George Town – km 25314


Carnet de route > Malaisie

9 avril 2014

Après une petite matinée de route, on arrive en vue de l’île de Penang. Elle est reliée au continent par un grand pont que l’on emprunte et, en arrivant sur l’île puis en prenant la route (3×3 voies) pour rejoindre George Town, on a presque l’impression de se retrouver aux Émirats Arabes Unis. En s’approchant du centre historique de la ville, les grands immeubles et larges avenues laissent place à une architecture beaucoup plus intéressante.

Comme à Melaka, on retrouve une ville avec un passé colonial lié au commerce orient-occident. Si Melaka avait un passé colonial plutôt portugais (et néerlandais), celui de Penang est plutôt lié à l’Angleterre mais la ville est avant tout un mélange multiculturel chinois, indien et malais à l’image de la Malaisie tout entière (avec quand même une nette prédominance des Chinois propre à Penang).
Nous trouvons un hôtel proche du centre où nous nous installons pour quelques jours. La vieille ville est classée depuis 2008 au Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme Melaka) pour son architecture unique : maisons de commerce de l’époque coloniale, mosquées, temples chinois et hindous ou encore des églises qui cohabitent dans un périmètre finalement assez réduit.

Nous arpentons au hasard des rues les quartiers chinois et indien. Les maisons sont très belles et très photogéniques. Les habitants doivent parfois en avoir marre du flot de touristes (assez nombreux) qui passent leur temps à tout photographier. Il faut dire qu’il n’y a pas d’ambiance trop « ville musée » car la plupart des maisons sont occupées et les commerces « traditionnels » encore bien présents même si le nombre de maisons transformées en guesthouse est assez important.
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L’autre particularité de George Town est d’être une ville « arty ». On retrouve un peu partout dans la ville des peintures sur les murs, pas mal de peinture en trompe l’œil, des graffitis mais aussi des installations en fer forgé qui représentent ou expliquent des scènes de vie ou détails historiques. Tout cela rajoute au charme des balades dans la ville dont le seul inconvénient est d’être assez peu adaptée aux piétons.

20140408_075_078On avait prévu d’avancer l’école ici mais il faut se rendre à l’évidence, la chambre est petite et travailler dans le café en bas n’est pas vraiment propice à la concentration.
On décide donc de lever le camp et d’essayer de se trouver un coin au calme avec un peu d’espace pour s’installer. On laisse derrière nous notre cantine (le resto indien d’en face), la salle de classe (le café d’en bas) et notre cour de récré (le centre-ville historique) et on reprend le pont pour rejoindre le continent. Direction les Cameron Highlands, un coin de montagne au frais et au vert au milieu des plantations de thé.20140409_024

Alor Setar – km 25193


Carnet de route > Malaisie

5 avril 2014

Le passage de frontière entre la Thaïlande et la Malaisie se passe facilement. Nous sommes déjà passés par ce poste à l’aller et on commence à comprendre le fonctionnement. Olivier va même directement dans le bon bureau pour faire viser les papiers du camion et éviter l’attente à la douane.
Nous avions quitté la Malaisie sous la pluie et re-belote : nous sommes accueillis par un bel orage de mousson qui se déclenche pile au moment où on fait nos premiers tours de roue en Malaisie !20140406_013_014
Le niveau de vie est ici plus élevé qu’en Thaïlande et se ressent dès la frontière franchie. Finis les fils électriques qui courent partout, finis les mini-épiceries de bord de route, etc.
On rejoint la ville d’Alor Setar et nous trouvons là encore du premier coup, une grande chambre dans un hôtel qui semble avoir ouvert il y a très peu de temps. Il est tard, peu de monde dans les rues et plus grand chose d’ouvert. On finit dans un Pizza Hut (!?) et on rentre se coucher.
On a enchainé les kilomètres depuis quelques jours mais on décide de repartir quand même demain matin pour rejoindre Georgetown sur l’île de Penang qui est une ville à priori très sympa et c’est décidé, là bas, on reste quelques jours sans rouler (du moins on l’espère).20140406_017

Koh Lanta Yai / Phatthalung – km 24970


Carnet de route > Thaïlande

Après s’être arrêté dans un centre commercial pour y acheter d’occasion un iPhone 4 en remplacement de notre défunt 4s, nous quittons Krabi à la recherche d’un coin où se poser quelques jours pour avancer l’école.
Nous essayons de rejoindre la côte au sud de Krabi mais une fois rendus sur place, il n’y a rien. On pensait trouver au moins une petite guesthouse mais TripAdvisor ne recense dans le coin que deux ou trois « resorts » un peu trop chers pour nous. On revient sur nos pas et on décide de retourner à Koh Lanta (où nous étions déjà passés à l’aller) qui a l’avantage de disposer de beaucoup d’hébergements bon marché et, pour ne rien gâcher, de belles plages.20140402_115_117
Une fois arrivé sur l’île, on se trouve (dès notre premier essai : un exploit) deux chambres communicantes à un prix bien négocié (il faut dire qu’il n’y a pas l’air d’avoir pas grand monde sur l’île en ce moment).
On passe ensuite 4 jours à enchainer de longues séquences d’école entrecoupées de pauses récré… à la plage !

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Une fois passés ces quelques jours studieux, nous reprenons la route car nos autorisations de séjour en Thaïlande sont sur le point d’expirer. Nous nous arrêtons pour la nuit à Phatthalung puis reprenons la route dès le lendemain matin pour Hat Yai avant de rejoindre le poste frontière de Sadao en milieu d’après midi.

Même si nous n’avons pas eu autant de plaisir à voyager en Thaïlande qu’au Laos ou au Cambodge, nous avons quand même bien profité de notre deuxième séjour ici. Entre l’école, la fatigue accumulée et le budget, nous n’avons pas beaucoup visité ou fait d’activités mais ces quelques semaines au ralenti auront été les bienvenues pour nous tous.

Khao Lak / Krabi – km 24609


Carnet de route > Thaïlande

31 mars 2014

Après avoir quitté TCDF, nous rejoignons la côte ouest de la Thaïlande et entamons notre descente plein sud. La route longe la montagne recouverte de forêts et tandis que nous avançons, les mosquées remplacent progressivement les temples. La région est très belle et assez peu urbanisée.20140329_016En s’arrêtant au 7/11 pour acheter son Coca, Carine fait tomber (ou se fait voler, on ne saura jamais) notre iPhone. On se rend compte de sa disparition quelques dizaines de kilomètres plus tard et, après une fouille méthodique du camion, on décide de retourner au 7/11 vérifier qu’il n’ait pas été trouvé. Évidemment, pas de traces de l’iPhone mais tout le monde se décarcasse pour nous aider. Les caissières de la superette vérifient les enregistrements des vidéosurveillance et appellent un officier de police. Entre temps, on localise notre iPhone (ils sont forts chez Apple) qui se déplace pas loin mais sans qu’on puisse faire quoique ce soit pour le récupérer.
Finalement, on déclenche le blocage du téléphone et son effacement. Après dépôt d’une main courante au poste de police, on reprend la route. En tous cas, si on regrette sa disparition, cet épisode nous aura permis d’apprécier la gentillesse des Thaïlandais. Il faut dire qu’on est dans un coin pas du tout touristique et que nos interlocuteurs ne parlant quasiment pas anglais, on aura passé des moments marrants à essayer de se faire comprendre et vice versa !

Une fois repartis, on roule à travers la campagne jusqu’à la nuit venue où l’on atteint Khao Lak, une zone touristique de plages où hôtels, guesthouses et restaurants se succèdent le long de la route. On négocie deux chambres dans une guesthouse située sur le bord de la grande route et on va manger dans le resto à côté avant d’aller se coucher aussi sec.

Le lendemain matin, on constate que le coin n’a pas beaucoup de charme : cette région a particulièrement été touchée par le tsunami et tout a été reconstruit en mode béton intensif. La plage a l’air belle mais le coin est surtout réputé pour les spots de plongée alentour. De toutes façons, on décide de ne pas s’attarder et de reprendre notre descente vers le sud.


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Nous traversons les paysages très beaux du parc national du Phan Nga puis continuons sur Krabi où on nous a conseillé un coin sympa : Nopparat Thara. C’est une plage en bordure du parc national et même si elle est moins développée que celle d’Ao Nang juste à côté, elle n’en reste pas moins très touristique. Les prix sont d’ailleurs assez élevés et nous finissons non sans mal à trouver deux chambres ambiance « motel ».
A marée basse, la mer se retire très loin laissant dans le sable plein de coquillages que viennent ramasser les quelques personnes présentes. Pas idéal pour se baigner mais très beau pour se balader autour des pics karstiques caractéristique de la région.20140330_120_122

On va faire un tour sur Ao Nang le soir pour manger car le coin où on loge est quasiment désert. Là bas, il y a plus de monde et d’ambiance. On décide de repartir dès le lendemain car on n’est pas plus emballé que ça par l’endroit. De toutes façons, on est mal installé pour faire l’école et c’est justement l’objectif prioritaire de ces prochaines semaines. On aimerait avoir fini la plupart des matières avant notre passage en mode sac à dos prévu le 28 avril prochain qui s’accommoderait mal du poids des manuels CNED !

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Pak Song – km 24242


Carnet de route > Thaïlande

29 mars 2014

Après un réveil matinal et un dernier petit déj’ à Haad Salad, nous reprenons le ferry en sens inverse pour rejoindre Don Sak. Nous continuons à revenir sur nos pas pour rejoindre l’intersection située entre Surat Thani et Chumphon et qui nous permet de rejoindre la belle route 4006 qui traverse d’est en ouest la Thailande.
On arrive en fin d’après midi à TCDF où nous étions déjà passé quelques mois plus tôt et où nous nous étions promis de repasser sur le chemin du retour. Les volontaires ne sont plus les mêmes ni bien sûr les autres hôtes. Autre ambiance, sympa aussi, mais différente de celle de notre premier séjour.20140328_P1_026_030
On passe trois jours à avancer l’école et participer à la vie communautaire. On participe avec d’autres volontaires à la création d’un barrage en pierres pour essayer de détourner (un peu) le cours de la rivière qui coule en bas du terrain et qui a tendance à creuser et faire s’effondrer le jardin. Pas sûr que cela tienne longtemps (on donne pas cher de notre ouvrage d’ici quelques mois lors de la saison des pluies) mais après quelques heures de labeur, on voit une (petite) différence…
Pendant que les grandes étudient, Emilien et Rosalie s’occupent du jardin avec arrosage pour l’un et cueillette des feuilles pour le repas du midi pour l’autre. La nourriture est toujours aussi bonne (healthy food !). C’est fin et même si c’est parfois très épicé, cela fait du bien de manger sain (sans trop de graisse et de Maggi).
Les enfants profitent de la fameuse salle de jeu avec un petit gars de 6 ans qui est là en même temps que nous.

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Le dernier soir, un bel orage se déchaine et fait sortir plein d’insectes volants qui viennent squatter autour des ampoules. Les geckos sortent par dizaines pour un beau festin tandis que les crapauds et grenouilles ne sont pas en reste. Ils sautent dans tous les sens et gobent à plein régime. On est une dizaine d’humains au milieu de tous ces animaux et insectes et on se sent presque parfois un peu de trop !


* Le crapaud en double exemplaire, c’est normal : c’est spécialement pour Ingrid.

20140328_P1_026_030Après une dernière nuit bercée par les bruits de la forêt, on reprend la route vers le sud !

Koh Pha Ngan – km 23878


Carnet de route > Thaïlande

25 mars 2014

Ce matin, nous reprenons la route direction Surat Thani et plus exactement Don Sak, l’embarcadère d’où partent les ferries pour Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao. On arrive sur place vers midi et demi, le temps de manger vite fait et c’est l’heure d’embarquer. On redécouvre, après notre mésaventure d’hier, la simplicité et l’efficacité de l’organisation des Thaïlandais.

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En arrivant sur l’île quelques heures plus tard, se pose l’inévitable question : où va t on dormir ce soir ? On s’oriente vers le nord de l’île plus tranquille et sauvage que les plages du sud plutôt orientées fêtes et très fréquentées. Après les inévitables tentatives infructueuses (complet ou trop cher), on trouve notre bonheur sur la plage d’Haad Salad réputée comme étant appréciée des familles : très peu de profondeur et donc pratique avec des enfants en bas âge. On négocie deux bungalows simples et bon marché à une centaine de mètres de la plage pour les deux jours qui arrivent. On peut enfin se poser après ces deux jours de route un peu épuisants.
Le lendemain, on fête comme il se doit les 8 ans de Sidonie avec en cadeau surprise une excursion « snorkelling » (ou PMT pour palmes, masque, tuba en français). L’avantage de la crique où l’on se trouve est que la barrière de corail se trouve à quelques dizaines de mètres du rivage. On part donc Sidonie, Félicie et Olivier avec Lætitia, notre monitrice qui nous emmène découvrir différents coins où nous admirons plein de poissons multicolores (certains fluos) et de coraux. L’excursion est passionnante mais… fatiguante. Retour donc au rivage épuisés mais ravis de cette première expérience si réussie.


Les jours suivants, nous déménageons tous dans un seul bungalow qui donne cette fois directement sur la plage avec deux grands lits doubles. Une sacrée bonne adresse d’un rapport qualité prix imbattable). S’en suivent quelques jours de plage et d’école. On profite simplement de l’endroit magnifique et reposant : de vraies vacances. On rencontre des gens sympas avec qui nous passons de bons moments : un couple italo-allemand, un couple franco-belge, deux familles françaises…
Les enfants en profitent pour jouer avec leurs copains et copines de plage et Emilien nous fait une performance dont il a le secret en disparaissant pendant près d’un quart d’heure (qui nous a paru beaucoup plus long) : il était rentré tout seul aux deux bungalows où nous avions passé nos deux premières nuits !20140322_115_119
Suite à la séance snorkelling, Olivier, conquis, se laisse tenter par un baptême en plongée bouteille. Là encore, on part plonger directement de la plage pour rejoindre la barrière de corail en nageant. La plongée dure 3/4 d’heures avec une descente jusqu’à 7m de profondeur. Même si la visibilité n’est pas très bonne, on s’en met plein les mirettes. Pour une première plongée, difficile de ne pas être systématiquement concentré sur le côté technique (« mince, il y a de l’eau dans mon masque », « c’est lequel le bouton pour descendre », etc.) sans compter la difficulté à gérer sa flottabilité, mais le plaisir est bien là ! L’observation de poissons clowns (némo) roses dans leur anémone restera un souvenir inoubliable.
Carine s’offre aussi sa séance snorkelling perso où elle part elle aussi observer la barrière de corail. Là encore, plein de poissons sont de la fête : poissons perroquet, poissons clowns, poissons ballon, etc.

Les enfants ne sont pas en reste avec, pour le dernier jour, une séance de massage thaï pour les 3 filles ensemble (les parents y ont eu droit aussi). Cette belle semaine de vacances nous aura fait du bien et après avoir repoussé deux fois notre départ, on retourne manger une dernière fois dans le resto sur la plage où les curries sont si bons avec les deux familles rencontrées ici.
Demain, on reprend la route et changement de décor : direction la forêt !

Chumphon – km 23595


Carnet de route > Thaïlande

18 mars 2014

Nous laissons donc derrière nous la rivière Kwai, son pont et Kanchanaburi et nous dirigeons vers le sud avec pour objectif de rejoindre les îles de Koh Tao ou Koh Pha Ngan pour aller fêter l’anniversaire de Sidonie.
La route est longue et nous arrivons en toute fin d’après midi vers Chumphon. On a lu qu’il existait un ferry de nuit pour rejoindre Koh Tao à partir de Chumphon et on décide de prendre cette option : cela nous évite de descendre à Surat Thani, la ville d’où partent la plupart des bateaux et ferry pour les îles du Golfe et située à plus de 150kms de là. 20140317_025_029
On passe près de deux heures à trouver l’embarcadère pour ce fameux ferry. Au final, une thaï nous montre le chemin en moto et nous emmène sur un ponton où est amarré un bateau qui peut effectivement contenir quelques voitures. Cela reste un petit bateau et plutôt dédié au transport de marchandises. On va quand même voir les couchettes : une pièce avec une dizaines de couchettes (de minces matelas sur des structures en métal) en open space. C’est plutôt… roots. On est moyen chaud pour se lancer dans l’aventure et de toutes façons le prix est dissuasif. On n’arrive pas à négocier mieux qu’un 4000 baths (près de 100€) sans savoir si le prix a été gonflé car on a été amené par notre copine en moto.
En fait, non, car on s’arrête en repartant à un endroit du port un peu plus « officiel » où des bateaux plus gros sont en train de charger et les prix sont les mêmes. Il est plus de 21h, on est crevé et on a faim mais on décide de lâcher l’affaire. On est en plus même pas sûr qu’il y ait des routes à Koh Tao alors on ne va pas se compliquer à trimbaler inutilement le camion…
Repli stratégique sur Chumphon où, après avoir galéré pour trouver une guesthouse (que le GPS s’acharne à nous indiquer dans une rue du quartier chaud de la ville), on décide d’aller dans le premier hôtel que l’on croise en dehors du fameux quartier et qui se révèle être une bonne pioche : petit budget, deux grands lits et même si c’est ambiance prison/hopital, pour cette nuit c’est parfait.
Il est plus de 22h : on va d’abord chercher un endroit où manger avant de s’installer et on tombe sur la fameuse guesthouse que l’on cherchait tout à l’heure. On s’y arrête, on commande vite fait des sandwiches (ils sont sur le point de fermer) et on retourne à l’hôtel pour une nuit de sommeil bien méritée.
Demain est un autre jour…

Kanchanaburi – km 23027


Carnet de route > Thaïlande

17 mars 2014

On repart aussi simplement que l’on est arrivé de Koh Chang et on reprend la route sans destination particulière. Après avoir hésité à monter vers le nord, nous décidons de finalement continuer vers Bangkok car nous prévoyons d’aller passer l’anniversaire de Sidonie sur l’île de Koh Phangan ou Koh Tao. Après une pause pique nique express, nous continuons la route bien décidé à rallier Kanchanaburi le soir même. 20140313_039_041On se paume dans les autoroutes périphériques de Bangkok et on se retrouve à contourner la capitale par le nord. On décide donc de s’arrêter dormir à Ayutthaya. On retourne à la guesthouse où on avait dormi lors de notre première visite. On est super bien accueillis malgré l’heure un peu tardive par les patrons qui nous ont reconnus.

On repart le lendemain matin pour Kanchanaburi par les petites routes qui ne le sont pas tant que ça (surtout après quelques semaines passées au Cambodge et au Laos) et on rejoint une guesthouse que l’on a repérée à quelques kilomètres de la ville. Les proprios sont partis en vacances mais une française très sympa qui vit ici assure l’intérim. Il fait chaud et nous lézardons un petit peu en discutant avec elle de son expérience ici. Le lendemain nous bravons la chaleur et décidons de partir dans l’arrière pays et ses nombreux parcs naturels. Nous commençons par nous balader du côté du parc naturel de Sai Yok où on s’arrête voir un des ponts de la ligne de chemin de fer de la mort qui longe la rivière Kwai (le pont du film lui se trouve à Kanchanaburi même).
Cette ligne de chemin de fer a été construite par les japonais durant la seconde guerre mondiale pour relier Bangkok et Rangoun en Birmanie. Beaucoup d’ouvriers (locaux et prisonniers alliés) sont morts durant ce chantier où ont été associés mauvais traitements, maladies tropicales et bombardements alliés.
Nous enchainons ensuite par un pique nique aux chutes de Sai Yok. Il y a pas mal de monde car c’est dimanche et les familles pique-niquent un peu partout dans le parc. Les enfants en profitent pour se rafraichir car il fait toujours aussi chaud. 20140316_131_132
On hésite à poursuivre un peu plus vers la Birmanie mais la chaleur et l’heure nous font regagner Kanchanaburi pour une dernière soirée à la guesthouse en compagnie de 3 jeunes Philippines qui viennent passer 4 jours de vacances en Thaïlande.
On passe une agréable soirée à discuter et à se raconter nos vies. Elles ont une vingtaine d’années et bossent pour une société de pari en ligne chinoise implantée aux Philippines. On les étonne avec notre année sabbatique et même nos 5 semaines de congés payés : elles ont droit à 12 jours de vacances par an !
On repart le lendemain matin en oubliant d’aller voir le pont de la rivière Kwai. On s’en rend compte un peu trop tard pour faire demi tour, tant pis, ça sera pour une prochaine fois !

Koh Chang – km 22248


Carnet de route > Thaïlande

13 mars 2014

La simplicité avec laquelle on voyage en Thaïlande est toujours aussi déconcertante : on quitte Trat de bon matin et on roule jusqu’à l’embarcadère du ferry pour Koh Chang. On achète les tickets à la guérite et on va se garer dans la file d’attente. Le ferry arrive quelques dizaines de minutes plus tard et nous voilà en route pour Koh Chang la seconde plus grande île de Thaïlande (30 kms de long sur 14 de large).

Après une exploration rapide de la côte est la moins touristique et la plus sauvage, on rebrousse chemin car on ne trouve pas d’endroit adapté pour dormir (trop cher, fermé, sur ponton au dessus de l’eau, etc.). On se contente de manger (cher et pas très bon) dans un resto sur pilotis au dessus la mer et on repart pour la côte ouest.20140312_P1_003_006Là, changement radical d’ambiance : les hôtels et ressorts se succèdent dans chaque crique mais, au milieu de l’île, la montagne et la forêt tropicale règnent toujours. L’île est très touristique notamment pour les habitants de Bangkok qui viennent y passer week-end et vacances facilement. Comme souvent dès qu’il y a beaucoup d’hébergements, on galère à trouver un endroit où dormir. On hésite pas mal sur la crique et la plage où concentrer nos recherches. On évite les coins trop fête, ceux trop huppés et on tente donc notre chance du côté d’un coin plutôt famille. Les différentes adresses que l’on essaie affichent toutes complet. D’autres sont trop chères et on trouve finalement notre bonheur dans une toute petite guesthouse coincée entre deux « ressort » où on prend deux doubles. C’est un peu plus cher que prévu mais l’endroit est sympa. Accès direct à la plage, table commune avec mini cuisine pour le petit déj’ et pratique aussi pour l’école.

Après cet après midi de recherches éprouvantes, Sabine et Fernando accompagnée de Margot nous rejoignent et s’installent aussi ici pour la nuit. On se suit par blog et email interposés depuis l’Iran (qu’ils ont traversé après nous sous la neige en décembre !) et on se rencontre cette fois en vrai ! On passe une soirée et la matinée du lendemain avec eux à discuter de nos expériences respectives de voyage, bref, des moments très agréables. On se quitte après une photo souvenir de nous tous entre nos deux camions (ils voyagent en combi Volkswagen, le vrai, le modèle T2 pour les connaisseurs).

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Le lendemain, on fête comme il se doit l’anniversaire de Félicie avec au programme (surprise) une balade en éléphant. On fait un petit tour dans la jungle et on rentre souffler les bougies à la maison. Le soir, on prend des pizzas à emporter et avec les tomates et concombres du rayon frais du Tesco, on s’organise une petite soirée pique-nique à la guesthouse.

Après ces quelques jours de détente (mais avec toujours l’école au programme), il est temps de quitter cette île et de regagner le continent pour continuer notre route vers l’ouest…

Trat – km 22082


Carnet de route > Thaïlande

8 mars 2014

Les formalités sont donc rapidement expédiées (l’avantage des petits postes frontières) et nous retrouvons la Thaïlande. Après le Laos et le Cambodge, c’est étonnant de se retrouver ici : on avait oublié combien le niveau de vie était bien plus élevé ici que dans les pays voisins et on le ressent dès la frontière franchie.
On roule jusqu’à la première grande ville, Trat, où l’on s’arrête manger. La ville est assez calme (il est 14h, il fait chaud et il n’y a pas grand monde dehors) mais ce soir, il y a un festival de prévu ! On décide donc de passer la nuit ici et d’aller y faire un tour.

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Trouver une guesthouse se révèle un peu plus compliqué que prévu : on en essaie une première où le patron (un allemand) refuse de nous héberger car avec 4 enfants, « on va faire trop de bruit », « il ne pourra pas surveiller nos enfants quand ils toucheront à tout », bref, un grand malade. On repart aussi sec, on essaie dans une autre où il reste deux doubles très basiques mais bon, pour une nuit…
On essaie quand même de tenter une dernière guesthouse figurant dans le Lonely et réputée très sympa mais souvent complet. En fait, il reste deux chambres dispo mais là encore, la patronne tique un peu avec les 4 enfants. C’est vrai que les maisons ici sont du style traditionnel avec plancher en bois et cloisons en contre plaqué. Question isolation phonique, c’est pas l’idéal mais elle accepte quand même de nous héberger après une petite période d’observation où elle se rend compte que nos enfants ne sont pas des monstres. Finalement, les enfants seront super sages et ne feront quasiment pas de bruit…

On part donc se balader le soir dans le quartier où a lieu le festival. Les rues sont étroites et bordées de stands (de nourriture pour la plupart). Il y a pas mal de monde et l’ambiance est sympa. On se ravitaille auprès de différents stands et on s’installe pour manger devant la scène où s’époumone un chanteur de karaoké. On est pratiquement les seuls dans l’assistance mais il continue son tour de chant malgré tout. Le spectacle qui est sensé suivre tarde à commencer et on décide de rentrer dormir.
Après cette petite halte agréable, nous prévoyons de reprendre la route demain matin pour aller fêter l’anniversaire des 10 ans de Félicie sur l’île de Koh Chang !20140308_090