Archives mensuelles : février 2014

Savannakhet – km 18803


Carnet de route > Laos

4 février 2014

Nous quittons donc finalement ce petit coin paisible si bien entouré par ces belles montagnes pour rejoindre Savannakhet notre prochaine étape. La route se passe bien (100% goudron – fini les trous des routes du nord) et nous arrivons en milieu d’après midi. Après avoir un peu galéré pour trouver le centre ville, on cherche les guesthouse d’une vieille édition de Lonely de 2007 mais la plupart n’existent plus. On finit quand même par atterrir à la Souannavong GH où le patron que l’on tire de sa sieste (un Lao quoi) nous trouve une chambre avec deux lits dans le nouveau bâtiment encore à moitié en construction (en tout cas pas encore tout à fait fini). On est les seuls et on profite de l’immense hall au rez de chaussée pour faire l’école et de la cour pour manger et prendre le petit déj’.
C’est dimanche et c’est la période du nouvel an chinois : tout fonctionne au ralenti. La ville qui a déjà la réputation de ne pas être très vivante est presque léthargique.20140203_025_026 On se trouve quand même un resto ouvert (tenu par un couple franco-lao) qui deviendra notre cantine pendant ces quelques jours. On ne fait rien de particulier à part avancer pas mal l’école et se balader dans la ville. Les quelques rues du centre ville ont des bâtiments de l’époque coloniale assez sympa (un peu dans leur jus) et on trouve même une église sur la place centrale de la ville. On admire le majestueux Mékong et avec en face le voisin Thailandais et les bateaux qui font leurs aller-retour. Bref, le temps passe paisiblement et on se sent bien ici…

Jeu n°2 : Cache-cache à Ayutthaya


Bonus > Jeu

3 février 2014

But du jeu : trouver 4 petits Percheron qui se cachent dans le Wat Phra Sri Samphet à Ayutthaya. La première réponse en commentaire en bas de l’article gagne une belle carte postale timbrée et dédicacée !ayutthaya_jeuEt c’est Christelle qui gagne le gros lot. Rendez vous au prochain épisode et merci pour vos messages !!!

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Konglor – km 18476


Carnet de route > Laos

1 février 2014

Nous quittons Vientiane de bon matin, direction la campagne ! Même si la capitale reste une petite ville (on est au Laos), on a envie de se trouver un endroit tranquille au calme. On reprend donc la route n°13 que l’on a un peu de mal à trouver dans Vientiane : notre GPS affiche souvent de grands carrés blancs et là, il nous propose même de passer par la Thailande pour rejoindre le coin où on voudrait aller aujourd’hui ! De toutes façons, on s’en sert peu ici car il y a en général qu’une seule route goudronnée principale que l’on se contente de suivre. Cela se corse uniquement à l’entrée et à la sortie des villes car il y a très peu de panneaux indicateurs.
Bref, une fois la route trouvée, on quitte rapidement la ville pour se retrouver dans la campagne. L’air est sec et il fait de plus en plus chaud. C’est agréable, on se croirait fin juin dans le sud de la France.
On s’arrête manger dans un resto où Emilien et Rosalie jouent avec les petits des patrons et on repart car nous avons encore pas mal de route à faire.

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La nuit ne va pas tarder à tomber quand nous devons choisir si nous nous arrêtons dormir dans la ville où se trouve l’embranchement à prendre pour rejoindre Konglor, l’endroit où on aimerait aller. On hésite un peu car il y a assez peu d’hébergements là bas mais on décide quand même de le tenter. On aime bien cette petite pression de savoir si on va trouver un endroit où dormir mais de toutes façons, depuis le début du voyage, on a toujours réussi à trouver (même si c’était parfois périlleux) alors, il n’y a pas de raison…
En arrivant dans le village, il fait nuit et on s’arrête dans la guesthouse que l’on avait repérée mais… c’est complet. Le gérant nous dit qu’il y a une autre guesthouse un peu plus loin. On tente notre chance et heureusement, il reste une chambre.
L’endroit est parfait pour nous et on y reste finalement plusieurs jours. Konglor est un petit village situé au bout d’une petite route qui rejoint une grotte, l’attraction touristique du coin. Tout autour s’élèvent des montagnes qui forment comme un cirque dans lequel s’étendent des champs de tabacs et rizières et quelques petits villages le long de la route. 20140129_P1_017_02220140130_P1_028_033L’endroit est magique et le village, même s’il y a quelques guesthouses (qui affichent souvent complet), reste encore préservé d’un tourisme intensif : il faut dire que beaucoup de gens ne passent qu’une nuit ici car cette grotte est sur l’itinéraire d’une boucle que beaucoup de voyageurs font en scooter au départ de Tha Tek. La guesthouse dans laquelle nous avons atterrit n’est ouverte que depuis quelques mois. Nul doute que le développement du tourisme va continuer et espérons que le village saura s’en accommoder.
Durant ces quelques jours, les enfants du village passent beaucoup de temps devant la guesthouse à jouer avec nous. Les nôtres ont sorti cordes à sauter, poupées et petites voitures. Ce sont les vacances scolaires et les abords de la guesthouse prennent un air de centre aéré…

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Un matin, nous partons visiter la fameuse grotte de Konglor. Sa particularité : la grotte a été creusée par une rivière et traverse de part en part une montagne. La visite s’effectue donc dans de petites pirogues de 3 passagers maxi équipées d’un moteur avec une hélice assez petite et déportée pour ne pas toucher car certains passages sont très peu profonds. On doit même descendre sur certaines parties car il n’y a pas assez d’eau.
C’est vraiment une super expérience : un mini « voyage au centre de la terre ». La plupart de la traversée s’effectue dans un large tunnel mais il y a un tronçon où l’on peut se balader à pied au milieu des stalactites et stalagmites. Au bout de la grotte, on retrouve le jour et on atteint la vallée située derrière la montagne qui n’a longtemps été accessible que par ce passage. Une petite pause et on refait le même trajet dans l’autre sens pour rentrer à Konglor.


Jour après jour, nous prolongeons notre séjour occupés que nous sommes à flâner dans le village au bord du fleuve, à profiter de la vue sur les champs de tabac et les montagnes qui nous encerclent et à jouer avec les enfants, mais il faut bien se décider à repartir. En cadeau de départ, nous assistons à la mise en service du four à tabac pour notre dernier soirée ici. Tout l’après midi, femmes et enfants ont ramené les feuilles de tabac récoltées dans les champs alentour. Les feuilles sont ensuite transpercées par de petites tiges de bois et ensuite rassemblées sur deux bâtons qui les supportent et qui servent à les accrocher dans le four. Chaque ramette ainsi créée est ensuite amenée dans le four et suspendue (sur 6 étages). On assiste à la paie des enfants (entre 4 et une dizaine d’années qui courent à l’épicerie du coin acheter des bonbons dès qu’ils reçoivent leur billet – l’équivalent d’un euro). Les bonbons en question, ils nous en ont déjà fait goûter et c’est…. spécial. Ils s’agit de longues bandes d’une consistance proche de celle d’un chewing gum mais très épicé. Certains sont même en forme de petits insectes et tout aussi épicés. Ils en raffolent, nous… pas vraiment !
Une fois les enfants et les ouvrières parties, le père et le fils allument le feu qui devra alimenter le four une douzaine d’heures pour sécher les feuilles. Les entrées d’air sont colmatées avec de la boue et c’est parti pour toute la nuit.

20140131_002_005Malheureusement, le lendemain matin, le séchage n’est toujours pas fini et on n’assistera donc pas à l’ouverture du four. Il est temps pour nous de reprendre la route (toujours aussi belle) pour de nouvelles aventures…