Archives mensuelles : mars 2014

Khao Lak / Krabi – km 24609


Carnet de route > Thaïlande

31 mars 2014

Après avoir quitté TCDF, nous rejoignons la côte ouest de la Thaïlande et entamons notre descente plein sud. La route longe la montagne recouverte de forêts et tandis que nous avançons, les mosquées remplacent progressivement les temples. La région est très belle et assez peu urbanisée.20140329_016En s’arrêtant au 7/11 pour acheter son Coca, Carine fait tomber (ou se fait voler, on ne saura jamais) notre iPhone. On se rend compte de sa disparition quelques dizaines de kilomètres plus tard et, après une fouille méthodique du camion, on décide de retourner au 7/11 vérifier qu’il n’ait pas été trouvé. Évidemment, pas de traces de l’iPhone mais tout le monde se décarcasse pour nous aider. Les caissières de la superette vérifient les enregistrements des vidéosurveillance et appellent un officier de police. Entre temps, on localise notre iPhone (ils sont forts chez Apple) qui se déplace pas loin mais sans qu’on puisse faire quoique ce soit pour le récupérer.
Finalement, on déclenche le blocage du téléphone et son effacement. Après dépôt d’une main courante au poste de police, on reprend la route. En tous cas, si on regrette sa disparition, cet épisode nous aura permis d’apprécier la gentillesse des Thaïlandais. Il faut dire qu’on est dans un coin pas du tout touristique et que nos interlocuteurs ne parlant quasiment pas anglais, on aura passé des moments marrants à essayer de se faire comprendre et vice versa !

Une fois repartis, on roule à travers la campagne jusqu’à la nuit venue où l’on atteint Khao Lak, une zone touristique de plages où hôtels, guesthouses et restaurants se succèdent le long de la route. On négocie deux chambres dans une guesthouse située sur le bord de la grande route et on va manger dans le resto à côté avant d’aller se coucher aussi sec.

Le lendemain matin, on constate que le coin n’a pas beaucoup de charme : cette région a particulièrement été touchée par le tsunami et tout a été reconstruit en mode béton intensif. La plage a l’air belle mais le coin est surtout réputé pour les spots de plongée alentour. De toutes façons, on décide de ne pas s’attarder et de reprendre notre descente vers le sud.


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Nous traversons les paysages très beaux du parc national du Phan Nga puis continuons sur Krabi où on nous a conseillé un coin sympa : Nopparat Thara. C’est une plage en bordure du parc national et même si elle est moins développée que celle d’Ao Nang juste à côté, elle n’en reste pas moins très touristique. Les prix sont d’ailleurs assez élevés et nous finissons non sans mal à trouver deux chambres ambiance « motel ».
A marée basse, la mer se retire très loin laissant dans le sable plein de coquillages que viennent ramasser les quelques personnes présentes. Pas idéal pour se baigner mais très beau pour se balader autour des pics karstiques caractéristique de la région.20140330_120_122

On va faire un tour sur Ao Nang le soir pour manger car le coin où on loge est quasiment désert. Là bas, il y a plus de monde et d’ambiance. On décide de repartir dès le lendemain car on n’est pas plus emballé que ça par l’endroit. De toutes façons, on est mal installé pour faire l’école et c’est justement l’objectif prioritaire de ces prochaines semaines. On aimerait avoir fini la plupart des matières avant notre passage en mode sac à dos prévu le 28 avril prochain qui s’accommoderait mal du poids des manuels CNED !

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Pak Song – km 24242


Carnet de route > Thaïlande

29 mars 2014

Après un réveil matinal et un dernier petit déj’ à Haad Salad, nous reprenons le ferry en sens inverse pour rejoindre Don Sak. Nous continuons à revenir sur nos pas pour rejoindre l’intersection située entre Surat Thani et Chumphon et qui nous permet de rejoindre la belle route 4006 qui traverse d’est en ouest la Thailande.
On arrive en fin d’après midi à TCDF où nous étions déjà passé quelques mois plus tôt et où nous nous étions promis de repasser sur le chemin du retour. Les volontaires ne sont plus les mêmes ni bien sûr les autres hôtes. Autre ambiance, sympa aussi, mais différente de celle de notre premier séjour.20140328_P1_026_030
On passe trois jours à avancer l’école et participer à la vie communautaire. On participe avec d’autres volontaires à la création d’un barrage en pierres pour essayer de détourner (un peu) le cours de la rivière qui coule en bas du terrain et qui a tendance à creuser et faire s’effondrer le jardin. Pas sûr que cela tienne longtemps (on donne pas cher de notre ouvrage d’ici quelques mois lors de la saison des pluies) mais après quelques heures de labeur, on voit une (petite) différence…
Pendant que les grandes étudient, Emilien et Rosalie s’occupent du jardin avec arrosage pour l’un et cueillette des feuilles pour le repas du midi pour l’autre. La nourriture est toujours aussi bonne (healthy food !). C’est fin et même si c’est parfois très épicé, cela fait du bien de manger sain (sans trop de graisse et de Maggi).
Les enfants profitent de la fameuse salle de jeu avec un petit gars de 6 ans qui est là en même temps que nous.

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Le dernier soir, un bel orage se déchaine et fait sortir plein d’insectes volants qui viennent squatter autour des ampoules. Les geckos sortent par dizaines pour un beau festin tandis que les crapauds et grenouilles ne sont pas en reste. Ils sautent dans tous les sens et gobent à plein régime. On est une dizaine d’humains au milieu de tous ces animaux et insectes et on se sent presque parfois un peu de trop !


* Le crapaud en double exemplaire, c’est normal : c’est spécialement pour Ingrid.

20140328_P1_026_030Après une dernière nuit bercée par les bruits de la forêt, on reprend la route vers le sud !

Koh Pha Ngan – km 23878


Carnet de route > Thaïlande

25 mars 2014

Ce matin, nous reprenons la route direction Surat Thani et plus exactement Don Sak, l’embarcadère d’où partent les ferries pour Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao. On arrive sur place vers midi et demi, le temps de manger vite fait et c’est l’heure d’embarquer. On redécouvre, après notre mésaventure d’hier, la simplicité et l’efficacité de l’organisation des Thaïlandais.

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En arrivant sur l’île quelques heures plus tard, se pose l’inévitable question : où va t on dormir ce soir ? On s’oriente vers le nord de l’île plus tranquille et sauvage que les plages du sud plutôt orientées fêtes et très fréquentées. Après les inévitables tentatives infructueuses (complet ou trop cher), on trouve notre bonheur sur la plage d’Haad Salad réputée comme étant appréciée des familles : très peu de profondeur et donc pratique avec des enfants en bas âge. On négocie deux bungalows simples et bon marché à une centaine de mètres de la plage pour les deux jours qui arrivent. On peut enfin se poser après ces deux jours de route un peu épuisants.
Le lendemain, on fête comme il se doit les 8 ans de Sidonie avec en cadeau surprise une excursion « snorkelling » (ou PMT pour palmes, masque, tuba en français). L’avantage de la crique où l’on se trouve est que la barrière de corail se trouve à quelques dizaines de mètres du rivage. On part donc Sidonie, Félicie et Olivier avec Lætitia, notre monitrice qui nous emmène découvrir différents coins où nous admirons plein de poissons multicolores (certains fluos) et de coraux. L’excursion est passionnante mais… fatiguante. Retour donc au rivage épuisés mais ravis de cette première expérience si réussie.


Les jours suivants, nous déménageons tous dans un seul bungalow qui donne cette fois directement sur la plage avec deux grands lits doubles. Une sacrée bonne adresse d’un rapport qualité prix imbattable). S’en suivent quelques jours de plage et d’école. On profite simplement de l’endroit magnifique et reposant : de vraies vacances. On rencontre des gens sympas avec qui nous passons de bons moments : un couple italo-allemand, un couple franco-belge, deux familles françaises…
Les enfants en profitent pour jouer avec leurs copains et copines de plage et Emilien nous fait une performance dont il a le secret en disparaissant pendant près d’un quart d’heure (qui nous a paru beaucoup plus long) : il était rentré tout seul aux deux bungalows où nous avions passé nos deux premières nuits !20140322_115_119
Suite à la séance snorkelling, Olivier, conquis, se laisse tenter par un baptême en plongée bouteille. Là encore, on part plonger directement de la plage pour rejoindre la barrière de corail en nageant. La plongée dure 3/4 d’heures avec une descente jusqu’à 7m de profondeur. Même si la visibilité n’est pas très bonne, on s’en met plein les mirettes. Pour une première plongée, difficile de ne pas être systématiquement concentré sur le côté technique (« mince, il y a de l’eau dans mon masque », « c’est lequel le bouton pour descendre », etc.) sans compter la difficulté à gérer sa flottabilité, mais le plaisir est bien là ! L’observation de poissons clowns (némo) roses dans leur anémone restera un souvenir inoubliable.
Carine s’offre aussi sa séance snorkelling perso où elle part elle aussi observer la barrière de corail. Là encore, plein de poissons sont de la fête : poissons perroquet, poissons clowns, poissons ballon, etc.

Les enfants ne sont pas en reste avec, pour le dernier jour, une séance de massage thaï pour les 3 filles ensemble (les parents y ont eu droit aussi). Cette belle semaine de vacances nous aura fait du bien et après avoir repoussé deux fois notre départ, on retourne manger une dernière fois dans le resto sur la plage où les curries sont si bons avec les deux familles rencontrées ici.
Demain, on reprend la route et changement de décor : direction la forêt !

Chumphon – km 23595


Carnet de route > Thaïlande

18 mars 2014

Nous laissons donc derrière nous la rivière Kwai, son pont et Kanchanaburi et nous dirigeons vers le sud avec pour objectif de rejoindre les îles de Koh Tao ou Koh Pha Ngan pour aller fêter l’anniversaire de Sidonie.
La route est longue et nous arrivons en toute fin d’après midi vers Chumphon. On a lu qu’il existait un ferry de nuit pour rejoindre Koh Tao à partir de Chumphon et on décide de prendre cette option : cela nous évite de descendre à Surat Thani, la ville d’où partent la plupart des bateaux et ferry pour les îles du Golfe et située à plus de 150kms de là. 20140317_025_029
On passe près de deux heures à trouver l’embarcadère pour ce fameux ferry. Au final, une thaï nous montre le chemin en moto et nous emmène sur un ponton où est amarré un bateau qui peut effectivement contenir quelques voitures. Cela reste un petit bateau et plutôt dédié au transport de marchandises. On va quand même voir les couchettes : une pièce avec une dizaines de couchettes (de minces matelas sur des structures en métal) en open space. C’est plutôt… roots. On est moyen chaud pour se lancer dans l’aventure et de toutes façons le prix est dissuasif. On n’arrive pas à négocier mieux qu’un 4000 baths (près de 100€) sans savoir si le prix a été gonflé car on a été amené par notre copine en moto.
En fait, non, car on s’arrête en repartant à un endroit du port un peu plus « officiel » où des bateaux plus gros sont en train de charger et les prix sont les mêmes. Il est plus de 21h, on est crevé et on a faim mais on décide de lâcher l’affaire. On est en plus même pas sûr qu’il y ait des routes à Koh Tao alors on ne va pas se compliquer à trimbaler inutilement le camion…
Repli stratégique sur Chumphon où, après avoir galéré pour trouver une guesthouse (que le GPS s’acharne à nous indiquer dans une rue du quartier chaud de la ville), on décide d’aller dans le premier hôtel que l’on croise en dehors du fameux quartier et qui se révèle être une bonne pioche : petit budget, deux grands lits et même si c’est ambiance prison/hopital, pour cette nuit c’est parfait.
Il est plus de 22h : on va d’abord chercher un endroit où manger avant de s’installer et on tombe sur la fameuse guesthouse que l’on cherchait tout à l’heure. On s’y arrête, on commande vite fait des sandwiches (ils sont sur le point de fermer) et on retourne à l’hôtel pour une nuit de sommeil bien méritée.
Demain est un autre jour…

Kanchanaburi – km 23027


Carnet de route > Thaïlande

17 mars 2014

On repart aussi simplement que l’on est arrivé de Koh Chang et on reprend la route sans destination particulière. Après avoir hésité à monter vers le nord, nous décidons de finalement continuer vers Bangkok car nous prévoyons d’aller passer l’anniversaire de Sidonie sur l’île de Koh Phangan ou Koh Tao. Après une pause pique nique express, nous continuons la route bien décidé à rallier Kanchanaburi le soir même. 20140313_039_041On se paume dans les autoroutes périphériques de Bangkok et on se retrouve à contourner la capitale par le nord. On décide donc de s’arrêter dormir à Ayutthaya. On retourne à la guesthouse où on avait dormi lors de notre première visite. On est super bien accueillis malgré l’heure un peu tardive par les patrons qui nous ont reconnus.

On repart le lendemain matin pour Kanchanaburi par les petites routes qui ne le sont pas tant que ça (surtout après quelques semaines passées au Cambodge et au Laos) et on rejoint une guesthouse que l’on a repérée à quelques kilomètres de la ville. Les proprios sont partis en vacances mais une française très sympa qui vit ici assure l’intérim. Il fait chaud et nous lézardons un petit peu en discutant avec elle de son expérience ici. Le lendemain nous bravons la chaleur et décidons de partir dans l’arrière pays et ses nombreux parcs naturels. Nous commençons par nous balader du côté du parc naturel de Sai Yok où on s’arrête voir un des ponts de la ligne de chemin de fer de la mort qui longe la rivière Kwai (le pont du film lui se trouve à Kanchanaburi même).
Cette ligne de chemin de fer a été construite par les japonais durant la seconde guerre mondiale pour relier Bangkok et Rangoun en Birmanie. Beaucoup d’ouvriers (locaux et prisonniers alliés) sont morts durant ce chantier où ont été associés mauvais traitements, maladies tropicales et bombardements alliés.
Nous enchainons ensuite par un pique nique aux chutes de Sai Yok. Il y a pas mal de monde car c’est dimanche et les familles pique-niquent un peu partout dans le parc. Les enfants en profitent pour se rafraichir car il fait toujours aussi chaud. 20140316_131_132
On hésite à poursuivre un peu plus vers la Birmanie mais la chaleur et l’heure nous font regagner Kanchanaburi pour une dernière soirée à la guesthouse en compagnie de 3 jeunes Philippines qui viennent passer 4 jours de vacances en Thaïlande.
On passe une agréable soirée à discuter et à se raconter nos vies. Elles ont une vingtaine d’années et bossent pour une société de pari en ligne chinoise implantée aux Philippines. On les étonne avec notre année sabbatique et même nos 5 semaines de congés payés : elles ont droit à 12 jours de vacances par an !
On repart le lendemain matin en oubliant d’aller voir le pont de la rivière Kwai. On s’en rend compte un peu trop tard pour faire demi tour, tant pis, ça sera pour une prochaine fois !

Koh Chang – km 22248


Carnet de route > Thaïlande

13 mars 2014

La simplicité avec laquelle on voyage en Thaïlande est toujours aussi déconcertante : on quitte Trat de bon matin et on roule jusqu’à l’embarcadère du ferry pour Koh Chang. On achète les tickets à la guérite et on va se garer dans la file d’attente. Le ferry arrive quelques dizaines de minutes plus tard et nous voilà en route pour Koh Chang la seconde plus grande île de Thaïlande (30 kms de long sur 14 de large).

Après une exploration rapide de la côte est la moins touristique et la plus sauvage, on rebrousse chemin car on ne trouve pas d’endroit adapté pour dormir (trop cher, fermé, sur ponton au dessus de l’eau, etc.). On se contente de manger (cher et pas très bon) dans un resto sur pilotis au dessus la mer et on repart pour la côte ouest.20140312_P1_003_006Là, changement radical d’ambiance : les hôtels et ressorts se succèdent dans chaque crique mais, au milieu de l’île, la montagne et la forêt tropicale règnent toujours. L’île est très touristique notamment pour les habitants de Bangkok qui viennent y passer week-end et vacances facilement. Comme souvent dès qu’il y a beaucoup d’hébergements, on galère à trouver un endroit où dormir. On hésite pas mal sur la crique et la plage où concentrer nos recherches. On évite les coins trop fête, ceux trop huppés et on tente donc notre chance du côté d’un coin plutôt famille. Les différentes adresses que l’on essaie affichent toutes complet. D’autres sont trop chères et on trouve finalement notre bonheur dans une toute petite guesthouse coincée entre deux « ressort » où on prend deux doubles. C’est un peu plus cher que prévu mais l’endroit est sympa. Accès direct à la plage, table commune avec mini cuisine pour le petit déj’ et pratique aussi pour l’école.

Après cet après midi de recherches éprouvantes, Sabine et Fernando accompagnée de Margot nous rejoignent et s’installent aussi ici pour la nuit. On se suit par blog et email interposés depuis l’Iran (qu’ils ont traversé après nous sous la neige en décembre !) et on se rencontre cette fois en vrai ! On passe une soirée et la matinée du lendemain avec eux à discuter de nos expériences respectives de voyage, bref, des moments très agréables. On se quitte après une photo souvenir de nous tous entre nos deux camions (ils voyagent en combi Volkswagen, le vrai, le modèle T2 pour les connaisseurs).

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Le lendemain, on fête comme il se doit l’anniversaire de Félicie avec au programme (surprise) une balade en éléphant. On fait un petit tour dans la jungle et on rentre souffler les bougies à la maison. Le soir, on prend des pizzas à emporter et avec les tomates et concombres du rayon frais du Tesco, on s’organise une petite soirée pique-nique à la guesthouse.

Après ces quelques jours de détente (mais avec toujours l’école au programme), il est temps de quitter cette île et de regagner le continent pour continuer notre route vers l’ouest…

Trat – km 22082


Carnet de route > Thaïlande

8 mars 2014

Les formalités sont donc rapidement expédiées (l’avantage des petits postes frontières) et nous retrouvons la Thaïlande. Après le Laos et le Cambodge, c’est étonnant de se retrouver ici : on avait oublié combien le niveau de vie était bien plus élevé ici que dans les pays voisins et on le ressent dès la frontière franchie.
On roule jusqu’à la première grande ville, Trat, où l’on s’arrête manger. La ville est assez calme (il est 14h, il fait chaud et il n’y a pas grand monde dehors) mais ce soir, il y a un festival de prévu ! On décide donc de passer la nuit ici et d’aller y faire un tour.

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Trouver une guesthouse se révèle un peu plus compliqué que prévu : on en essaie une première où le patron (un allemand) refuse de nous héberger car avec 4 enfants, « on va faire trop de bruit », « il ne pourra pas surveiller nos enfants quand ils toucheront à tout », bref, un grand malade. On repart aussi sec, on essaie dans une autre où il reste deux doubles très basiques mais bon, pour une nuit…
On essaie quand même de tenter une dernière guesthouse figurant dans le Lonely et réputée très sympa mais souvent complet. En fait, il reste deux chambres dispo mais là encore, la patronne tique un peu avec les 4 enfants. C’est vrai que les maisons ici sont du style traditionnel avec plancher en bois et cloisons en contre plaqué. Question isolation phonique, c’est pas l’idéal mais elle accepte quand même de nous héberger après une petite période d’observation où elle se rend compte que nos enfants ne sont pas des monstres. Finalement, les enfants seront super sages et ne feront quasiment pas de bruit…

On part donc se balader le soir dans le quartier où a lieu le festival. Les rues sont étroites et bordées de stands (de nourriture pour la plupart). Il y a pas mal de monde et l’ambiance est sympa. On se ravitaille auprès de différents stands et on s’installe pour manger devant la scène où s’époumone un chanteur de karaoké. On est pratiquement les seuls dans l’assistance mais il continue son tour de chant malgré tout. Le spectacle qui est sensé suivre tarde à commencer et on décide de rentrer dormir.
Après cette petite halte agréable, nous prévoyons de reprendre la route demain matin pour aller fêter l’anniversaire des 10 ans de Félicie sur l’île de Koh Chang !20140308_090

Jeu n°4 : Cache-cache à Angkor


Bonus > Jeu

Allez, les choses se compliquent un peu. Toujours la même règle du jeu : 4 petits à trouver et la première bonne réponse gagne… une carte postale et un peu de poivre de Kampot (remis en main propre à partir du 5 juillet 2014 en France).

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Et c’est Julie la gagnante ! Merci pour vos messages !!!
La solution :
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Koh Khong – km 21974


Cambodge > Carnet de route

Départ de bon matin avec au programme, la traversée du sud Cambodge d’est en ouest, quasiment de la frontière vietnamienne à la frontière thaïlandaise. On savoure nos dernières images du Cambodge : motos chargées de piles de matelas, de cochons ou de meubles, barnums de mariages (la saison bat son plein), tuk-tuks surchargés, enseignes peintes de magasins le long de la route, cambodgiennes en pyjama, etc.
On s’arrête pour un petit casse croute sur le pouce dans une épicerie : chips, biscuits et soda. La route est assez peu fréquentée et on traverse de longs paysages sans aucun village. On longe la côte avec de l’autre côté la montagne et la forêt.20140307_142_146

Nous arrivons à Koh Khong la dernière ville avant la frontière que l’on décide de passer le lendemain matin. On profite de notre dernière soirée au Cambodge pour se rendre à un concert organisé par une marque de bière (Leo). Ambiance de fête foraine avec une grande (moyenne) roue, quelques petits manèges, stand de chamboule tout et de fléchettes, stand de pari clandestin installé dans par terre dans un coin avec de nombreux participants qui font valser les billets à la lumières des lampes torches et stands de nourriture diverses et variées. L’ambiance est bon enfant et on passe un bon moment dans cette ambiance de fête populaire. Surprenant, les gens s’approchent quasiment des manèges en moto et restent parfois dessus pour regarder le concert. On se croirait à un cinéma drive-in aux Etats Unis.

Le lendemain matin, on commence la journée par aller nettoyer le camion (juste l’extérieur) avant d’aller passer la frontière située à une dizaine de kilomètres de la ville. On y arrive relativement de bonne heure et juste après un groupe de motards mais le passage de frontière s’effectue rapidement et en douceur. Fini le Cambodge, retour en Thaïlande !20140308_032_033

Kampot / Kep – km 21695


Cambodge > Carnet de route

6 mars 2014

 

Après ce week-end plage, on reprend la route direction plein est pour rejoindre Kampot. Après une matinée de route, on arrive à destination. 20140303_014Un rapide tour de la ville (et du quartier touristique au bord de la rivière) pour trouver un hébergement abordable et disponible et on atterrit dans une guesthouse ambiance « chill out » (relax, quoi) au bord du fleuve. Il y a des bungalows en bambou dans le jardin et une chambre avec deux lits doubles un peu défoncés et entre les deux un vieux ventilo dans la maison sur pilotis dont la terrasse donne directement dans la rivière (sans rambarde). On pose nos sacs dans la chambre, on mange, on fait un peu d’école et on part passer l’après midi en ville, on verra demain matin ce qu’on fait.

Dans le centre de Kampot, on rencontre une famille allemande elle aussi en voyage : ils sont partis depuis deux ans sans date de retour avec leurs deux filles de 7 et 3 ans. Les loyers de leur maison qu’ils ont mis en location plus quelques économies leur permettent de voyager. L’idée est aussi de déscolariser leurs filles du système scolaire traditionnel pour un apprentissage par l’enfant. On discute de leur démarche pendant que les enfants font une partie de mini golf (!?) dans la guesthouse où ils logent. Il commence à se faire tard et ils partent demain tôt pour le Cambodge, on les quitte donc pour retourner dans notre guesthouse.


Après une soirée zen et une nuit qui l’est un peu moins, on décide le lendemain matin de partir. On détonne un peu dans la guest où tout les autres voyageurs sont en mode zen (musique en sourdine, peu de bruit, les conversations qui se font limite à voix basse, pétard tranquille dans le hamac, …). Un peu trop « chill out » pour une famille avec 4 enfants même si tout le monde a été sympa. De toutes façons, on a mal dormi, les matelas étaient défoncés et les moustiques (ou autres bestioles) beaucoup trop nombreux et agressifs. On repart donc direction Kep, la ville balnéaire de l’époque coloniale située à quelques dizaines de kilomètres et où on espère bien trouver un petit coin sympa pour finir notre séjour cambodgien.
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Là encore, trouver un hébergement dans notre budget n’est pas facile mais on finit par trouver une super chambre avec deux grands lits doubles et une petite terrasse sur une grande place face à la mer ! Cerise sur le gâteau, le resto de la guesthouse est excellent (et pas trop cher). La ville s’étend tout le long de la côte qui est assez peu urbanisée.
20140307_008_011L’une des particularités de la région est d’être l’endroit où est cultivé le meilleur poivre du monde : le poivre de Kampot (même si les plantations sont situées plutôt vers Kep). Nous partons donc un matin visiter une plantation de ce fameux poivre. La plante est une liane qui se bouture et qui donne ce fruit, le poivre. Les plantations sont donc constituées de lianes qui poussent sur des tuteurs protégées par des feuilles de palmiers et arrosées régulièrement. L’engrais utilisé est une mixture à base d’excréments de chauve souris (cf. Battambang). Récolté vert, il est cuisiné frais dans pas mal de plats qu’on a pu mangé au Cambodge. En général, une grappe de grains est utilisé telle quelle dans le plat car il n’est pas très fort (pas autant que séché en tout cas). Pour le poivre noir, le grain est récolté juste avant qu’il devienne jaune puis en ensuite séché.
Pour le poivre rouge et blanc, c’est le fruit rouge qui est cueilli puis séché pour le poivre rouge. Pour le poivre blanc, le fruit rouge est d’abord lavé (pour ôter sa « peau ») avant d’être séché.
On visite aussi le lendemain à Kampot cette fois, une coopérative FarmLink qui se charge de raffiner et de commercialiser le poivre de différents producteurs de la région sous l’appellation IGP (indication géographie protégée) de Poivre de Kampot. Tous les grains, une fois séchés, sont triés à la main et bénéficient donc du label.
20140305_103_105Nous profitons bien entendu de notre séjour à Kep pour goûter le fameux « Crabe sauté au poivre vert de Kampot ». C’est… excellent !
On finit ces quelques jours dans la région en allant visiter le parc national de Bokor. Créée par les colons français, Bokor était une station climatique d’altitude (près de 1000m) qui leur permettaient d’échapper à la chaleur et l’humidité de Phnom Penh. Après une bonne ascension, on arrive au sommet de la montagne sur un large plateau duquel on a une vue magnifique sur la côte. Quelques bâtiments de l’époque restent encore présents, une église et surtout le Casino Palace Hôtel. Ce dernier est maintenant complétement ré-enduit et tout gris. On pensait le voir avec ses peintures décrépites, un peu dans son jus, eh bien, c’est raté. Cela ne nous empêche pas de passer un bon moment à nous perdre et nous cacher dans le dédale des escaliers et des pièces en enfilade.
Le site de Bokor est en pleine mutation. Un groupe pétrolier local a une franchise d’exploitation du site pour 99 ans et a décidé de créer un pole touristique pour les touristes asiatiques. Un immense hôtel a été construit il y a quelques années (au milieu d’un quasi désert) et aujourd’hui plein d’ouvriers s’affairent pour continuer de construire autour des bâtiments qu’on imagine être des restaurants, des centres commerciaux et autres karaokés. Le Palace Hôtel de Bokor est donc en cours de rénovation et devrait être transformé… en une boutique de luxe.
C’est donc dans une ambiance un peu surréaliste que l’on achève notre séjour ici mais un peu à l’image du pays. Le développement est en marche, l’état n’hésite pas à vendre (à brader ?) certaines richesses du pays. Les étrangers (notamment le Vietnam voisin) viennent investir au Cambodge mais la population ne semble pas forcément avoir beaucoup en retour. Il est toujours difficile en quelques semaines de tourisme dans un pays d’avoir un regard très avisé sur la situation mais d’après les conversations que nous avons pu avoir et ce que nous avons pu lire, espérons que les choses avancent (et dans la bonne direction…).20140306_141