Archives mensuelles : février 2014

Phnom Penh – km 21339


Cambodge > Carnet de route

28 février 2014

Ce matin, en partant de Battambang pour rejoindre Phnom Penh notre destination du jour, nous réalisons une belle performance dont nous avons le secret : on part sans récupérer le linge qu’on avait déposé à laver dans une « laundry » ! En effet, l’hôtel facturant un peu cher les lessives nous avons déposé notre linge en ville pour économiser quelques dollars. Au bout d’une demi-heure de route, on a un éclair de lucidité et on fait donc demi-tour. Une heure de perdue et une partie de l’économie réalisée gaspillée en gasoil mais bon… on ne se refait pas !
La route est belle jusqu’à Phnom Penh (des rizières asséchées à perte de vue) et nous nous arrêtons déjeuner avant d’entrer dans la ville proprement dite.

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Confluence du Mékong avec le Tonlé Sap

Nous mettons un bon moment à atteindre le centre ville : Phnom Penh est une très grande ville (rien avoir avec Vientiane) et les bouchons sont bien là ! La circulation est d’autant plus difficile qu’il y a très peu de feux tricolores et beaucoup de deux roues mais pas si compliquée finalement.
Nous faisons le tour du quartier où sont concentrés hôtels et guesthouses, un quartier qui s’étend le long du Tonlé Sap et d’une grande promenade piétonne. Les meilleures adresses affichent complets et nous nous retrouvons dans un hôtel pas cher, vieillot et pas très glamour mais bien placé, juste à côté du Palais Royal et sur le « Riverside » (face à la rivière quoi !).

Palais royal

Palais royal

Il fait chaud et nous avons du mal à nous motiver pour sortir du quartier du Palais Royal. On décide de louer les services d’un tuk-tuk pour aller se balader dans le marché russe le matin et le marché central l’après midi et pour finir, le Wat Phnom. L’inconvénient des grandes villes comme Phnom Penh est qu’il faut prévoir ce que l’on veut aller voir et s’y rendre en tuk-tuk car se promener à pied n’est pas vraiment pratique (et en plus il fait chaud). Nous qui avons l’habitude de nous balader un peu au hasard et d’improviser au fur et à mesure de la journée, nous restons un peu sur notre faim. Nous décidons de reprendre la route après ces deux jours passés ici : il faut dire que la ville n’offre pas d’attraction particulière sauf le musée sur le génocide certainement très intéressant mais très dur et pas adapté avec des enfants. Comme très souvent la capitale n’est pas à l’image du pays et si Phnom Penh fait figure de ville moderne (beaucoup de magasins et d’enseignes internationales, d’aménagements urbains, de circulation), elle détone un peu avec le reste du pays que nous avons pu traverser jusqu’à présent. La disparité entre les riches et les pauvres semble encore plus accentuée en ville (avec les 4×4 rutillants et des magasins « luxe » à côté des échoppes de rues) et on a l’impression de ressentir cette corruption qui gangrène le pays. L’autre élément frappant est la quantité d’ONG qui œuvrent dans le pays. On croise beaucoup de véhicules des Nations Unies et de diverses d’ONG (enfance, déminage, handicap, etc.).

On rencontre aussi, grâce à une famille connue via notre blog et qui prépare son tour du monde, une amie à eux qui vit à Phnom Penh. Elle a prévu de passer le week end en famille à Sihanoukville (plage sur la côte sud) et on décide de modifier notre itinéraire pour les rejoindre. Demain, on quitte donc la ville direction la plage !

Battambang – km 21072


Cambodge > Carnet de route

25 février 2014

On reprend la route toujours vers l’est pour contourner le lac Tonlé Sap, lac dont la superficie est multiplié par 6 en saison des pluies en raison des crues du Mékong. Phénomène unique au monde, la rivière Tonlé Sap qui relie le lac au Mékong voit son cours s’inverser deux fois par an (selon que le lac se vide ou se remplisse).
Nous arrivons donc en début d’après midi à Battambang la seconde ville du pays située sur la route principale qui relie la Thaïlande à Phnom Penh.

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Nous posons nos sacs à dos dans un hôtel recommandé par d’autres voyageurs rencontrés au Laos et partons à la découverte de la ville (ou plutôt de son centre ville). Nous apprécions tout de suite l’ambiance attachante de cette ville. Le centre ville a été développé sous l’administration coloniale et s’étend le long de la rivière autour du marché principal de style Art Déco. Dans les rues adjacentes, on retrouve plein de petits commerces au pied d’immeubles d’un ou deux étages et souvent regroupés par thème : les quincaillers, les photographes (nombreux), les magasins d’électroménager, de robes de mariées, les pharmacies, les restos, etc.

20140224_053_059Nous assistons également à la cérémonie des offrandes le matin : les moines se déplacent en file indienne dans la ville et s’arrêtent de temps en temps devant une habitation où les habitants viennent déposer leur offrande aux moines et prier.

On flâne pas mal dans la ville en découvrant de beaux bâtiments et au hasard d’une balade, des voyageurs (des toulousains et leur fille et des avignonnais et leur gars) déjà rencontrés à Kampong Cham. On passe la soirée ensemble au son d’une batucada malgache qui fait une tournée en Asie et qui est programmée au café où nous nous sommes installés et on se retrouve le lendemain soir pour assister à un spectacle de cirque de la compagnie Phare. A ne pas manquer si vous passez un jour par Battambang ou Siem Rep.

Une fin d’après midi, nous allons observer un phénomène étonnant à quelques dizaines de kilomètres de Kampong Cham : la sortie des chauves souris de leur grotte. On se poste sous l’ouverture située dans une colline et on observe les chauves souris qui tournent à l’intérieur. Lorsque le soleil commence à baisser, une multitude de chauves souris sortent de leur cachette. Le nuage de chauve souris s’élève dans le ciel et crée comme un ruban qui ne semble jamais se terminer. Impressionnant !
On finit la soirée toujours dans le même café où cette fois, la rue devant la terrasse a été privatisée : on pensait que c’était un mariage mais c’est en fait un défilé de mode organisé par une boutique de robes de mariées. Tous les jeunes branchés de la ville sont là avec séance photo avant d’entrer dans l’enceinte surveillée par des vigiles, musique à fond (comme d’hab’), défilé (filles style mannequin mais aussi lady boys) et alcool qui coule à flot. On observe à distance les jeunes des rues qui récupèrent les cannettes de bière vides à travers les grilles (elles sont rachetées par les brasseurs) pendant que de l’autre côté de la grille, la jeunesse dorée s’enivre…

20140223_076On a beaucoup apprécié ces quelques jours à Battambang. Les avantages de la ville sans ses inconvénients, exactement ce qu’il nous fallait. Entre Siem Rep et Phnom Penh que nous comptons rejoindre demain, c’était une étape parfaite dans notre circuit des villes cambodgiennes !

Jeu n°3 : Cache-cache au Laos


Bonus > Jeu

24 février 2014

Nous sommes à jour dans l’envoi des cartes postales aux précédents gagnants, nous reprenons donc le cours du jeu. Toujours pareil : trouver 4 petits Percheron qui se cachent dans ce paysage lao.
La première réponse en commentaire en bas de l’article gagne une belle carte postale timbrée et dédicacée et les 3 suivants une carte postale par email !

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Siem Rep / Angkor – km 20421


Cambodge > Carnet de route

22 février 2014

Après encore une belle journée de route bien longue et bien fatiguante (toujours une route en mauvais état et surtout beaucoup de travaux), nous arrivons à Siem Rep, la ville dédiée à l’hébergement de tous les touristes qui viennent visiter Angkor. En effet, les principaux temples (dont le fameux Angkor Wat) sont situés dans un parc à quelques kilomètres de Siem Rep.20140220_002Nous nous installons dans notre petite guesthouse située à l’extérieur de la ville et nous passons trois jours à visiter les principaux temples. Pour ménager nos troupes, nous nous contentons de deux visites par jour (une le matin et une l’après midi). Les enfants apprécient surtout le fait de ne pas avoir école mais aussi de se perdre dans les labyrinthes de ces temples souvent très grands. Le lieu est vraiment très beau et les temples extraordinaires. 20140222_045_051

La principale contrainte est d’éviter de se trouver au milieu d’un groupe de touristes chinois mais on les repère de loin et les sites sont suffisamment grands pour les éviter. On peut alors se retrouver facilement tout seul et profiter d’un peu de calme pour apprécier tranquillement ces temples incroyables.


Pendant ces trois jours, nous avons donc bien sûr visité Angkor Wat (le plus célèbre, celui qui figure sur le drapeau cambodgien) mais aussi les Bayon, Ta Prohm, Banteay Srei, Preah Khan et Banteay Kdei. Chaque temple a sa propre histoire et son propre charme : le Bayon et ses tours aux 4 visages, le Ta Prohm « dans son jus » envahi par les fromagers ou encore le Banteay Srei finement ouvragé de Malraux…
20140220_026_030Angkor est un site touristique qui draine un nombre incroyable de visiteurs (notamment chinois) et Siem Rep est une ville dédiée à leur hébergement avec un nombre incroyable de guesthouse et d’hôtels. C’est un autre Cambodge que l’on découvre tant la ville est peuplée de touristes et tant les infrastructures qui leur sont dédiées (restaurants, bars, commerces, etc.) sont nombreuses.
Mais demain, après ces beaux moments passés à Angkor, il est temps de quitter toute cette ambiance internationale pour retrouver un Cambodge un peu plus « authentique » !

Kampong Cham / Koh Pene – km 19886


Cambodge > Carnet de route

19 février 2014

Renseignement pris à Kratie, on nous assure que la route qui suit le Mékong pour aller à Kampong Cham est goudronnée tout le long. On abandonne donc l’option route nationale (qui fait un grand détour) pour suivre la route « raccourci » du Mékong puisqu’elle est goudronnée. C’est vrai pour les quelques premiers kilomètres mais après… On reprend où on les avait laissés en arrivant à Kratie, les slaloms au milieu des trous et les savantes trajectoires dans les ornières pour ne pas que le camion touche. Décidément, on pensait avoir fait le plus dur au Laos mais non, le Cambodge se défend aussi pas mal…

En fait, la route qui suit le Mékong dans sa deuxième partie est une piste qui dessert tous les petits villages situés le long du Mékong jusqu’à l’arrivée à Kampong Cham. On traverse donc les villages avec leurs temples et leurs mosquées (cette partie du Cambodge a une communauté musulmane importante) en longeant d’immenses champs de maïs. Aujourd’hui c’est vendredi et on croise beaucoup de fidèles qui se rendent à la mosquée. Avec la piste en latérite et sa poussière rouge, les mosquées et les boubous blancs des musulmans, on se croirait en Afrique !

Nous nous perdons dans le labyrinthe des pistes en approchant de Kampong Cham avant de retrouver enfin la grande route et son goudron salvateur. On rejoint la rive ouest en prenant ce fameux pont (le seul du Cambodge) qui enjambe le Mékong. Sur les bons conseils du patron du Lazy, le resto où on s’arrête manger, on dégote un hôtel un peu excentré du centre avec une chambre triple et… une piscine !? Tout ça pour le prix d’une chambre normale en ville !
On profite de Kampong Cham pendant deux jours et de ses bonnes adresses notamment pour manger et les enfants se défoulent tant qu’ils peuvent l’après midi dans la piscine.

20140215_015_018On abandonne ensuite notre camion pour rejoindre en tuk-tuk et grâce à un long pont en bambou l’île de Koh Pene au milieu du Mékong où nous allons passer deux nuits à la Mekong Bamboo Hut. Le concept : des hamacs (des matelas au sol avec moustiquaire pour les petits) tendus sous une hutte pour de douces nuits en plein air aux sons de la nature, des temples et des mariages alentours. L’endroit est d’autant plus sympa que le couple franco-colombien, les cuistos, voisins et amis cambodgiens et l’ensemble des voyageurs croisés (français pour la plupart mais aussi corses ou autrichien) sont tous très sympas. Au final, on passe trois jours super agréables à discuter, à se balader dans l’île, à bien manger et à profiter des couchers de soleil sur le Mékong.

20140217_107_115_2On se sent bien dans ce petit coin de nature mais il faut reprendre la route car le visa ne dure qu’un mois et qu’il y a encore plein de choses à voir. D’ailleurs, la prochaine étape devrait nous mener à Angkor : tout un programme !

Kratie – km 19722


Cambodge > Carnet de route

13 février 2014

Après un passage de frontière plutôt bien géré (toutes les infos pratiques ici) et sans trop bakchicher, nous sommes enfin au Cambodge. Nous nous éloignons rapidement de la frontière pour aller regonfler tranquillement notre pneu au bord de la route déserte et on repart direction Stung Treng la première ville après la frontière. On s’arrête vers la gare routière manger un morceau et en profiter pour faire réparer notre pneu crevé en même temps. 20140211_082_086Ensuite, toujours pour repartir d’un bon pied, on décide de laver le camion. On pensait en avoir fini avec les routes défoncées et les pistes de certains coins du Laos et on voulait fêter ça en remettant au propre notre camion qui en avait drôlement besoin.

En reprenant la route pour rejoindre Kratie, on réalise que notre beau camion ne va pas rester propre très longtemps ! La route est défoncée tout le long du trajet. Parfois des trous au milieu du goudron (souvent un peu de goudron autour des trous), parfois de la piste, parfois des travaux, bref, l’après midi est longue pour le conducteur et les passagers. On arrive finalement à Kratie à la tombée de la nuit (tiens, c’est nouveau ça) et on cherche une guesthouse. Premier essai raté : « c’est complet » et quand on trouve finalement une chambre double dispo, on ne fait pas la fine bouche : on la prend. On déménage rapidement le lendemain matin dans un hôtel juste à côté pour une chambre propre !

Kratie est une petite ville sympa qui s’étend le long du Mékong. On fait le tour du marché et de ses alentours où les magasins sont plus nombreux et plus achalandés qu’au Laos. Des enseignes peintes à la main, des cambodgiennes en pyjama en flanelle à toute heure de la journée et en tous lieux, des chargements improbables tirés par les motos (pile de matelas, meubles, cochons vivants, etc.) : il est toujours étonnant de voir qu’à quelques dizaines de kilomètres d’écart, une frontière peut modifier autant de choses. Les balades se terminent sur la promenade le long du Mekong où le soleil vient se coucher tous les soirs. Cela commence à faire un bout de temps que l’on suit le Mekong et nul doute que sa présence nous manquera quand il faudra s’en éloigner…20140212_016_018 20140213_033_035

Nous n’allons quand même pas quitter Kratie sans aller voir l’attraction touristique de la ville : les dauphins ! Il existe quelques dizaines de dauphins d’eau douce (ou dauphins de l’Irrawaddy) qui vivent dans le Mékong au nord de Kratie. C’est une espèce protégée qui a beaucoup été chassée (pour l’huile) et qui est désormais menacée par la pollution.
Nous empruntons donc une belle route qui remonte le long du Mékong et qui nous mène à l’endroit où vivent les fameux dauphins. Pas de spectacle à la Flipper le Dauphin : nous prenons simplement une barque pour rejoindre le centre du fleuve et nous nous laissons dériver sans faire de bruit en les observant de loin. Nous apercevons leurs nageoires de temps à autre mais surtout, nous les entendons respirer. Magique.

Après avoir autant apprécié le Laos, nous étions un peu inquiet à l’idée d’être déçu par le Cambodge mais pour l’instant, ce n’est pas du tout le cas. Même si l’ambiance est différente, nous nous sentons à l’aise et nous avons hâte de continuer de découvrir ce pays.

Don Khon (Si Phan Don)


Carnet de route > Laos

11 février 2014

Les 4000 îles (Si Phan Don en Lao) sont situées juste avant la frontière cambodgienne à l’extrême sud du Laos où le Mékong se sépare en plusieurs bras et fait une dizaine de kilomètres de large en créant plusieurs centaines d’îles (certaines toutes petites existent uniquement en saison sèche) et dont quelques unes sont habitées. Nous nous rendons sur l’une d’elles : Don Khon qui avec sa voisine Don Det sont les deux îles où se concentrent les hébergements pour les touristes.20140209_062_069
Nous arrivons donc à Don Khon en fin de matinée. Même si l’île est très touristique (un peu moins que sa voisine Don Det à priori plus orientée fête, alcool, champignons et fumette), le débarquement se fait en douceur : on avance tranquillement sur le chemin qui longe le Mekong et où sont installées plusieurs guesthouse sans qu’aucun rabatteur vienne nous solliciter. On décide de poser nos sacs dans le premier bar venu pour boire un coup et se mettre à la recherche d’une chambre. On y rencontre une famille française en voyage les 4 en piste. Eux viennent de passer une semaine ici et s’apprêtent à quitter l’île le lendemain pour remonter vers le nord du Laos. On récupère les deux bungalows mitoyens de leurs potes qui eux partent aujourd’hui et on s’installe tranquillement. On prend vite le rythme local : il faut dire que le rythme lao est assez cool alors lao et insulaire à la fois c’est carrément cool. Il n’y a pas de route mais seulement des chemins où circulent vélos et motos. On peut se balader tranquillement et sans risque de se perdre car l’île est toute petite. On passe trois jours à se promener (un peu) attendre au resto (beaucoup), à profiter du temps qui passe et des couchers de soleil sur le Mékong…
20140209_112_118On s’énerve un peu le mercredi et on loue des vélos pour aller faire le tour de Don Dhet, l’île voisine (accessible par un pont). On longe la côte jusqu’au nord de l’île puis on redescend par le centre de l’île au milieu des rizières asséchées. Il fait chaud et la pause à l’ombre s’impose d’elle même. En fin d’après midi, Félicie et Olivier poussent jusqu’aux chutes de Li Phi puis reviennent embarquer Sidonie pour aller se perdre sur la côte est de l’île…

20140210_066_074Après ces quelques jours de repos fort agréables, il est temps de repartir : on reprend de bon matin le bateau qui nous ramène à Ban Nagasang où on retrouve notre camion (avec toujours son pneu crevé). On le regonfle et on part admirer à quelques kilomètres de là les chutes d’eau de Khone Phapheng (les plus larges d’Asie du Sud Est).

C’était notre dernière pause au Laos : on a vraiment apprécié ce pays mais dans quelques dizaines de kilomètres, c’est la frontière Cambodgienne !

Ban Nakasang – km 19465


Carnet de route > Laos

8 février 2014

Après notre déjeuner à Pakse, nous reprenons donc la route plein sud pour ce fameux spot éléphant dont nous avait parlé le gérant de la guesthouse. Nous arrivons tant bien que mal à trouver l’embranchement de la piste qui mène à ce fameux village. On se tape 10 longs kilomètres de piste avec quelques belles crevasses où l’on manque plusieurs fois de toucher (notre camion est parfait sur route mais pas vraiment à l’aise dès qu’on quitte le goudron). Après 3/4h de route, on arrive enfin. Il n’y a pas vraiment d’autre moyen d’hébergement à part l’eco-lodge que l’on trouve facilement. En arrivant, on croise les doigts pour qu’il y ait de la place car sinon, on est bon pour rentrer bredouille.
Bonne nouvelle, il y a de la place et le prix de la chambre « économique » avec matelas supplémentaires reste abordable. Ravi, Olivier s’engage avec le réceptionniste dans l’allée pour aller voir la chambre et ce dernier lui demande l’âge des enfants. Et là, c’est le drame. Le gars s’arrête net et lui dit que cela ne va pas être possible. Emilien est trop petit, ce n’est pas suffisamment sécurisé. Olivier insiste et le gars explique à demi mot que les enfants feraient trop de bruit et que cela pourrait gêner les autres hôtes. C’est vrai que l’ambiance est plutôt cosy et zen mais bon.
Impossible de négocier (même pour une nuit) et on doit donc refaire nos 10kms de piste en sens inverse. Carine est furieuse et est prête à s’inscrire sur TripAdvisor pour se venger (ah, l’instinct maternel). On est un peu vert d’autant que la journée est bien avancée et qu’il nous faut maintenant trouver un plan B. On n’hésite pas longtemps : la route est bonne et même si c’est un peu loin, on décide continuer jusqu’à Ban Nakasang la ville d’où partent les bateaux pour les 4000 îles.
Arrivés à la tombée de la nuit, on réalise que Ban Nakasang n’est pas une ville mais plutôt un village. C’est surtout un parking où arrivent les bus, une route bordée de petits commerces qui va du parking à l’embarcadère d’où partent les bateaux pour les îles et c’est tout !

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Embarcadère pour Don Khon et Don Det

On a repéré les lieux pour demain matin mais maintenant il faut se loger… On a aperçu un panneau Guesthouse sur la route et on revient donc sur nos pas. Un gars est en train de bricoler sous un vieux bus et tout a l’air désert. On a presque l’impression que tout est à l’abandon mais non, il nous trouve deux chambres. Pas terrible mais pour cette nuit, ça ira. En revanche, pour manger, rien. Olivier retourne en camion « en ville » et ramène… du sticky rice, deux beignets aux oignons/poireaux, des chips et des gâteaux.
Le lendemain matin, au réveil, on se rend compte qu’un pneu est crevé (décidément, notre camion n’aime pas la piste…). Pour une fois qu’on était prêt de bonne heure ! Ce n’est pas grave : on regonfle avec notre mini compresseur (ça suffira pour quelques kilomètres) et on décide s’occuper de ça à notre retour. On gare le camion sur le parking des bus et on passe en mode sac à dos pour aller prendre notre bateau direction Don Khon (une des 4000 milles iles) !

Plateau des Boloven / Tad Lo – km 19157


Carnet de route > Laos

7 février 2014

Nous quittons donc Pakse pour rejoindre le plateau des Bolovens et emprunter cette fameuse boucle que beaucoup de touristes parcourent en moto. Nous commençons par nous arrêter déjeuner aux chutes de Tad Pasuam. L’endroit est très touristique mais nous arrivons quand les cars de thaïlandais repartent et nous sommes quasiment seuls. Une petite photo souvenir devant la cascade et sur les éléphants (ça, c’est fait) et, zou, on repart.
Nous décidons de nous rendre chez M. Vieng : Amandine et Christophe, un jeune couple de voyageurs rencontré à Konglor nous ont envoyé un mail nous recommandant ce homestay (séjour chez l’habitant) très sympa.
Nous débarquons donc chez M. Vieng qui est en train de torréfier son café (ou plutôt celui de ses parents – lui ne se consacre qu’à la torréfaction). On ne pourra pas y passer la nuit car il y a déjà 4 personnes prévues et le seul matelas restant ne nous permettra pas de tous tenir. Il s’agit en plus de partager une pièce commune et on doute que les backpackers présents apprécient vraiment la coloc avec notre smala. Ce n’est pas grave car on passe une bonne partie de l’après midi avec M. Vieng qui nous explique tout sur la torréfaction (et bien d’autres choses) : il chauffe en agitant en continu pendant une demi-heure les grains de café (qui changent progressivement de couleur) en prenant soin de ne pas trop les chauffer pour ne pas augmenter l’amertume. Une fois, à point, les grains de café sont rapidement déposés sur un large plat en osier et secoués pour être refroidis.

On passe un moment instructif et très agréable avec M. Vieng où il nous parle aussi de sa vie et de ses projets. Il est cependant temps de partir car il nous faut trouver un endroit où passer la nuit. On visite une guesthouse dans le village suivant mais c’est un peu limite question hygiène et pas donné. On décide de continuer jusqu’à Tad Lo, un spot touristique mais au moins, il y a aura des hébergements.
Une fois sur place, on visite quelques guesthouse sans trouver notre bonheur. On décide de continuer plus loin pour sortir de ce coin touristique qui ne nous convainc pas vraiment mais il faut se rendre à l’évidence : il fait maintenant nuit et on s’apprête à partir en pleine campagne à la recherche d’une hypothétique guesthouse sans compter qu’il faudra aussi trouver à manger… On fait donc demi tour et on retourne à Tad Lo.

20140207_00720140207_009_010Le petit déj’ face aux cascades est sympa et on reprend la route pour continuer notre boucle sur le plateau. A vrai dire, on ne tombe pas complètement sous le charme du paysage. On s’imaginait de belles vues sur des champs de caféiers mais la route est belle mais pas extraordinaire. On a tellement préféré notre escapade à Konglor que l’on ne s’attarde pas sur le plateau et on redescend vers Pakse pour déjeuner.
On décide de continuer ensuite vers le sud vers un coin un peu paumé où il y a, parait-il, des ballades sympas en éléphants (des vrais cette fois). On verra s’il y a possibilité de passer la nuit là-bas sinon, on rejoindra Champasak.

Pakse – km 19062


Carnet de route > Laos

6 février 2014

Après l’avoir repoussé deux fois, le jour du départ arrive et on se décide à quitter Savannakhet. On reprend la route du sud en traversant des rizières asséchées et des paysages de plus en plus sec. Il faut dire que l’on s’avance dans la saison sèche et que les températures commencent à monter.
Nous arrivons tranquillement à Pakse pour déjeuner puis rejoignons une très sympathique guesthouse où nous restons deux jours pour continuer à avancer l’école. Rien de particulier à faire à Pakse qui est surtout une ville « camp de base » pour se rendre sur le plateau des Bolovens et une étape entre les 4000 iles au sud et Vientiane plus au nord.

20140206_013_014Après ces deux jours passés ici, on refait le plein du camion et on repart direction ce fameux plateau des Bolovens et sa boucle touristique au milieu des champs de café et des cascades…