Kratie – km 19722


Cambodge > Carnet de route

13 février 2014

Après un passage de frontière plutôt bien géré (toutes les infos pratiques ici) et sans trop bakchicher, nous sommes enfin au Cambodge. Nous nous éloignons rapidement de la frontière pour aller regonfler tranquillement notre pneu au bord de la route déserte et on repart direction Stung Treng la première ville après la frontière. On s’arrête vers la gare routière manger un morceau et en profiter pour faire réparer notre pneu crevé en même temps. 20140211_082_086Ensuite, toujours pour repartir d’un bon pied, on décide de laver le camion. On pensait en avoir fini avec les routes défoncées et les pistes de certains coins du Laos et on voulait fêter ça en remettant au propre notre camion qui en avait drôlement besoin.

En reprenant la route pour rejoindre Kratie, on réalise que notre beau camion ne va pas rester propre très longtemps ! La route est défoncée tout le long du trajet. Parfois des trous au milieu du goudron (souvent un peu de goudron autour des trous), parfois de la piste, parfois des travaux, bref, l’après midi est longue pour le conducteur et les passagers. On arrive finalement à Kratie à la tombée de la nuit (tiens, c’est nouveau ça) et on cherche une guesthouse. Premier essai raté : « c’est complet » et quand on trouve finalement une chambre double dispo, on ne fait pas la fine bouche : on la prend. On déménage rapidement le lendemain matin dans un hôtel juste à côté pour une chambre propre !

Kratie est une petite ville sympa qui s’étend le long du Mékong. On fait le tour du marché et de ses alentours où les magasins sont plus nombreux et plus achalandés qu’au Laos. Des enseignes peintes à la main, des cambodgiennes en pyjama en flanelle à toute heure de la journée et en tous lieux, des chargements improbables tirés par les motos (pile de matelas, meubles, cochons vivants, etc.) : il est toujours étonnant de voir qu’à quelques dizaines de kilomètres d’écart, une frontière peut modifier autant de choses. Les balades se terminent sur la promenade le long du Mekong où le soleil vient se coucher tous les soirs. Cela commence à faire un bout de temps que l’on suit le Mekong et nul doute que sa présence nous manquera quand il faudra s’en éloigner…20140212_016_018 20140213_033_035

Nous n’allons quand même pas quitter Kratie sans aller voir l’attraction touristique de la ville : les dauphins ! Il existe quelques dizaines de dauphins d’eau douce (ou dauphins de l’Irrawaddy) qui vivent dans le Mékong au nord de Kratie. C’est une espèce protégée qui a beaucoup été chassée (pour l’huile) et qui est désormais menacée par la pollution.
Nous empruntons donc une belle route qui remonte le long du Mékong et qui nous mène à l’endroit où vivent les fameux dauphins. Pas de spectacle à la Flipper le Dauphin : nous prenons simplement une barque pour rejoindre le centre du fleuve et nous nous laissons dériver sans faire de bruit en les observant de loin. Nous apercevons leurs nageoires de temps à autre mais surtout, nous les entendons respirer. Magique.

Après avoir autant apprécié le Laos, nous étions un peu inquiet à l’idée d’être déçu par le Cambodge mais pour l’instant, ce n’est pas du tout le cas. Même si l’ambiance est différente, nous nous sentons à l’aise et nous avons hâte de continuer de découvrir ce pays.

Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


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19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Siem Rep / Angkor – km 20421


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22 février 2014

Après encore une belle journée de route bien longue et bien fatiguante (toujours une route en mauvais état et surtout beaucoup de travaux), nous arrivons à Siem Rep, la ville dédiée à l’hébergement de tous les touristes qui viennent visiter Angkor. En effet, les principaux temples (dont le fameux Angkor Wat) sont situés dans un parc à quelques kilomètres de Siem Rep.20140220_002Nous nous installons dans notre petite guesthouse située à l’extérieur de la ville et nous passons trois jours à visiter les principaux temples. Pour ménager nos troupes, nous nous contentons de deux visites par jour (une le matin et une l’après midi). Les enfants apprécient surtout le fait de ne pas avoir école mais aussi de se perdre dans les labyrinthes de ces temples souvent très grands. Le lieu est vraiment très beau et les temples extraordinaires. 20140222_045_051

La principale contrainte est d’éviter de se trouver au milieu d’un groupe de touristes chinois mais on les repère de loin et les sites sont suffisamment grands pour les éviter. On peut alors se retrouver facilement tout seul et profiter d’un peu de calme pour apprécier tranquillement ces temples incroyables.


Pendant ces trois jours, nous avons donc bien sûr visité Angkor Wat (le plus célèbre, celui qui figure sur le drapeau cambodgien) mais aussi les Bayon, Ta Prohm, Banteay Srei, Preah Khan et Banteay Kdei. Chaque temple a sa propre histoire et son propre charme : le Bayon et ses tours aux 4 visages, le Ta Prohm « dans son jus » envahi par les fromagers ou encore le Banteay Srei finement ouvragé de Malraux…
20140220_026_030Angkor est un site touristique qui draine un nombre incroyable de visiteurs (notamment chinois) et Siem Rep est une ville dédiée à leur hébergement avec un nombre incroyable de guesthouse et d’hôtels. C’est un autre Cambodge que l’on découvre tant la ville est peuplée de touristes et tant les infrastructures qui leur sont dédiées (restaurants, bars, commerces, etc.) sont nombreuses.
Mais demain, après ces beaux moments passés à Angkor, il est temps de quitter toute cette ambiance internationale pour retrouver un Cambodge un peu plus « authentique » !

Battambang – km 21072


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25 février 2014

On reprend la route toujours vers l’est pour contourner le lac Tonlé Sap, lac dont la superficie est multiplié par 6 en saison des pluies en raison des crues du Mékong. Phénomène unique au monde, la rivière Tonlé Sap qui relie le lac au Mékong voit son cours s’inverser deux fois par an (selon que le lac se vide ou se remplisse).
Nous arrivons donc en début d’après midi à Battambang la seconde ville du pays située sur la route principale qui relie la Thaïlande à Phnom Penh.

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Nous posons nos sacs à dos dans un hôtel recommandé par d’autres voyageurs rencontrés au Laos et partons à la découverte de la ville (ou plutôt de son centre ville). Nous apprécions tout de suite l’ambiance attachante de cette ville. Le centre ville a été développé sous l’administration coloniale et s’étend le long de la rivière autour du marché principal de style Art Déco. Dans les rues adjacentes, on retrouve plein de petits commerces au pied d’immeubles d’un ou deux étages et souvent regroupés par thème : les quincaillers, les photographes (nombreux), les magasins d’électroménager, de robes de mariées, les pharmacies, les restos, etc.

20140224_053_059Nous assistons également à la cérémonie des offrandes le matin : les moines se déplacent en file indienne dans la ville et s’arrêtent de temps en temps devant une habitation où les habitants viennent déposer leur offrande aux moines et prier.

On flâne pas mal dans la ville en découvrant de beaux bâtiments et au hasard d’une balade, des voyageurs (des toulousains et leur fille et des avignonnais et leur gars) déjà rencontrés à Kampong Cham. On passe la soirée ensemble au son d’une batucada malgache qui fait une tournée en Asie et qui est programmée au café où nous nous sommes installés et on se retrouve le lendemain soir pour assister à un spectacle de cirque de la compagnie Phare. A ne pas manquer si vous passez un jour par Battambang ou Siem Rep.

Une fin d’après midi, nous allons observer un phénomène étonnant à quelques dizaines de kilomètres de Kampong Cham : la sortie des chauves souris de leur grotte. On se poste sous l’ouverture située dans une colline et on observe les chauves souris qui tournent à l’intérieur. Lorsque le soleil commence à baisser, une multitude de chauves souris sortent de leur cachette. Le nuage de chauve souris s’élève dans le ciel et crée comme un ruban qui ne semble jamais se terminer. Impressionnant !
On finit la soirée toujours dans le même café où cette fois, la rue devant la terrasse a été privatisée : on pensait que c’était un mariage mais c’est en fait un défilé de mode organisé par une boutique de robes de mariées. Tous les jeunes branchés de la ville sont là avec séance photo avant d’entrer dans l’enceinte surveillée par des vigiles, musique à fond (comme d’hab’), défilé (filles style mannequin mais aussi lady boys) et alcool qui coule à flot. On observe à distance les jeunes des rues qui récupèrent les cannettes de bière vides à travers les grilles (elles sont rachetées par les brasseurs) pendant que de l’autre côté de la grille, la jeunesse dorée s’enivre…

20140223_076On a beaucoup apprécié ces quelques jours à Battambang. Les avantages de la ville sans ses inconvénients, exactement ce qu’il nous fallait. Entre Siem Rep et Phnom Penh que nous comptons rejoindre demain, c’était une étape parfaite dans notre circuit des villes cambodgiennes !

Phnom Penh – km 21339


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28 février 2014

Ce matin, en partant de Battambang pour rejoindre Phnom Penh notre destination du jour, nous réalisons une belle performance dont nous avons le secret : on part sans récupérer le linge qu’on avait déposé à laver dans une « laundry » ! En effet, l’hôtel facturant un peu cher les lessives nous avons déposé notre linge en ville pour économiser quelques dollars. Au bout d’une demi-heure de route, on a un éclair de lucidité et on fait donc demi-tour. Une heure de perdue et une partie de l’économie réalisée gaspillée en gasoil mais bon… on ne se refait pas !
La route est belle jusqu’à Phnom Penh (des rizières asséchées à perte de vue) et nous nous arrêtons déjeuner avant d’entrer dans la ville proprement dite.

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Confluence du Mékong avec le Tonlé Sap

Nous mettons un bon moment à atteindre le centre ville : Phnom Penh est une très grande ville (rien avoir avec Vientiane) et les bouchons sont bien là ! La circulation est d’autant plus difficile qu’il y a très peu de feux tricolores et beaucoup de deux roues mais pas si compliquée finalement.
Nous faisons le tour du quartier où sont concentrés hôtels et guesthouses, un quartier qui s’étend le long du Tonlé Sap et d’une grande promenade piétonne. Les meilleures adresses affichent complets et nous nous retrouvons dans un hôtel pas cher, vieillot et pas très glamour mais bien placé, juste à côté du Palais Royal et sur le « Riverside » (face à la rivière quoi !).

Palais royal

Palais royal

Il fait chaud et nous avons du mal à nous motiver pour sortir du quartier du Palais Royal. On décide de louer les services d’un tuk-tuk pour aller se balader dans le marché russe le matin et le marché central l’après midi et pour finir, le Wat Phnom. L’inconvénient des grandes villes comme Phnom Penh est qu’il faut prévoir ce que l’on veut aller voir et s’y rendre en tuk-tuk car se promener à pied n’est pas vraiment pratique (et en plus il fait chaud). Nous qui avons l’habitude de nous balader un peu au hasard et d’improviser au fur et à mesure de la journée, nous restons un peu sur notre faim. Nous décidons de reprendre la route après ces deux jours passés ici : il faut dire que la ville n’offre pas d’attraction particulière sauf le musée sur le génocide certainement très intéressant mais très dur et pas adapté avec des enfants. Comme très souvent la capitale n’est pas à l’image du pays et si Phnom Penh fait figure de ville moderne (beaucoup de magasins et d’enseignes internationales, d’aménagements urbains, de circulation), elle détone un peu avec le reste du pays que nous avons pu traverser jusqu’à présent. La disparité entre les riches et les pauvres semble encore plus accentuée en ville (avec les 4×4 rutillants et des magasins « luxe » à côté des échoppes de rues) et on a l’impression de ressentir cette corruption qui gangrène le pays. L’autre élément frappant est la quantité d’ONG qui œuvrent dans le pays. On croise beaucoup de véhicules des Nations Unies et de diverses d’ONG (enfance, déminage, handicap, etc.).

On rencontre aussi, grâce à une famille connue via notre blog et qui prépare son tour du monde, une amie à eux qui vit à Phnom Penh. Elle a prévu de passer le week end en famille à Sihanoukville (plage sur la côte sud) et on décide de modifier notre itinéraire pour les rejoindre. Demain, on quitte donc la ville direction la plage !

Sihanoukville – km 21576


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2 mars 2014

Après les embouteillages de rigueur, nous finissons par nous extirper de Phnom Penh pour rejoindre la route nationale qui mène à Sihanoukville. A la périphérie de la ville, on croise de nombreuses usines dont sûrement celles spécialisées dans le textile qui produisent tous les t-shirts et autres vêtements (H&M, Gap, etc.) qui abondent au marché russe.

Nous arrivons finalement à Sihanoukville en début d’après midi. Nous traversons la ville en évitant les fameuses plages si touristiques pour se retrouver sur la dernière plage la plus au sud et la plus « familiale ». On passe un peu de temps à trouver un hébergement dans nos prix mais on finit finalement par trouver une chambre dans une guesthouse sans charme mais située pas loin de la plage. 20140302_002_004On retrouve ensuite la famille franco-américaine qui vit à Phnom Penh et on passe la fin d’après midi et la soirée ensemble. Le lendemain midi, on se retrouve pour déjeuner puis ils nous abandonnent pour rentrer à Phnom Penh car c’est la fin du week-end.
Nous aurons passé d’excellents moments avec eux à discuter de la vie d’expatriés, de voyageurs, du Cambodge, de la France, des USA bref, de plein de choses !

Le week end se termine pour nous aussi et après ces deux jours de plage fort agréables, nous décidons de reprendre la route demain matin pour rejoindre Kampot ou Kep situés sur la côte près de la frontière du Vietnam.

Kampot / Kep – km 21695


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6 mars 2014

 

Après ce week-end plage, on reprend la route direction plein est pour rejoindre Kampot. Après une matinée de route, on arrive à destination. 20140303_014Un rapide tour de la ville (et du quartier touristique au bord de la rivière) pour trouver un hébergement abordable et disponible et on atterrit dans une guesthouse ambiance « chill out » (relax, quoi) au bord du fleuve. Il y a des bungalows en bambou dans le jardin et une chambre avec deux lits doubles un peu défoncés et entre les deux un vieux ventilo dans la maison sur pilotis dont la terrasse donne directement dans la rivière (sans rambarde). On pose nos sacs dans la chambre, on mange, on fait un peu d’école et on part passer l’après midi en ville, on verra demain matin ce qu’on fait.

Dans le centre de Kampot, on rencontre une famille allemande elle aussi en voyage : ils sont partis depuis deux ans sans date de retour avec leurs deux filles de 7 et 3 ans. Les loyers de leur maison qu’ils ont mis en location plus quelques économies leur permettent de voyager. L’idée est aussi de déscolariser leurs filles du système scolaire traditionnel pour un apprentissage par l’enfant. On discute de leur démarche pendant que les enfants font une partie de mini golf (!?) dans la guesthouse où ils logent. Il commence à se faire tard et ils partent demain tôt pour le Cambodge, on les quitte donc pour retourner dans notre guesthouse.


Après une soirée zen et une nuit qui l’est un peu moins, on décide le lendemain matin de partir. On détonne un peu dans la guest où tout les autres voyageurs sont en mode zen (musique en sourdine, peu de bruit, les conversations qui se font limite à voix basse, pétard tranquille dans le hamac, …). Un peu trop « chill out » pour une famille avec 4 enfants même si tout le monde a été sympa. De toutes façons, on a mal dormi, les matelas étaient défoncés et les moustiques (ou autres bestioles) beaucoup trop nombreux et agressifs. On repart donc direction Kep, la ville balnéaire de l’époque coloniale située à quelques dizaines de kilomètres et où on espère bien trouver un petit coin sympa pour finir notre séjour cambodgien.
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Là encore, trouver un hébergement dans notre budget n’est pas facile mais on finit par trouver une super chambre avec deux grands lits doubles et une petite terrasse sur une grande place face à la mer ! Cerise sur le gâteau, le resto de la guesthouse est excellent (et pas trop cher). La ville s’étend tout le long de la côte qui est assez peu urbanisée.
20140307_008_011L’une des particularités de la région est d’être l’endroit où est cultivé le meilleur poivre du monde : le poivre de Kampot (même si les plantations sont situées plutôt vers Kep). Nous partons donc un matin visiter une plantation de ce fameux poivre. La plante est une liane qui se bouture et qui donne ce fruit, le poivre. Les plantations sont donc constituées de lianes qui poussent sur des tuteurs protégées par des feuilles de palmiers et arrosées régulièrement. L’engrais utilisé est une mixture à base d’excréments de chauve souris (cf. Battambang). Récolté vert, il est cuisiné frais dans pas mal de plats qu’on a pu mangé au Cambodge. En général, une grappe de grains est utilisé telle quelle dans le plat car il n’est pas très fort (pas autant que séché en tout cas). Pour le poivre noir, le grain est récolté juste avant qu’il devienne jaune puis en ensuite séché.
Pour le poivre rouge et blanc, c’est le fruit rouge qui est cueilli puis séché pour le poivre rouge. Pour le poivre blanc, le fruit rouge est d’abord lavé (pour ôter sa « peau ») avant d’être séché.
On visite aussi le lendemain à Kampot cette fois, une coopérative FarmLink qui se charge de raffiner et de commercialiser le poivre de différents producteurs de la région sous l’appellation IGP (indication géographie protégée) de Poivre de Kampot. Tous les grains, une fois séchés, sont triés à la main et bénéficient donc du label.
20140305_103_105Nous profitons bien entendu de notre séjour à Kep pour goûter le fameux « Crabe sauté au poivre vert de Kampot ». C’est… excellent !
On finit ces quelques jours dans la région en allant visiter le parc national de Bokor. Créée par les colons français, Bokor était une station climatique d’altitude (près de 1000m) qui leur permettaient d’échapper à la chaleur et l’humidité de Phnom Penh. Après une bonne ascension, on arrive au sommet de la montagne sur un large plateau duquel on a une vue magnifique sur la côte. Quelques bâtiments de l’époque restent encore présents, une église et surtout le Casino Palace Hôtel. Ce dernier est maintenant complétement ré-enduit et tout gris. On pensait le voir avec ses peintures décrépites, un peu dans son jus, eh bien, c’est raté. Cela ne nous empêche pas de passer un bon moment à nous perdre et nous cacher dans le dédale des escaliers et des pièces en enfilade.
Le site de Bokor est en pleine mutation. Un groupe pétrolier local a une franchise d’exploitation du site pour 99 ans et a décidé de créer un pole touristique pour les touristes asiatiques. Un immense hôtel a été construit il y a quelques années (au milieu d’un quasi désert) et aujourd’hui plein d’ouvriers s’affairent pour continuer de construire autour des bâtiments qu’on imagine être des restaurants, des centres commerciaux et autres karaokés. Le Palace Hôtel de Bokor est donc en cours de rénovation et devrait être transformé… en une boutique de luxe.
C’est donc dans une ambiance un peu surréaliste que l’on achève notre séjour ici mais un peu à l’image du pays. Le développement est en marche, l’état n’hésite pas à vendre (à brader ?) certaines richesses du pays. Les étrangers (notamment le Vietnam voisin) viennent investir au Cambodge mais la population ne semble pas forcément avoir beaucoup en retour. Il est toujours difficile en quelques semaines de tourisme dans un pays d’avoir un regard très avisé sur la situation mais d’après les conversations que nous avons pu avoir et ce que nous avons pu lire, espérons que les choses avancent (et dans la bonne direction…).20140306_141

Koh Khong – km 21974


Cambodge > Carnet de route

8 mars 2014

Départ de bon matin avec au programme, la traversée du sud Cambodge d’est en ouest, quasiment de la frontière vietnamienne à la frontière thaïlandaise. On savoure nos dernières images du Cambodge : motos chargées de piles de matelas, de cochons ou de meubles, barnums de mariages (la saison bat son plein), tuk-tuks surchargés, enseignes peintes de magasins le long de la route, cambodgiennes en pyjama, etc.
On s’arrête pour un petit casse croute sur le pouce dans une épicerie : chips, biscuits et soda. La route est assez peu fréquentée et on traverse de longs paysages sans aucun village. On longe la côte avec de l’autre côté la montagne et la forêt.20140307_142_146

Nous arrivons à Koh Khong la dernière ville avant la frontière que l’on décide de passer le lendemain matin. On profite de notre dernière soirée au Cambodge pour se rendre à un concert organisé par une marque de bière (Leo). Ambiance de fête foraine avec une grande (moyenne) roue, quelques petits manèges, stand de chamboule tout et de fléchettes, stand de pari clandestin installé dans par terre dans un coin avec de nombreux participants qui font valser les billets à la lumières des lampes torches et stands de nourriture diverses et variées. L’ambiance est bon enfant et on passe un bon moment dans cette ambiance de fête populaire. Surprenant, les gens s’approchent quasiment des manèges en moto et restent parfois dessus pour regarder le concert. On se croirait à un cinéma drive-in aux Etats Unis.

Le lendemain matin, on commence la journée par aller nettoyer le camion (juste l’extérieur) avant d’aller passer la frontière située à une dizaine de kilomètres de la ville. On y arrive relativement de bonne heure et juste après un groupe de motards mais le passage de frontière s’effectue rapidement et en douceur. Fini le Cambodge, retour en Thaïlande !20140308_032_033