Archives mensuelles : décembre 2013

Huay Xai – km 16993


Carnet de route > Laos > Thaïlande

30 décembre 2013

Après avoir, sans succès, cherché une banque pour changer des dollars en prévision de notre passage au Laos demain, nous quittons Phayao pour rejoindre Chiang Kong la ville frontière le long du Mékong. Il existe de belles routes secondaires pour faire le chemin mais nous préférons ménager les enfants (et surtout Rosalie) et prendre la route principale qui mène à Chiang Rai avant de rejoindre Chiang Kong par les petites routes. Nous arrivons vers le fameux temple Wat Rong Khun, « le temple blanc de Chiang Rai », dont l’entrée crée un bouchon sur la route. On n’avait pas prévu d’y aller mais puisque l’on passe juste devant, on ne peut que s’arrêter.

Créé il y a quelques années par un artiste thaï en hommage à l’actuel roi de Thaïlande, ce temple a la particularité d’être blanc, tout blanc avec des éclats de miroir pour réfléchir encore plus la lumière ! Il y a énormément de monde (quasiment que des touristes Thaïlandais) mais on s’engage quand même dans la file pour visiter l’intérieur du temple (en marchant sans s’arrêter). On ne serait pas venu spécialement pour ça mais c’est vrai que c’est assez étonnant.

Nous repartons ensuite pour nous arrêter dans un centre commercial de la banlieue de Chiang Rai où nous déjeunons et allons changer nos euros en dollars pour nos visas laotiens. Emilien nous fait une performance dont il a le secret : une belle gamelle avec éclatage de nez sur l’arête d’un bac à fleurs en béton. Ce n’est pas joli mais à priori rien de trop grave – on espère juste qu’il ne gardera pas de cicatrice souvenir… Au moment de reprendre la voiture pour partir, une voiture est garée au milieu de l’allée nous empêchant de repartir. Après la gamelle d’Emilien, les 2 heures passées à changer nos euros et maintenant, cette voiture, on se dit qu’aujourd’hui est décidément une journée « sans ». Une famille qui passe par là tente de nous filer un coup de main sans succès. Finalement, les gars de la sécurité arrivent avec des roulettes pour soulever et déplacer la voiture ! Il est 15h et on quitte enfin Chiang Rai (toujours dans les bouchons).

Après quelques kilomètres, on se retrouve dans la campagne et on réalise que l’on a pas fait le plein. La jauge étant au mini et vu la route que l’on s’apprête à prendre, il est plus sage de faire demi-tour pour faire le plein même si on doit (et cela ne manque pas) retourner dans les bouchons. Il est 16h et on se remet (une fois de plus) en route !20131230_070

La route est très belle et traverse la campagne : principalement des rizières entourées de montagnes avec des villages de plus en petits. Nous arrivons finalement à l’entrée de Chiang Kong vers 17h30 et on voit la pancarte : Friendship bridge / Laos border à droite. On hésite une demi-seconde puis on se dit qu’on va y faire un tour cela permettra de faire un repérage pour demain matin. On arrive directement à l’entrée du poste frontière qui est quasiment désert. On demande au garde posté à l’entrée s’il est possible de passer la frontière ce soir. Il nous fait signe de prendre la voie réservée aux véhicules particuliers et nous voilà parti pour le Laos. A l’arrache comme d’habitude (on ne se refait pas), on rassemble tous les papiers nécessaires pour le camion et on va se faire tamponner nos passeports. L’officier nous demande un papier pour le camion que l’on aurait du recevoir à notre entrée en Thaïlande. Son chef, très sympa, nous refait le papier manquant et tout est désormais en règle : nous empruntons donc le pont pour traverser le Mékong et rejoindre le Laos. Il fait nuit et on ne profite malheureusement pas de la vue.

En arrivant au poste frontière Laotien, on remplit nos fiches d’immigration et ce n’est pas une mince affaire : à chaque passage de frontière, remplir en 6 exemplaires les différentes fiches immigration, c’est toujours une corvée. Une fois notre visa en règle, il nous reste à régler celui du camion et là, c’est sans appel : il manque (encore) un papier que les Thailandais étaient censés nous donner. C’est des moments comme on les aime et au final nos meilleurs souvenirs de voyage : on fait demi tour, on reprend le pont dans l’autre sens et on revient au poste thailandais pour récupérer ce fameux papier. Au départ, l’officier pense que l’on a juste fait un visa run (pratique qui consiste à se rendre dans un pays limitrophe et re-rentrer immédiatement en Thailande pour avoir de fait une prolongation d’autorisation de séjour). On passe un peu de temps à lui expliquer que les laotiens nous renvoient ici car il a oublié de nous rendre un papier. Avec l’aide de d’un de ces collègues qui parle un peu anglais, on arrive enfin à se comprendre et il revient, en se faisant chambrer par ses potes, avec le fameux papier.

Entre Thaïlande et Laos, au dessus du Mékong

Entre Thaïlande et Laos, au dessus du Mékong

On reprend le pont pour la 3ème fois et cette fois, tout est bon : on est autorisé à rentrer et à rouler au Laos. Il est 20h30, il fait nuit noire, le GPS n’a pas réalisé que nous avions traversé le Mékong, les enfants sont fatigués (nous aussi) et commencent à avoir faim (nous aussi) : tout va bien ! On roule tout de suite en direction de la ville pour trouver gite et couvert pour la nuit. Nous réalisons tout de suite que nous avons changé de pays : la conduite à droite, les routes, les habitations, il fait nuit mais on sent déjà les différences. On trouve difficilement la rue principale de la ville qui fait face à l’embarcadère du Mékong, point de passage des bateaux qui viennent de la Thaïlande en face. On descend au pif dans un hôtel qui a plutôt bonne tête et qui jouxte un restaurant qui est encore ouvert. On prend deux doubles pour la nuit et on essaie, sans succès, d’aller manger dans le resto à côté. On remonte la rue et la vieille dame qui tient une guesthouse à côté accepte de nous faire à manger malgré l’heure tardive. Elle nous amène sa soeur (une mamie elle aussi) qui parle un peu français (on apprenait le français à l’école à l’époque). On apprend nos premiers mots de laotien, on commande des sandwiches pour le lendemain et on va se coucher !

Phayao – km 16752


Carnet de route > Thaïlande

29 décembre 2013

Nous quittons péniblement Chiang Mai et ses bouchons pour rejoindre par une très belle route au milieu des montagnes Phayao en fin d’après midi. Nous débarquons donc dans l’hôtel avec la chambre familiale repérée dans agoda mais à l’accueil, c’est sans appel : tout est complet en jusqu’à début janvier. Voilà que ça recommence…

On commence la tournée des quelques hôtels de la ville et on trouve deux chambres avec lits jumeaux dans un premier hôtel. Ce n’est pas très clean et pas spécialement sympa mais bon à défaut d’autre chose… On met une option et on se dit qu’on va quand même aller voir, sans trop y croire, un dernier hôtel celui le plus classe de la ville et là, c’est bonne pioche. Il ne reste plus beaucoup de chambres dispos mais on négocie de tous dormir dans une grande chambre double dans laquelle on nous ajoute un lit d’appoint. On sera un peu serrés mais pour quasiment le même prix que l’hôtel précédent, on ne perd pas au change ! On sort manger au bord du lac poisson grillé, soupe et riz et hop, au lit : demain, c’est dimanche et on aura la journée pour profiter de la ville.

Après l’école et un déjeuner à l’hôtel où le personnel se relayait pour nous regarder manger (!), nous commençons l’après midi en se rendant au temple Wat Sri Khom Kham. On fait un tour rapide dans le temple pour admirer son buddah assis de 17m de haut et on profite surtout de l’ambiance : il y a une sorte de kermesse organisée dans l’enceinte du temple : on observe les gens remplir des récipients en métal avec des pièces de monnaie qui sont ensuite régulièrement retournés et vidés dans la grande caisse en bois surlesquels ils reposent. Des moines font des bénédictions dans la cour et un speaker parle en continue dans son micro. Bref, un joyeux brouhaha et notre présence qui ne semble pas gêner le moins du monde tout ce beau monde : étonnant ! On continue dans l’étonnant en visitant jardin du temple qui rassemble des statues toutes plus incroyables les unes que les autres et qui représentent le bien (un peu) et le mal (beaucoup). On écarte à la fin les enfants car au fond du jardin, cela devient un peu trash !!!

Phayao est une ville moyenne située au bord d’un lac qui est son principal attrait touristique. Il y a une dizaine de petits restaurants de poissons et de cafés le long de la berge et un parc dans lequel a lieu un marché à l’occasion des fêtes de fin d’année. Nous y faisons un tour et nous achetons ces fameux bonnets-déguisements que nous voyons souvent depuis plusieurs semaines sans pouvoir trouver à les acheter.

20131229_080_081Après manger, nous nous arrêtons observer l’envol de lanternes célestes. Un jeune homme nous a fait signe de nous approcher et nous offre une lanterne qu’il nous allume. Nous la tenons tous ensemble avant de la laisser s’envoyer. Magique.

Ban Mae Ha (Chiang Maï) – km 16547


Carnet de route > Thaïlande

28 décembre 2013

Après une courte session d’école, nous quittons donc Sukhothaï pour rejoindre Chiang Mai ou plus exactement Ban Mae Ha, un petit village situé sur la montagne au dessus de Chiang Mai. Le GPS a un peu de mal à trouver le chemin : nous atterrissons d’abord dans un lotissement à la périphérie de Chiang Mai. Un peu perplexes, nous vérifions sur le site d’agoda.com où nous avions réservé la semaine puis on navigue à vue avec leur carte. On finit par trouver mais il fait déjà nuit et il n’y a personne. On commence à se dire que la promo agoda était trop belle pour être vraie mais en passant un coup de fil au numéro noté sur le portail, quelqu’un arrive en moto quelques minutes après pour nous ouvrir. C’est bel et bien un bon plan : un beau bungalow avec une grande pièce avec une cuisine, une table et deux larges matelas au sol et une salle de bains. Le tout dans un superbe jardin en pente avec vue sur les montagnes et au pied d’un arbre immense avec un tronc magnifique.20131224_036_041La maison est extra, le seul hic est la température : il ne fait pas très chaud en ce moment, en tout cas moins chaud qu’habituellement à cette saison et il n’y a pas de vitres aux fenêtres (simplement des moustiquaires). A grands renforts de couettes et couvertures, on arrive à ne pas avoir trop froid la nuit mais c’est dur de se lever le matin.

On est en pleine campagne et après les courses d’hier soir à l’épicerie du village où on a trouvé des pâtes de riz, une boite de thon à l’huile et un paquet de chips pour diner, il nous faut, ce matin, descendre à la ville faire de vraies courses pour manger la semaine. On va donc dans un  supermarché à Chiang Mai où on a vite marre du monde et des bouchons et on remonte dans notre paisible village. Il y a une demi-heure de route avec des virages comme Rosalie les aime et qui les fête comme il se doit.20131228_004_010 Les parents d’Olivier nous rejoignent le lundi et dorment dans une chambre juste à côté de notre bungalow. Nous fêtons Noël ensemble avec au menu : Ritz, carottes rapées, tomates farcies et crêpes au dessert. Nous profitons de cette semaine pour nous poser : les enfants jouent avec leurs cadeaux (réassort de Playmo et livres principalement) et sont ravis de manger autre chose que du riz.

Ils passent même une journée au zoo avec les grands parents, tandis que les parents vont boire un coup en tête à tête et étudient la suite du voyage. On profite même de nos baby-sitters de luxe pour se faire une après midi/soirée sans enfants. On se rate complètement en essayant de rejoindre Chiang Mai pour y passer la nuit : après une belle boucle autour du parc national, nous passons plus d’une heure pour rejoindre Chiang Mai. Une fois en ville, on passe une heure à tenter notre chance dans toutes les guest-houses pour trouver une chambre pour la nuit – sans succès. Tout est complet jusqu’à début janvier dans plein d’adresses. Si on est un peu furieux de gâcher notre temps libre sans enfants, au moins cela nous fait prendre conscience qu’il va falloir s’organiser dans les jours qui arrivent pour se loger car à 6 et pleine période de fêtes et de vacances, c’est un peu compliqué : même les sites Booking.com et Agoda.com peinent à nous trouver des solutions (abordables).

Finalement, on retourne dans notre cambrousse pour trouver un bungalow à quelques kilomètres de Ban Mae Ha où il reste de la place. On profite donc quand même de la soirée (petit resto en tête à tête) avant de retrouver tout le monde le lendemain matin pour reprendre la route. On dépose les parents d’Olivier à Chiang Maï et nous continuons vers Phayao où il y aurait, selon Agoda.com, une chambre familiale pas très chère disponible dans un hôtel de la ville. Nous verrons dans le prochain post si cela était ou non un bon plan…

Sukhothaï – km 15763


Carnet de route > Thaïlande

20 décembre 2013

Après une belle journée de route, on décide en arrivant vers Tak de bifurquer pour aller à Sukhothaï. On a bien apprécié Ayutthaya et on décide donc de poursuivre notre visite des anciennes capitales thaï. Sukhothaï est d’ailleurs elle aussi classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Nous arrivons donc en fin d’après midi et on trouve directement 2 chambres doubles vraiment pas chères dans la première guesthouse que l’on visite. On s’installe rapidement et on va se balader dans la nouvelle ville (l’ancienne ville est située à une dizaine de kms). On trouve un jardin d’enfants où on laisser se défouler les enfants un long moment.
Le lendemain après midi, nous nous rendons sur le site de la vieille ville où nous louons des vélos pour nous balader dans le grand parc où sont concentrés les principaux monuments. Sukhothaï fut la première capitale du royaume de Siam. Fondée en 1238, la puissance du royaume de Sukhathaï déclina cependant rapidement au profit de celui d’Ayutthaya (dont dépendit Sukhothaï à partir de 1378). 20131220_P1_028_033
Nous passons l’après midi à pédaler au milieu des arbres et des ruines où il n’y a quasiment personne. Le site est grand et super bien entretenu : contrairement à Ayutthaya où les monuments sont au milieu des habitations et de la ville, ici, le site est complètement isolé dans un grand parc. En sortant, il y a un petit village et encore d’autres monuments toujours dans un environnement impeccable (les jardiniers ne doivent pas chômer par ici).

Après cette belle après midi, retour à la civilisation et la nouvelle ville de Sukhothaï pour notre dernière nuit ici. Demain, direction Chiang Mai pour notre fameuse semaine sédentaire de Noël !

Jeu n°1 : Cache-cache en Cappadoce


Bonus > Jeu

But du jeu : trouver 4 petits Percheron qui se cachent dans ce paysage cappadocien. La première réponse en commentaire en bas de l’article gagne une belle carte postale timbrée et dédicacée !20131001_059_jeu

 

Après délibération de l’huissier, c’est donc Elodie qui remporte la première manche. Merci pour vos messages : on vous prépare de quoi prendre votre revanche un de ces jours !

Ayutthaya – km 15270


Carnet de route > Thaïlande

18 décembre 2013

Nous arrivons en début de soirée à Ayutthaya. Nous trouvons de la place dans la première guesthouse que nous avions pré-sélectionnée. Nous posons nos affaires dans nos chambres (on a pris deux doubles) et nous repartons tout de suite car les proprios nous ont signalé un spectacle « son et lumière » qui a lieu dans les ruines et qu’il ne faut surtout pas rater.
Ayutthaya est l’ancienne capitale d’un royaume thaï qui s’étendait sur la quasi totalité de la Thaïlande actuelle entre 1350 et 1767 date à laquelle la cité fut détruite par les Birmans voisins. Les ruines, nombreuses et assez bien conservées, sont concentrées pour la plupart sur l’île transformée en parc historique. Nous logeons dans le centre et nous nous rendons donc à pied sur le lieu de ce qui se révèle être un festival (le World Heritage Fair du 13 au 22 décembre qui célèbre le classement de la ville à l’UNESCO). festival AyutthayaDès notre arrivée, nous nous retrouvons face à face avec des éléphants (ceux du spectacle) et nous passons un long moment à les observer. Il y a donc ce fameux spectacle mais également une scène où se produisent chanteurs, orchestres et danseurs traditionnels et une foule de stands où on peut manger des plats locaux et/ou typiques. On déguste un superbe mélange de pousses de soja, de poulet et de pâte à crêpes (le tout ayant généreusement frit ensemble dans une grande poêle). On se régale (même si c’est un peu gras) et on enchaine tout de suite avec le spectacle qui commence (juste après l’hymne national de 20h). C’est un super spectacle qui retrace l’histoire de la ville depuis sa création jusqu’à sa destruction. Les commentaires sont en thaï donc on se contente de suivre ce qui se passe sur scène mais personne en perd une miette : à grands renforts de figurants (villageois, guerriers, princes), d’éléphants et de chevaux, de pétard et d’explosions, du plus petit au plus grand, nous savourons !

Le lendemain (après une bonne sieste – de rigueur après la soirée de la veille), nous découvrons, de jour, le parc historique. Nous décidons d’y revenir plus longuement le lendemain et de s’y balader en vélo. Nous nous rendons dans un temple où siège l’un des plus grands bouddha de bronze de Thaïlande (plus de 12m de haut) puis visitons le Wat Phra Sri Samphet (le plus grand temple de la ville) situé juste à côté. Une fois le quota visite épuisé, nous reprenons les vélos et nous baladons au hasard des routes en croisant, pour la plus grande joie des enfants, les éléphants qui promènent les touristes sur leurs dos.

On retourne au festival pour y manger une déclinaison de la dernière fois : soja, moules et pâtes à crêpes (ou beignet). C’est tout aussi gras mais/et tout aussi bon. On teste également des beignets de poissons (le « no spicy » thaïlandais est parfois traitre) ainsi que des maïs grillés (les mêmes qu’à Chateau Rouge – chaque enfant a eu le sien et, ravi, l’a dévoré instantanément). On clôture ainsi en beauté ce séjour à Ayutthaya qui nous aura séduit par son mélange culturel, populaire, artistique et sportif !

Cha-am – km 15007


Carnet de route > Thaïlande

16 décembre 2013

Changement d’ambiance après le calme de la forêt, nous retrouvons la mer (le golfe de Thaïlande cette fois) et l’agitation de la ville balnéaire de Cha-am. Située à 2-3 heures de route au sud de Bangkok, c’est une destination prisée des citadins qui y viennent passer leur week-end. 20131216_108_117On se trouve facilement une grande chambre familiale avec deux lits doubles et une petite terrasse que l’on privatise rapidement ! Le vendredi matin, on part accueillir les parents d’Olivier à l’aéroport de Bangkok et on rentre tous ensemble à Cha-am pour y passer le week-end. Les grands bus décorés à deux étages arrivent régulièrement de Bangkok et on sent la ville commencer à s’animer à l’approche du week-end. Dans certains bus, la musique est à fond et les jeunes (en uniforme) sont debout à l’intérieur en train de danser : une sortie scolaire ?!

Finalement, le week-end n’est pas si agité que ça : quelques pétards et feux d’artifices mais passé 22h-23h c’est relativement calme. En revanche, le matin, la ville s’anime tôt : dès 7h, tout le monde est sur le pont. Les familles ou groupes d’amis s’installent sous des parasols dans des transats et passent l’après midi ou la journée à manger (des vendeurs ambulants assurent le réapprovisionnement) et à boire (coca et/ou whisky). Côté plage, c’est surtout en mer que ça se passe : beaucoup de Jet-Ski dont la plupart tractent de grandes bouées surlesquelles sont installés les passagers. Autre variante, une large bouée avec un seul passager qui s’envole avec la vitesse !

Après ces quelques jours de retrouvailles, on dépose les parents d’Olivier à la gare et on reprend la route chacun de notre côté avant de se retrouver pour Noël à Chiang Mai.

Pak Song – km 14158


Carnet de route > Thaïlande

11 décembre 2013

En quittant l’autoroute qui continue sur Bangkok, on emprunte une belle route secondaire qui s’enfonce dans la forêt et nous atteignons le petit village isolé de Pak Song en fin de journée. Nous sommes accueillis par Geetha qui est bénévole au sein de la fondation depuis 3 mois et qui assure les cours de yoga. Le principe de TCDF Eco-Logic est simple : quelques logements (3 bungalows, 4 chambres et un dortoir) pour héberger les hôtes et dont les revenus sont intégralement reversés à la fondation TCDF qui oeuvre pour les enfants en difficulté de la région. Les volontaires qui viennent travailler pour quelques semaines ou quelques mois logent gratuitement dans le dortoir. Nous nous joignons à leur groupe pour les repas (pris en commun) et nous participons donc aux taches ménagères (en gros la vaisselle !).

L’ambiance est familiale car la structure est petite, artisanale et à vocation humanitaire. On se sent tout de suite à l’aise même si on est les seuls à ne pas être branché yoga ! Notre petit groupe d’une dizaine de personnes est composés de gens d’horizons et de nationalités différentes (un couple franco-hollandais, une américaine, une autrichienne, une espagnole, une hollandaise et une malaisienne). Le fait de prendre ses repas en commun et faire la vaisselle ensemble permet de rapidement faire connaissance. Nous participons même à une sortie organisée en commun pour aller aux sources d’eau chaude d’un parc naturel voisin. La journée est fériée et plein de familles en profitent pour venir se baigner et pique niquer. Nous nous délassons dans les différents bassins dont les températures de tiède à très chaud varient selon les sources. Nous profitons également de la rivière pour nager et pour profiter d’une séance sauvage de fish-therapy : des poissons qui viennent s’attaquer aux pieds pour manger les peaux mortes. Assez particulier comme sensation !

Pour en revenir à la structure TCDF, nous apprécions vraiment le cadre (au calme en pleine forêt) et le principe général de fonctionnement. La cuisine est faite quasi exclusivement avec les ressources locales gérés conjointement avec l’école : un jardin potager (bio), un poulailler et une ferme de champignons ! Les repas sont donc particulièrement bons et légers (cela nous change des dernières semaines). La structure est également impliqué dans un programme de gestion des déchets particulièrement efficace (tri sélectif, compost, recyclage, etc.).20131210_097_101
Nous avons passé quelques jours très agréables ici : les enfants ont pu profiter d’une salle avec plein de jeux et de livres et ont été adoptés par les autres hôtes qui leur ont lu des histoires et joués avec eux. Seul le crapaud qui squattait devant le frigo (ou parfois dans la salle de jeux) les a gênés (surtout le premier soir !). Nous, nous avons pu discuter tranquillement avec les autres invités (quelle bonne idée cette salle de jeux) et découvrir tous les projets gérés par les deux fondatrices de TCDF (et il y en a plein !). Nous devons partir car les parents d’Olivier arrivent bientôt à Bangkok et nous voulons passer le week end avec eux avant de les retrouver pour Noël dans le nord de la Thaïlande. Mais, nous sommes bien décidés à revenir ici, plus longtemps, à la fin de notre boucle.

Koh Lanta Yai – km 13725


Carnet de route > Thaïlande

7 décembre 2013

Emilien a bien dormi cette nuit et ne fait plus de fièvre. On décide donc d’abandonner la visite chez le médecin aujourd’hui et de quitter Trang pour rejoindre Krabi ou ses environs : nous voulons quand même voir ces fameuses plages de Thailande du Sud qui attirent tous les touristes avant de continuer vers le nord de la Thailande.
En chemin, on voit une pancarte qui flèche Koh Lanta à 35km avec un panneau ferry. Après une brève période d’hésitation, on fait demi-tour et on prend la route indiquée. Koh Lanta fait partie de ces iles très belles et donc touristiques et fréquentées mais qui a la réputation d’être plus familiale et moins fêtarde que ces voisines…
En arrivant au bout de la route, on s’arrête à une petite guérite où on achète un ticket de ferry pour rejoindre l’île. Assez rapidement, une grande barge arrive et nous voilà en route pour Koh Lanta. On est étonné de la facilité avec laquelle tout ça s’enchaine. Même si le coin est très touristique (et la Thailande en général), on ne s’attendait pas à ce que les choses se passent si facilement…20131206_032
La traversée pour rejoindre Kho Lanta dure une vingtaine de minutes mais en débarquant, nous sommes surpris de ne croiser qu’un simple village au milieu de la campagne (à douter que l’on soit arrivé au bon endroit). On décide de suivre les autres véhicules pour se rendre compte, quelques kilomètres plus tard, que nous sommes en fait sur une ile (Koh Lanta Noi) qui sert de passerelle avant de rejoindre Koh Lanta Yai (la grande), celle qui a les plus belles plages et qui accueille des touristes. Nous prenons donc un second bac pour arriver 10 minutes plus tard à destination.
En arrivant, on rejoint rapidement la route qui longe la côte ouest de l’ile où sont implantés tous les hôtels et restaurants. Après une pause déjeuner, on part en quête d’un logement pour la nuit. On traverse l’île pour rejoindre la côte est qui est plus sauvage et où l’on croise quelques villages et beaucoup de motos chevauchées par les touristes qui logent de l’autre côté de l’île.

Nous finirons par les rejoindre car nous ne trouvons pas d’hébergement de ce côté de l’ile. On finit dans un hôtel où nous trouvons deux bungalows simples (lit double + ventilo) à un prix basse saison (une semaine plus tard, on aurait payé le double !). Le resto de l’hôtel donne sur la plage et l’ambiance est vraiment sympa. L’endroit est magnifique et encore, ce n’est pas la plus belle plage de l’île car la notre est parsemée de rochers. Nous n’aurons pas le temps d’aller voir les autres plages, on reviendra hors saison quand nous redescendrons vers la Malaisie dans quelques semaines ou quelques mois.

20131207_037_041
Ces deux jours à Koh Lanta nous permettent en tous cas de nous poser un peu après ces derniers jours où nous avons beaucoup roulé et les enfants apprécient vraiment la plage et la piscine.
La prochaine étape promet, elle aussi, d’être agréable même si c’est dans un tout autre style : on a trouvé un hébergement écolo dans une fondation pour enfants située en pleine forêt !

Trang – km 13517


Carnet de route > Thaïlande

6 décembre 2013

Arrivés à Changlun – la dernière ville malaisienne avant la frontière – on s’arrête au hasard dans une des nombreuses enseignes d’assurances. En 5 minutes chrono, on repart avec une assurance valable 6 mois pour rouler avec le camion en Thailande. On en profite pour acheter nos 6 formulaires pour l’immigration que Carine remplit pendant qu’on roule pour rejoindre la frontière.
Les formalités côté Malaisie sont expédiées assez rapidement : Olivier passe dans 5 minutes dans le bureau des douanes pour le Carnet du camion (où l’officier des douanes, très sympa, lui offre même à boire) et c’est tout.
Idem côté Thailande où tout est expédié en une vingtaine de minutes. Un passage de frontière éclair sans fouille du véhicule, ni aucune autre vérification particulière. On obtient bien une autorisation de séjour (sans visa) de 30 jours pour nous et pour le camion. Tout va bien donc, excepté Emilien qui recommence à faire de la fièvre et qui, en plus, nous fait une performance gastrique au milieu du poste frontière…
Mais ça y est, nous sommes en Thailande. Un bref arrêt au distributeur pour retirer des Baths et on reprend la route. Le paysage a l’air plus aéré et avec plus de relief que de l’autre côté de la frontière. On sent que le pays est un peu plus pauvre que son voisin malaisien. La différence est peut être qu’en Malaisie il y a certains bâtiments ou certaines infrastructures qui sont très modernes au milieu d’un environnement proche de celui que l’on traverse. Il y a en Thaïlande un côté village et artisanal que l’on ressent pas en Malaisie. L’exemple le plus immédiat et parlant est celui des fils électriques le long des routes qui ont tendance à se multiplier (dans un joyeux méli mélo) en Thaïlande alors qu’on ne les remarque pas en Malaisie.
Il est grand temps de manger mais il pleut énormément et nous laissons tomber l’option resto. On s’arrête donc dans un villlage et Carine brave la pluie battante pour ramener de quoi faire un pique nique dans le camion. On déjeune donc sur le bord de la route puis on repart car, avec cette pluie qui tombe, on ne pourra rien faire d’autre aujourd’hui : nous en profitons donc pour rouler…

Nous arrivons à Trang qui est une assez grande ville dans laquelle nous trouvons assez facilement deux belles chambres doubles dans un hôtel à côté de la gare. Il pleut toujours mais le repas du soir dans un petit resto à côté nous met du baume au coeur. On se régale de Pad Thai, de riz frit et d’une belle assiette de fruits frais. Le coût de la vie est meilleur marché qu’en Malaisie, ce qui est également une bonne nouvelle pour le budget.
Emilien a l’air d’aller mieux, on verra comment se passe la nuit…