Archives mensuelles : novembre 2013

Kuala Lumpur


Carnet de route > Malaisie

28 novembre 2013

Arrivés en début de soirée à l’aéroport de Kuala Lumpur, nous sautons dans un taxi direction la capitale. L’aéroport est assez excentré et nous mettons plus d’une heure à atteindre notre pied à terre que le taxi a d’ailleurs un peu de mal à trouver. Il faut dire que l’adresse est sommaire : Desa Pendan (un quartier de KL) J3-7-6 Kuala Lumpur. J c’est pour le nom du bloc correspondant aux 6 barres d’immeubles J1 J2 J3 J4 J5 J6. Ensuite le 3 correspond à l’étage et 6 au logement. La logique est un peu compliquée à saisir (surtout vers 22h après un voyage en avion et une heure de taxi).

Nous finissons donc par retrouver la famille qui sous-loue l’appartement de leur fille qui vit à l’étranger et nous nous installons dans un sommaire mais confortable 3 pièces situé dans cette fameuse résidence J, une barre de 4 étages un peu décrépie où chaque porte d’entrée est doublé d’une grille métallique. Le proprio nous recommande d’ailleurs de bien la fermer avec son cadenas même quand nous sommes à l’intérieur. Déjà, depuis l’aéroport, le contraste avec Bali était saisissant : l’autoroute qui mène à KL, la vue sur les tours du centre ville, tout est à une autre échelle. Autant, à Bali, nous nous posions même pas la question de la sécurité autant ici, cela a l’air d’être différent. C’est vrai que c’est une grande ville et que, comme partout dans le monde, cela entraîne une certaine délinquance. Ceci dit, au bout de quelques jours, nous sommes parfaitement à l’aise même si on fait particulièrement attention à nos sacs quand on se balade en ville et qu’on laisse le verrou sur la porte de l’appart’.20131128_008_009_auto

L’appartement est situé à une dizaine de minutes à pied du centre de Desa Pendan : deux rangées de blocs en long où se succèdent différentes boutiques : pas mal de garages, de magasins de pièces auto, une épicerie chinoise, un 7/11, une cantine Indienne, un McDo, un KFC, etc. Le soir, une rue entière est occupée par les chaises et tables en plastique de jardin des stands de nourriture situés tout le long du trottoir. Chouette ambiance.

Pas de transport en commun à proximité mais de toutes façons, hors certains longs trajets, il est beaucoup simple et rapide (et aussi bon marché à 6) de prendre un taxi. On les attrape dans la rue (c’est moins cher que de les réserver ou de les prendre aux stations officielles) sans difficultés.
Pendant cette semaine à Kuala Lumpur, nous sommes invités à déjeuner et passer l’après midi chez des français vivant ici Laure et Patrick en compagnie des petites Emma et Jade et d’un papi Jacques (import temporaire de Cournonsec). Nous passons une super journée où nous profitons d’un bon repas (avec vin rouge et vrai café !!!) et d’une bonne séance de piscine où les enfants se régalent. Merci pour l’invitation !29131117_053_057

Le lendemain, nous allons visiter les Batu Caves : il s’agit d’immenses grottes (jusqu’à 100m de haut) dans lesquelles sont installés différents temples hindous. On y accède par un long escalier (272 marches!) peuplé de touristes et de macaques (les mêmes qu’à la MonkeyForest d’Ubud) et au pied duquel veille une statue dorée de 42m de haut représentant Murugan dieu hindou tamoul.

On se ballade également dans le Chinatown de KL, dans quelques centres commerciaux plus grands les uns que les autres (tous ornés de décorations de Noël) et les derniers jours dans KLCC (Kuala Lumpur City Center) au pied des tours Petronas (les fameuses tours jumelles les plus grandes au monde 450m et 5ème au classement des plus hauts gratte-ciels). L’endroit est assez incroyable : un grand parc ceinturé de grattes ciels avec une grande pataugeoire publique où les enfants peuvent aller se baigner !

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La ville et la vie ici nous a beaucoup plu : beaucoup de choses à voir, de coins où flâner, des quartiers hypermodernes mais, à quelques rues de là, des quartiers populaires et animés, plein d’activités possibles notamment avec les enfants mais dont les prix sont assez élevés (en tout cas dans un budget tour du monde). Nous retrouvons la même ambiance qu’à Sharjah : plein de nationalités différentes (indiens et chinois notamment), un essor économique perceptible, une langue commune l’anglais que l’on entend beaucoup dans les conversations entre les gens et qui nous facilite la tache pour communiquer. Nous reviendrons donc avec plaisir d’ici quelques mois remettre le camion dans son container pour le renvoyer en France (ou ailleurs) et continuer de découvrir cette ville étonnante.

Le camion que nous récupérons d’ailleurs en pleine nuit à Port Klang grâce au légendaire 1$. De son vrai nom Haji Mohamed Assir Bin Haji A.Mohamed Ariff, 1$ est responsable d’une agence maritime (Aseantex), organisateur de voyages (moto et 4×4) et voyageur lui-même particulièrement apprécié – à juste titre – dans le milieu pour son professionnalisme et sa gentillesse). Il nous d’ailleurs donne plein de bons tuyaux pour la suite du voyage et nous convainc d’acquérir un GPS pour la suite du voyage. Autant dire qu’il a eu raison, car à 1 heure du mat’, au milieu des autoroutes de Kuala Lumpur, Olivier aurait pu passer une bonne partie de la nuit à chercher son chemin sans son nouveau co-pilote…

Sanur / Bali


Carnet de route > Indonésie

19 novembre 2013

Changement d’ambiance : nous avons quitté Sidemen et ses magnifiques paysages pour Sanur ville côtière familiale (comme on dit dans les guides). On arrive à trouver deux chambres doubles côte à côte dans une guesthouse en ville et avec la plage au bout de la rue. 20131116_19A peine installés, on y va bien sûr faire un tour pour repérer les lieux. On entame une longue balade le long de la plage qui traverse tous les hôtels / resorts qui donnent sur la mer. Il y a peu de monde (beaucoup de retraités) mais surtout peu de vagues. Déception pour les enfants à qui on avait promis une dernière séance de surf avant le départ et pour les adultes, car le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’ambiance. On passe finalement la journée à attendre la fin de la pluie avant d’aller faire un petit tour à la plage et assister brièvement à une dernière cérémonie (un enterrement).

Le lendemain, on retourne en taxi à la fameuse plage double six (de l’autre côté de l’île) où nous avions commencé notre séjour balinais. Il y a moins de monde que la semaine dernière mais les vagues, elles, sont belles et biens présentes et les enfants profitent de leurs planches de BodyBoard. La lumière de fin de journée est super belle et après un coucher de soleil avorté pour cause de nuages, on remballe tout car la nuit tombe !

On rentre épuisé pour aller passer notre dernière soirée à Sanur. Demain, on change encore d’ambiance : on prend l’avion pour rejoindre Kuala Lumpur et s’y installer en attendant de retrouver le camion…

Sidemen / Bali


Carnet de route > Indonésie

17 novembre 2013

La route qui mène à Sidemen est beaucoup plus intéressante que celle entre Denpasar et Ubud. On a vraiment le sentiment de rentrer dans le pays. Même si la densité d’échoppes (de plus en plus sommaires) et d’habitations reste élevée, on traverse quelques paysages un peu dégagés la plupart du temps utilisé pour la culture du riz. 20131114_129La route se dégrade un peu en rejoignant Sidemen car de nombreux camions l’empruntent pour ramener le sable du volcan qui sert pour les constructions de Denpasar. On grimpe un peu en altitude et nous arrivons enfin à Sidemen. Un petit tour sans succès auprès de différentes guesthouses (fermées ou trop chères) et on finit à la Little Sawa guesthouse où nous négocions gentiment le rez de chaussée d’un grand bugalow. Au fur et à mesure de nos logements, c’est de plus en plus sympa mais là, on devrait avoir atteint le summum pour ce séjour ! Une chambre pour les parents avec lit à baldaquin, 3 matelas pour les enfants dans la pièce d’entrée et le top : la salle de bain en extérieur ! La salle de bain, c’est surtout les parents qui ont appréciée. Les enfants flippaient à cause du crapaud et de l’araignée géante qui trainaient toujours un peu par là.20131116_P1_17_20

Cette fois, on est vraiment à la campagne, au milieu des rizières avec une vue magnifique sur le volcan Agung (quand il arrive – assez rarement – à sortir des nuages). Nous passons deux jours incroyables à apprécier le paysage avec en fond sonore les chants et musiques des cortèges et cérémonies : un des temples est juste en dessous de la guesthouse et les cérémonies qui célèbrent la pleine lune durent plusieurs jours. En nous baladant, nous passons devant le temple en admirant les fidèles qui amènent leurs offrandes à pied ou en moto habillés pour l’occasion.
Il fait chaud, il pleut surtout pas mal et ces deux petites journées passent très vite. Il faudra revenir avec les enfants un peu plus grands pour pouvoir vraiment se balader car le coin s’y prête vraiment. L’ascension de la montagne vers un temple haut perché ou voire même du volcan doit être magique. En attendant, on profite de ces deux jours pour admirer et ressentir ce Bali qui nous plait beaucoup plus que ce que nous en avions vu jusqu’à présent.

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Ubud / Bali


Carnet de route > Indonésie

14 novembre 2013

Le taxi avec lequel nous avions pris rendez vous hier soir est ponctuel. Pas nous. A peine réveillés, nous faisons nos sacs en catastrophe et nous engouffrons dans le taxi. Pour rejoindre Ubud, nous avons l’impression de ne pas quitter la ville. Tout le long de la route, des échoppes, des temples et des habitations en continu. Une cérémonie bloque la route et le chauffeur doit improviser une déviation. Il s’arrête ensuite plusieurs fois demander sa route : il n’y a quasiment aucun panneau indicateur de direction à Bali. Nous arrivons enfin à Ubud où après quelques tentatives infructueuses, nous trouvons à nous loger dans un bungalow en plein centre ville mais au calme dans le jardin d’une propriété familiale. L’endroit est très beau : un temple à l’entrée, une série de bungalows dans un jardin très bien entretenu et des offrandes disposées un peu partout dans la propriété.20131114_023
On s’installe pendant quelques jours dans nos nouveaux quartiers et nous nous baladons dans la ville qui est hyper touristique. La rue principale (et les rues adjacentes) sont une succession de boutiques de souvenirs, de fringues, d’hôtels et de restaurants. Les taxis et les masseuses hèlent les passants pour leur proposer leurs services. Pas vraiment le style d’ambiance dans lequel nous étions amenés à évoluer jusqu’à présent. Nous avons un peu de mal à nous y faire mais tout doucement, on s’immerge dans ce nouvel environnement.

Il est surprenant de noter l’omniprésence de la religion. Des offrandes disposées quotidiennement un peu partout devant les portes des magasins, sur des statues, sur les scooters ou dans les voitures : il s’agit souvent de petits paniers en feuille de palmier dans lequel on peut voir du riz, des fleurs, des bonbons, un billet de banque, etc. On rencontre beaucoup de cortèges liées aux cérémonies (enterrement, anniversaire de temple) où tous les participants sont habillés de façon très élégante et identique. On croise également régulièrement des femmes endimanchées tenant une grande corbeille d’offrande de fruits et de fleurs à l’arrière d’une moto pour se rendre au temple.

On tourne un peu en rond dans la ville car pour sortir du centre, il nous faut marcher une grosse demi-heure et entre la chaleur, la pluie et l’école, c’est dur d’organiser un planning cohérent. On arrive quand même à faire une petite ballade juste à la sortie de la ville. C’est étonnant, la rupture entre la ville et la campagne qui est assez tranchée : dès que la ville s’arrête, on se retrouve au beau milieu de rizières sur un petit chemin tout juste bétonné pour permettre aux motos d’accéder aux champs. Dommage que la route pour venir se ressourcer jusqu’ici soit un peu longue pour les enfants… La bonne nouvelle, c’est que l’on a trouvé un restaurant qui non seulement est excellent mais en plus, et ce qui ne gâche rien, est le moins cher de toute la rue ! Ce sera notre cantine pour quasiment tous les repas !


Nous allons un matin nous balader dans la forêt des singes (Monkey Forest dans le texte) : il s’agit d’une réserve naturelle où des singes (macaques crabiers très exactement) évoluent en liberté dans une forêt sacrée. Les enfants ne sont pas trop rassurés mais finalement, nous ne nous faisons pas trop taquiner par les singes. En même temps, nous n’avons rien à leur donner à manger…
Le dernier jour, on décide de prendre un taxi pour l’après midi pour au moins voir à quoi ressemblent les environs. On décide d’aller à Tegallalang réputé pour son paysage de rizières en terrasses.20131114_075_79bOn ne s’attarde pas et on continue à l’étape suivante : une plantation de café. Il s’agit en fait de présenter de façon bien faite, la production de café (et notamment le café Kopi Luwak le plus cher au monde dont les grains sont d’abord ingérés par une mangouste avant d’être récupérés et torréfiés) et les différentes cultures vivrières de l’île. Petite dégustation là encore face à un beau paysage et on continue. On fait l’impasse sur les artistes sculpteurs, peintre et bijoutiers et on demande au taxi de nous mener directement au temple Tirta Empul choisi au hasard sur la carte mais pour nous permettre d’apprécier le paysage en quittant la zone d’Ubud. La route devient plus belle car on quitte l’agglomération urbaine. C’est un peu plus sauvage et les habitations et magasins classiques remplacent les boutiques de souvenir et autres hôtels restaurant. Arrivés au temple, on observe les fidèles venus se purifier à la source sacrée et on visite le temple.

Le chauffeur est sympa et nous ramène à Ubud en passant par les petites routes qui traversent la campagne. C’est beaucoup plus joli et agréable qu’à l’aller et cela nous conforte dans l’idée que pour vraiment profiter de ce coin, il faut louer un scooter et se balader. Dans notre cas, ce sera pas pour cette fois ci mais on verra demain ce que Sidemen nous réserve : c’est un village en pleine campagne au milieu des rizières avec simplement quelques guesthouses pour accueillir les touristes.

Kerobogan / Bali


Carnet de route > Indonésie

11 novembre 2013

Petite surprise de dernière minute à l’aéroport de Dubaï : au moment d’enregistrer les bagages, l’hôtesse nous demande si on a bien un billet retour !? Nous avons pris un aller simple car nous comptons prendre le billet retour Bali-Kuala Lumpur au dernier moment en fonction du jour d’arrivée exact du camion au port pour passer le plus de temps possible à Bali. Mais ce n’était pas une bonne idée : les autorités indonésiennes demandent à ce que les voyageurs puissent justifier de leur billet retour dans le cadre des visas tourisme (émis à l’arrivée). C’est le cas dans pas mal de pays mais en Indonésie, c’est apparemment demandé systématiquement et vérifié. L’hôtesse se fait confirmer par un de ces collègues puis par un responsable.
Elle nous met donc de côté nos bagages et nous demande d’aller acheter un billet retour à l’agence de voyage de l’aéroport. On n’a pas vraiment le choix (finalement, le prix est quasiment celui qu’on avait vu sur internet) et nous aurons donc 10 jours pour profiter de Bali. Un peu court mais on fera avec.
Le baptême de l’air pour Emilien se passe bien et après une petite correspondance à Kuala Lumpur, on atterrit à Denpasar sur l’île de Bali en Indonésie et effectivement, au contrôle d’immigration, le policier nous demande nos billets retour !
En sortant de l’aéroport, on sent tout de suite cette chaleur humide (c’est en plus le début de la saison des pluies) caractéristique des pays tropicaux. Nous sommes surtout frappés par le changement d’échelle et le foisonnement de détails : en venant de l’Iran ou de Dubaï, le contraste est assez saisissant. Les routes sont assez étroites et bordées en continu d’échoppes ou d’habitations. L’architecture est très « chargée » et colorée. Le taxi nous mène directement à l’hôtel situé dans un village résidentiel de Denpasar (la capitale) que nous avons choisi pour nous permettre de rencontrer la famille Faure qui loge pas loin. Nous les rejoignons dans l’après midi et nous passons la soirée ensemble. Notre première rencontre de famille en voyage ! C’est agréable de discuter et de partager nos expériences et les enfants en profitent tout autant. On décide de se retrouver dès le lendemain après-midi pour aller ensemble à la plage (double 6 beach).20131111_035 Les enfants sont ravis de retrouver la plage et découvrir les joies du « surf » pour Félicie et Sidonie. Là encore, après avoir passés de nombreuses semaines en Iran ou dans l’est de la Turquie, se retrouver dans un tel environnement est déstabilisant. Il y a un nombre incroyable de touristes et pourtant nous ne sommes pas en pleine saison !
Après un repas dans un petit resto à côté et une douzaine de glaces à l’épicerie, nous quittons la famille Faure : eux continuent demain pour Java, l’île juste à l’ouest de Bali, et nous, nous rentrerons dans les terres pour rejoindre Ubud.

Sharjah – km 12296


Carnet de route > Emirats Arabes Unis

9 novembre 2013

Une fois, enfin débarrassés des tracasseries administratives, il nous reste à trouver à nous loger à un prix abordable. Nous décidons de ne pas tenter notre chance à Dubaï situé à quelques kilomètres de là (les deux villes et états se touchent) car les prix y sont plus élevés. Sharjah est un émirat plus strict que celui de Dubaï (pas d’alcool, pas de vêtement au dessus du genou, etc.) et étant moins cher, il permet à tous ceux qui travaillent à Dubaï de se loger ici. On s’éloigne du front de mer et on va tenter notre chance en plein centre ville. Beaucoup de magasins mais peu d’hôtels dans ce coin là. On finit par dégoter un hôtel basique deux étoiles pas vraiment classe mais on est hors budget. On repart en chasse en tablant sur un hôtel 1 étoile (ou sans, si ça existe) et au détour d’un bloc, donnant dans une rue intérieure, on aperçoit une enseigne City Hotel. C’est justement un hôtel une étoile tenu par des indiens où on négocie (tout est possible !) deux doubles côte à côte pour moins de la moitié du prix du premier ! C’est un peu vieillot, ça sent la bouffe indienne un peu partout mais ça fera parfaitement l’affaire.

On se sent rapidement à l’aise dans le quartier. C’est agréable d’être dans cette partie de la ville qui concentre des habitations et des petits magasins : c’est animé à toute heure de la journée et on sent que l’on est dans la vraie vie, à des années lumières d’un hôtel-ressort situé sur la plage à quelques centaines de mètres de là. La population est cosmopolite et vient d’un peu partout autour : Inde, Afghanistan, Pakistan, Bangladesh, Philippines, etc. Le centre ville est composée de blocs de grands immeubles. Les rez de chaussée sont occupés par des magasins et les étages supérieurs sont des logements. Autour des blocs, des trottoirs, des magasins et des restaurants, des routes goudronnées souvent encombrées. A l’intérieur des blocs, des terrains vagues en terre et sable qui servent de parking le soir et dans lesquels parfois se contruisent de nouvelles tours, des portions de routes qui ressemblent à des pistes du désert et des petites échoppes plus artisanales que celles donnant sur les rues principales.

20131105_019Notre hôtel est situé à l’intérieur d’un de ces blocs. Il abrite une population à l’image de celle du pays : cosmopolite et principalement business (pas vraiment de touristes). Des africains qui ramènent différents colis de marchandises (dont un lot d’amortisseurs qui ont passé qqs jours à l’entrée), de jeunes russes qui attendent des virements de leurs commanditaires et se trimbalent une fois avec une grosse liasse de billets, des indiens, des émiratis, bref toute une faune intéressante à côtoyer : l’accès WiFi est situé dans une pièce à l’entrée et on y passe suffisamment de temps pour observer les allées venues de tout ce petit monde.

Durant ces quelques jours, on organise l’envoi de notre camion (le but de notre venue ici !), réglé en 48h grâce à notre contact sur place qui est plus efficace chez lui qu’en Iran ! On se fait quand même une dernière ballade (Dubaï by night) avant de le quitter. On passe en fait beaucoup de temps dans les embouteillages ou à essayer de trouver notre route. On parcourt la ville un peu dans tous les sens et on finit la soirée au bord de la mer. On trouve une petite portion de plage publique où on laisse les enfants se dégourdir mes jambes ! Le lendemain, la cérémonie des adieux au camion ont lieu dans un terrain vague dans une zone industrielle de Dubaï. On rentre le camion dans un container sur une remorque qui sera amené par camion au port de Jebel Ali pour partir normalement samedi pour Kuala Lumpur.20131106_035

Une fois le shipping finalisé, on peut enfin prendre ces fameux billets d’avion et on se décide pour Bali. La dizaine de jours dont on dispose ne permet pas d’aller en Inde, au Sri-Lanka mais convient pour Bali même si c’est très court ! On apprend en plus que la famille Faure qui voyage comme nous est encore là-bas. On pourra donc les croiser ! Les billets sont donc pris pour le samedi et il nous reste encore deux jours pour profiter de Sharjah car, on est pas aussi pressé de partir qu’on aurait pu le penser en arrivant. On teste plein de petits restos (souvent indiens), on a nos petites habitudes chez l’épicier du coin, Olivier va tenter le coiffeur bangadleshi en face, etc. Le vendredi, on prend le bus pour aller se promener vers le front de mer. Mais le vendredi à Sharjah tout est fermé (magasins, restaurants, parcs) jusqu’à 15h. On erre donc sur les avenues croisant les hommes qui se rendent à la mosquée leur tapis sous le bras, les familles endimanchées qui se retrouvent en attendant de pouvoir trouver un endroit où manger !

En cherchant une activité pour les enfants, on a trouvé sur Internet sur un article vantant les mérites d’un nouveau parc municipal créé récemment vers le front de mer. On y va donc et tout est nickel, tiré au cordeau comme dans tous les quartiers touristiques et d’affaires du pays : pelouses vertes, palmiers, etc. Et pour accéder au parc avec quelques jeux (l’équivalent d’un beau jardin public français), bienvenue dans au pays du business : il faut payer  ! On hésite car c’est exagéré pour profiter de quelques balançoires et toboggans mais il faut savoir parfois acheter la paix sociale et là, on n’a pas d’autres solutions de repli !

En résumé, c’est le pays du business et en discutant pas mal avec les différentes personnes que l’on a rencontrées, c’est ce point là qui revient. C’est un peu l’eldorado pour eux comparé à leur pays d’origine mais ici tout se paye. Les visas ne sont désormais valables que deux ans et même au bout de 14 ans passés ici, le renouvellement du visa reste la règle. D’autres immigrés ne sont ici que pour un temps défini (7 ans par exemple pour le responsable d’un resto indien où l’on a mangé) histoire de mettre de l’argent de côté et rentrer au pays. On a pu sentir auprès des différentes personnes avec qui on a un peu discuté un attachement profond à leur pays d’origine. Étonnante cette facilité à discuter avec les gens, probablement lié à l’anglais, la langue commune à tous même si les dialectes ou langues locales reprennent le dessus quand deux interlocuteurs sont de la même origine.

Le samedi midi, en attendant le taxi pirate que le gars de l’hôtel nous a dégotté pour aller à l’aéroport (un pote à lui qui nous charge dans son vieux 4×4), on se dit qu’on a passé de bons moments ici et que l’envers du décor est souvent le plus intéressant !

 

Sharjah (arrivée au port) – km 12094


Carnet de route > Emirats Arabes Unis

5 novembre 2013

Nos deux nouveaux potes routiers turcs nous font signe de les rejoindre. Nous avons tous les 8 un traitement de faveur : nous serons les premiers à quitter le ferry dans nos véhicules. Après quelques mètres dans les Émirats Arabes Unis, nous nous arrêtons net en abandonnant nos véhicules pour rejoindre les autres passages dans un bus qui nous amène au bureau de l’immigration. Le traitement VIP aura été de courte durée…
Après une fouille en bonne et due forme du sac à main de Carine et un peu d’attente, nous ressortons avec nos passeports tamponnés mais le plus dur n’est pas encore fait. Nous rejoignons le camion et commence alors le marathon. Olivier part à pied retirer des dirhams au distributeur qui se trouve à la sortie du port tandis que Carine et les enfants attendent dans le préfabriqué climatisé de l’agent de la compagnie de transport. Une fois payé le transport, il s’agit d’aller tamponner et faire faire différents formulaires à différents bureaux dans le port. Tout s’enchaine à peu près bien jusqu’au moment où on attend l’inspecteur des douanes qui n’arrive pas. Olivier revient à la charge plusieurs fois dans le bureau pour être sûr de bien avoir compris. Mais toujours personne. Il fait 40° et pas un bout d’ombre. Les enfants cuisent à l’étouffée dans le camion (on laisse quand même les portes ouvertes !) et commencent à en avoir ras le bol (nous aussi). On a faim et on est pressé d’en finir alors on sort l’arme ultime : on met les enfants dehors (en face du bureau des douaniers) en leur demandant de faire du bruit et de râler (on n’a pas vraiment besoin de leur demander d’ailleurs).
L’accueil des émiratis dans les différents bureaux a pour l’instant été plutôt sympa (sauf un mauvais coucheur qui a mis Olivier de mauvaise humeur pendant un bon moment) mais là, on commence à craquer. Heureusement, l’inspecteur se pointe et s’excuse de son retard. Il regarde à peine ce qu’il y a dans le coffre et nous tamponne notre fameux bordereau. Olivier retourne pour la énième fois au bureau central où le chef de service commence à demander 120 dirhams supplémentaires sinon il faut revenir demain matin. Olivier explique que cela fait plus d’une heure que l’on attend les douanes et le gars de répliquer qu’il s’en fiche, lui c’est l’autorité portuaire. L’employé émirati (le chef de service était indien) au comptoir et qui m’avait offert les photocopies un peu plus tôt dans la matinée, m’arrange le coup en amadouant son chef et en me sortant le fameux sésame pour quitter le port (qu’il faut encore faire valider dans un autre bureau à l’autre bout du port). L’autre bureau est vide (c’est la pause) mais heureusement, en faisant le forcing auprès du gars de l’agence, on arrive à le faire revenir pour tamponner notre fichu bon de sortie.
Ouf, il est 15h, on est crevé mais ça y est, on a réussi : Sharjah, nous voilà !

Bandar Abbas / Sharjah – Ferry


Carnet de route > Iran

Samedi matin, opérationnels de bon matin, tout le monde est sur le pont pour le grand jour. Le camion est rapidement chargé et on attend les nouvelles du transporteur. On les attend un bon moment et on commence en fin de matinée à entamer les relances par email puis en début d’après midi, par téléphone. Nous n’arrivons pas à joindre le bureau iranien du transporteur, on se venge donc sur le standard de notre interlocuteur basé à Dubaï et qui fait l’intermédiaire. Il y a une panne d’électricité au bureau iranien et ils n’ont pas reçu nos mails. On arrive finalement à les joindre vers la fin d’après midi sur le portable d’une commerciale qui nous assure que tout va bien se passer et qu’elle a juste besoin de l’adresse d’enlèvement. Elle restera ensuite injoignable et nous n’aurons pas plus de nouvelles de la journée.
Le lendemain dimanche, on attaque de bonne heure car, si on a un problème de dernière minute, notre plan B est de prendre avec notre camion le ferry pour Sharjah (à côté de Dubaï) le lendemain soir (mais il faut prendre les billets la veille donc aujourd’hui). En fait, on a reçu pendant la nuit un mail de notre interlocuteur à Dubai qui nous conseille de passer directement à l’agence et nous envoie l’adresse et un plan. Après avoir passé un petit bout de temps à chercher sur le plan, on se rend compte qu’il s’agit d’une adresse à Téhéran ! On commence à monter dans les tours et on les prévient que nous sommes à Bandar Abbas et que s’il y a personne ici, on annule tout et on se débrouille de notre côté. « Mais non, pas de problèmes, on va vous trouver quelqu’un qui gère ça ici. Nous avons un représentant sur place, etc. ». On sent que notre contact à Dubaï commence lui aussi à s’échauffer et met dans la boucle le patron de l’agence iranienne mais à Téhéran, on se veut rassurant : demain matin, première heure, quelqu’un prend contact avec vous et c’est réglé dans la journée.
Effectivement lundi matin vers 8h30, premier mail où on nous demande si notre camion est immatriculé en Iran et s’il s’agit bien d’une exportation et non pas d’un transit. Ce n’est bien sûr pas le cas et là, on nous annonce au minimum 3 jours de délai et là, on craque. Nos visas expirent et il est hors de question que l’on quitte l’Iran en abandonnant notre camion. On envoie un mail en annonçant qu’après les 3 jours passés à échanger des dizaines de mail (sans compter les mails précédents de préparation) et les coups de fils à rallonges passés, on annule finalement tout et que l’on va se débrouiller tout seul.
On plie bagages en 10 minutes chrono, on saute dans le camion et on file vers l’agence qui vend les billets pour le ferry au milieu d’une tempête de sable pour couronner le tout. Grâce aux précieuses infos de Vanessa et Romain (www.vanetroamoto.com), on arrive directement dans le bon bureau où le gars de la compagnie nous dit que c’est vraiment juste pour faire les papiers pour un départ ce soir (il est presque 11 heures). Mais, il est drôlement sympa (et son chef aussi, qui me prie de l’excuser car j’ai assisté à une engueulade tandis qu’on attendait dans son bureau) et ils nous font une attestation précisant que les billets seront émis plus tard. Ils nous disent de nous rendre immédiatement au port pour faire toutes les démarches pour le camion au plus vite (tout ferme à 14h). Quelqu’un de la compagnie viendra nous amener les billets le soir au port à l’embarquement.
On file au port où on enchaine au pas de course toutes les démarches. Autant cela avait été pénible à Bazargan, autant à Bandar Abbas, les différents interlocuteurs sont sympas et compréhensifs. On arrive à faire tous les papiers administratifs (une dizaine de bureaux différents) dans le temps imparti (à 1/4 d’heure près). Soulagés, on repart en ville changer de l’argent pour payer les billets au gars de la compagnie (on a laissé un acompte, on avait pas assez sur nous) et acheter de quoi manger. Retour au port pour une après midi d’attente dans le hall avant de finalement embarquer et s’installer dans le ferry vers 19h. On devait partir vers 21h, ce sera finalement 23h.
Après une petite nuit confortablement installés sur les banquettes, on est réveillé par la télé allumée à 6h30 avec un programme de la télé officielle iranienne où l’on subit pendant une heure le monologue de l’Imam Khameni qui s’adresse à une assemblée d’hommes assis en tailleur qui l’écoutent religieusement en hochant la tête. On sort prendre l’air sur le pont et rejoindre les deux cyclos irlandais (www.toycompasseast.tumblr.com) rencontrés la veille et en route depuis Londres vers le Népal. Il est bientôt 9h et on aperçoit les tours de Sharjah et Dubaï au loin.

20131105_026Le séjour iranien nous aura vraiment beaucoup plu malgré les deux derniers jours d’attente inutile et maintenant, il nous reste à affronter les douanes et la police des Émirats Arabes Unis !!!

Bandar Abbas – km 12094


Carnet de route > Iran

1 novembre 2013

Après s’être débarbouillés le visage au robinet, nous quittons rapidement notre gite de la nuit pour reprendre la route. Il n’y avait déjà pas grand monde hier mais là, on est quasiment tout seul car c’est vendredi matin. On roule longtemps dans le désert en ne traversant que de temps en temps quelques villages. Il fait toujours aussi chaud (35°) et la route est toujours aussi belle. On voit désormais beaucoup de greniers de forme conique et on a parfois le sentiment que l’on pourrait être au Mali !20131101_095
L’indicateur de jauge de gasoil continue de descendre et toujours pas de station service en vue (les seules rencontrées ne distribuaient que de l’essence). Massoud nous avait pourtant prévenu : bien faire le plein avant d’arriver à Bandar Abbas, car les stations services sont rares et mal approvisionnées.
En arrivant à Bandar Lenghe, on retente notre chance sans succès dans une station où il n’y a plus de gasoil et dans une autre avec plein de camions et où tout le monde est en train de gesticuler dans tous les sens. En fait, on comprend au bout de 10mn que c’est la fin de la cuve et qu’il n’y aura plus rien avant 17h le soir.
On décide de continuer car, à quelques litres près, on devrait pouvoir arriver à Bandar Abbas mais c’est plus que tendu. De toutes façons, on se dit que si on tombe en panne sèche, on trouver bien un camion pour nous dépanner de qqs litres. Mais, à la sortie de la ville, on retombe sur une station service avec encore une longue file de camions. En faisant le tour (on a enfin compris que l’on a le droit de passer devant tous les camions quand on a un petit réservoir), on se rend compte qu’il y a bien du gasoil. Comme d’habitude, on est un peu l’attraction quand on débarque et rapidement, un jeune camionneur nous fait signe de se garer à côté de lui et il nous remplit le réservoir sur sa carte !
On repart soulagés et le réservoir plein pour les derniers kms de notre dernière étape iranienne. Sur la fin du parcours, on longe enfin le golfe où on l’on admire la mer d’un bleu incroyable mais où le bord de mer n’incite pas vraiment à la baignade. Nous longeons ensuite le fameux port de Bandar Abbas (le principal port iranien) au milieu des semi-remorques chargés de containers et entrons dans le centre-ville désert (on est toujours vendredi !). Après avoir hésité entre les deux hôtels du guide, on choisit le moins cher (et à priori moins bien) mais, bonne surprise, on nous dégote un mini appart’ avec deux chambres et une mini cuisine comme à Ispahan. Le prix est en plus super intéressant, on est ravis ! Après la nuit et la route que l’on vient de faire et vu les quelques jours que l’on va devoir passer ici, c’est une véritable aubaine.
On vide quasiment tout le camion dans l’appart’ pour faire les lessives et préparer les sacs avec lesquels on va désormais voyager et ceux qui resteront dans le camion pendant la traversée. Le soir, on se ballade dans Bandar Abbas qui nous surprend agréablement comme on a pu l’être à Trabzon en Turquie. Effectivement, il n’y a rien à voir de particulier mais l’ambiance est particulière : peut-être est ce le côté arabe (et non plus perse) mais on penche plutôt pour le côté ville portuaire qui ont une ambiance qui les différencie des autres. Effectivement, il y a beaucoup de trafic (!?) de marchandises : plein de petites boutiques où s’empilent des cartons d’écrans plats, d’électroménager et divers produits. Des camionnettes Zanjan qui chargent et déchargent les dit cartons. En se baladant dans le bazar qui n’a en lui même aucun charme (rien à voir avec ceux de Tabriz ou Ispahan), on est frappé par la quantité des produits et leur côté « occidental » (importé ?!). On rentre même dans un immeuble où sont rassemblés plein de boutiques comme on en trouve beaucoup en Iran mais là, on a vraiment l’impression d’être dans un centre commercial occidental. Étonnant.
Bon, maintenant (vendredi soir) tout est quasiment prêt. Demain matin, on descend les sacs qui restent dans le camion et on l’emmène au port. On va bientôt le quitter mais aussi quitter l’Iran. Dès que l’on a confirmation du départ, il faudra que l’on s’occupe des billets d’avion : on hésite encore sur la destination où aller durant la dizaine de jours de traversée du camion mais Bali arrive en bonne position. Les comparateurs de prix de billets d’avion auront le dernier mot mais avant tout cela, il faut qu’on règle notre histoire de camion !