Pakse – km 19062


Carnet de route > Laos

6 février 2014

Après l’avoir repoussé deux fois, le jour du départ arrive et on se décide à quitter Savannakhet. On reprend la route du sud en traversant des rizières asséchées et des paysages de plus en plus sec. Il faut dire que l’on s’avance dans la saison sèche et que les températures commencent à monter.
Nous arrivons tranquillement à Pakse pour déjeuner puis rejoignons une très sympathique guesthouse où nous restons deux jours pour continuer à avancer l’école. Rien de particulier à faire à Pakse qui est surtout une ville « camp de base » pour se rendre sur le plateau des Bolovens et une étape entre les 4000 iles au sud et Vientiane plus au nord.

20140206_013_014Après ces deux jours passés ici, on refait le plein du camion et on repart direction ce fameux plateau des Bolovens et sa boucle touristique au milieu des champs de café et des cascades…

Plateau des Boloven / Tad Lo – km 19157


Carnet de route > Laos

7 février 2014

Nous quittons donc Pakse pour rejoindre le plateau des Bolovens et emprunter cette fameuse boucle que beaucoup de touristes parcourent en moto. Nous commençons par nous arrêter déjeuner aux chutes de Tad Pasuam. L’endroit est très touristique mais nous arrivons quand les cars de thaïlandais repartent et nous sommes quasiment seuls. Une petite photo souvenir devant la cascade et sur les éléphants (ça, c’est fait) et, zou, on repart.
Nous décidons de nous rendre chez M. Vieng : Amandine et Christophe, un jeune couple de voyageurs rencontré à Konglor nous ont envoyé un mail nous recommandant ce homestay (séjour chez l’habitant) très sympa.
Nous débarquons donc chez M. Vieng qui est en train de torréfier son café (ou plutôt celui de ses parents – lui ne se consacre qu’à la torréfaction). On ne pourra pas y passer la nuit car il y a déjà 4 personnes prévues et le seul matelas restant ne nous permettra pas de tous tenir. Il s’agit en plus de partager une pièce commune et on doute que les backpackers présents apprécient vraiment la coloc avec notre smala. Ce n’est pas grave car on passe une bonne partie de l’après midi avec M. Vieng qui nous explique tout sur la torréfaction (et bien d’autres choses) : il chauffe en agitant en continu pendant une demi-heure les grains de café (qui changent progressivement de couleur) en prenant soin de ne pas trop les chauffer pour ne pas augmenter l’amertume. Une fois, à point, les grains de café sont rapidement déposés sur un large plat en osier et secoués pour être refroidis.

On passe un moment instructif et très agréable avec M. Vieng où il nous parle aussi de sa vie et de ses projets. Il est cependant temps de partir car il nous faut trouver un endroit où passer la nuit. On visite une guesthouse dans le village suivant mais c’est un peu limite question hygiène et pas donné. On décide de continuer jusqu’à Tad Lo, un spot touristique mais au moins, il y a aura des hébergements.
Une fois sur place, on visite quelques guesthouse sans trouver notre bonheur. On décide de continuer plus loin pour sortir de ce coin touristique qui ne nous convainc pas vraiment mais il faut se rendre à l’évidence : il fait maintenant nuit et on s’apprête à partir en pleine campagne à la recherche d’une hypothétique guesthouse sans compter qu’il faudra aussi trouver à manger… On fait donc demi tour et on retourne à Tad Lo.

20140207_00720140207_009_010Le petit déj’ face aux cascades est sympa et on reprend la route pour continuer notre boucle sur le plateau. A vrai dire, on ne tombe pas complètement sous le charme du paysage. On s’imaginait de belles vues sur des champs de caféiers mais la route est belle mais pas extraordinaire. On a tellement préféré notre escapade à Konglor que l’on ne s’attarde pas sur le plateau et on redescend vers Pakse pour déjeuner.
On décide de continuer ensuite vers le sud vers un coin un peu paumé où il y a, parait-il, des ballades sympas en éléphants (des vrais cette fois). On verra s’il y a possibilité de passer la nuit là-bas sinon, on rejoindra Champasak.

Ban Nakasang – km 19465


Carnet de route > Laos

8 février 2014

Après notre déjeuner à Pakse, nous reprenons donc la route plein sud pour ce fameux spot éléphant dont nous avait parlé le gérant de la guesthouse. Nous arrivons tant bien que mal à trouver l’embranchement de la piste qui mène à ce fameux village. On se tape 10 longs kilomètres de piste avec quelques belles crevasses où l’on manque plusieurs fois de toucher (notre camion est parfait sur route mais pas vraiment à l’aise dès qu’on quitte le goudron). Après 3/4h de route, on arrive enfin. Il n’y a pas vraiment d’autre moyen d’hébergement à part l’eco-lodge que l’on trouve facilement. En arrivant, on croise les doigts pour qu’il y ait de la place car sinon, on est bon pour rentrer bredouille.
Bonne nouvelle, il y a de la place et le prix de la chambre « économique » avec matelas supplémentaires reste abordable. Ravi, Olivier s’engage avec le réceptionniste dans l’allée pour aller voir la chambre et ce dernier lui demande l’âge des enfants. Et là, c’est le drame. Le gars s’arrête net et lui dit que cela ne va pas être possible. Emilien est trop petit, ce n’est pas suffisamment sécurisé. Olivier insiste et le gars explique à demi mot que les enfants feraient trop de bruit et que cela pourrait gêner les autres hôtes. C’est vrai que l’ambiance est plutôt cosy et zen mais bon.
Impossible de négocier (même pour une nuit) et on doit donc refaire nos 10kms de piste en sens inverse. Carine est furieuse et est prête à s’inscrire sur TripAdvisor pour se venger (ah, l’instinct maternel). On est un peu vert d’autant que la journée est bien avancée et qu’il nous faut maintenant trouver un plan B. On n’hésite pas longtemps : la route est bonne et même si c’est un peu loin, on décide continuer jusqu’à Ban Nakasang la ville d’où partent les bateaux pour les 4000 îles.
Arrivés à la tombée de la nuit, on réalise que Ban Nakasang n’est pas une ville mais plutôt un village. C’est surtout un parking où arrivent les bus, une route bordée de petits commerces qui va du parking à l’embarcadère d’où partent les bateaux pour les îles et c’est tout !

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Embarcadère pour Don Khon et Don Det

On a repéré les lieux pour demain matin mais maintenant il faut se loger… On a aperçu un panneau Guesthouse sur la route et on revient donc sur nos pas. Un gars est en train de bricoler sous un vieux bus et tout a l’air désert. On a presque l’impression que tout est à l’abandon mais non, il nous trouve deux chambres. Pas terrible mais pour cette nuit, ça ira. En revanche, pour manger, rien. Olivier retourne en camion « en ville » et ramène… du sticky rice, deux beignets aux oignons/poireaux, des chips et des gâteaux.
Le lendemain matin, au réveil, on se rend compte qu’un pneu est crevé (décidément, notre camion n’aime pas la piste…). Pour une fois qu’on était prêt de bonne heure ! Ce n’est pas grave : on regonfle avec notre mini compresseur (ça suffira pour quelques kilomètres) et on décide s’occuper de ça à notre retour. On gare le camion sur le parking des bus et on passe en mode sac à dos pour aller prendre notre bateau direction Don Khon (une des 4000 milles iles) !

Don Khon (Si Phan Don)


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11 février 2014

Les 4000 îles (Si Phan Don en Lao) sont situées juste avant la frontière cambodgienne à l’extrême sud du Laos où le Mékong se sépare en plusieurs bras et fait une dizaine de kilomètres de large en créant plusieurs centaines d’îles (certaines toutes petites existent uniquement en saison sèche) et dont quelques unes sont habitées. Nous nous rendons sur l’une d’elles : Don Khon qui avec sa voisine Don Det sont les deux îles où se concentrent les hébergements pour les touristes.20140209_062_069
Nous arrivons donc à Don Khon en fin de matinée. Même si l’île est très touristique (un peu moins que sa voisine Don Det à priori plus orientée fête, alcool, champignons et fumette), le débarquement se fait en douceur : on avance tranquillement sur le chemin qui longe le Mekong et où sont installées plusieurs guesthouse sans qu’aucun rabatteur vienne nous solliciter. On décide de poser nos sacs dans le premier bar venu pour boire un coup et se mettre à la recherche d’une chambre. On y rencontre une famille française en voyage les 4 en piste. Eux viennent de passer une semaine ici et s’apprêtent à quitter l’île le lendemain pour remonter vers le nord du Laos. On récupère les deux bungalows mitoyens de leurs potes qui eux partent aujourd’hui et on s’installe tranquillement. On prend vite le rythme local : il faut dire que le rythme lao est assez cool alors lao et insulaire à la fois c’est carrément cool. Il n’y a pas de route mais seulement des chemins où circulent vélos et motos. On peut se balader tranquillement et sans risque de se perdre car l’île est toute petite. On passe trois jours à se promener (un peu) attendre au resto (beaucoup), à profiter du temps qui passe et des couchers de soleil sur le Mékong…
20140209_112_118On s’énerve un peu le mercredi et on loue des vélos pour aller faire le tour de Don Dhet, l’île voisine (accessible par un pont). On longe la côte jusqu’au nord de l’île puis on redescend par le centre de l’île au milieu des rizières asséchées. Il fait chaud et la pause à l’ombre s’impose d’elle même. En fin d’après midi, Félicie et Olivier poussent jusqu’aux chutes de Li Phi puis reviennent embarquer Sidonie pour aller se perdre sur la côte est de l’île…

20140210_066_074Après ces quelques jours de repos fort agréables, il est temps de repartir : on reprend de bon matin le bateau qui nous ramène à Ban Nagasang où on retrouve notre camion (avec toujours son pneu crevé). On le regonfle et on part admirer à quelques kilomètres de là les chutes d’eau de Khone Phapheng (les plus larges d’Asie du Sud Est).

C’était notre dernière pause au Laos : on a vraiment apprécié ce pays mais dans quelques dizaines de kilomètres, c’est la frontière Cambodgienne !