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Amarillo, TX – km 33069


Carnet de route > USA

3 juin 2014

On quitte Santa Rosa, sa chaleur désertique, ses moustiques, sa torpeur, et on reprend la route direction le Texas dont nous allons traverser un petit bout.20140602_024Nous nous arrêtons faire une pause à Amarillo, une ville située au milieu de la plaine que nous traversons depuis le matin. On se trouve un camping où on se dégote un coin pour poser la tente. Pas de table et pas d’eau sur l’emplacement. Ça ira pour un soir mais ce n’est pas vraiment pratique. Le coin n’est pas vraiment touristique mais plutôt une ville de passage, l’étape texane de la route 66…20140602_028_030
On va voir l’attraction du coin : le Cadillac Ranch. Il s’agit d’une installation de 10 voitures de marque Cadillac à demi plantées dans le sol. Elle est située au milieu d’un champ qui appartient au mécène du projet situé le long de l’autoroute et auparavant de la route 66 dont elle était une des attractions au Texas. Le principe est que les voitures sont constamment peintes par les visiteurs. On n’est pas venu avec nos bombes de peinture et on se contente donc de faire les fonds de bouteilles, histoire de nous aussi laisser notre trace…

Le lendemain matin, après avoir sans succès essayé d’aller voir une vente de bétail (la vente hebdomadaire venait d’avoir lieu la veille), on repart direction Oklahoma City.
On fait une pause pique-nique à Shamrock, une petite ville de la route 66 fondée par un irlandais comme son nom l’indique et dont on sent bien le déclin suite au contournement par l’autoroute. Les quelques rares boutiques encore en activité sont un peu poussiéreuses et pas très achalandées. On pique-nique dans un kiosque sur un terrain vague en plein centre de la ville et on n’aperçoit quasiment personne pendant tout notre déjeuner. Sacrée ambiance !20140603_057_058

Avant de reprendre l’autoroute et quitter la ville, on fait un arrêt au U-Drop Inn, une station service-restaurant art déco (construite en 1936) qui a été totalement rénovée. Le bâtiment apparait notamment dans le dessin animé « Cars » comme bon nombre d’endroits que nous traversons depuis plusieurs semaines.20140603_014_016


On reprend ensuite l’autoroute direction l’Oklahoma et sa capitale Oklamohama City (OKC pour les intimes).

Santa Rosa, NM – km 32717


Carnet de route

1 juin 2014

Après avoir quitté le camping, nous empruntons une belle « Scenic Road » pour rejoindre Santa Fe. La route est belle et quasiment déserte. Il fait beau et on se croirait dans un paysage de garrigue dans le sud de la France au début de l’été.
Arrivés à Santa Fe, on tombe par hasard sur un grand parc où on décide de pique-niquer. L’endroit est un espace de rencontres et d’animations, aménagé par la ville autour de l’ancienne voie de chemin de fer. On fait ensuite un rapide tour dans le centre historique plus sympa que celui d’Albuquerque. Toujours la même architecture hispano-mexicaine même pour les constructions récentes (lotissement, église, centre commerciaux, etc.).

Après avoir échappé de peu « au coup de la panne d’essence », on rejoint Santa Rosa en suivant le tracé de la route 66 des origines (jusqu’à 1937). Les paysages (sauvages) sont très beaux et on ne croise ni beaucoup de voitures ni beaucoup de villages…

En fin de journée, on atteint Santa Rosa. La ville est toute petite et concentrée autour du croisement de la sortie d’autoroute et de la route anciennement 66. C’est le long de cette dernière qu’on retrouve motels, stations-services, magasins, quelques habitations et… notre camping. On s’installe pendant deux jours sans rien faire de particulier. Il n’y a pas grand chose dans le coin à part les bâtiments d’époque plus ou moins abandonnés de la route 66 et une sorte de lac ou plus exactement un trou très profond dans lequel on peut faire de la plongée (25m de profondeur) ou se baigner. Mais même s’il fait vraiment chaud, l’eau est trop froide pour qu’on se motive à s’y baigner…

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Albuquerque, NM – km 32401


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30 mai 2014

Après avoir plié toutes nos affaires, on s’apprête à fermer le coffre de la voiture, quand des gouttes commencent à tomber. On a eu chaud car quelques minutes plus tard, la pluie tombe vraiment !
On quitte donc Flagstaff sous les essuies glaces et on prend la route plein est pour rejoindre Albuquerque. En chemin, on décide de faire un petit crochet pour traverser le Petrified Forest National Park. 20140529_034_036Après un pique-nique devant ce qu’on pensait être le centre du parc mais qui se révèle être un magasin de souvenirs, on entre dans le parc et on s’arrête au centre des rangers. Une petite expo est présentée sur les fossiles de dinosaures retrouvés dans le parc mais surtout, sur la spécificité du parc : les arbres pétrifiés. Il s’agit de troncs d’arbres datant de 200 millions d’années qui ont été fossilisés : la matière végétale a été remplacée par la silice et les troncs ont été transformés en pierre ! On fait un petit tour dans la forêt pétrifiée qui donne son nom au parc où sont concentrés les principaux troncs en très bon état qui permettent de voir de visu le phénomène : étonnant ! On remonte ensuite à travers le parc vers le nord pour admirer le Painted Desert avant de reprendre l’autoroute pour Albuquerque.

20140529_132_13520140529_168On change d’état et d’heure en même temps : nous quittons l’Arizona pour le Nouveau Mexique. Nous roulons à travers d’immenses espaces déserts avant d’atteindre la ville d’Albuquerque située au pied des monts Sandia. Le camping que nous avons repéré est justement situé dans la montagne mais sur l’autre versant. On arrive dans un camping sommaire mais sympa. Un peu loin de tout mais au moins, nous sommes au calme !
Ce matin, après un passage d’Emilien sous les ciseaux de la coiffeuse maison, nous partons pour Albuquerque. On commence par une visite du centre historique. Fondée en 1706, la ville fut construite sur le modèle des villages espagnols avec une place centrale entourée d’une église, de bâtiments administratifs et d’habitation. L’ensemble a complètement été rénové tant et si bien que l’on a presque l’impression de se retrouver dans un décor Disneyland. Il faut aussi dire que toutes les habitations ont été transformées en magasins de souvenirs. Avec les musiciens mexicains qui jouent sur une placette qui font furieusement penser à ceux qui officient à Chatelet-Les Halles, c’est le bouquet !


On quitte ensuite Old Town pour rejoindre DownTown. Le nouveau centre-ville a lui aussi été réhabilité mais le mobilier urbain donne un peu plus dans l’esprit années 80…
L’ensemble de l’architecture de la ville est dans l’esprit hispano-mexicain. Ici, toutes les maisons sont basses, souvent de couleur ocre, en simili torchis : pas de buildings à Oklahomaha !
En continuant sur la route 66 qui traverse la ville (la plus longue avenue du monde !), on retrouve les fameux motels de la route encore bien présents ici même si nombre d’entre eux ont disparu depuis le contournement de la ville par l’autoroute. La lumière est particulière, le ciel est d’un bleu très pur avec de beaux nuages bien blancs. Pas étonnant que la région ait longtemps servi aux tournages de western…

20140530_111On rejoint ensuite notre petit coin de campagne paisible pour une dernière nuit avant de continuer notre route…

Grand Canyon / Flagstaff, AZ – km 31722


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28 mai 2014

On remonte donc vers le nord direction le Grand Canyon toujours par l’autoroute car l’incendie n’est toujours pas maitrisé. On voit d’ailleurs dans le ciel, le large nuage de fumée toujours présent au dessus de la zone concernée.
Après Sedona et ses roches rouges, on remonte sur le plateau à travers un paysage de garrigue qui laisse ensuite place aux forêts autour de Flagstaff. En arrivant à la guérite d’entrée du parc du Grand Canyon, les panneaux des campings du parc affichent tous complet. On se dit qu’on va quand même tenter notre chance à l’entrée du camping lui-même. Là, le ranger de service nous trouve un emplacement qui vient de se libérer il y a une dizaine de minutes. Grâce à cette annulation providentielle, nous pouvons dormir ici ce soir mais qu’une seule nuit car la nuit suivante a déjà été re-réservée dans l’intervalle !
On va donc installer notre tente sur notre emplacement et à peine après avoir fini, on reçoit la visite d’un wapiti venu manger les pousses vertes des arbres autour de notre tente. Il repart ensuite tranquillement comme il était venu !
Après avoir été admirer le coucher de soleil sur le Grand Canyon (magnifique), on rentre manger et on finit la soirée avec une séquence marshmallow grillés. 20140526_109_113Le lendemain, on plie tout et on se fait une belle balade le long du Grand Canyon. Il y a régulièrement des points de vue aménagés généralement situés sur des rochers qui s’avancent dans le vide mais équipés de barrières. Entre ces points de vue, on emprunte un sentier qui lui longe le vide mais sans barrières ! On ne lâche pas d’une semelle Emilien (et Rosalie) car c’est vraiment impressionnant. Les vues depuis les points de vue sont incroyables : on voit tout au fond du canyon le Colorado (qui parait minuscule) et en face, de l’autre côté du vide, les reliefs de la paroi opposée.
Après notre belle mini-rando, on s’organise un petit pique-nique (bien mérité) sur une table située à quelques mètres du bord du canyon ! Le tout sous un beau soleil qui commence d’ailleurs à taper un peu fort. On décide donc de rentrer tranquillement en empruntant la navette qui nous ramène au parking.

On repart vers l’est en longeant le Grand Canyon puis on redescend sur d’immenses plaines, territoires indiens. Le long de la route se succèdent quelques rares villages ressemblant plus à des campements où vivent des familles indiennes et surtout de nombreuses échoppes de souvenirs indiens. On rejoint ensuite Flagstaff où on se trouve un petit camping rustique et sympa dans une pinède le long de la route 66. On s’y pose pendant deux jours alternant lessives, balades, écoles et jeux.

Sedona, AZ – km 31249


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26 mai 2014

Fini Las Vegas et la ville, on retrouve le désert et la longue route qui file vers l’est et le Grand Canyon, notre destination du jour. En arrivant en fin d’après midi du côté de Williams, on s’arrête faire les courses de vivres et on réalise que le fond de l’air est plutôt frais. Les nuages ont même l’air un peu menaçant. Une rapide consultation météo nous confirme qu’il va faire frais et qu’il y a même prévu de la pluie ce soir. Pour une première nuit sous la tente, c’est pas l’idéal…
Williams est une ville avec un bout de route 66 (aux airs de DisneyLand) et surtout une base pour loger les touristes qui visitent le grand canyon. Il y a donc beaucoup de motels alignés les uns à côté des autres mais après un rapide tour d’horizon les prix pratiqués ne sont pas engageants. On décide donc de descendre vers le sud (à l’opposé du Grand Canyon) vers la plaine dans le coin de Sedona où les températures seront un peu plus clémentes.
L’après midi est bien avancée et nouveau rebondissement : le route qui mène à Sedona est fermée car il y a un incendie dans les parages. Le flic au barrage nous dit qu’on peut rejoindre Sedona par l’interstate. On contourne donc l’incendie et on arrive à Sedona en toute fin d’après midi. Le camping repéré dans le guide est complet et de toutes façons réservé aux camping-cars. Les choses se compliquent…
Heureusement, quand un camping est complet, il est souvent distribué une liste des campings environnants. Ici, il y en a 3 proposés et le seul que l’on arrive à joindre a heureusement une place disponible ! On s’y rend immédiatement et on s’installe tandis que le soleil se couche. Le premier montage de la tente est une réussite. L’affaire est pliée en moins d’un quart d’heure et tout notre matos acheté ce week-end est parfait. Après l’overdose de fast-food de Vegas, cela fait du bien de se faire un bon plat de pâtes et une salade de tomates, le tout à la lumière des lampes frontales comme au début du voyage…
La nuit a été fraiche mais en prenant soin de dormir habillés avec nos polaires, cela reste acceptable. On a quand même bien fait de descendre venir chercher ici les quelques degrés supplémentaires. On décide de passer le week-end ici, profitant pour nous réhabituer au mode camping. Le camping est quasiment complet car c’est le fameux week-end du Memorial Day. La clientèle est plutôt familiale, pas de retraités avec leur gros camping-car tractant une voiture ! Cela change des campings parkings qu’on a pu parfois faire jusqu’à présent.
On ne fait pas grand chose durant ces deux jours à part un peu d’école mais surtout profiter d’être dehors. On regarde les américains déambuler avec leurs chiens (quasiment tout le monde en a au moins un !) et profiter de leur week-end. Les gens sont venus en famille ou entre amis et passent leurs journées à se balader, boire des bières light et jouer à des jeux « outdoor ». Le samedi soir, on va à la projection en plein air de Despicable Me 2 (« Moi, moche et méchant 2″ en français). Les enfants qui l’ont déjà vu en français arrivent à suivre et se marrent du début à la fin. Le générique de fin du dessin animé se termine sous la pluie et on rentre se réfugier sous la tente en espérant ne pas réitérer la performance de Kavala. Mais finalement, il ne pleut pas beaucoup et la tente tient donc le coup…

Après cette remise en jambes, on est fin prêt pour continuer notre parcours en camping. Les températures remontent et les risques de pluie ont disparu. On quitte donc Sedona et ses roches rouges pour remonter vers notre destination initiale : le Grand Canyon…

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Las Vegas, NV – km 30687


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22 mai 2014

Après avoir passé une partie de la matinée à quitter Los Angeles, on se fait une pause pique-nique sur le parking d’un Target (supermarché style Walmart). On reprend ensuite la longue route qui traverse le désert avant d’arriver à Vegas.
On rejoint directement le motel qu’on a réservé sur internet qui est situé à l’extrémité du strip, le boulevard où sont concentrés les grands hôtels-casinos. On essaie de pas se faire remarquer car on a réservé pour 4 personnes. Tout le monde reste dans la voiture et la personne à la réception ne nous pose aucune question. Ouf ! On file se garer devant notre chambre et tout le monde sort en catimini…
On passe deux jours à se balader sur le strip. On se gare à chaque fois dans un hôtel différent puis on se promène autour. On « visite » les différents casinos et hôtels dont chacun a sa thématique.
Le Circus Circus est particulièrement adapté aux enfants : il y a une fête foraine installée dans un chapiteau dans l’hôtel. On profite des spectacles gratuits (acrobate et jongleurs) et on se fait une partie de « Camel Chase » (il faut lancer une balle et selon le trou dans lequel elle redescend, le chameau avance du nombre de case indiqué). Au grand désespoir de Rosalie, aucun d’entre nous n’est le plus rapide et on repart sans la peluche (ouf).
On se balade aussi dans le Venetian où les gondoles naviguent sur les canaux qui traversent un centre commercial. Un petit tour sur la place Saint Marc où on profite d’un spectacle de commedia dell’arte. Après Venise, on va aussi à Paris où sous la tour Eiffel s’alignent les machines à sous tandis que les rues pavées alentour concentrent les boutiques.
On profite des beaux spectacles de jet d’eau devant le Bellagio (l’hôtel-casino des Ocean Eleven et Twelve) différents selon la chanson diffusée. Un petit tour au magasin M&M’s où on profite d’une projection ciné en 3D à la gloire des Treet’s. Le magasin s’étend sur 4 étages avec un nombre incroyable de produits dérivés en vente. Nous, on se contente d’un petit paquet de M&M’s en libre-service !
Pour le dernier soir, on s’est trouvé une promo terrible sur internet et on se prend deux chambres doubles dans un hôtel-casino situé dans le quartier historique de Vegas : Downtown (tout ça pour presque la moitié de la nuit de camping à San Francisco !?). L’hôtel, Main Street Station, n’est pas tout récent mais très bien entretenu. Le hall de réception est un hall de gare avec banc en bois et guichet style début XX. La réceptionniste nous trouve deux chambres communicantes, le tout au 17ème et dernier étage avec une vue incroyable sur la ville !

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A côté de l’hôtel, on va faire un tour dans la Fremont Street, la rue qui concentre tous les casinos de l’époque. L’ambiance est plus festive et populaire que sur le strip. Question d’échelle sûrement car la rue est piétonne et les bâtiments moins pharaoniques que sur le strip. Il y a quelques concerts (plutôt hard-rock ou rock FM) en live dans la rue, beaucoup de lumières, beaucoup de monde, bref, une vraie ambiance…

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Après ce séjour un peu surréaliste dans la ville du péché, il est temps de nous extirper de cette ville si délirante mais en même temps attachante. Malgré le décor « carton-pâte » des grands hôtels-casinos du strip, Las Vegas reste une ville et pas seulement un simple parc d’attraction. Il y a bien sûr une ambiance incroyable à l’intérieur de ces casinos : les machines à sous alignées, la moquette épaisse, la lumière tamisée, le bruit et la lumière des machines, l’odeur de cigarette (un des rares endroits publics où on peut fumer aux usa), les mamies et papis vissés sur leurs sièges, les serveuses en tenue légère, les tables de jeux de cartes ou de roulette… Seule déception, pas ou peu de bruit de pièces qui dégringolent, quasiment tous les joueurs jouent avec des cartes magnétiques !
Mais il suffit de s’éloigner du boulevard et d’aller manger dans un Burger King un soir : les quelques rares clients attablés ont l’air complètement paumés ou camés. Un panneau stipule qu’il n’est interdit de rester plus de 30 mn par consommation. La déco des années 70 est dans son jus (la cuisine aussi !). Déjà ressentie à Los Angeles, la pauvreté est bien présente et de façon plus criante qu’en Asie par exemple.


On pensait ne pas apprécier cette ville qui a, à priori pour nous, tout pour se faire détester mais au final, on y a trouvé un côté attachant. Bref, on repart aussi surpris qu’en y arrivant la première fois en la découvrant après plusieurs heures de désert…

Los Angeles, CA – km 30110


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20 mai 2014

Après avoir salué et remercié nos voisins pour la soirée d’hier, on repart direction Los Angeles. Notre périple en camping-car se termine, nous devons le rendre à son propriétaire et le remplacer par une voiture « normale ». On arrive dans Los Angeles vers midi et on se pose pour la pause déjeuner à côté d’un terrain de baseball où les équipes de jeunes s’entrainent (on est samedi).
On essaie ensuite de trouver un camping pour passer le week-end et nettoyer le camping-car mais c’est une fois de plus un peu compliqué sans avoir réservé. Les campings de bord de plage sont tous déjà complets. Heureusement, on trouve un camping pas trop loin à l’ouest de Los Angeles. Le camping en lui-même n’est pas particulièrement sympa mais… il y a une piscine ! En plus, il est situé juste à coté de DisneyWorld et on profite du feu d’artifice le soir que l’on aperçoit du camping !
Lundi, on rend le camping car à Xavier, son propriétaire, qui nous accompagne jusqu’à l’aéroport où on a loué pour les semaines à venir une voiture que l’on rendra à New-York fin juin. On stressait un peu pour savoir si tous nos bagages et surtout le matériel de camping acheté ce week-end au Walmart allaient rentrer mais finalement oui ! La voiture est assez bien faite et les enfants ne sont pas trop serrés à l’arrière malgré les quelques sacs qui ne rentrent pas dans le coffre.
On passe l’après midi dans le quartier d’Hollywood : tout d’abord un petit tour sur les hauteurs d’Hollywood et ses lotissements de maisons qui surplombent la ville. Chacune a une architecture différente (un mélange d’influences mexicaine, espagnole voire méditerranéenne) et un petit jardin ouvert sur rue. On rejoint ensuite le fameux Hollywood Boulevard et ses étoiles où on déambule au milieu des touristes. Après un petit crochet dans Bevery Hills et un rapide diner dans un fast food mexicain, changement d’ambiance et de quartier et on rejoint notre premier motel américain. On avait réservé la veille sur internet car les prix sont élevés à Los Angeles et trouver un hotel qui accepte 2 adultes et 4 enfants dans une seule chambre a l’air compliqué. On va voir par la suite comment ça se passe mais cela risque d’être moins souple qu’en Asie. De toutes façons, on a prévu d’essayer de camper le plus possible…
Le quartier est essentiellement latino et c’est une autre facette de Los Angeles, beaucoup moins glamour…
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Le lendemain matin, après longtemps avoir hésité à faire un détour par Death Valley, on se décide finalement pour aller directement à Las Vegas. Les prix sont bien moins chers en semaine et en plus, lundi prochain, c’est le memorial day, un jour férié qui commémore les morts à la guerre : durant ce week-end de trois jours beaucoup d’américains partent en week-end qui correspond d’ailleurs au début de la saison touristique et trouver un logement ce week-end là peut être compliqué même (surtout ?) à Las Vegas. On n’a pour l’instant rien réservé, on se dit qu’en faisant du camping avec une tente, on trouvera bien un endroit quelque part où dormir, même au dernier moment…

Ventura, CA – km 29796


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17 mai 2014

On quitte notre petit coin tranquille de forêt pour rejoindre la route qui suit la côte toujours aussi belle de Big Sur. On s’arrête de temps en temps admirer le paysage du haut des falaises avec l’océan dont l’horizon se perd dans la brume.

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On s’arrête aussi sur une plage où une colonie d’éléphants de mer a élu domicile. Ils sont tous affalés sur la plage côte à côte en train de dormir. De temps en temps, certains se chamaillent en poussant leurs cris rauques puis se rallongent dans le sable. Leur nombre est impressionnant mais ils sont si bien tassés sur la plage qu’on ne les remarquerait presque pas si ce n’était l’odeur et leurs cris de temps en temps !


On continue ensuite de descendre la côte jusqu’à Santa Barbara. Pas de plan camping sur le parking de supermarché possible apparemment dans la région (question de standing probablement). L’après midi est bien avancée et les campings du parc naturel dans lesquels nous pensions nous installer sont tous complet apparemment depuis longtemps, d’autant que c’est le début du week-end et qu’il fait beau !
Depuis la route, on aperçoit des camping-cars alignés le long d’une petite route qui borde la plage. On fait demi-tour et on tente de trouver l’entrée. Il s’agit en fait d’une zone protégée qui fait partie du parc naturel et qui loue les emplacements de parking situés le long de la plage (de cailloux). Par chance, il reste encore une dernière place de libre ! On s’installe donc entre les caravanes face à la mer et en bons américains, on sort les deux buches qui nous restent de Big Sur pour faire un petit feu.

20140516_128_129rc20140516_0187_0188Un peu plus tard, nos voisins débarquent et se chargent d’alimenter notre feu avec plusieurs de leurs buches : leur feu est énorme et ils ont pris en pitié le nôtre si ridicule. Finalement, en discutant, ils nous invitent à nous réchauffer plutôt auprès du leur.
On rejoint donc l’ensemble des convives installés autour du feu. Tous font partie d’une même famille et se retrouvent ici pour passer quelques jours ensemble chaque année. Ils sont venus à 7 caravanes avec le patriarche, un papi dont les origines italiennes sont fièrement assumées par toute la famille, et ses fils, filles et famille élargie.
On nous fait goûter à la spécialité américaine dont on a oublié depuis le nom. Il s’agit de faire chauffer sur le feu un chamallow qui est ensuite déposé sur un cracker, recouvert d’un bout de chocolat (qui va fondre un petit peu) puis recouvert d’un second cracker. Un hamburger version dessert quoi. On nous offre aussi, pour accompagner tout ça, une bière locale, la 805, qui correspond à l’indicatif téléphonique du comté !


Toute la famille vit dans le comté voisin de Los Angeles situé à une heure de route d’ici. La plupart des fils et gendres sont soit pompiers soit flics (et se chambrent entre eux à ce sujet). De vrais italo-américains ! On passe vraiment un super moment à discuter avec eux pendant que les enfants jouent sur les rochers. Décidément, on est surpris du sens de l’hospitalité et de la gentillesse des américains !

Big Sur, CA – km 29399


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15 mai 2014

On quitte donc San Francisco pour rejoindre la route qui longe la côte pacifique jusqu’à Los Angeles, la Pacific Coast Highway. C’est une route très belle, qui suit la côte la plupart du temps complètement sauvage. On s’arrête pique-niquer dans le camping-car à côté d’une plage quasi déserte comme la plupart de celles qu’on rencontre depuis ce matin : l’eau est froide et seules les plages situées dans ou à côté des villes (Santa Cruz par exemple) sont vraiment fréquentées. 20140514_023_025On rejoint la région de Big Sur en fin d’après midi et on va s’installer dans le camping géré par les rangers du parc national Pfeiffer Big Sur. Les équipements sont basiques mais les emplacements très grands, situés dans une belle forêt, sont parfaits.
On choisit un coin près d’une clairière pour profiter de la lumière et c’est parti pour une belle nuit en pleine nature au milieu des écureils et des oiseaux.20140514_032_038Le lendemain, journée tranquille pour fêter l’anniversaire d’Olivier. Le matin, pas d’école, les enfants se lancent dans une longue partie de Playmobil. Après le goûter d’anniversaire, pain perdu et mousse au chocolat (sans chocolat remplacé par du Nesquick !), on part se balader dans la forêt. En fait, on ne va pas très loin car on rencontre une rivière dans laquelle on passe la fin d’après midi à se baigner ! Le soir, on fait un feu mais sans rien mettre dessus car on a rien à faire griller. Les américains sont de fervents adeptes du barbecue en camping. Dans beaucoup de campings, il y a un endroit prévu pour faire du feu sur chaque emplacement (les rangers vendent des fagots de bois à l’entrée du parc). Heureusement, on n’a pas oublié la petite bouteille de vin (californien bien sûr) qui va bien, histoire de finir en beauté cette belle journée. 20140516_009

San Francisco, CA – km 29143


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13 mai 2014

Après notre journée en pleine nature au milieu de séquoias, changement d’ambiance avec une nuit de bivouac… sur le parking d’un Wallmart. On repart au petit matin, direction San Francisco !

20140512_034On s’installe dans un camping qui est en fait un parking juste à côté du stade de football américain de la ville. Pas beaucoup plus agréable qu’un parking de Wallmart (à part pour les douches) et surtout beaucoup plus cher mais bon, on est à San Francisco et il n’y a pas vraiment d’autres alternatives…
En fin d’après midi, nous nous rendons sur le Golden Gate Bridge que l’on ne se lasse pas d’admirer. Il fait beau et il y a peu de brume : les conditions sont optimales pour profiter de la vue sur la ville.

Le lendemain matin, on prend la navette du camping qui nous emmène en centre ville. San Francisco est une ville « à l’européenne » avec des quartiers où se promener, des transports en communs bref, rien à voir avec Los Angeles où rien n’est possible sans voiture (ici, c’est plutôt l’inverse). On part de Chinatown et on remonte les fameuses collines de San Francisco à travers le quartier de Russian Hill. On s’arrête manger un fried rice (ça faisait longtemps !) dans un petit resto chinois avant de continuer notre descente vers le port. Il fait drôlement soleil (un habitant nous précise qu’il fait particulièrement beau aujourd’hui) et on apprécie de se balader dans la ville. Le charme des rues en pente et du célèbre tramway (cable car) mais aussi l’architecture, les petits magasins et l’ambiance générale donnent l’impression d’une ville où il fait bon vivre. En tous cas, nous, on s’y sent bien !

Après avoir admiré la fameuse portion de Lombard Street où la rue serpente pour descendre la côte abrupte, nous arrivons sur le port, le Fisherman’s Wharf, qui est en fait un véritable complexe touristique avec boutiques de souvenirs, restos et cafés. Ambiance bord de mer et fête foraine en pleine ville. On va jeter un coup d’œil aux éléphants de mer qui se chamaillent les places sur les pontons en se poussant les uns les autres en râlant. C’est ensuite le moment que les enfants attendent depuis le matin : le voyage retour en tramway. On fait la queue un bon bout de temps (le tramway est plus une attraction touristique qu’un vrai transport en commun) et on monte enfin ! On part donc du port pour remonter vers les hauteurs de la ville avant de redescendre vers Union Square, quartier plus moderne de San Francisco.

Après cette super journée, on est tous bien lessivés mais on s’est régalés. La ville est vraiment magnifique et super agréable à visiter. Nous n’en avons vu qu’une toute petite partie mais on reviendra un jour plus longuement pour en profiter encore plus et continuer de découvrir cette ville si atypique (en tous cas, pour les Etats Unis).