fait, on réalise que l’hôtel réservé se trouve dans l’enceinte du terrain de golf ! On débarque donc avec nos sacs à dos et toute la smala dans l’hôtel un peu classe du golf de Jitra. En fait, l’hôtel est juste ce qu’il faut défraichi pour qu’on se sente quand même à l’aise. Il est d’ailleurs quasiment désert (d’où la promo) et même si on ne pourra même pas profiter de la piscine (dommage, elle est super) à cause du temps, on profite d’un mini appart’ avec deux chambres et deux lits doubles.
On ne mange pas au pool house (faut pas exagérer quand même) et on se trouve un resto au hasard sur la route. C’est encore une fois très épicé et c’est encore Olivier qui termine les assiettes de tout le monde. Une petite photo souvenir avec l’équipe du resto et on repart se coucher à l’hôtel. Le lendemain matin, petit déj’ au pool house (compris dans la promo) où tout le monde se rattrape du diner d’hier. Il faut dire que c’est un buffet bien garni et on en profite pour manger corn-flakes et tartines à gogo. Et maintenant, en route pour la Thailande…

Alor Setar – km 25193


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5 avril 2014

Le passage de frontière entre la Thaïlande et la Malaisie se passe facilement. Nous sommes déjà passés par ce poste à l’aller et on commence à comprendre le fonctionnement. Olivier va même directement dans le bon bureau pour faire viser les papiers du camion et éviter l’attente à la douane.
Nous avions quitté la Malaisie sous la pluie et re-belote : nous sommes accueillis par un bel orage de mousson qui se déclenche pile au moment où on fait nos premiers tours de roue en Malaisie !20140406_013_014
Le niveau de vie est ici plus élevé qu’en Thaïlande et se ressent dès la frontière franchie. Finis les fils électriques qui courent partout, finis les mini-épiceries de bord de route, etc.
On rejoint la ville d’Alor Setar et nous trouvons là encore du premier coup, une grande chambre dans un hôtel qui semble avoir ouvert il y a très peu de temps. Il est tard, peu de monde dans les rues et plus grand chose d’ouvert. On finit dans un Pizza Hut (!?) et on rentre se coucher.
On a enchainé les kilomètres depuis quelques jours mais on décide de repartir quand même demain matin pour rejoindre Georgetown sur l’île de Penang qui est une ville à priori très sympa et c’est décidé, là bas, on reste quelques jours sans rouler (du moins on l’espère).20140406_017

George Town – km 25314


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9 avril 2014

Après une petite matinée de route, on arrive en vue de l’île de Penang. Elle est reliée au continent par un grand pont que l’on emprunte et, en arrivant sur l’île puis en prenant la route (3×3 voies) pour rejoindre George Town, on a presque l’impression de se retrouver aux Émirats Arabes Unis. En s’approchant du centre historique de la ville, les grands immeubles et larges avenues laissent place à une architecture beaucoup plus intéressante.

Comme à Melaka, on retrouve une ville avec un passé colonial lié au commerce orient-occident. Si Melaka avait un passé colonial plutôt portugais (et néerlandais), celui de Penang est plutôt lié à l’Angleterre mais la ville est avant tout un mélange multiculturel chinois, indien et malais à l’image de la Malaisie tout entière (avec quand même une nette prédominance des Chinois propre à Penang).
Nous trouvons un hôtel proche du centre où nous nous installons pour quelques jours. La vieille ville est classée depuis 2008 au Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme Melaka) pour son architecture unique : maisons de commerce de l’époque coloniale, mosquées, temples chinois et hindous ou encore des églises qui cohabitent dans un périmètre finalement assez réduit.

Nous arpentons au hasard des rues les quartiers chinois et indien. Les maisons sont très belles et très photogéniques. Les habitants doivent parfois en avoir marre du flot de touristes (assez nombreux) qui passent leur temps à tout photographier. Il faut dire qu’il n’y a pas d’ambiance trop « ville musée » car la plupart des maisons sont occupées et les commerces « traditionnels » encore bien présents même si le nombre de maisons transformées en guesthouse est assez important.
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L’autre particularité de George Town est d’être une ville « arty ». On retrouve un peu partout dans la ville des peintures sur les murs, pas mal de peinture en trompe l’œil, des graffitis mais aussi des installations en fer forgé qui représentent ou expliquent des scènes de vie ou détails historiques. Tout cela rajoute au charme des balades dans la ville dont le seul inconvénient est d’être assez peu adaptée aux piétons.

20140408_075_078On avait prévu d’avancer l’école ici mais il faut se rendre à l’évidence, la chambre est petite et travailler dans le café en bas n’est pas vraiment propice à la concentration.
On décide donc de lever le camp et d’essayer de se trouver un coin au calme avec un peu d’espace pour s’installer. On laisse derrière nous notre cantine (le resto indien d’en face), la salle de classe (le café d’en bas) et notre cour de récré (le centre-ville historique) et on reprend le pont pour rejoindre le continent. Direction les Cameron Highlands, un coin de montagne au frais et au vert au milieu des plantations de thé.20140409_024

Tanah Rata (Cameron Highlands) – km 25970


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18 avril 2014

Après revoir rejoint le continent, on s’éloigne de la mer pour rejoindre l’intérieur des terres. Après Ipoh (où nous avions passé la nuit à l’aller), nous nous engageons sur la route qui monte dans la montagne. Au fur et à mesure que l’on monte, la température devient de plus en plus fraiche, les nuages de plus en plus proches et Rosa de plus en plus blême. Si la route était très belle jusqu’à présent et quasiment déserte, en arrivant à l’intersection de la route menant aux Cameron Highlands, changement d’ambiance : la route que l’on emprunte est bordée de serres et d’exploitations agricoles.

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En arrivant dans le centre touristique de la région, il y a toujours autant de serres mais avec en plus des barres d’immeubles et des boutiques pour touristes pour la plupart dédiées aux fraises la spécialité de la région.
En débarquant sous l’orage quotidien de rigueur en cette fin d’après midi, on n’est pas vraiment sous le charme. Il faut dire qu’on s’attendait plutôt à un coin de montagne tranquille au milieu des plantations de thé mais c’est vrai qu’on en est plutôt loin…
Si les malais n’ont pas de stations de sport d’hiver, ils ont les Cameron Highlands. La fraicheur du climat (autour de 25°C toute l’année) et la proximité de Kuala Lumpur en font un spot prisé des locaux qui débarquent en force notamment le week-end pour partir à l’assaut des magasins de souvenirs, des plantations de thé et de fraises et accessoirement profiter de la montagne. Les trois principaux villages de la région situés le long de la route principale ont donc été bétonnés comme il se doit pour accueillir tout ce beau monde avec beaucoup d’immeubles de résidences secondaires.20140412_034_039En arrivant, on se gare sur le parking du principal village, Tanah Rata, et Olivier part sous la pluie faire le tour des options disponibles. La barre d’immeuble devant laquelle on s’est garée est constituée d’un rez de chaussé de commerces et les 3 étages au dessus sont pour la plupart des hôtels. Olivier monte donc un des escaliers (au hasard) et la réceptionniste lui propose un petit appart’ avec deux chambres et un petit coin cuisine pour le prix d’une chambre dans une guesthouse ! Certes, la déco n’est pas très sexy, les lits un peu défoncés et une belle vue sur la station d’épuration et la barre d’immeuble en face mais c’est idéal pour faire l’école. On pourra en plus se faire à manger sur le réchaud et ça, c’est une sacré bonne nouvelle pour tout le monde.
On s’installe donc dans notre petit chez nous et on y reste au final un peu plus d’une semaine :  on prolonge de jour en jour car on veut finir l’année scolaire en avance et se débarrasser des cours du CNED qui pèsent si lourd avant notre départ prévu d’ici une dizaine de jours. C’est donc bachotage intensif pour les filles qui s’y mettent de bon cœur et abattent un super boulot durant cette grosse semaine.

On se ménage quand même quelques sorties et on découvre, en s’éloignant un peu de la route principale, ces si belles plantations de thé dans ces paysages perdus dans les nuages. La culture du thé a été implantée dans la région au début du XXème siècle par les anglais et on retrouve d’ailleurs quelques unes de leurs élégantes maisons coloniales autour des plantations.20140411_083_085


Le site que nous visitons (Boh Tea vers Ringit) produit 1250 tonnes de thé par an (soit 1,7 millions de tasses) pour une surface de 465 ha. L’usine et la chaine de production datent du début du siècle dernier mais c’est la dernière de cette époque encore en activité, les autres plantations utilisant des machines plus récentes…
On suit donc le chemin emprunté par les feuilles cueillies (à la main ou à la machine selon l’accessibilité). Elles sont tout d’abord introduites dans une soufflerie qui permet d’éliminer une partie de l’eau contenue dans la feuille. Ensuite, les feuilles sont roulées permettant de briser les cellules de la feuille et permettre la fermentation. Celle-ci est ensuite stoppée par un passage à l’air chaud et les feuilles arrivent ensuite sur des tamis où les différentes composantes sont triées.
On en profite ensuite pour boire un thé (très bon) en terrasse puis on monte au sommet de la colline au dessus de l’usine pour admirer la vue sur la vallée et accessoirement faire une prochaine photo cache-cache. On redescend précipitamment délogés par la pluie et on rentre au camion… trempés !

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Après cette semaine studieuse mais agréable grâce aux repas « maison » (orgie de pâtes, patates, carottes, tomates, pommes, etc.), aux quelques sorties et au confort de disposer d’un chez soi. Finalement, la région assez décevante au premier abord nous aura quand même bien plu. Au delà du tourisme asiatique assez kitsch qui vampirise l’espace autour de la route, la montagne est très belle.
Demain, on reprend la route car il va falloir organiser le renvoi du camion en France avant de décoller pour Los Angeles à la fin du mois.

Kuala Selangor – km 26114


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20 avril 2014

Après cette semaine au frais, on redescend sur la plaine et on retrouve la chaleur moite tropicale. Après un bref arrêt pique-nique au bord d’un lac, on rejoint Kuala Selangor en milieu d’après midi.

On s’arrête dans un hôtel économique dans une zone commerciale. Aucun charme mais il y a un parking juste devant et cela va nous permettre de vider l’ensemble du camion car ce week-end, c’est grand rangement !20140419_045_049Le personnel de l’hôtel est très sympa : un peu interloqués au départ de nous voir débarquer avec nos quatre enfants puis commencer à décharger autant de sacs, ils viennent discuter avec nous. On explique que l’on va tout vider pour aller nettoyer l’intérieur du camion et un des employés nous ramène… un caddie ! Cela nous fait gagner beaucoup de temps et en moins d’une demi-heure (et quelques caddies) tout est vidé. On va prendre rendez vous pour un grand nettoyage intégral du camion pour le lendemain puis la nuit commençant à tomber, on se dirige vers notre activité du soir : les lucioles.

On rejoint donc le petit village de Kampung Kuantan dans l’estuaire du fleuve Selangor car dans ce coin, vit une colonie de lucioles (la plus grande d’Asie). Nous montons sur une barque et partons pour une mini balade sur la rivière. Il fait nuit noire et on aperçoit déjà du ponton des lumières intermittentes comme des flashes au loin. En s’approchant, on distingue les lucioles sur les arbres de la mangrove qui clignotent comme des guirlandes électriques. On s’approche de très près et on peut voir les nombreuses lucioles ! C’est particulièrement beau et tout le monde apprécie le spectacle.


Le lendemain, la camion passe la journée à se faire laver (il en avait bien besoin) pendant que nous trions et refaisons nos sacs. Une partie des bagages reste dans le camion et rentre en France (dont les cours du CNED !). Le reste, on va le porter sur nos épaules…
Pour notre dernier jour à Kuala Selangor, nous montons sur la colline qui surplombe l’estuaire pour profiter de la vue et surtout de la colonie de singes qui vit là et qui fait le bonheur des nombreux touristes (des habitants de Kuala Lumpur pour la plupart) venus passer le week-end ici. Ces singes sont une espèce de la région (Silver Leaf) et beaucoup moins agressifs que ceux qu’on a pu rencontrer jusque là. Même s’ils n’hésitent pas à prendre des mains la nourriture, ils le font de façon plutôt « douce ». Les particularités de cette espèce sont les bébés aux poils oranges, devenant gris dès qu’ils grandissent un peu.

Maintenant, le camion lavé et rangé, les affaires triées et les sacs bouclés, il ne nous reste plus qu’à organiser le shipping. On attend la date exacte du départ du bateau mais on a déjà rendez-vous avec 1$ demain pour faire quelques réparations sur le camion et régler la paperasse administrative. On finira les derniers jours de notre séjour en Asie à Kuala Lumpur.

Kuala Lumpur – km 26164


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27 avril 2014

Nous quittons donc Kuala Selangor frais et dispo pour rejoindre Port Klang et 1$ et préparer l’expédition du camion. On en profite pour faire réparer la ligne d’échappement. On l’avait cassée à la fin du séjour au Cambodge et elle faisait de plus en plus de bruit ces derniers temps mais elle aura finalement tenu bon. Le gars ressoude les deux sections, pas sûr que ça passe au contrôle technique mais en tout cas, on sera tranquille pour quelques mois. On en profite aussi pour faire la vidange et changer le pneu que l’on avait crevé dans le désert en Iran et qu’on avait réparé nous même. La réparation aura tenu quelques milliers de kilomètres mais le trou est désormais trop grand pour pouvoir être réparé…
Une fois tout réglé, on apprend que le départ du bateau est prévu très bientôt, il faut donc qu’on ramène le camion dès demain. On rejoint donc Kuala Lumpur sous un terrible orage et on se trouve un hôtel dans le quartier indien à côté de KL Sentral, la nouvelle gare centrale de KL avec son quartier d’affaires et son centre commercial tout neuf.
Le camion est déposé le lendemain avant d’être mis dans un container direction Fos sur Mer où les parents d’Olivier devraient le récuperer dans quelques semaines. 263657 kms au compteur soit 26164 kms depuis notre départ de Paris le 12 août dernier. Deux crevaisons et une ligne d’échappement sectionnée pour seuls dommages !

Derniers kilomètres à KL

Derniers kilomètres à KL


Pour l’anniversaire de Rosalie, on visite le KL Bird Park : une volière immense dans laquelle évoluent en liberté plein d’oiseaux. La visite est très sympa sauf quand on décide de s’acheter un paquet de chips : on se fait littéralement attaquer et on doit abandonner notre encas ! Le reste de la visite est plus paisible et se termine par un show où les perroquets font leur spectacle.
On fête ensuite l’anniversaire de Rosalie sur la terrasse d’un Starbuck entre le centre commercial et la gare. Elle souffle ses 5 fourchettes en guise de bougies que l’on a oubliées et ouvre ses cadeaux : une poupée, une dinette, une trousse, une robe indienne et quelques bricoles.

Le lendemain, on se balade dans le quartier chinois avant de se retrouver sous l’orage (en avance par rapport à d’habitude) puis on retrouve la famille française chez qui on était déjà passé à l’aller pour un diner encore une fois mémorable : des crêpes que les enfants (et les parents) dévorent. Il faut dire qu’il y a du saucisson, du jambon et du fromage à mettre dessus ! On passe, une fois encore, une super soirée.
C’est ensuite au tour d’Émilien de fêter son anniversaire. On retourne à notre spot de prédilection à Kuala Lumpur : les jeux d’eau du parc de KLCC. Les enfants se baignent et jouent dans l’eau toute la matinée au pied des tours Petronas avant un pique-nique MacDo. On rentre dans l’après midi souffler les bougies à l’hôtel (avec séance de rattrapage pour Rosa).

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Pour notre dernier jour, on retourne au parc de KLCC pour une dernière matinée de baignade. On flâne l’après midi dans le quartier et on finit au centre commercial où on laisse les enfants jouer dans une aire de jeux.
Une page de notre voyage se tourne avec le départ demain pour Los Angeles. Ces quelques mois en Asie auront été une expérience extraordinaire et c’est avec un petit pincement au cœur que l’on part. Il y a tant de choses qu’on aurait encore aimé faire ou voir mais il faut en garder pour un prochain voyage…