Archives mensuelles : septembre 2013

Beyşehir – km 5825


Carnet de route > Turquie

26 septembre 2013

La saison avance et on ne voudrait pas arriver trop tard en Cappadoce pour profiter d’un temps clément. On reprend donc la route de bon matin.
On atteint Antalya en fin de matinée et on pousse jusqu’à Serik pour la pause déjeuner. On se trouve (péniblement) un petit resto de brochettes (très bon). On ne tarde pas pour repartir car il est déjà 15h et la route est encore longue…

Après avoir longé la côté méditerranéenne, il est temps de rentrer dans les terres et remonter vers le nord. La route est magnifique notamment le dernier tronçon, une départementale déserte qui rejoint le lac de Beyşehir où se trouve l’hôtel-camping que nous avions repéré.
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Nous arrivons donc à la tombée de la nuit et malgré la fraicheur (relative bien sûr), on décide de camper (on sait que ce sont nos dernières nuit de camping et en plus, cela fait du bien au budget). Le patron nous rouvre le camping qui est un espace qui sert aussi au pique nique l’été des habitants de la ville. Il faut dire que l’on est à côté du lac mais à 12km de la ville. Le camping étant en plus désert, nous sommes un peu seuls au monde ! Le temps de monter la tente, il est l’heure de manger. Vu le prix modique de l’emplacement camping, on fait claquer le second resto à l’hôtel (on est en train de prendre de mauvaises habitudes !).
La nuit est courte et un peu froide. Pour se réchauffer, on démonte la tente et on repart : direction la Cappadoce…

Çıralı – km 5485


Carnet de route > Turquie

25 septembre 2013

Départ donc de Kaş en fin de matinée. On profite que les deux petits dorment pour pousser jusqu’à Demre. La ville s’étend le long de la nationale qui sépare la plage (peu exploitée touristiquement parlant) et d’immenses superficies de serres (en arrivant par le haut de la montagne, la vue est saisissante). Bref, c’est donc ici que les enfants se réveillent et qu’il faut organiser le pique nique minute. On s’arrête sur le bord de la plage. Les photos sont flatteuses mais la réalité l’est un peu moins (souvent le cas !). Les ordures qui trainent, le soleil qui tape et le vieux chien qui vient nous tenir compagnie ne nous encouragent pas à nous attarder outre mesure et nous reprenons la route rapidement pour enfin rejoindre Çıralı.
pique nique à Demre

pique nique à Demre (une carte postale à gagner pour le premier qui trouve le chien)


Un petit aller-retour dans la rue où s’aligne une multitude de pensions et nous finissons par opter (un peu au pif) pour le camping Elfi qui est ouvert (même s’il n’y a presque personne) et qui a l’air sympa. En fait, il s’agit plus ou moins d’un camping mode communautaire / yoga / baba / bouddha très sympa. La déco mode recyclage et les installations mode bricolo donnent une ambiance particulière mais agréable ! Les jeunes qui tiennent le camping ont tous 20-30 ans et prennent la vie calmement en souriant. On s’y pose deux nuits où nous profitons de cette si belle plage (déserte) et de l’ambiance détendue qui règne là.
camping Elfi à Çirali

camping Elfi à Çirali



Nous nous rendons le mardi soir, à la nuit tombée, voire le site de Yanartaş (considéré comme le mont Chimère). Après une montée de marches sur un kilomètre dans la montagne à la lampe frontale, nous atteignons le site lui-même : il s’agit d’orifices dans la roche d’où sort du gaz (principalement du méthane) qui une fois allumé forme une flamme continue. On passe un petit moment à admirer ces différents foyers puis on redescend rejoindre le camion au parking.
La descente (plus fatigante que la montée) n’altère pas le moral des filles (qui ont été particulièrement vaillantes : seule Rosalie a du passer quelques tronçons de la descente dans les bras). Mais le retour au camping dans le camion se finit dans les ronflements de la moitié de l’équipage. Tant mieux pour les parents qui profitent des Gözleme (crêpes locales) au chocolat qu’on avait prévu de leur donner pour les récompenser de leur effort. De toutes façons, qui dort dine…

Kaş – km 5345


Carnet de route > Turquie

23 septembre 2013

Comme prévu, on se lance dès le réveil dans le démontage du campement. On salue au petit déj’ les chiens qui ont veillés devant notre tente et on décolle. Cette fois, on fait les choses bien : on choisit sur le guide du Lonely Planet un camping à côté de la plage pour faire plaisir aux enfants qui ont été particulièrement cools.
On s’arrête en chemin à Köyceğiz pour aller manger dans un restaurant sur la place du village. La devanture est toute petite et ressemble à celle d’un kebab standard mais en rentrant dans le resto, il y a une cour intérieure et une salle supplémentaire avec aquariums où nous nous installons.


Un petit tour près du lac pour digérer et on repart ! Arrivés à côté de Fethiye, où se trouve le fameux camping, on n’est pas très emballé par l’ambiance hyper touristique du coin (les traditionnelles pancartes avec les horaires de diffusion des matches de foot du championnat anglais, le prix de la bière en happy hour, etc. sont de bons indicateurs). Mais bon, les enfants ont quand même mérités un plan moins roots que celui d’hier. On arrive enfin au camping : le coin tente est tout petit et il n’y a pas moyen de garer le camion ailleurs que sur un parking assez loin, il n’y a pas de douches avec eau chaude et pas de possibilité de se faire à manger.
Hop, demi-tour avec un arrêt à la station service où on achète la paix sociale dans le camion à coup de glaces et on reprend la route…
L’idée initiale est de rejoindre Çıralı où nous avions passé un super moment il y a deux ans mais cela fait beaucoup trop loin. On s’arrête donc à Kaş où on trouve un petit camping sympa juste à la tombée de la nuit.
Le lendemain matin, école dans la paillote à côté de la plage où les enfants vont ensuite jouer avant de reprendre la route direction Çıralı pour enfin se poser un petit peu.
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Selçuk – km 4911


Carnet de route > Turquie

21 septembre 2013

Départ sur les chapeau de roues ce matin !
On avait prévu de partir tôt car il commence à faire frais et si on veut encore continuer en mode camping, il faut qu’on tire vers le sud et le soleil ! Check time à 10h37 où on est quasi prêt. Le ferry part d’Eceabat à 11h et il faut compter un quart d’heure pour rejoindre la ville. On réfléchit une dizaine de secondes, Carine court à la réception payer, Olivier embarque tout ce qui traine encore, ceinture les enfants et zou, on le tente.
On roule un peu sec sans non plus faire n’importe quoi (il y a un ferry qui part toutes les heures) mais bon, ça serait râlant… Ça a l’air jouable jusqu’à l’arrivée sur la route principale où on se retrouve derrière une voiture de police qui roule à 70km/h. On ne va pas prendre de risque, on ne la double pas et on reste derrière (en râlant !).
On arrive finalement à l’entrée de la ville à 10h57 et à l’entrée du port à 10h59 !!!
La grille est à moitié fermée mais les gars sont sympas et nous la rouvrent tandis qu’on paye à toute vitesse le billet. Ouf. On est les derniers rentrés et à peine garés, le ferry est déjà en route pour l’Asie !!!
La traversée du détroit des Dardanelles se passe rapidement et nous débarquons donc à Canakkale (où nous étions déjà passé il y a qqs années en faisant le même chemin en sens inverse). On continue plein sud en s’arrêtant quand même pour manger dans un resto où les guêpes mènent la vie dure à Rosalie nous obligeant à nous replier à l’intérieur.


Nous reprenons la route, traversons Izmir (par l’autoroute !) et continuons toujours plein sud en traversant de longues plaines.
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Il commence à se faire tard et décidons de faire une halte du côté de Selçuk où il semble y avoir un camping sympa.
Il est maintenant 18h, la nuit commence à tomber, les enfants commencent (!) à en avoir marre et là, c’est le drame. Olivier s’arrête en voyant un pancarte camping avec le logo d’une tente. Il marmonne à Carine le nom du camping en question. Carine maugrée une réponse du style « si tu veux ». Olivier pensant que Carine valide le fait qu’il s’agit du camping recherché, fait marche arrière et rentre dans l’enceinte du dit-camping.

En fait, ce n’est plus un camping depuis belle lurette. Le patron qui s’avance vers nous ne nous le dit pas tout de suite mais nous annonce après discussion un prix imbattable pour la nuit. Top là, on va se refaire après le resto de ce midi. Et c’est installant qu’on se rend compte qu’il n’y a que des WC (en dans quel état). Le bâtiment des sanitaires est à l’abandon. On galère pour planter la tente car le sol est dur comme de la pierre. Le voisin, qui vit dans la caravane à côté avec toute sa famille, vient nous aider avec une pioche !
On mange notre traditionnel plat de pâtes au thon à la lampe frontale quand le patron vient nous voir en nous disant qu’il va nous bricoler un truc. Hop, il tire une rallonge depuis la prise des WC, deux fils dénudés et une ampoule et le tour est joué (il y avait quand même quelques faux contacts mais avec un peu de salive et en bricolant les fils, ça marche !).
Bon, c’est sympa à faire une fois mais c’est déjà décidé : demain matin, on part et on trouve un vrai camping !

 

Eceabat – km 4493


Carnet de route > Turquie

20 septembre 2013

Départ de bon matin d’Alexandroupolis et nous arrivons vers midi au poste frontière. On écoule nos pièces en euros (dont nous n’aurons plus l’utilité pendant les prochains mois) dans la zone duty free entre les deux frontières où nous dégustons nos paninis (payés à grand renfort de pièces de centimes).
Une fois le no man’s land entre les deux gardes-frontières traversé, nous voici enfin en Turquie !
Nous roulons jusqu’à Koycegiz où nous nous baladons un bon moment dans le centre ville pour trouver un distributeur pour retirer des lires turques ! Après quelques courses pour le soir et un goûter, nous repartons pour Eceabat dans le détroit des Dardanelles, au bout de la pointe européenne de la Turquie.
Nous trouvons un camping quasi désert mais avec une super cuisine commune !
Le lendemain, nous parcourons en voiture les champs de bataille de la première guerre mondiale où les turcs (ottomans) ont résisté vaillamment et avec réussite au débarquement allié (français, anglais, néo zélandais et australien). Plein de cimetières militaires et de monuments commémoratifs parsèment la zone qui est désormais un parc naturel. Il faut dire qu’il y eut beaucoup de morts et que, pendant cette bataille des Dardanelles, s’est illustré, Atatürk le fondateur de la Turquie moderne et particulièrement vénéré par les turcs. L’endroit est donc très visité même si à cette période là de l’année nous ne croisons pas grand monde…
C’était donc notre dernier jour en Europe avant un petit bout de temps car demain nous prévoyons de passer en Asie !

plage du débarquement Cap Helles

plage du débarquement Cap Helles

Alexandroupolis – km 4178


Carnet de route > Grèce

18 septembre 2013

Une fois tout à peu près sec, nous partons direction la Turquie. Toutes ces histoires nous ont mis un peu à la bourre et nous décidons finalement de faire une petite étape et donc notre dernière halte en Grèce à Alexandroupolis.

Le camping est situé au bord de la plage mais nous n’en profiterons pas. Le temps est plutôt frais : nous n’aurons finalement droit à la pluie que la première nuit et sans dommages (grâce à notre expérience de la veille à Kavala, nous avions anticipé le placement et le montage de la tente).

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Le lendemain, nous en profitons pour fêter l’anniversaire de Carine à la taverna en ville. On va choisir les plats du jours présentés à l’intérieur et au menu, riz au calamar et au poulpe, poulet mariné au citron, salade grecque et tzatziki. Un régal pour tout le monde. On a tellement mangé que le soir, alors qu’on avait décidé de faire un grand chelem en mangeant à la taverna du camping, quand le serveur a oublié de noter qu’on voulait deux poissons et nous a servi que les entrées, nous n’avons rien dit !

Ballade dans la ville très sympa et très animée. Beaucoup de monde attablé aux terrasses des cafés à la pause de midi avec un verre de café frappé à la main dans une ambiance de samedi soir.

Retour au camping pour l’école et préparation du départ du lendemain pour la Turquie.

 

Kavala – km 4017


Carnet de route > Grèce

17 septembre 2013

Nous quittons après le repas de midi la péninsule de Sithonia et nous remontons vers le nord. Nous nous perdons un petit peu sur les petites routes (magnifiques au demeurant) dont certaines pancartes ne sont  pas traduites en alphabet latin mais nous finissons par rejoindre l’autoroute puis Kavala en toute fin d’après midi.
Un montage de tente chronométré pour motiver les troupes (donc pour info, Bruno et Magali, nous montons la tente en 30 minutes et 51 secondes en incluant le gonflage des différents matelas) et nous nous installons.
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La plage est là encore très belle quoique moins sauvage que celle que nous venons de quitter. Au programme de ces quelques jours : école, jeux, plage et ballade en ville. Nous ne montons pas jusqu’au château byzantin qui domine la ville mais nous atteignons quand même l’aqueduc construit sous le règne de Soliman le Magnifique. Nous profitons d’être en ville pour dévorer quelques spanakopita (même pas eu le temps de les prendre en photo) : feuilletés aux épinards/feta.


De retour au camping pour le goûter, nous affrontons un bel orage dont nous vous laissons profiter dans le film suivant.

PS : nous avons finalement trouvé un bungalow de libre à quelques kilomètres où nous avons pu nous sécher, faire sécher nos affaires et accessoirement passer la nuit au sec. Les enfants (et les parents) étaient tout contents de dormir dans du dur. On a quand même atomisé le budget journée sur ce coup là (on a cuisiné au réchaud discrètement sur la terrasse en bons campeurs que nous sommes depuis plusieurs semaines!).

Sarti – km 3755


Carnet de route > Grèce

14 septembre 2013

Après le mont Olympe, direction le mont Athos.
Rapide pause pique nique sur le parking d’un centre commercial dans la banlieue de Thessalonique et nous rejoignons la peninsule de Sithonia en fin d’après midi. Nous prenons nos quartiers au camping Armenistis situé au milieu de nulle part mais au bord de la mer. La plage est super belle et le camping sympa avec toujours cette ambiance de fin de saison. Le matériel est nettoyé et rangé pour l’année prochaine, les caravanes en mode hivernage. Il reste encore quelques touristes des pays voisins : Bulgares pour la plupart et quelques Macédoniens, Serbes, Tchèques, Roumains ou Hongrois. Et nous !
Nous passons 5 jours à enchainer école et plage. Nous faisons quand même une petite excursion dans le sud de la péninsule. L’endroit est très sauvage parfois désertique. La vue sur le mont Athos situé sur la péninsule en face est très belle. Nous croisons peu de monde (sauf touristes précédemment cités et les troupeaux de brebis ou de moutons).


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Conscients d’être un peu pénibles avec nos photos où le soleil brille et où nous profitons de belles plages, nous vous donnons rendez vous dans le prochain message où il est avéré que le camping c’est sympa… mais pas tout le temps !

Litohorou – km 3452


Carnet de route > Grèce

9 septembre 2013

Départ des Météores après déjeuner direction Thessalonique.
On décide de s’arrêter dans un camping au bord de la mer Egée et au pied du mont Olympe. Nous y restons une journée (et deux nuits) en l’apercevant parfois sortir des nuages.
Le camping est en mode fin de saison et il y a très peu de monde. On en profite pour squatter un emplacement caravane (plus grand que ceux des tentes) et on se retrouve un peu seul dans cette pinède où les caravanes à côté sont en mode hivernage et les bungalows déserts.
Nous profitons de la petite plage de cailloux en contre bas du camping et des vagues dans lesquelles filles s’amusent un long moment.

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Le lundi midi, on fait claquer notre premier vrai resto depuis notre départ et on ne le regrette pas. C’est une taverne de bord de mer « les pieds dans l’eau » juste à côté. Au menu : tzatziki, moules frites (les moules sont frites), sardines grillées et l’incontournable salade grecque. Ça change des snacks et des menus campings sans compter que l’endroit est vraiment sympa : on y passe une partie de l’après midi pendant que les enfants jouent avec les galets et les vagues.

Kastraki – km 3294


Carnet de route > Grèce

8 septembre 2013

Arrivée au petit matin à Igoumenitsa (6h30 heure grecque). La nuit a été courte mais compensée par le voyage en cabine : de vrais matelas (même s’il n’y en avait que 4 pour 6 !) et une salle de bain perso (qu’est ce que c’est agréable de se raser à l’eau chaude !).


On avait dans l’idée de se trouver un camping pas loin pour se poser un peu et récupérer de notre nuit mais on fait vite demi tour : il est très tôt, on ne trouvera pas de camping ouvert avant plusieurs heures et les enfants se sont déjà rendormis. On retourne donc sur Igoumenitsa et on prend l’autoroute pour remonter vers les Métérores.
Nous arrivons donc en fin de matinée au camping Vrachos, l’endroit idéal qu’il fallait pour se poser : il n’y a pas grand monde, des brûleurs au gaz à dispo pour cuisiner, des tables communes pour manger (et faire l’école), une piscine et surtout : les Météores autour.
Il s’agit de gros blocs de roches sur lesquels ont été bâtis plusieurs monastères. La vue sur la vallée est magique et on retrouve la même ambiance qu’en Cappadoce en Turquie.
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Nous sommes tellement bien dans cet endroit que nous y restons 5 jours (notre plus long séjour sédentaire à ce jour !). Nous alternons école (super pratique sur les tables), ballades dans les Météores, visite du monastère d’Agios Stéfanos, longues parties de Playmobil et jeux avec deux chatons qui nous ont adoptés (et vice versa) et qui font la joie des enfants.
Seul ombre au tableau, les guêpes particulièrement agressives dont une qui finira par piquer Rosalie juste sous l’oeil après s’être coincée dans ses cheveux. Petite visite au centre médical qui nous renvoie chez une pédiatre. Antibio et cortisone car il y a une inflammation. Rosa est un peu traumatisée par les guêpes désormais (elle avait déjà été piquée en Italie) et les enfants prennent les deux derniers repas du midi sous moustiquaire !